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ONZIÈME FAMILLE, — CAPPARIDÉES

Cleome L. (mot employé par Octavius Horatius, médecin romain du iv* siècle de l'ère chrétienne, pour désigner une espèce de moutarde, plante qu'on ne connaît pas exactement, mais dont Linné a pris le nom pour dénommer le genre voisin « Cleome ».

C. pentaphylla L. Cléome à 5 feuilles. Vulgo : Mouzambé à fleurs blanches. Desc., vol. 7, t 509. Gynandropsis DC. — Herbe annuelle, droite, haute de 50 em.-1",50 selon les terres. Tige souvent lisgneuse à la base. Feuilles composées de 5 folioles entières. Fleurs blanches ou légèrement violacées, en grappes allongées, terminales. Siliques portées sur de longs pédoncules, pendantes. — Fleurit presque toute l’année.— Toute la planteexhale une odeur forte et désagréable. Elle passe pour sudorifique. Dese., p. 242, la met dans la catégorie des plantes épipastiques vésicantes. A la Basse-Terre, on mange les feuilles en guise de salade, — Très abondant sur les décombres, les bords des rivières et endroits abandonnés de la région du littoral. Basse-Terre. [N° 2275.]

MarminiQuEe. — Vulgo : Caya blanc, akaya blanc. — Abondant partout. [N° 570 bis.]

CG. speciosa Kth. Mouzambé à fleurs roses. — Herbe annuelle, très ornementale, droite, haute de 50-110 cm. Feuilles larges, palmées, à 5-7 folioles. Fleurs roses, en grappes pyramides, terminales. — Naturalisé au Morne à l'Eau, à Sainte-Anne, etc., où on la cultive souvent dans les jardins. — FI. d'août en mars. [N° 2863.

MARTINIQUE. — Abondant aux environs de Saint-Pierre, au Morne-Rouge, où il s’est naturalisé. [N° 570.

C. pungens W. Mouzambé à 6 feuilles. — Herbe annuelle, à base souvent ligneuse, droite, haute de 50-150 cm. Feuilles palmées, à 5-7 folioles, le plus souvent poilues, pourvues, à la base du pétiole, de petits piquants. Fleurs blanches, rarement rosées, en racèmes très allongés, terminaux. — Très abondant sur les décombres, dans les endroits abandonnés de la basse région. Basse-Terre. [N° 2277.] — A la Basse-Terre, on mange les feuilles cuites en guise de salade.

Marrinique. Vulgo : Caya bord de rivière. — Abondant. Saint-Pierre (rivière de la Roxelane), Marin, Lamentin, ete. [N° 570 D.!

C. aculeata L. Cléomace épineux. Vulgo : Mouzambé zépineux., — Annuel, plus ou moins droit, parfois diffus, à branches élalées horizontalement. Feuilles palmées à 3 folioles, avec des piquants blanes, crochus, à la base des pétioles. Fleurs blanches, bien plus petites que dans les espèces précédentes,

en grappes courtes, lâches. — Rares. Quelques pieds aux environs du presbytère du Baïllif. [N° 2276.] MarnniqQue. Vulgo : Caya à épines. — Assez abondant sur les décombres

et dans les endroits cultivés abandonnés, Saint-Pierre (Collèse), Carbet, Prêcheur. [N° 1895.]

CG. viscosa L. Cléome visqueux. Vulgo : Mouzambé à fleurs jaunes. Polanisia DC. — Annuel: droit, haut de 40 à 80 cm... originaire de l'Asie méridionale, naturalisé depuis de longues années. Feuilles palmées à 3 folioles. Fleurs jaunes en racèmes terminaux. Tige chargée de poils visqueux. Toutes les parties de la plante sont enduites d'un suc visqueux répandant une forte

et désagréable odeur, — Les feuilles sont vésicantes ; appliquées contre la peau, elles y déterminent une inflammation. — On s'en sert souvent dans la médecine domestique. — Commun dans les endroits abandonnés, sur les

décombres, etc. Alt. 0-300 mèt. Basse-Terre. [N° 2272.) Marminique. Vulgo : Caya jaune. — Très abondant dans la basse région de l'île. Saint-Pierre. [N° 1628.]

Moringa Tuss. (de « mu’rimga », mot dont on se sert pour désigner cet arbre à Malabar, ou formé du tamoul « morunghi ».)

M. plerigosperma Gaert. Moringa à graines ailées. Vulgo, à la Basse- Terre : Maloko. Tuss., vol. 4, t. 16 : Desc., vol. I, t. 27. — Petit arbre de 7-14 mèt. de haut, originaire de l'Asie tropicale, introduit dans les Antilles par les travailleurs indiens et naturalisé depuis longtemps. Feuilles 3 fois composées, penniséquées, larges. Fleurs d'un blanc pâle, en grappes terminales, réunies par plusieurs. Siliques longues, pendantes, à 3 côtes, déhiscentes ; graines garnies de 3 ailes minces. — Les Indiens mangent les jeunes feuilles et les fruits rôtis. L'huile qu'on retire des graines est très fine et ne rancit jamais ; elle sert surtout aux horlogers ; les parfumeurs la recherchent pour composer leurs essences. La racine et l'écorce ont un goût très prononcé de raifort et exercent sur la peau une action vésicante. Desc., p. 131, le met dans les végétaux stomachiques antiscorbutiques. — Abondant à la Basse-Terre, Pointe-Noire, Vieux-Habitants, Moule. [N° 2274.

Marnique. Vulgo: Moringa. — Plus rare qu'à la Guadeloupe : Fond Canonville, Prècheur, Carbet. [N° 1807.)

Crataeva [.. (du nom de Cratevas, herboriste du temps du roi Mithridate, à qui il a dédié un ouvrage avec figures sur les pl. médicinales.

C. T'apia L. : ainsi nommé en Amérique. Vulgo : Grand Cosmaya. — Petit arbre droit, mesurant 4-5 mèt. de haut. Feuilles trifoliées, à folioles ovales, acuminées. Fruit rond de la grosseur d'une petite orange — Endroits rocailleux, secs, chauds, près des bords de la mer. Rare. Case-

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