CAPPARIDÉES
Pilote. Alt. 0-50 mèt. [N° 1823.) — Nous ne l'avons pas trouvé à la Guadeloupe.
Capparis L (du mot arabe « Kabar ».
C. Jamaicensis Jacq. Caprier de la Jamaïque. Vulgo : Bois noir, €. intermedia H.B. Kth. Br. Jam., t. 17, f. 2. — Grand arbre à fronde extrêmement touflue. Écorce noire ; tronc de 60-80 cm. de diamètre, Feuilles elliptiques ou elliptiques-lancéolées, luisantes, d’un vert très foncé en dessus, argenté en dessous. Fleurs très parfumées, d'un rose bleuâtre en s’ouvrant, devenant peu à peu rose tendre et finissant par être blanches. Siliques longues de 10-20 cm, pendantes, toruleuses. Dans les jeunes pieds, les feuilles sont longues, presque linéaires. — Le bois est excellent ; il est recherché pour la construction. — Terrain calcaire, pierreux, sec. Désirade, Marie-Galante, Grands Fonds de Sainte-Anne. — F1, d'août en nov. Fruits mürsen avrilmai. [N° 2864.
MarriiQuEe. Vulgo : Bois noir.— Assez abondant sur les mornes calcaires et secs de Sainte-Anne. [N° 66.]
C. Breynia L. Caprier de Breyn. G. amygdalina Lam. Vulgo : Bois de mèche, bois puant. Br.,Jam., t. 27, f. 2. — Arbrisseau, rarement petit arbre, peu branchu. Feuilles d’un vert très terne en dessus, squameuses-blanchätres en dessous. Fleurs blanches en s’ouvrant, devenant roses avant de se flétrir, en cymes terminales. Fleurs et branches couvertes de petites écailles très nombreuses d'un blanc roussâtre. Siliques longues de 10-15 cm., toruleuses et ruguleuses. — Très abondant sur les coteaux secs et rocailleux entre le Baïllif et les Vieux-Habitants ; Sainte-Anne, Moule, Désirade, Marie-Galante. — Fleurit de mars en juin. [N° 2279.
MarrTiiQuEe. Vulgo : Cosmaya bord de mer, bois puant. — Abondant sur le bord de la mer ou un peu dans l'intérieur des terres : Prècheur, Case-Pilote, presqu'île de la Caravelle. [N° 1052.)
C. cynophallophora L. Vulgo : Bois couleuvre ; mabouge, à Saint-François; bois mabouge, à Marie-Galante. Desce., vol. 5, t. 355, p. 193; Jacq., Sel., Amer. stürp. hist., f. 98. — Arbrisseau sarmenteux, extrêmement variable quant à la taille et à la forme des feuilles. Feuilles coriaces, très vertes, tantôt elliptiques, tantôt oblongues, tantôt obovales, échancrées ou non au sommet. Écorce noire. Fleurs grandes, blanches, s'ouvrant vers le soir et pendant la nuit, très parfumées, surtout au moment de l’éclosion. Siliques pendantes, pulpeuses à endocarpe d'un rouge foncé qui tranche fortement sur les graines entourées d’une pulpe blanche, très variables quant à la longueur, mais ne dépassant guère 16 cm. de long. Les jeunes pieds ont toujours
des feuilles très étroites et parfois presque linéaires. — Abondant dans les falaises et endroits abrupts du littoral de toute l'ile — Descourtilz
place cette plante dans la catégorie des antispasmodiques aromatiques. Dans
le pays elle ne sert pas dans la médecine domestique. Les graines passent pour être un poison ; cependant les merles et les grives en sont friands. [N° 2271.]
MarniniQue. Vulgo : Pois mabouïa, bois mabouïa (« mabouïa » veut dire lézard). — Abondant sur tout le littoral de l'île. Alt. 0-120 mèt. [N°5 696, 1897, avec quatre variétés.]
C. frondosa Jacq., Capparis touffu Jacq., Sel. Amer. stirp. hist., f. 199. — Arbrisseau droit, habituellement à tige unique, haut de 2-3 mèt. Feuilles larges, très coriaces et rudes, oblongues ou elliptiques, ramassées en faux verlicilles. Fleurs en cymes terminales, d'un blanc terne. Silique verte, courte, 3-5 cm. de long. — Peu abondant. Terrain sec, pierreux, du littoral ou près du littoral. AÏt. 0-200 mèt. Basse-Terre (rivière Sence).—F1. de janv. en mars. [N° 2278.]
Marnnique. Vulgo : Mabouïa. —Case-Pilote, près de la mer. Sainte-Anne. [N° 631 a et b.]
Morisonia L. {dédié par Linné à Morison, Ecossais, professeur de botanique à Oxford, auteur de plusieurs ouvrages.)
M. americana L. Vulgo : Sapotte bâtard, sapotte diable, sapotillier falaise. Desc., vol. 7, t. 552, p. 336. — Arbrisseau ou petit arbre tortueux, haut de 2-4 mèt. Écorce grise: feuilles oblongues-elliptiques, luisantes en dessus. Jeunes branches, pédoncules, fleurs et calices couverts de petites écailles blanchâtres. Fleurs d'un blanc légèrement jaunâtre, nombreuses, caulinaires etaxillaires. Fruit globuleux de la forme et de la grosseur d'une petite orange. — Rare. Çà et là dans les endroits secs, rocailleux, chauds, près de la mer. — Descourtilz met cette plante dans la section des végétaux émollients. Dans le pays on ne s'en sert pas. Les Saintes (Terre de Haut), Marie-Galante (Capesterre). Alt. 0-120 mèt. [N° 2273.]
Marnnique. Vulsgo : Mabouïa falaise. — Bord de la mer, entre Fort-de- France et Case-Pilote. Peu abondant. [N° 620.]
De cette famille on cultive au Jardin botanique de Saint-Pierre le Steriphoma aurantiaca Spreng., arbrisseau originaire de l'Amérique tropicale, à fleurs de couleur d'orange, grandes et brillantes, d'une rare beauté.
DOUZIÈME FAMILLE. — BIXINÉES.
Bixa L. (du nom brésilien « biché ».)
B. Orellana L. Vulgo : Roucouyer, rocouyer, roucou; originaire des bords de l'Orellana, plus connu sous le nom de fleuve des Amazones. Tuss., vol. II,t. 90: Desc., vol. TI, t. 4, p.25"; SL., Hist of Jam:t.181,1.°1.—Petit
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arbre droit, à branches élalées, dont le plus grand représentant ne dépasse wuère 5 mèt. Était autrefois cultivé en grand à la Guadeloupe et à la Marti nique; aujourd'hui on n'en plante plus : on se contente d'entretenir les anciennes plantations. On rencontre 2 variétés : l'une à fleurs blanches, plus rare, l’autre à fleurs roses. Il existe une espèce à capsule sans piquants. Descourtilz lui assigne une place dans les stomachiques aromatiques. Les graines seraient un antidote contre le poison du manioc, du corail végétal et du pignon d'Inde. Selon le D' Sindley, elles sont astringentes et fébrifuges. FI. habituellement en avril, mai. — Gourbeyre, Trois-Rivières, Camp-Jacob, ete. [N° 2223.] MaRrTiNiQuE. — Ajoupa-Bouillon, Morne-Rouge, etc. [N° 1189.]
Flacourtia L'Hérit. (dédié à la mémoire d'Étienne Flacourt, né à Orléans, directeur de la Compagnie française de l'Orient et auteur de l'histoire de la grande île de Madagascar 1607-1660.)
F. Zamontchi. L'Hérit. FI. Ratmonchi (nom indien). Vulgo : Grosse prune café. — Petit arbre, haut de 4-5 mèt.,le plus souvent {ortueux à branches pendantes, flexibles, garni de piquants sur le tronc. Fleurs monoïques et dioïques, vertes, axillaires. Feuilles obovales-elliptiques, faiblement crénelées. FL. en mai-juin ; fr. mûrs en août et sept. Fruit baccien, ylobuleux, de couleur brun noir à la maturité, de la grosseur d'une prune ordinaire de France. Originaire de Madagascar, introduit et cultivé à cause de l'excellence de ses fruits, qui
sont recherchés comme fruits de dessert. — Rare. Basse-Terre (habit. Espérance). [N° 3658.
Marnnique. Vulgo : Prune de Madagascar. — Cultivé au Jardin botanique,
d'où il s'est répandu dans le pays. [N° 69, 1190, 70.
F.'calaphracta Roxb. Flacourtia épineux. Vulgo : Prune calé. — Petit arbre droit, haut de 5-10 mèt., le plus souvent garni d'épines sur le tronc et les branches. Branches souvent tombantes ou fortement infléchies. Feuilles ovales, elliptiques, finement serretées, pointues au sommet, plus longues, moins coriaces et moins vertes que dans l'espèce précédente. Fruit globuleux, également recherché comme fruit de table. Fleurs monoïques apparaissant en juin et juillet. — Originaire des Indes orientales, naturalisé et cultivé en assez grande abondance. Basse-Terre, Gourbeyre, Trois-Rivières, etc. 1IN°.2924.]
Avant de les manger, on froisse entre les doigts ces deux sortes de prunes, ce qui fait disparaître leur saveur âcre et astringente.
Marrmixique. Vulgo : Prune de Chine. Naturalisé et cultivé. Saint-Pierre (Collège, Trois-Ponts, Carbet, etc. [N° 1186.]
Myroxylon J. et G. Forst. (du grec « muron », baume, et « xulon », bois, à cause de l'odeur balsamique du bois.)
M. marlinicense Kr. et Urb. Additamenta ad cognitionem floræ. Indiæ
occident. auctore J. Urban, particula 1, p. 15. — Vulgo : Bois capitaine. — Petit arbre ressemblant au F1. cataphracta, haut de 5-9 mèt., garni,
sur le tronc et les branches, de nombreux piquants noirs, droits, très aigus. Feuilles luisantes, longues de 6-9 cm., serretées-crénelées. Fleurs dioïques, axillaires, très nombreuses, FE en mai-juin. Fruits mürs d'un jaune de citron, globuleux ou légèrement ovales, de la grosseur d'une graine de poivre. — Le bois sert à faire des planches et des poteaux. — Assez abondant dans les bois de la Calebasse, des Fonds Saint-Denis et du Camp de l'Alma. — AI 450-700 mèt. [N° 1187.) — Nous n'avons pas trouvé cette espèce à la Guadeloupe.
M. buxifolium Kr. et Urb. (loco citato ex Additament. fl. I. occid., p. 16.) Vulgo : Attrape-sot. — Petit arbre très élégant, de 4-7 mèt. de hauteur, à tronc et branches garnis de piquants simples ou branchus. Feuilles luisantes, coriaces, longues de 3-5 cm. Fleurs dioïques, axillaires. — Assez abondant dans les bois de Folle-Anse à Saint-Louis :Marie-Galante) et sous les rochers calcaires du bord de mer du Gozier. — N'existe pas à la Martinique. — Alt.