VINGT-UNIÈME FAMILLE. —— MALVACÉES
Malvastrum As. Gr. (de « malva », mauve, et « astrum », étoile, allusion à la forme de la fleur.) | M. spicalum Gr., Malva polyslachya Cav.; Malvastre à fleurs en épis. | Vulgo : Mauve d'Amérique. Diss., t. 20, f. 4; t, 138, f. 3. — Suffrutescent, droit, haut de 50-90 cm., couvert, dans toutes ses parties, d'un duvet gris; à
racine forte et pivotante. Feuilles deltoïdes ou ovales, presque tronquées à la base, pointues au sommet, crénelées-dentées. Fleurs jaunes, petites, en épis nombreux, axillaires et terminaux : ces derniers toujours plus * longs; calice à 5 lobes poilus, ovales, pointus, entouré de 3 feuilles ‘involucrales aussi longues que les lobes du calice. Fruit à autant de loges ou
de carpides juxtaposés qu'il y a de pisüls, le plus souvent 11-15. — Peu répandu. — F1. de février en juin. — Endroits secs, graveleux, près de la
mer. Les Saintes (Terre-de-Haut, chemin du chameau), Pigeon et Bouil- Jante. [N° 3211.
Marminique. Vulgo : Mauve-savane, — Route du Marin au Vauclhin. [N° 858.]
M. tricuspidatum. As. Gr., Malva americana L.et M. coromandeliana Sw.; Cav. Diss., 1.22, 1.2 ; M. à carpides à 3 piquants. Vulgo : Pain-doux, balaideux-heures. — Suffrutescent ou frutescent, le plus souvent droit, branchu, haut de 30-80 cm., à tige, branches, pétioles, inflorescence, et le dessous des feuilles couverts de longs poils gris et couchés. Feuilles vert clair, rhomboïdes-lancéolées, dentées en scie. Fleurs jaunes, larges, réunies par 3-5 ou solitaires, axillaires ou terminales. Feuilles involucrales 3, linéaires ; lobes du calice ovales, terminés en une longue pointe ; pétales obcordés ; carpides 10, semences armées de 3 piquants, dont 2 placés au com du sommet et le 3° près de la base. — Extrèmement abondant dans toutes sortes de terrain de la basse et de la moyenne région de l'île. [N° 2333.]
Marmaique. Vulgo : Balai-savane. — Très commun dans toute l'ile, — On en fait souvent de gros balais, bons pour nettoyer les cours, les écuries, Ste. (IN2,899;)
Nora. — Ces deux espèces ont l'écorce très fibreuse, dont on pourrait ürer profit.
Sida L. (du grec « sidé », employé par Théophraste, IV, 11, pour dénommer le Nymphaea 4/ha L. C'est par erreur que Linné a adopté ce nom.)
S. carpinifolia L., Sida acula Burm.,S. slipulala Cav.; Sida à feuilles de charme, Vulgo : Balai-onze-heures, balai-=midi, Cav. Diss., €. 2, f. 3: € 3, f. 10, 11:1.134,f. 1. — Suffrutescent, haut de 40-90 em... droit, glabre dans le bas, légèrement velu dans le haut, ainsi que sur les rameaux. Feuilles elliptiques-lancéolées, dentées au-dessus de la base, munies, à la base du pétiole, de deux stipules lancéolées, aussi longues ou plus courtes que les pédoncules. Fleurs jaunâtres ou blanches, axillaires: calice à 5 segments, plus courts que la corolle. Fruit à 10 carpides ; semences garnies de 2 piquants droits, dont chacun est muni, à la base, d'un petit piquant court et obtus. Ressemble au précédent par le port et les feuilles, — Très répandu dans la basse et linframoyenne région de l'ile. Basse-Terre, ete, [N° 2338.]
Marnnique. Vulgo : Balai-onze-heures, balai-savane. — Environs de Saint-Pierre, Carbet, Morne-Rouge, etc. [N° 860.
S. glomerata Cav., S. à fleurs agglomérées. Vulgo : Balai-savane. — Suffrutescent et frutescent, haut de 70-90 em... à üige nue dans le bas, très branchue dans le haut, à branches très rapprochées, penchées à l'extrémité et légère-n $ ment pubescentes. Feuilles petites, brièvement pétiolées, glabres, d'un vert # très clair, finement dentelées: base du pétiole munie de 2 stipules larges,” obliquement lancéolées, très accuminées, nervées. Fleurs petites, jaunes ou blanches, sessiles, solitaires dans le bas des branches, agglomérées et terminales dans le haut: bractées 3-4, lancéolées, linéaires, obliques: calice à 5 sépales : lobes de la corolle largement ovales, brusquement rétrécis en pointe fine. Fruit à 5 carpides glabres, réticulés, munis de 2 pointes. — Peu répandu. Vit en sociélé dans quelques savanes des hauteurs du fond Canonville, près de Saint-Pierre, [N° 861. — Nous ne l'avons pas trouvé à la Guadeloupe.
S. ciliaris L., Sida cihé. Vulso (à la Désirade) : Balai-trois-heures. — Suffrutescent, haut de 5-30 em., tantôt très droit, tantôt diffus, très branchu, dès la base: à tige et branches presque nues jusqu'au sommet. Feuilles d'un vert jaunâtre, très pelites, oblongues, presque aussi longues que les pétioles, finement serretées au-dessus du milieu du limbe. Fleurs jaunes, axillaires, sessiles, solitaires ou réunies par deux. Feuilles involucrales 4-5, oblancéolées-linéaires, fortement ciliées, avec des organes accessoires, filiformes, clés; calice à » segments étroits, aussi longs que les pétales: pétales jaunes, tachetés de noir ou de brun en dedans à la base; carpides 5, tuberculeux, armés de 2 pointes très courtes et rigides. SI., t. 137, f. 2; Cav. Diss., t. 3, f. 9. C'est la plus petite espèce de Sida dans les Antilles. — Peu répandu. Désirade (route du Bourg à la Léproserie), où il forme gazon en quelques endroits. [N° 2770.)
Marnxique. Vulgo : Petit-balai. — Peu abondant et peu répandu : Sainte- Anne (habitation les Anglais), dans un terrain pierreux et calcaire. [N° 862. |
S. jamaicencis L., Sida dela Jamaïque. Vulgo : Balai-onze-heures. Cav. Diss., t. 2, f. 5. — Suffrutescent, plus ou moins droit ou diffus, haut de 70-95 cm., à tiges grèles, nombreuses, couvert dans toutes ses parties d’un duvet soyeux et blanchâtre. Feuilles ovales, dentelées au-dessus de la base, obtuses au sommet. Fleurs blanches axillaires, presque sessiles ou brièvement pédonculées, solitaires ou réunies par 2-4; stipules filiformes ; calice à 5 lobes largement ovales et brusquement rétrécis en pointe molle: carpides 5; semences finement duvetées à la base et munies au sommet de ? pelites cornes droites. — FI. en avril et mai et en octobre et novembre.!— Les Saintes (Terre-de- Haut, sur le chemin du Chameau), bord de la rivière des Pères. [N° 3363. |
Ne se trouve pas à la Martinique.
S. spinosa L., variété angustifolia Lam.; Sida épineux. Vulgo : balaionze-heures. Cav. Diss., t. 1, f. 9: €. 2, f. 2. — Vivace, haut de 80-85 cm., droit, généralement peu branchu, à tige grèle, glabre. Feuilles petites, oblongues-lancéolées, souvent lancéolées-linaires, dentelées au-dessus de leur
insertion, base du pétiole garnie d’un appendice spinescenttuberculé sur le dos. Fleurs jaune pâle, axillaires, solitaires ou réunies par 2-3; pédoncule de la - fleur articulé au-dessus du milieu ; calice à 5 segments presque aussi longs que les pétales. Fruit à 9-8 carpides; semences légèrement tuberculées, "glabres, armées de deux pointes allongées, filiformes, noires. — Abondant dans la région moyenne. Camp-Jacob, Matouba, hauteurs du Balhf, Désirade, etc. [N° 3498.]
Marrnique. Vulgo : Balai-savane. — Gros-Morne, Case-Pilote. [N° 869.]
rhombifolia L.:; Sida à feuilles en losange. Vulgo : Balai-onze-heures. Cave Diss,t. 3, f° 4, 8, 12; t. 131, f. 2° — Frutescent, droit, ne dépassant guère 90 cm. d'élévation. Feuilles en losanges plus ou moins réguliers, blanchâtres en dessous, dentelées au-dessus de la base, légèrement arrondies au sommet et quelquefois à la base, brièvement pétiolées, glabres: stipules 2, sétacées, en forme d'alène. Fleurs à pétales jaunes, quelquefois tachetés 4 noir à la base; à l'intérieur, le plus souvent solitaires, portées sur des pédoncules articulés au-dessus du milieu et plus longs que dans toutes les espèces précédentes ; lobes du calice ovales-ronds, brièvement pointus au sommet, plus courts que dans les autres espèces. Fruit à 8-12 carpides armés de 2 becs linéaires d'inégale longueur, veloutés à la base. — Abondant dans la > moyenne région; plus rare du côté du littoral : Matouba, Vieux-Habitants, Deshaies, etc. [N° 2339.)
MarriniQue. Vulgo : Balai-dix-heures. — Abondant. Morne-Rouge,
- Calebasse, Parnasse, Gros-Morne. [N° 864.]
S. rhombifolia L., variété minor. Vulgo : Balai-dix-heures. — Diffère de l'espèce-type par ses feuilles constamment plus petites, ses pédoncules plus courts et les lobes deltoïdes du calice. — Se rencontre dans le terrains secs et rocailleux. Vieux-Fort, Trois-Rivières. [N° 2340.
Marminique. Vulgo : Balai-dix-heures. — Caravelle, Gros-Morne, Précheur, Marin (Morne-Gommier). [N° 863.1
S. urens L., S. verticillala Cav.; Sida à poils,brûlants. Vulgo : Ortie-long. Cav. Diss., t. 2,f. 1: t. 1, f. 12. — Suffrutescent, d'abord droit, ensuite sarmenteux, entièrement couvert de poils plus ou moins urticants, mais dont la piqûre n'incommode pas, à branches grèles très cassantes. Feuilles nettement cordiformes, pointues, dentées en scie, dès la base, longuement pétiolées. Fleurs axillaires et terminales, brièvement pédonculées, réunies par 2-5; pétales jaunes, habituellement munis d'une tache rouge, à la base, tube du calice à 5 angles saillants, lobes parte poilus, dépassant le fruit. Fruit à 9 carpides ruguleux, munis de 1-2 becs. — Peu abondant. Çà et là dans les lisières et les broussailles du littoral. Environs de la Basse-Terre, Le Baillif, Capesterre (Guadeloupe), Marie-Galante, ete. [N° 2336.)
Düss. — Plantes Guadeloupe et Martinique.
Marnnique. Vulgo : Ortie razier. — Peu abondant. Vauclin, Sainte-Anne, [N° 866, 867.]
S. ulmifolia Cav., S. truncata L'Hérit.; Sida à feuilles d'orme. Vulgo :
Balai-cinq-heures. Cav. Diss., t. 2, f. 4. — Suffrutescent ou frutescent, droit
ou sarmenteux, haut de 80 cm.-1 m. 50. Tiges et pétioles munis de poils simples. Feuilles larges, cordiformes, terminées en pointe effilée, finement duvetées et blanchâtres en dessous, crénelées-serretées. Fleurs d’un jaune terne, axillaires et terminales, solitaires ou réunies par deux, dont une portée sur un pédoncule plus long ; pédoncules longs, articulés au-dessus du milieu ; tube du calice à 5 angles, lobes deltoïdes plus courts que la fleur. Fruit à 5 carpides surmontés de 2 arêtes courtes. — Assez rare. Dans les haies et savanes broussailleuses de la basse région : Le Baillif, Vieux-Fort, Moule, Grands-Fonds du Gozier et du Morne-à-l'Eau. [N° 2337. Ne se rencontre pas à la Martinique.
S. arquta Sw.; Sida à feuilles effilées. Vulgo : Balai-deux-heures. — Suffrutescent et plus souvent frutescent, glabre, à tige d’abord droite , ensuite plus ou moins sarmenteuse, très grêle, verte, légèrement pubescente dans le haut. Feuilles très vertes, cordiformes, eflilées en longue pointe aiguë, 1rrégulièrement et doublement crénelées-serretées ; stipules courtes, sétiformes. Fleurs axillaires et terminales, solitaires ou réunies par trois, portées sur des pédoncules issus directement de l’aisselle des feuilles, ou de l'aisselle de bractées courtes et minces; pédoncules courts, articulés au-dessus du milieu, duvetés ; calice très glabre, tube à 5 angles, lobes deltoïdes, plus courts que les pétales jaunes. — Peu abondant. Çà et là dans les broussailles, sur les côtes sèches du Baillif, des Vieux-Habitantset de la Pointe-Noire. [N° 2335.]
MARTINIQUE. — Assez rare. Boulevard de Saint-Pierre, Marin (Morne- Gommier), Case-Pilote. [N° 868.]
Ce Sida, que Grisebach (Flora of the British West Indian Islands, page 75) admet comme synonyme du précédent, forme une espèce nettement distincte par son port, sa couleur, la forme et la longueur des branches, la forme des feuilles et surtout par l'absence de poils.
S. pyramidala Cav., Sida dumosa Sw.; Sida à fleurs en grappes pyramidales. Cav. Diss., &. 1, f. 12: €. 194, f, 1. —— Arbrisseau ornemental, haut de 1 m. 50 à 2 m. 50, droit, nu dans le bas et glabre, branchu par le haut et finement pubescent. Feuilles larges, à pétiole presque aussi long que le limbe, penchées dans la journée, cordiformes ou souvent presque tronquées à la base, pubescentes en dessous, quelquefois presque 3-lobées, dentelées en scie, brusquement pointues au sommet. Fleurs en panicules avec des branches primaires en grappes, les secondaires en petites cymes; tube du calice cylindrique, lobes du calice deltoïdes, pubescents ; pétales jaune-brun, munis à la base, à l'intérieur, de taches noir-brun ; carpides 5, surmontés de 2 becs
courts. — Peu répandu. Environs de Saint-Pierre (Trou-Vaillant, Trois- Ponts). [N° 856.] — Ne se trouve pas à la Guadeloupe.
S. cordifolia L.: Sida à feuilles en cœur. Vulgo : Balai-poilu. Cav. Diss., M2 OUT ASIN 136 2 É12-2DUR 0 éhami;t: 171.
S. mulliflora Cav., S. hamulosa Salzm. — Suffrutescent et quelquefois frutescent, droit, couverten entier d'un duvetétoilé, serré, fin, blanchâtre. Tige striée. Feuilles cordiformes ou subcordiformes, arrondies au sommet, grossièrement dentées en scie, longuement pétiolées. Fleurs axillaires et terminales, solitaires ou ramassées en glomérules; corolle Jaune, plus longue que le calice; tube du calice à 10 angles avec des lobes deltoïdes. — Fruit à 10-12 carpides ruguleux, tronqués et poilus au sommet, surmontés de 2 arêtes droites. Facile à distinguer de tous ses congénères par son duvet et son calice à 10 angles. — Vit en société sur les coteaux secs, arides, chauds et graveleux. Environs des cimetières de la Basse-Terre, Pointe-Noire, Deshaies, Désirade, Marie-Galante. [N° 2335.]
MarmniQuEe. Vulgo : Balai-savane poilu. — Abondant entre Saint-Pierre et le Carbet, Prècheur, Marin (Morne-Gommier). — FI. surtout pendant
l'hivernage. [N° 870 à et h.
Abutilon T. (du grec «a » privatif, ne pas, « bous », bœuf, « tilos », diarrhée, parce que ces plantes sont un remède contre la diarrhée des bêtes à cornes.)
A. indicum G. Don.; Abutilon de l'Inde. Vulgo : Guimauve. Cav. Diss., t. 7, f. 2, 5, 6, 10 ; t. 128, f. 12; €. 129, f. 1. — Frutescent ou suffrutescent, très droit, haut de 40-95 cm., très branchu, couvert, dans toutes ses parties, d’une pubescence courte, fine, grise. Feuilles larges, cordiformes, très irrégulièrement et grossièrement dentées, souvent plus ou moins trilobées, pointues au sommet; pétioles plus longs que les limbes des feuilles. Fleurs axillaires, solitaires, naissant sur la tige et les rameaux, portées sur des pédoncules longs et articulés un peu au-dessous de la fleur; corolle jaune ; calice à 5 lobes ovales, pointus, deux fois plus courts que les pétales. Fruit volumineux, composé de 18-20 carpides, munis d'une pointe recourbée au sommet, verruqueux, glabres, contenant habituellement 3 semences noires.
— FI. de février en mai. — Peu! répandu. Dans les savanes des environs du Grand-Bourg, de Marie-Galante. [N° 3642.] MarnniQue. Vulgo : Mauve. — Rare. Çà et là autour des maisons des
environs du Marin. [N° 848.)
Suffru-
A, hirlum G. Don.; Ab. hérissé de poils. Vulgo : Grosse mauve. tescent et frutescent, haut de 60 cm.-1 m. 50, très branchu, droit, les pétioles et le haut de la tige couverts de poils droits, plus ou moins rigides. Feuilles aussi larges que longues, amples, cordiformes, presque rondes et très
brusquement terminées en une pointe obtuse, subentières ou irrégulhièrement dentées, parfois à 3 lobes peu prononcés, plus ou moins visqueuses, finement duvetées et blanchâtres en dessous, presque glabres en dessus. Fleurs larges, d'un jaune d'orange; pétales munis d’une large tache noire à la base: à l'intérieur, axillaires, naissant soit directement à l’aisselle des feuilles de la üge principale, soit à l'aisselle des feuilles des rameaux, longuement pédonculées ; lobes du calice, grands, deltoïdes, dépassant le fruit avant sa maturité, ensuite plus courts que lui ; pédoncule articulé un peu au-dessous de la fleur, Fruit composé de 25-30 carpides veloutés, munis d'une pointe courte et veloutée; semences brunes légèrement duvetées, armées d'une pointe courte et rigide. — Cette espèce diffère de la précédente, surtout : par ses feuilles presques rondes et visqueuses , à l’état vert et exhalant une mauvaise odeur; par sa couleur vert-jaunâtre; par l'ampleur des fleurs et des fruits ; par ses longs poils. Les fleurs s'ouvrent habituellement dans la soirée, vers les 3 ou 4 heures. — Peu répandu. Desirade (dans les savanes et autour des maisons du Bourg); çà et là autour des habitations des environs de la Basse- Terre (habitation l'Espérance). [N°5 2789, 3369. |
Marrnique. Vulgo : Mauve-savane. — Rare. Marin, Vauclin (sur les décombres et autour des maisons). | N° 846.|
A. mollissimum G. Don., Sida mollissima Cav.; Ab. à feuilles très molles. Vulso : Mauve. — Suffrutescent et frutescent, droit, peu branchu, haut de 1-2 mèt., à feuilles larges, en cœur à la base, eflilées en pointe aiguë au sommet, à tige, pétioles et pédoncules couverts de longs poils. Fleurs grandes, légèrement jaunâtres. Fruit comme dans le précédent. — Cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre, d'où il s'est répandu dans les environs. [N° 847.;
A. crispum G. Don. ; Ab. crispé. Cav. Diss.,'t. 7, f. 2; t. 135, f: 2/Dull,, Eltham., &. 5; Plum., t. 25. — Frutescent, sarmenteux, à tige et branches crèles, très flexibles, légèrement pubescentes. Feuilles petites, en cœur à la base, pointues au sommet, duvetées et grises en dessous, crénelées. Fleurs axillaires, solitaires, portées sur des pédoncules filiformes et articulés, audessus du milieu et presque aussi longs que le limbe de la feuille; pétales blanc-jaunâtre, plus longs que le calice; lobes du calice, ovales, pointus. Fruit gonflé, vésiculaire, blanc jaunâtre, contenant 10-12 carpides, dont chacun renferme habituellement 3 semences polies et brunes. — Peu abondant. Çà et là dans les endroits secs, rocailleux et chauds de la basse région. Environs des cimetières de la Basse-Terre, Le Baïlhif, Deshaies (Gros-Morne).
MarrTiNiQue. — Assez rare. Boulevard de Saint-Pierre, Prêcheur, Saimte- Anne. [N° 852.1 A. striatum Dicks.; Ab. à fleurs striées. — Arbrisseau élégant et très
ornemental, haut de 2-3 mèt. Feuilles glabres, irrégulièrement dentées, en
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cœur à la base, à 3 lobes pointus. Fleurs grandes, solitaires, renversées, axillaires, portées sur de longs pédoncules pendants; pétales veinés, d’un jaune orange; calice à 5 lobes profonds, deltoïdes. — Ne produit pas de fruits. — Originaire du Brésil ; cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre et dans un grand nombre de jardins de la Martinique. ! N° 2020.)
A. auritum Wall. ; Ab. à stipules en forme d'oreille. — Arbrisseau haut de 2-32 50, très ornemental, très branchu, à branches d’abord fastigiées, ensuite infléchies, couvert en son entier d'une pubescence fine et grisâtre, à l'exception du dessus des feuilles. Feuilles larges, plus ou moins pendantes, ‘très longuement pétiolées, cordiformes avec un sinus très ouvert, dentelées, brusquement pomtues au sommet. Fleurs en une ample panicule pyramidale et allongée, dont les branches sont garnies, à la base, d'une large bractée cordiforme, laineuse, appliquée contre la tige principale et disparaissant avec la chute des fleurs; pétales veinés, d'un jaune brun foncé; calice à 3 lobes deltoïdes, beaucoup plus courts que les pétales. Fruit à 12 carpides, contenant chacun 3 semences pubescentes. — Je ne saurais dire si cette espèce est indigène ou non : elle existe en abondance dans plusieurs vieux jardins abandonnés de la Basse-Terre. — FI. de décembre en mars. [N° 2321.)
MarmiNiIQuE. — Introduit au Jardin botanique, d'où il s’est répandu dans le pays et se reproduit spontanément. Trois-Ponts, Carbet, Prêcheur, [NS 851.]
Bastardia Kth. (dédié par Kunth au botaniste français T. Bastard, qui, entre autres choses, a écrit : Essai sur la flore du département de Maine-et- Loire, 1809.)
B. viscosa Kth.; Bastardia visqueux. Vulgo : Balai-grand (à la Pointe- Noire). Cav. Diss., t. 196, f. 1; SL., €. 139, f. 4. — Suffrutescent et plus souvent frutescent, haut de 50 cm.-1 m. 50, droit, à branches et tige grêles, allongées, finement pubescent dans le haut de la tige et dans toutes les autres parties. Feuilles petites, en cœur, pointues, dentelées. Fleurs petites, jaunes, axillaires, sur des pédoncules presque aussi longs que les pétioles. Fruit petit, à 5 carpides uniovulés, à déhiscence loculicide ; calice à 5 lobes ovales, à pointe arrondie ; semences noires et petites. — FI. à toutes les saisons de l’année, mais surtout de février en mai. -— Peu répandu. Pointe-Noire, dans les terrains rocalleux du bord de mer et des environs du bourg. EN°.3412.]
Ne se trouve pas à la Martinique.
Malachra L. {tiré du grec « malaké », qui désigne une espèce de mauve.)
M. capitala L.; Malachra à fleurs en têtes, Vulgo : Gombo-savane. — Suffrutescent, très branchu dès la base, haut de 80 em.-1 m. 40, à branches,
Jeune tige, pétioles, pédoncules revêtus d'un duvet gris, court, soyeux.
Feuilles palminerviées, dentées : les adultes, à 3 lobes peu profonds; les jeunes, en forme de violon; stipules 2, séteuses, molles, en forme d’alène. Fleurs en glomérules axillaires, portées sur des pédoncules tantôt longs, tantôt courts, renfermant 3-5 fleurs sessiles, entourées de 3 bractées réniformes, cordées à la base et brusquement terminées en pointe, panachées de vert et de blanc, plus larges que longues et hérissées de poils; corolle jaune, plus rarement blanche: calice couvert de poils rigides, dressés ; lobes effilés,
Fruit à 5 carpides, glabres. — Peu répandu. Moule {quelques pieds sur les décombres près du cimetière).
MarriniQue. Vulgo : Gombo bâtard. — Peu abondant. Trois-Ilets (dans les .
savanes avoisinant l'Anse-à-l’Ane) et aux Anses-d'Arlet. [N° 854.)
M. alcifolia Jacq.; M. à feuilles d'Alcea. Vulgo : Gombo bâtard. SI., t. 137, f. 1: Cav. Diss., t.33, f. 2, — Haut de 60 cm. à 1 m. 80. Annuel ou suffrutescent, à tige striée, grosse. Feuilles palminerviées : les adultes, à 5 lobes; les jeunes, à 3, hérissées ou glabres. Fleurs axillaires disséminées tout le long de la tige et des branches, sessiles ou brièvement pédonculées, ramassées en glomérules entourées de bractées larges, panachées:; corolle blanche ou jaune :
tube et lobes du calice hispides. — Abondant dans les endroits humides et dans les fossés, le long des routes. Vieux-Habitants, la Bouillante, Pigeon. — FI. de juillet en janvier. — Dans le pays, on se sert des fleurs, soit sèches
soit fraiches, en infusion contre la toux et les rhumes. [N° 2330.) MarriiQue. Vulgo : Gombo bâtard, gombo-savane. — Assez abondant. Caravelle, Trinité, Rivière-Salée, Anses d’Arlet. [N° 853.]
M. fasciata Jacq.:; M. à fleurs fasciculées. Vulgo : Gombo bâtard. — Annuel ou suffrutescent, haut de 90 cm.-1 m. 30, branchu, droit ou penché, à tige épaisse, pouvant atteindre 2 cm. de diamètre; facile à distinguer de ses congénères par des poils roux ou blanchâtres, luisants, rigides, droits, presque piquants, qui couvrent tous ses organes. Feuilles dentées : les adultes, à 5 lobes peu marqués; les moins adultes, à 3 lobes pointus; les jeunes, ovales ou lancéolées ; stipules filiformes, hispides, longs. Fleurs fasciculées par 2-4, sessiles, axillaires, entourées de bractées beaucoup plus petites que dans les espèces précédentes, très hispides et accompagnées de bractées accessoires, filiformes et hispides; corolle jaune ou blanche. Fruit de 4-5 carpides trigones et tuberculés. — Les feuilles sont employées en cataplasmes émollients, et les fleurs en infusion contre les rhumes et la toux. — Abondant dans les endroits humides et aquatiques de la basse région. Environs de la Basse-Terre, Vieux-Fort, Capesterre, Pigeon. [N° 3368.]
MarriNiQue. Vulgo : Grande-guimauve. — Abondant. Saint-Pierre, Trinité, Caravelle, Matouba. [N° 855.
Urena L. (du nom Malabar, « urena ».)
U. lobata L., variété americana L. fils; Urena à feuilles lobées. Vulgo :
Grand-cousin, cousin-rouge. Cav. Diss., {, 185, f. 1; Desc., vol. IV, €. 271, p. 179; Cav. Diss., t. 183, f. 2; t. 184, f. 1. — Frutescent, ornemental par ses feuilles et son port, peu branchu, haut de 90 em.-2 m. 50, à tète penchée, Feuilles palminerviées, glabres en dessus, duvetées et grises en dessous, pourvues à la face supérieure, à la base des nervures, de 2-3 glandes bifides, cordées à la base, trilobées, à lobes deltoïdes, celui du milieu plus grand (rarement à 5 lobes, avec des sinus plus ou moins ouverts), grossièrement el très irrégulièrement dentées-sinuées : les supérieures et les Jeunes, ovales el sinuées seulement. Fleurs pourpres, axillaires, presque sessiles et terminales ; lobes du calice alternant avec les 3 segments lancéolés , hispides et striés de l'involucre. Fruit à 5 carpides indéhiscents, durs, secs, globuleux, hérissés entièrement de piquants rigides, droits, roux et terminés en hameçon à double crochet, ce qui fait qu'il s'attache à tout ce qui le touche. — Les feuilles ont toutes les vertus des plantes émollientes, adoucissantes et rafraîchissantes : on s'en sert souvent en cataplasme et pour les bains tièdes. Descourtilz, loco cit., vante beaucoup linfusion des fleurs édulcorées, ou le sirop qu'on en fait contre les différentes maladies aiguës et inflammatoires ; il la recommande en gargarisme contre l'angine, les aphthes ou excoriations des gencives; en boisson, contre les gastrites, les empoisonnements par des matières âcres et corrosives, contre le flux du ventre, la dysenterie et au début du catarrhe pulmonaire; en lotion, contre les exanthèmes aigus, les maladies éruptives, les érysipèles, les pleurésies, l'hépatite. Il ajoute qu'elle procure un grand soulagement dans les néphrites inflammatoires ou calculeuses, dans les deux premières périodes du catarrhe vésical, dans la blennorrhagie et autres maladies des voies urinaires, etc. — Abondant dans les savanes et endroits incultes de la région du littoral et de la région infra-moyenne. Basse-Terre (Morne-à-Vaches), Montéran, Duchar-
mois, Vieux-Fort, Capesterre, ete, — FI. de novembre en mars. — Al. 0-600 m. [N° 2331.
Marrniique. Vulgo : Grand-mahot-cousin. — Répandu dans toute l'ile. Saint-Pierre (Boulevard), Carbet, Case-Pilote, Marin, Trinité, etc. — On en
fait usage dans la médecine domestique. [N° 2040.]
U. sinuata L., U. Swartzii Macf.; Urena à feuilles sinuées. Vulgo : Cousinpetit. Cav. Diss.,t. 185, f. 2. — Diffère nettement du précédent : par la forme bien tranchée de ses feuilles à 3-5 lobes, à sinus profonds, larges, arrondis, dépassant le milieu du limbe, et rappelant la feuille de la vigne; par les fleurs , habituellement plus grandes, et sa taille moins élevée. — Très ornemental. Jouit en tout des mêmes propriétés médicinales que son congénère et s'emploie fréquemment dans le pays. — Mêmes localités, mais plus abondant, surtout dans la basse région : Basse-Terre (Morne-à-Vaches), Le Baillif, Trois-Rivières, Deshaies, etc. [N° 2332.]
Marnnique. Vulgo : Petit-mahot-cousin. — Abondant et très répandu dans
les parties inférieures de l’île et sur le bord de mer. Saint-Pierre, Marin, Prêcheur, etc. [N° 2041.
Pavonia Cav. (dédié par Cavanilles à l'Espagnol Jean Pavon, qui, avec son compatriote Hip. Ruiz et le Français Dombey, a fait jusqu'à quatre-vingthuit voyages importants à travers le Chili, le Pérou et les pays voisins: il a écrit avec Ruiz : Flora peruviana et chilensis.)
P. spinifex Cav.; Pavonia à fruits armés de piquants. Vulgo : Mahot jaune, coquelicot (au Moule). Cav., t. 43, f. 2, 3. — Arbrisseau ornemental, haut de 1-2 m. 80, nu dans le bas, médiocrement branchu, glabre. Feuilles faiblement cordées, pointues au sommet, grossièrement dentées, glabres ou parsemées de rares poils étoilés : les jeunes, ovales. Fleurs grandes, solitaires, axillaires, longuement pédonculées; calice entouré de 8 folioles involucrales poilues, plus longues que les lobes lancéolés du calice et beaucoup plus courtes que la corolle jaune et large; étamines 10. Fruit à 5 carpides secs, trigones, glabres, rugueux, armés de 3 arêtes pointues, solides, hérissées de petits piquants renversés ; 2 de ses arêtes, latérales au sommet des bords; la 3°, au milieu du carpide. — Les fleurs sont très émollientes : on les recherche pour en faire des tisanes contre les inflammations de la gorge et des cataplasmes contre les clous, furoneles et abcès. — Assez abondant dans les environs de la Basse-Terre (ravine de la rivière Billaud, habitation l'Espérance et habitation Nadal), Moule (le long du Canal), Morne-à-l'Eau. Alt, 90-200 mèt. [N° 2328. |
MarmniQue. Vulgo : Mahot jaune. — Assez répandu, sans être abondant. Trois-Ponts, Parnasse, Marin (Morne-Gommier), Case-Pilote, etc. [N° 843.]
P. racemosa Sw., P. spicata Cav.; Pavonia à fleurs en grappes. Vulgo : Mahot-mare, sunabao (au Moule). SI., t. 139,f.2; Cav. Diss., t. 146, f. 1; Desc., vol. VIT, t. 525, p. 309. — Arbrisseau droit, haut de 1-3 mèt., à üge simple, complètement nue dans le bas, peu feuillu par le haut, à racines fortes et traçantes. Feuilles entières, à peine dentées, en cœur à la base, pointues au sommet, larges. Fleurs en grappes simples, terminales, allongées, à branches inférieures longuement pédonculées. Feuilles involucrales 6-8, oblongues-lancéolées plus courtes que les lobes ovales et larges du calice ; corolle jaune-orange pâle, peu ouverte; colonne staminifère renfermée. Fruit à carpides carénés, marginés, glabres, munis de deux petits
becs, terminant la marge. — Vit souvent en société avec les mangliers, dans les marécages d'eau salée. — Descourtilz met cet arbrisseau dans les
plantes émollientes. Dans le pays on se sert quelquefois des feuilles en cataplasmes. — Pointe-à-Pitre, Moule, Baie-Mahault, Lamentin. [N° 2786.
Marnnique. Vulgo : Mahot-mangle, gombo-mangle. — Abondant dans les marécages de la Rivière-Salée, de Ducos, du Robert. [N° 841.]
Nora. — Tous les genres de Malvacées cités jusqu ici ont une écorce très fibreuse, que les habitants utilisent en beaucoup d'endroits,
P. rosea Schlech., P. nemoralis St. Hil. — Arbrisseau haut de 50-90 cm., à fleurs roses, à feuilles coriacées, dentées, ovales. — Est cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre, où il se propage spontanément. [N° 822.)
Abelmoschus L. (de l'arabe « halb », graine, « el-mosk», musc, parce que les graines sont musquées.)
A. esculentus W.; Ab. cultivé. Vulgo : Gombo. Cav. Diss., t. 61, f. 2. Tuss, FL, I, t. 10; Desc., vol. IV, t. 267, p. 165. Hibiscus L. — Annuel, droit, ne dépassant guère 2 mèt. d’élévation. Tige épaisse, forte, poilue dans le haut. Feuilles larges, à 5 lobes irrégulèrement dentées ; corolle large, jaune, munie d'une tache large, noire au fond, à l'intérieur; calice spathacé, enveloppant, en partie, la base de la corolle, entouré de 9-12 folioles involucrales lancéolées-linéaires, caduques, ciliées. Fruit tantôt allongé, oblonglancéolé, tantôt court et ovale, selon la variété, s'ouvrant par déhiscence loculicide en 5 loges multiovulées. — A été porté des Indes Orientales en Égypte et est maintenant cultivé comme plante alimentaire dans le monde entier. — K]. habituellement de juin en septembre. — Les fruits encore jeunes et tendres sont très appréciés pour la table : on les mange cuits, assaisonnés avec de l'huile et du vinaigre. La décoction des graines est employée comme diurétique : on se sert des feuilles et des graines en tisane ou en lavement contre la dysenterie; les graines entrent dans la composition du nafé d'Arabie. [N° 2785.
MarmmiQue. Vulgo : Gombo — Dans toute l'ile. [N° 2021.]
A. moschatus Mich.; A. musqué. Vulgo : Gombo musqué. Cav. Diss., t. 62, f. 2; Desc., vol. V, t. 361. Hibiscus L. — Annuel, droit, de hauteur variable, mais ne dépassant pas 1 m. d’élévation, à tige, feuilles, pétioles et pédoncules hispides. Feuilles larges, grossièrement et irrégulièrement dentées en scie : les Jeunes, hastées avec des lobes accessoires ; les adultes, à 5 lobes deltoïdes, dont celui du milieu plus grand. Fleurs comme dans le précédent, mais plus grandes ou plus ouvertes. Fruit hispide, ovoïde-pyramidal, à 5 loges s'ouvrant par déhiscence loculicide, — Originaire de l'Égypte et de l'Arabie, naturalisé et cultivé dans toutes les Antilles ; se rencontre assez souvent à l’état sauvage. — Descourtilz range cette plante dans la classe des antispasmodiques aromatiques et en vante ses propriétés médicinales. Dans le pays elle n'est pas employée souvent. — Ravine-Chaude, Sainte- Rose, Baie-Mahault. [N° 2784.]
MarriniQue. Vulgo : Gombo musqué.— Plus abondant qu'à la Guadeloupe. — Beaucoup de petits propriétaires le cultivent pour vendre les graines aux pharmaciens. — Hauteurs du Lamentin, Ducos, Gros-Morne, etc. [N° 121.]
Hibiscus L. {du grec « biscos », Diosc., III, 163; Plin., XIX, 27; XX, 14, qui est l'Althaea o/fficinalis, composé de « ibis », oiseau sacré des anciens Égyptiens, et « skein », être semblable, c'est-à-dire plante consacrée à Ibis.)
H. sororius L. ; Hibiscus à fleurs jumelles. Vulgo : Liane de framboisin, — Arbrisseau haut de 1 m. 80 à 2 mèt., droit ou plus ou moins infléchi, à racines longues, traçantes, glabre et à tige nue dans le bas, peu feuillu ; le haut de la tige, pétioles, pédoncules et le dessous des feuilles couverts d'un duvet roussâtre et rude. Feuilles larges, en cœur, crénelées-dentées, arrondies au sommet, longuement pétiolées. Fleurs grandes, à corolle rose, axillaires, portées sur de longs pédoncules articulés presque au milieu, le plus souvent réunies par 2; calice ventru, à 5 lobes ovales et larges, deux fois plus courts que la corolle ; folioles involucrales 7-8, deux fois plus courtes que le calice, élargies au sommet en un limbe réniforme, caractère qui le distingue facilement de ses congénères. Fruit capsulaire, poilu, ovoïde-slobuleux, ren fermé dans les lobes du calice, à 5 loges multiovulées et à déhiscence loculicide ; semences brunes, légèrement muriquées. Les fleurs s'ouvrent de bonne heure le matin et se ferment vers 2 ou 3 heures du soir. — Peu répandu ; assez abondant dans les herbes de l'étang du Cocoyer, près de l'usine de Duchassaing (Moule). [N° 3495.]
N'existe pas à la Martinique.
H. hifurcatus Cav.; H. bifurqué. Vulgo : Gombo-de-nuit. Cav. Diss., t. 51, f. 1. — Vivace, sarmenteux , très ornemental, haut de 2-4 mèt , à tige et pétioles munis de petits piquants nombreux recourbés. Feuilles longuement pétiolées, en cœur, à 3-5 lobes profonds, elliptiques, irrégulièrement dentés. Fleurs très grandes, d'abord rose pourpre, ensuite rose tendre, axillaires et solitaires ; pédoncules muriqués, poilus, assez courts, rigides, articulés au milieu; calice à 5 lobes ovales, acuminés, glandulifères, hispides, 4 à 6 fois plus courts que la corolle ; folioles involucrales distinctes, au nombre de 10- 12 bifurquées au sommet, tantôt un peu plus courtes, tantôt un peu plus longues que les lobes du calice. Capsule ovoïde, poilue, aussi longue que le calice; semences glabres, muriquées. — FI. de mai en janvier. — Assez abondant dans les endroits marécageux situés entre le bourg de la Baie-Mahault et l'habitation La Jaille; çà et là le long de la rivière de la Capesterre (Guadeloupe). [N° 2780].
MarmniQue. Vulgo : Gombo-rivière. — Assez rare. Rivière-Salée {le long du canal, près du bourg; çà et là dans les endroits marécageux entre la Rivière-Salée et les Trois-Ilets. Dans ces endroits on le cultive quelquefois dans les jardins à cause de la beauté de ses fleurs. [N° 844.1
H. tulipiflorus Hook.; Hib. à fleurs de tulipe. Vulgo : Gombo-grandsbois. — Arbre souvent d'assez grande taille, peu élégant, habituellement peu branchu, nu dans le bas, à écorce grise, à branches divariquées, souvent
horizontales, cassantes, à jeunes branches remplies de moelle blanche ; extrémités des branches, pédoncules, pétioles et le dessous des feuilles couverts d'une sorte de pubescence rude, apprimée, rousse et blanchâtre. Feuilles très larges, plus larges que longues, arrondies , très irrégulièrement el grossièrement dentées, ramassées à l'extrémité des branches: pétiole presque aussi long que le limbe de la feuille. Fleurs grandes, solitaires, axillaires, habituellement penchées, portées sur de très longs pédoncules : corolle laineuse, d'abord blanc pâle, ensuite légèrement jaunâtre; calice à 5 lobes ovales, pointus, parcourus par 3 nervures, deux fois plus courts que la corolle ; involucre de 5-6 folioles, à peu près deux fois plus courtes que le calice. Fruit grand, velu, aréolé, presque aussi large que long, à 5 ailes, à loges pluriovulées, déhiscentes ; semences biconvexes, enveloppées de laine rousse. Les fleurs sont extrêmement émollientes. — Assez abondant dans les bois supérieurs des Bains-Jaunes, du Bassin-Bleu et du Haut-Matouba. [N° 2323.]
N'existe pas à la Martinique, mais nous l'avons vu à la Dominique et à Sainte-Lucie.
H. mutabilis L.; Hib. changeant de couleur. Vulgo : Caractère-des-dames, caractère-des-hommes. Desc., vol. IV, t. 270, p. 172. — Arbrisseau droit, haut de 2-5 mèt., originaire des Indes Orientales; introduit et cultivé çà et là comme plante d'ornement. Feuilles plus ou moins cordiformes, à 5 lobes pointus et très inégalement dentés, longuement pétiolées, grises en dessous. Fleurs très grandes, solitaires, ou en corymbe terminal, remarquables par leur changement de couleur. Le matin, en s'ouvrant, elles sont blanches; vers midi, elles deviennent roses, et le soir, avant de se flétrir, elles prennent une teinte pourpre. Du reste, tous les Hibiscus du pays changent plus ou moins de couleur. — Descourtilz place cet arbrisseau dans les béchiques adoucissants, et recommande les tisanes faites avec ses feuilles contre la toux. Dans les endroits où cette plante existe, on se sert des feuilles et des fleurs qu'on fait bouillir avec des feuilles de l'herbe-à-charpentier et de la verveine queue-de-rat pour préparer des cataplasmes émollients. — Rare. Dans quelques jardins d'amateurs de plantes. Capesterre {Guadeloupe), Trois- Rivière. — FI. en tout temps. [N° 3496.]
Marrinique. Vulgo : Caractère-des-dames. — Au Jardin botanique et dans beaucoup d'autres localités. Saint-Pierre, Camp-Balata, [N° 2086.)
H. rosa-sinensis L.; Hib., rose de Chine. Vulgo : Rose de Cayenne. Cav. DES. 61,412:
devenant presque sarmenteuses, originaire des Indes Orientales. Feuilles
Arbrisseau ornemental, droit, à branches allongées,
ovales, grossièrement dentées; remarquable par ses grandes fleurs rouges devenant plus ou moins pourpres avant de se flétrir. — Abondant. — On en fait souvent des haies, qui, sous l'influence de la taille, deviennent fort
belles et solides. On cultive dans les jardins plusieurs belles variétés à fleurs blanches, à fleurs jaunes doubles, etc. — Les feuilles et les fleurs sont mucilagineuses et émollientes. — Basse-Terre, Camp-Jacob, Gourbeyre, Pointe-à- Pitre,vetc:1[N°2325;]
MarrniQue. Vulgo : Rose de Cayenne.
Abondant, avec les variétés cidessus indiquées. | N° 2089.|
H. phæniceus Jacq.; Hib. à fleurs rouges. Cav. Diss., t. 67, f. 3; Dese., vol. VI, f. 382. — Arbrisseau très ornemental, haut de 1 50-3 mèt., à branches allongées, minces, flexibles et penchées, à feuilles petites, deltoïdes, grossièrement dentées-crénelées, à fleurs rouge-cinabre-violacé. — Originaire de la Jamaïque et de Saint-Domingue. Cultivé dans beaucoup de jardins, où il fleurit abondamment à toutes les saisons de l’année. Basse-Terre, Camp- Jacob, Pointe-à-Pitre, Moule. [N° 3209.]
MARTINIQUE. — Jardins de Saint-Pierre, du Prècheur, du Fond-Coré, ete. [N° 2088.]
H. surralensis L.; Hib. de Surrate, — Annuel, d'abord droit, ensuite penché, haut de 70 cm.-1 m. 40; remarquable : par ses feuilles ressemblant à celles du chanvre; par sa tige, ses pétioles et ses pédoncules armés de petits piquants recourbés; par ses larges fleurs d'un noir pourpre-violacé très riche, à calice à 5 segments ovales-lancéolés, très effilés, ligneux, munis de piquants sur les bords et sur la nervure du milieu ; par ses 6-9 folioles involucrales distinctes, linéaires-lancéolées, poilues et longuement bifurquées au sommet ; par son fruit ovoide, hérissé de poils, renfermé parles segments du
calice. — Originaire de l'Hindoustan anglais, naturalisé au Camp-Jacob; se cultive aussi au Jardin botanique et dans beaucoup d’autres jardins. — FI. d'octobre en février. [N° 2326, 2781.]
MARTINIQUE. — Introduit et cultivé au Jardin botanique, d'où il s'est
répandu dans les environs et pousse spontanément. [N° 849.]
H. Boryanus Desc.; Hib. de Bory. — Arbrisseau glabre, touffu, haut de 2-4 mèt.; à branches divariquées ; à feuilles coriaces, ovales, grossièrement dentées au-dessus de la base ; à fleurs larges, rouges, à calice à 5 lobes profonds, deltoïdes, moitié plus courts que la corolle; à fruit à 4 loges, renfermé par les lobes du calice ; à semences brunes, velues. — Cultivé dans un grand nombre de jardins comme plante d'ornement. Camp-Jacob, Basse-Terre, Gourbeyre, Pointe-à-Pitre. [N° 2327.]
MarTiNiQuE, — Cultivé au Jardin botanique et dans les jardins de la ville de Saint-Pierre, de Fort-de-France, du Prècheur, etc. [N° 2083.]
H. lavateroides Monc. ; Hib. ressemblant au Lavatera. — Arbrisseau ornemental, haut de 1-2 m. 50. Ecorce grise, branches flexibles, plus ou moins pendantes; jeunes tiges, branches, pédoncules, pétioles, calices avec calicules,
ét le dessous des feuilles couvert d'un duvet fin et gris. Feuilles presque glabres en dessus, d'un vert très clair, cordiformes, à 3-5 lobes peu marqués et très irrégulièrement dentés ; corolle large, légèrement pourprée, poilue en dehors; pétales striés; calice un peu plus court que la corolle; à 5 lobes profonds, deltoïdes ; feuilles involucrales 8, obovales, deux fois plus courtes que le calice; pédoncules articulés au-dessus du milieu. Fruit renfermé dans les lobes du calice, à 5 loges; semences petites, entourées de coton gris. — Cultivé dans les jardins : Basse-Terre, Pointe-à-Pitre, etc. [N° 2324.
7 MarTiniqQue. — Cultivé au Jardin botanique, d’où il s'est répandu dans le pays et s'est naluralisé. Saint-Pierre, Morne-Rouge, Fort-de-France, etc. [N° 166.]
H. cannabinus L.; Hib. tenant de la nature du chanvre. Vulgo : Groseille, Gombo-chanvre. — Annuel, très ornemental, haut de 80 cm.-1 m. 40, très droit, à tige grosse, remplie de moelle. Feuilles ressemblant à celles du chanvre, dentées en scie, à dents placées à distance et aiguës, à 3-7 segments dont 3-5 très profonds, les 2 latéraux plus courts; pétiole long, souvent deux fois plus long que le limbe de la feuille. Fleurs axillaires et terminales, grandes, à pétales jaunes parcourus de veines noires allant en zigzag: calice gris, 9-6 fois plus court que la corolle, muni de glandes surmontées d'un poil rigide, à 5 lobes.terminés par une pointe effilée, rigide et hispide; folioles involucrales linéaires, aussi longues que le tube du calice. — Cultivé çà et là autour des habitations, à cause de ses fibres, qui sont très tenaces, et de ses fruits, avec lesquels, après qu'on en a retiré les ‘graines, on fait des confitures et du vin, connu sous le nom de vin de groseille. — Capesterre (Guadeloupe), Trois-Rivières, Grands-Fonds du Moule, etc. [N° 783.
MarriniQue. Vulgo : Groseille. — Autour des habitations. Gros-Morne, Grand'Anse, Trinité. [N° 2085.! (Spécimen imparfait.)
H. sabdarifa L. (nom de la plante en langue turque); Vulgo : Oseille de Guinée. Desc., vol. I, t. 31. — Annuel, à tige suffrutescente, haute de 90 cm. 2 mèt., branchue dans le haut, entièrement glabre. Feuilles larges, noirâtres, dentées en scie au-dessus de la base : les adultes, à 3 lobes elliptiques, pointus, celui du milieu beaucoup plus grand: les jeunes, elliptiques, pointues:
Ï 5 J DÉLITS pétioles noirs, à la base du limbe. Fleurs axillaires; corolle grande, jaune, en clochette, veinée de lignes noires allant en zigzag:; calice d'un üers plus 5 BAS ; l court que la corolle, à 5 lobes très allongés, lancéolés, veinés de noir: calicule à 8-10 folioles lancéolées-linéaires, plus courtes que le calice. Fruit grand, à » | I b o loges, à déhiscence ioculicide, renfermé par les lobes du calice; semences brunes, pubescentes. — Après la chute de la corolle, les enveloppes florales A: j Ù I s'épaississen(, deviennent charnues et succulentes; le suc qu'elles contiennent est acide, très agréable et rafraichissant : on en prépare des confitures exquises et un vin délicieux qu'on appelle vin d'oseille. — Plus abondant que le pré-
cédent. Basse-Terre, Gourbeyre, Lamentin, Capesterre {habitation Longmont), etc. [N° 2782.
Marnnique. Vulgo : Grand-oseille, oseille de Guinée, groseille de Guinée. — Assez répandu dans l'île. Prècheur, Carbet, Gros-Moine. [N° 2084.| Plante
introduite de la côte occidentale d'Afrique, par la culture, dans les deux îles.
H. Coopert Hort. — Arbrisseau touffu, haut de 2-4 mèt., originaire de la Nouvelle-Hollande ; introduit par M. Bélanger au Jardin botanique de Saint- Pierre en 1880 ; remarquable : par ses larges fleurs à pétales roses, avec une tache rouge cramoisi au fond; par ses feuilles, panachées de blanc, de vert foncé et de vert tendre. — S'est répandu à la Martinique dans tous les jardins [N°35], de même qu'à la Guadeloupe, Basse-Terre, Camp-Jacob, Pointeà-Pitre, etc. [N° 3676.|
H. oitifolius L.; Hib. à feuilles de vigne. — Petit arbrisseau à branches flexibles, penchées, à fleurs jaunes, grandes, avec des taches noires au fond. [N° 848.]. — Originaire des Indes Orientales.
H. Lampas Cav. — Originaire des îles Philippines. [N° 2087.| — L'espèce précédente et celle-ci sont cultivées au Jardin botanique de Saint-Pierre, où elles poussent spontanément.
H. schizopelalus Hort. — Espèce très remarquable par ses fleurs pendantes suspendues à un long pédoncule, à pétales pennilobés ou pennifides. — À été introduit, il y a quelques années, par M. Hip. Clayssen, maire de Gourbeyre, grand amateur de plantes ; il s'est répandu promptement et fait l’'ornement des jardins. Basse-Terre, Camp-Jacob, Pointe-à-Pitre, etc. [N° 3687.]
Gossypium L. {du latin « gossum », enflure, goître, allusion à la capsule bourrée de coton; la racine du mot vient probablement de l'arabe « goz », substance soyeuse.)
G. arborescens L.; G. arborescent. Vulgo : Cotonnier. — Arbrisseau plus ou moins {ortueux, ne dépassant guère 4 mèt. en hauteur. — Se cultive en grand à la Désirade, aux Saintes, et çà et là à la Guadeloupe, seulement pour les besoins domestiques. — FI. de novembre en mars. — On rencontre plusieurs variétés, dont les principales sont : le gros coton, le coton fin et le coton soie; botaniquement parlant, ils ne diffèrent pas assez pour en faire des espèces distinctes [N° 3267}, gros coton, et [N° 3364 l'coton fin.
MarniniQue. Vulgo : Coton ordinaire, coton Pierre, petit coton. — Ses racines ràäpées entrent dans les remèdes contre la morsure du serpent ; prises en lisane, elles sont employées contre l'oppression, et les feuilles en décoction contre la diarrhée: dans quelques endroits on donne les graines en décoction aux nourrices dont le lait tarit : on se sert du coton pour l'appliquer contre les brûlures.
MALVACÉES 79 Paritium St. Hil. (de « parita », nom malabar de la plante.)
P. {iliaceum Ad. Juss., Hibiscus arboreus Desc.; P. tenant de la nature du tilleul. Vulgo : Mahot-scombo (au Camp-Jacob), bois-flot (ailleurs). Cav. Diss © (55,11; S1, 1.134 f. 2 Desc.; vol. F1, t. 148, p: 327. — Arbris- seau ou petit arbre, droit ou tortueux, haut de 3-5 mèt., à écorce grise-blanchâtre, très fibreuse, à jeunes branches et tige couvertes d'un duvet fin et blanc. Feuilles larges, aussi larges et souvent plus larges que longues, coriaces, entières, presque rondes, en cœur à la base, brusquement terminées en pointe, garnies en dessous d'un duvet fin argenté, avec des nervures très saillantes ; stipules 2, grandes, caduques, lancéolées, tronquées à la base, arrondies au sommet, couvertes d'un duvet farineux. Fleurs axillaires et terminales, brièvement pédonculées: corolle Jaune, grande, passant au pourpre pâle avant de se faner; calice deux fois plus court que la corolle, blanchâtre, à 5 segments allongés, deltoïdes, carénés au milieu, pointus; involucre à 10 dents pointues, blanchâtres, plus court quele calice. Fruitovoïdearrondi, pubescent, quinqueloculaire à déhiscence loculicide; style épaissi
au sommet ; stigmates 5, élargis ; semences glabres. — L'écorce de cet'arbuste se détache très facilement : on en fait des cordes solides. — Descourtilz
met cette plante dans les purgatives hépatiques et dit que les fleurs sont émollientes et purgatives, que l'infusion faite avec la racine et les feuilles a des vertus sudorifiques, apaise la douleur des ophtalmies violentes offrant des symptômes inflammatoires, etc. A la Guadeloupe, dans les endroits où celte plante existe, on se sert de l’eau tiède, dans laquelle on a macéré des fleurs, contre les maladies d'yeux. — FI. presque toute l'année, mais surtout de novembre en mars. — Peu répandu. Gourbeyre (Val Canard ; Houëlmont (batterie), Camp-Jacob (rivière Noire.) [N° 2329.]
Marnnique. Vulgo : Mahot-franc, bois-de-liège. — Les pêcheurs se servent de son bois blanc, léger et poreux, pour faire flotter leurs seines. — Assez abondant : Parnasse (habitation Litté), Ducos, Lamentin, Marin (Morne- Gommier), Sainte-Luce, etc. [N° 2022, 2023.
Thespesia Corr. (du grec « thesbesios », divin, parce qu'on plante cet arbre dans les Indes Orientales autour des temples.)
T. populnea Corr.; T. qui tient de la nature du peuplier. Vulgo : Catalpa. Cav. Diss., €. 50, f. 1. — Petit arbre, très touffu, à fronde arrondie, haut de 4-6 mèt. Feuilles très vertes, luisantes, fermes, presque coriaces, en cœur à la base, deltoïdes et pointues. Fleurs axillaires, jaunes, munies d'une tache noire au fond, ressemblant à celles du Gombo, mais plus petites: calice tronqué ou avec 5 petites dents, cupuliforme, entouré de 3 folioles involucrales disparaissant de bonne heure. Fruit globuleux, vert, à peu près de la forme et de la grosseur d'une nèfle de France, à 5 loges indéhiscentes, multiovulées; péricarpe de la consistance du cuir; semences trigones, obovales,
striées, poilues et anguleuses à la base. — Le bois est dur et sert pour la menuiserie et les travaux de tour ; l'eau dans laquelle on a macéré des feuilles est employée en lavement contre les hémorrhoïdes. — Très répandu. Abondant sur les plages sablonneuses du bord de mer : Désirade, Marie-Galante, les Saintes, Sainte-Anne, Sénégambie, Indes Orientales, etc. [N° 2779.]
Marrique. Vulgo : Caltappa. — Abondant. Trinité, Caravelle, Sainte- Anne, Vauclin. [N° 2024]
De cette famille on cultive au Jardin botanique de Saint-Pierre et dans d'autres Jardins le Goethea s{ricliflora Nees. et Mart. — Petit arbrisseau droit, haut de 80 cm.-1 m. 20, originaire du Brésil; remarquable par ses fleurs caulinaires garnissant toute la longueur de la tige.