SOIXANTE-SEPTIÈME FAMILLE. — CHLORANTHACÉES
Hedyosmum (du grec « hedus », doux, agréable, et « osme », odeur, parce que ces plantes émettent un parfum fort et agréable.)
H. arborescens Sw.; Hédyosme arborescent. Vulgo : Bois fragile. — Petit arbre, haut de 3-6 mèt., résineux ; à tronc droit ou tortueux, nu dans le bas; à branches nombreuses, fastigiées dans le jeune âge, divariquées et horizontales dans l’âge adulte, très fragiles, remplies de moelle, renflées aux nœuds. Feuilles opposées, penninerviées, longues de 8-10 cm. sur environ 3 cm. de large, elliptiques-lancéolées, obtusément pointues au sommet, pointues et dentées en scie au-dessus de la base, épaisses, plus ou moins succulentes, à côte large, plate, à nervures fines, nombreuses et très rapprochées; pétioles courts comprimés, insérés sur une gaine qui, élargie au sommet, va en se rétrécissant de haut en bas et porte à l'extrémité supérieure, de chaque côté, deux petits becs. Fleurs dioïques (dans les spécimens que j'ai trouvés), en chatons opposés : les mâles, à 1 étamine longue de près de 2 mm., ébractéolée, Jaune vert, à filet droit, fort, strié, tronqué au sommet, inséré à angle droit, à anthère subsessile, assise sur le bord de la tête du filet, disposées en chatons cylindriques, nombreuses, axillaires-opposées, pédoncules obtus au sommet et atténués à la base, longs de 2,5-3 cm .; les femelles, réunies par 2-4, en glomérules bractéolées, sessiles, formantensemble trois panicules fortement interrompues. Une fleur toujours terminale et deux axillaires prennent naissance dans les deux avant-dernières aisselles ; stigmate sessile, simple. Fruit drupacé, légèrement violacé, petit; semence trigone, de près
de 2 mm. de long, surmontée d’un tube très court. — Toutes les parties de la plante exhalent une odeur forte et aromatique !. — F]. en octobre et novembre. — Assez abondant dans les clairières des bois et dans les savanes
du Matouba, des environs des Bains-Jaunes; plus rare dans les bois des Trois-Rivières. Alt. 600-900 mèt. [N° 2960.]
1. Il est étonnant que cette plante ne reçoive, aux Antilles, aucun emploi de sés pro priétés aromatiques qu'elle partage, du reste, avec toutes les Chloranthacées. Ce qu'il y a de certain c’est que les jeunes pousses et les feuilles d'H. nutans et de H. arborescens sont employées couramment à la Jamaïque, où ces espèces existent, dans la médecine populaire, comme antispasmodiques et digestives. (E. H.)
CHLORANTHACÉES — TÉRÉBINTHACÉES 181
MarnniQue. Vulgo : Bois-de-l'eau. — Plus abondant qu'à la Guadeloupe : Calebasse, route du Camp de lAlma aux Deux-Choux, bois du Lorrain. [N° 2105.]