ERRATUM
Je dlsais,p. 213, en parlant de la fontaine de la place des Fainéants, que j'attribuais à Chardigny, « ce n'est plus qu'une pyramide insignifiîvnte et peu faite pour
donner une haute opinion de l'habile sculpteur ». Sa médiocrité ne m'étonne plus; j'apprends aujourd'hui que cette fontaine n'est pas de Chardign)', mais de Fossati, sculpteur marseillais, élève de l'école. Elle Tut élevée sur la place Latour (place Royale) en 1785. Elle était surmontée d'une aigle qui fut détruite en 1789 et remplacée en 1807, par une autre aigle due au ciseau de Cliardigny.
Chardigny avait exécuté, ii est vrai, pour la place des Fainéants une autre fontaine à laquelle était appliquée les bas-reliefs, la pêche et la cueillette des olives, mais qui n'existe plus. Par ordre de l'autorité cette fontaine devait être transportée sur un autre point de la ville : le fût de la colonne qui la surmontait ayant été brisé en trois morceaux, les bas-reliefs furent transportés au musée et il ne resta plus de l'œuvre du sculpteur, que le bassin, au milieu duquel on transporta la fontaine de Fossati.
Nos édiles ont fait tellement voyager nos fontaines publiques depuis 60 ou 80 ans, qu'il est fort difficile de les suivre dans leurs pérégrinations. Le savant archiviste de la commune, M. Bouillon-Landais, qui a bien voulu me communiquer ces détails et mettre sous mes yeux un plan de l'époque qui ne laisse aucun doute à cet égard, est peut être le seul maintenant à Marseille capable de préciser sur tous ces changements. Dans l'intérêt de la vérité, je remercie M. Bouillon-Landais de son obligeante communication.