PRÉFACE. XV
jetant Fanalhème sur les beaux-arts, et rêvant une république humanitaire s'écriait: Le besoin créa les trônes , les Beaux-Arts les ont affermis! Singulier aveu qu'il suffit d'enregistrer pour témoigner de l'intérêt personnel qu'ont les souverains à favoriser les beaux-arts, s'ils ne devaient en même temps par la protection qu'ils leur accordent assurer la prospérité des nations dont les destinées leurs sont confiées, et quand bien même les artistes ne contribueraient pas à former autour de leurs trônes une auréole de gloire dont l'éclat traverse les siècles.
Ils sont les miroirs fidèles de F histoire universelle.
Sans parler des médailles et des monuments avec leurs bas-reliefs et leurs sculptures, traces vivantes du passé, la peinture stiftirait seule pour nous initier à la connaissance de tout ce qui existe ou a pu exister. Ne reproduit-elle pas en même temps que les faits historiques de tous les temps, tous les objets qui frappent nos yeux? Est-il un peuple, un climat qui lui soit étranger? Brin d'herbe ou cèdre du Liban, plaine ou cime inaccessible, en un mot tout ce qui appartient à la création pose devant elle, et elle nous en renvoie l'image. La peinture