XVI PRÉFACE
ne cherche-t-elle pas de plus à reproduire les sensations et les idées ? Elle s'élève parfois au mysticisme le plus pur et ce que la nature offre de plus abstrait sollicite ses fervents adeptes. La beauté idéale et parfaite est son rêve et la beauté souveraine et dans toute sa plénitude n'est-elle pas toute en Dieu ? ainsi donc Chateaubriand a pu dire avec justice : Les Beauoc-Arts nous rapprochent de la divinité.
A ces reflexions j'ajouterai la conclusion suivante : Protéger et encourager les artistes, ces premiers interprèles de Fart qui féconde l'industrie, et mettre leurs oeuvres et leurs noms en lumière en leur restituant la légitime part d'iniluence qu'ils exercent dans le monde, c'est travailler à la glorification du pays qui les a vu naître. Cela dit, je reviens à ma préface.
Jaloux de vulgariser la connaissance des faits qui se rattachent aux Beaux-Arts, afin que le lecteur, en recueillant les enseignements philosophiques qui en découlent, puisse juger les causes des progrès et des décadences de ces mêmes Beaux-Arts, et pénétrer le secret de leur influence sur les nations, j'ai retracé dans un seul et même volume, les diverses phases subies par eux, divisant mon ouvrage par époques , car