GOUBAUD, SES ÉLEVÉS ET SES CONTEMPORAINS
Le Muséum de Marseille, composé de tableaux provenant la plupart des Eglises et des Couvents de cette ville, et déposés provisoirement dans les salles du couvent des Bernadines , fut définitivement installé dans la chapelle de ce même couvent, en l'an XIII, par les soins de M. Thibaudeau , sous la direction de Goubaud nommé directeur et professeur des cours gratuits de dessin, professeur de dessin au Lycée en remplacement de Guerrin.
Goubaud (Innocent-Louis), né à Rome , directeur de l'école et membre du Lycée des Sciences et des Arts de Marseille, a formé quelques bons élèves. Homme du monde, il faisait de fréquents voyages a Paris. Son tableau de St-Lazare implorant la Ste- Vierge pour la cessation de la peste, qui existe au musée de Marseille,
se ressent de l'école de David , dans ce qu'elle a de sec et de défectueux : Cette œuvre n'est pas de nature à donner une grande idée de son talent ; Goubaud était écrivain , il a publié en 1809 chez Terrasson , imprimeur à Marseille, un petit livre intitulé : Eléments de dessin à l'usage des commençants. L'auteur y traite des principes de géométrie , des règles à observer pour dessiner d'après la bosse, de la tête vue sur toutes ses faces , des proportions de l'homme et du squelette ; le tout orné de planches gravées , pour faciliter les explications.
Goubaud peignit en 1807 : Napoléon recevant aux Tuileries le Consultât de la République Italienne, qui le proclamait roi d'Italie, 19 mars 1805 : ce tableau de 3 mètres 73 cent, sur 2 mètres 36 cent., est aujourd'hui au musée de Versailles.
Teissier (Michel-Anne), peintre d'histoire, né à Marseille le 26 juillet 1780, mort à Aix le 11 décembre 1823, élève de Goubaud ; remporta le premier prix de peinture et d'architecture de l'école en 1806. Il fit cette année le portrait en pied du général en chef Bonaparte, qui fut admis à l'exposition de Paris. Refractaire, il fut obligé de quitter Marseille, où on exerçait des poursuites contre lui; il se retira à Yarages, et passa ensuite deux années à Brignoles , où il fit quelques portraits , entr'autres celui du Pape Pie VII. Goubaud rappelait son élève, mais Teissier doutant toujours de lui-même n'osa accepter les offres séduisantes qui lui étaient faites. En 1816 les Pères de la Foi l'appelèrent auprès d'eux ù Forcalquier en qualité de maître de dessin ; il fit alors plusieurs tableaux pour la communauté ainsi que pour quelques églises des communes environnantes. — En 1820, Teissier vint se fixera Aix, toujours avec les Pères de la Foi , et il exécuta encore
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pour ces derniers, plusieurs tableaux, ainsi que pour les églises des villages voisins.
M. Bouteuil , doyen de la faculté , possède une Cléopâtre de lui ; Monseigneur Rey , ex-évêque de de Dijon , conserve dans son cabinet également deux portraits peints par Teissier , Tun de Louis XVIII et l'autre de Charles X.
Richaud (Denis-Claude), né à Aix, domiciliée Marseille , puis nommé professeur de dessin au collège de Varages , près Barjols , avait exposé à Marseille en Tan VIII et en Tan Xï de la République, plusieurs paysages avec figures.
Rozet , né à Marseille vers 1770, peintre d'histoire et de portraits , habitait cette ville où il a exposé en l'an VIII de la République. M. Savon possède de ce maître : un Chasseur (costume de la République), qui a du mérite. Rozet fut nommé peintre du roi de Westphalie. Son petit-fils est sorti avec le n° 1 de l'école des Arts et Métiers d'Aix: dessinateur habile, il est chef de section au bureau du canal de Marseille.
Parmi les artistes qui ont exposé à Marseille où ils étaient domiciliés en l'an VIII, nous citerons encore :
Angelot (Balthazard), portrait en pied d'un Chasseur.
Bernard et Girardon , qui exposèrent également tous deux en l'an XI, des miniatures; on trouve encore le nom de ce dernier dans les livrets de Marseille de 1832.
Guèrin Paulin, désigné comme élève de Guenin, exposa cette même année un dessin.
Marron (Georges- Agricol), né à Apt et domicilié à Marseille , cinq tableaux de chevalets et deux grands dessins.
Bosio (Jean), peintre d'histoire et de portraits, élève de David et de l'école de Marseille, a exposé dans cette dernière ville au salon de l'an XI (1803), six portraits historiés et un dessin. — Les livrets de Paris mentionnent en 1819: Vénus ramenant Hélène à Paris; la mort de la Vierge. — En 1822, portrait en pied de Charles X (pour le ministère de l'Intérieur) ; la Poésie erotique écrivant sous la dictée de l'Amour. — En 1824, Portrait de S. A. R. Monsieur, en uniforme de colonel-général de Carabiniers ; Achille.
Bosio avait exposé à ces divers salons plusieurs portraits.
Baugean, peintre et graveur, né à Marseille, élève de l'école; a exposé en l'an VIII de la République. II a gravé et peint des marines qui ont figuré aux expositions de Paris de 1806 et 1812. Nous citerons : l'Entrée du port vieux de Toulon ; le Port de Civita-Vecchia et celui de la Ciotat. Il a exposé en outre en 1819, des Vues gravées pour le nouveau voyage pittoresque de France
Bertrand (Jean-François), peintre d'histoire, né à St-Maximin (Var) en 1798, élève de l'école, puis d'Abel dePujol ; a exposé en 1827: l'Ange Raphaël au moment où il quitte Tobie et son fils. Une copie lui a été commandée par le ministère de la maison du roi. Bertrand a eu pendant trois ans la direction de l'école gratuite de dessin au Mans. Il a exposé aux salons de Marseille, en 1832 et 1836, plusieurs portraits. — Les livrets de Paris mentionnent également de cet artiste en 1836 et 1839, une série de portraits.
Dagnan (Isidore), peintre de paysages, né à Marseille, élève de l'école. Ses principales productions ont été exposées au Musée Royal , savoir : En 1819, deux Jeunes Filles écoutant un berger jouer de la guitare. —En 1822, deux tableaux pour le Château de Fontainebleau; l'un, vue du lac de Genève; l'autre, vue de Lausanne, prise du bois de Montmélian ; Vue des Sources de Royat (Auvergne); Vue du Château de Voltaire à Fernay. — En 1827, Intérieur de la Forêt de Fontainebleau et deux vues prises dans le Dauphiné , acquises par le roi. — En 1830 , il tenait atelier et faisait pendant l'hiver un cours de perspective appliquée au paysage.
Dagnan a exposé encore pendant nombre d'années à Paris et notamment en 1834 : Vue de Paris, prise sur le boulevard Poissonnière (effet du matin); vue du Pont de St-Bénézet , actuellement au musée d'Avignon ; Fabrique sur les bords de la Sorgue à Vaucluse (effet du soir) ; Etude d'arbre. — En 1835 , vue d'Avignon ; (pour le ministère de l'Intérieur); une Forêt; la Plage d'Arenc (Marseille).— En 1839, Marseille; Souvenirs de Vaucluse. — En 1841, Vallée de Lauterbrunnen (Oberland). — En 1843, Port de Nice ; Brientz dansl'Oberland; Saint-Gingolph (Valais); Bois de Belle. Vue.— En 1845, Avignon. — En 1850, Lac de Neufchâtel ; Grenoble ; Environs d'Interlaken; Bois de Hêtre traversé par une rivière. — En 1857, Lac de Genève à Vevey ; Vallée de Lauterbrunen ; Bords de l'Aar à Interlaken ; le Vieux chêne Pharaon (forêt de Fontainebleau) ; Environs d'Interlaken ; Chemin de Paris à Fontainebleau. — En 1859, cinq paysages.
Dagnan a obtenu une médaille de 2m« classe en 1822, une médaille de lre classe en 1831 et a été décoré de la Légion-d'Honneur, le 2 février 1836.
Advlnent, peintre, né à Marseille ; a exposé dans cette ville en 1818: une Vue de Vaucluse, à M. le Chevalier Paul ; Etude d'un chien qui sent un lièvre et une perdrix, à M. Verdillon ; le Résultat d'une Chasse jeté sur des pierres mousseuses, à M. Maximin Martin.
Raynaud d'Aix, a gravé plusieurs productions de cet artiste. Le livret de l'année 1818, mentionne encore du même auteur son portrait peint par lui-même ; une Mendiante tenant son enfant endormi sur ses bras ; Etude d'animaux et un portrait d'homme.
Tanneur (Philippe), peintre d'histoire et de marine, Chevalier delà Légion-d'Honneur, et de divers ordres étrangers, naquit vers l'an 1T90 dans le fort St-Jean, à Marseille; son père était canonnier vétéran. Dans son enfance, il servit à bord d'un corsaire, où il fut blessé au pied droit ; plus tard admis comme musicien dans le service actif des douanes, il abandonna cette dernière position pour devenir ouvrier tonnelier: il embrassa ainsi successivement plusieurs professions, et il finit par devenir peintre en bâtiments. Ce fut sa propre enseigne , sur laquelle il peignit au premier plan une draperie et dans le fond une Vue des Catalans (Marseille), qui lui valut la protection de quelques hauts personnages qui le déterminèrent à s'établir à Paris. En 1823, l'un de ces personnages, qui avait une charge à la cour, le présenta à S. À. R. Madame la duchesse de Rerry, qui voulut bien le faire admettre comme élève dans l'atelier de de l'un des Vernet.
Peu de temps après, Tanneur sortit de l'atelier du maître avec un talent remarquable ; la duchesse le nomma son peintre ordinaire et le présenta au roi Charles X, qui l'envoya avec l'armée française, pour
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assister au siège d'Alger, afin de peindre le débarquement des troupes.
D'un caractère fort difficile, d'une originalité incroyable et d'une inconstance sans égale, cet artiste à constamment mécontenté ses protecteurs: il n'a pas su conserver un seul ami, et n'a pu se maintenir nulle part. Sa réputation en France en a souffert, et ses nombreux voyages lui ont nui également. Celui qui fît époque dans sa vie, est sans contredit son voyage en Russie ; mais là , encore après avoir été comblé des présents de la Cour, il se fît chasser de St-Pétersbourg ; on lui donna 24 heures pour quitter la ville. Tanneur a parcouru le monde entier, il a été reçu par tous les souverains, sa dernière excursion date de 1852 : il se rendait en Amérique à bord du vapeur le Humbold , lorsque le navire fit naufrage sur les cotes d'Alifax ; les passagers furent presque tous sauvés.
Comme complément de l'organisation singulière de cet artiste, nous devons mentionner son adresse merveilleuse ; il est excellent prestidigitateur , il bat supérieurement la caisse ; il fît un assaut de tambour avec l'empereur Nicolas , dans l'atelier que Sa Majesté lui avait généreusement offert dans son palais de St- Pétersbourg ; on sait que ce souverain était d'une force très remarquable dans cet exercice. — Tanneur joue également de divers instruments , mais il affectionne plus particulièrement le galoubet et le tambourin. Il a exécuté avec du liège peint, des objets d'art très curieux ; ce fut lui qui sous la restauration imagina un spectacle fort à la mode en ce temps là : le Nauticorama. Il avait construit très ingénieusement une grande quantité de navires de guerre, gréés et armés, formant plusieurs escadres , au moyen desquels il simulait les combats de Navarin , de Trafalgar, etc.
A l'époque où Tanneur s'est produit, ses œuvres
ont fait quelque sensation ; de nos jours elles sont tant soit peu délaissées ; il en est néanmoins dont le mérite est incontestable. Parmi les plus renommées on cite son Clair de Lune , exposé à Paris en 1834 ; acheté par le roi Louis-Philippe et placé au musée du Luxembourg; cette toile lui valut la Croix de la Légiond'Honneur. On cite encore sa Peste à bord de la frégate la Justice, appartenant à l'Intendance Sanitaire de Marseille. Ses divers ouvrages exposés à Paris sont : en 1827, le Combat du Vengeur. — En 1829 , Souvenir de Vérone; une Embarcation prenant terre par un vent frais. — En 1831, Vue de la Rade de Marseille , prise de la plage de Montredon ; Vue de Marseille (plage des Catalans) ; Vue du Lazaret de Marseille. — En 1834, un Clair de Lune ; Intérieur d'une Rade. — En 1836, Vue prise à Rordeaux. — En 1839 , Soleil couchant ; Navires de commerce ralliés par une escadre ; Vue de St-Pétersbourg , prise du pont du jardin d'été ; une Vue de Norvège , une Vue des cotes de Danemarck. — En 1840, Vue prise en Hollande. — En 1845, Frégate la Belle-Poule; grand Canal de Venise. — En 1847, Intérieur d'un Arsenal. — En 1848, après le Naufrage.
Philippe Tanneur se maria à Marseille à une demoiselle Rourgarel ; il eut de son mariage plusieurs enfants ; un seul a survécu , il l'abandonna à l'âge de 13 mois à de vieux parents , sa femme étant morte. Ce fils entra à l'âge de 12 ans dans la marine de guerre comme mousse , il servit jusqu'à 23 ans tant dans l'armée de terre que dans la marine. Libéré, il voulut s'adonner à la peinture, mais sans ressources, il dut abandonner cette carrière pour se faire lithographe, il devint ensuite un calligraphe excessivement distingué. Son père Philippe Tanneur existe encore.
Vidal (Jules-Joseph-Génie), peintre et dessinateur lithographe, né à Marseille le 8 avril 1795, élève de l'école, puis de P aulin Guerin pour la peinture d'histoire et de Aubry pour la miniature ; a débuté par exposer à Marseille, en 1818 : le Sommeil de l'innocence, portrait d'enfant ; Philoctète , étude d'après le modèle vivant; un Portrait de femme et une copie de Skalken. Vidal a quitté sa ville natale depuis longues années.
On lui doit quelques lithographies , entre autres : le Départ du petit Savoyard , d'après le tableau de M. Sereur ; Endymion, d'après Girodet, la police n'a pas permis la publication de ce dernier ouvrage. Divers dessins de cet artiste ont trouvé place au salon de 1827 et à l'Exposition des produits de l'Industrie de la même année. Il a exposé au salon de 1831 : une Marine, cotes de Bretagne ; Tableau de famille , à l'aquarelle. — En 1834, Paysages et Marines. — En 1835 , Lafontaine et deux portraits, l'un en miniature et l'autre en aquarelle. — En 1841, Souvenir de la Loire; Vue de Rome antique, prise de la tour du Gapitole ; Vue du pont Sixte (rive droite du Tibre). — En 1842 , Pâtre ; Campagne de Rome ; Costume de Sora , aquarelle. — En 1849 , St-Vincent -de-Paul, grand tableau et le Couronnement de la Vierge , aquarelle , d'après la section supérieure du tableau peint par Raphaël , J. Romain et le Fatore. —En 1847, Vue du parc de Ponancé. —En 1848, une Marine. — En 1849, Souvenirs de maîtres Italiens , aquarelle.
Marbeau (Philippe), né vers 1798, à Brives-la-Gaillarde (Corrèze), élève de Picot, a passé la plus grande partie de sa vie à Marseille où il a formé de nombreux élèves; doué d'un talent secondaire, ses tableaux ne sont pas, toutefois, sans quelque mérite, bien qu'il ait abordé tout les genres et se soit souvent inspiré de
celui de ses émules. Il est mort il y a environ quatre ans. Marbeau a produit un grand nombre de tableaux. Les livrets de Marseille mentionnent de lui: en 1836, le Messager récompensé, quatre Portraits sous le même numéro; Portrait de Paul-lnstus. — En 1838, Portrait en pied de l'auteur ; Portrait en pied de Mme P. M. ; Portrait en pied de M. À. du L. : la Broderie; Portrait de Mlle B., (demi figure) ; Jeune femme romaine à sa fenêtre, figure d'étude ; Donnez quelque chose à ce pauvre aveugle, scène italienne. — En 1840, Sainte- Elisabeth, reine de Hongrie ; le Retour des champs , paysage (environs de Marseille) ; Portrait en pied de de Mm« P. C; Portrait du docteur Clot-Bey ; Portrait de Mme R. — En 1842, Portrait d'un artiste de cette ville : les Deux Amis; une Route en Provence ; Vue du Musée en 1840. Les livrets de Paris mentionnent également en 1842, deux portraits en pieds. — En 1852 , Raymond VI, comte de Toulouse, protecteur des Albigeois ; la Fuite en Egypte. — En 1851, Départ pour la Ferrade (environs d'Arles).
Toulza (Mlle Joséphine), peintre en miniature née à Marseille, élève de M. Aubry. Un grand nombre de portraits peints en miniature par cette artiste, ont paru aux salons de Paris en 1824, 1827 et 1831 et les années précédentes.
Beaudin (Mme), née Félicité Bourges, peintre de portraits et de genre, élève de Bailly, née à Marseille, où elle a exposé en 1818 plusieurs œuvres : est restée nombres d'années en Russie , où elle a exécuté un grand nombre de portraits et de tableaux de genre; a exposé à Paris aux salons: en 1836, Vieille femme; Tètes qu'hommes (études). — En 1839, le Repos ; les Saintes Reliques, Scène prise aux bords de la Méditerranée ;
trois Portraits dont un de l'auteur.— En 1843, Portrait en pied de M. le comte Zichi ; Portrait de M11* Félicie de Fauveau
Paul Martin (Joseph), peintre de genre et d'intérieur, né à Marseille en 1799, élève de l'école ; a exposé au Musée Royal : en 1827, l'Intérieur d'une église de village de Champagne , d'après nature. Cet artiste a aussi peint l'Intérieur de l'église de Poissy. Ces deux tableaux ont été acquis par la duchesse d'Angoulème. Reynolds a gravé un de ses tableaux , représentant deux personnages du siècle de Louis XIII, se promenant sur une terrasse.
Paul Martin a exposé également à Paris en 1839 : une scène tirée du roman de Woodstock ; Rue et clocher des Accoules; Intérieur, scène du moyen-âge, aquarelle; le Mariage d'Halbert Glendineng, aquarelle. — En 1843, Vue de l'église St-Victorà Marseille; Contrebandiers dans les ruines d'un monastère (Bastan, Hautes-Pyrénées). — En 1848, Vue de l'Hôtel-de-Ville et du port de Marseille ; Intérieur d'un corps-de-garde, au xvn° siècle ; Jeune recrue trompée au jeu par des soldats ; Nature morte. — En 1850, Marchande de fruits et de fleurs à Marseille.
Dassy (Jean-Joseph) , né à Marseille le 27 décembre 1799, élève de Goubaudpuis de Girodet Trioson, partit pour Paris en 1817. Il exécuta en cette ville (182V) , la Magdeleine pénitente , qui figura à l'exposition de celte année et obtint une médaille d'or. Cette œuvre est aujourd'hui placée dans notre musée. Dassy revint à Marseille en 1827 d'où il se rendit à Rome pour continuer ses études Parmi les tableaux qu'il y exécuta et qui lui furent commandés par le gouvernement , nous citerons : Y Education de la Vierge ; exposé à
Paris eu 1831, actuellement ù l'église St-lXicolas-des- Champs de Paris ; le Christ au tombeau , exposé en 1831, à l'église de la Palud de Marseille. Dassy de retour en France , ne tarda pas à retourner à Rome, où il fit encore un séjour de trois années; il y exécuta de nouveau en 1833 : la Charité, acquis parla liste civile. — AuLxuembourg. un Christ m Croix, qu'il fit en 1838 à Paris . fut acquis par le ministère de l'Intérieur.— La Mort de Saint-Louis, pour la cathédrale d'Arras figura à l'exposition de 1839 et Silène et les Berger* à celle de 1841. Son dernier tableau acquis parle ministère de l'Intérieur fut une Assomption de la Vierge , qui figura à l'exposition de 1842.
Dassy a fait un grand nombre de portraits , dont quelques uns pour les galeries de Versailles. Il fut nommé conservateur du musée de Marseille en septembre 1845, — emploi qu'il occupe encore aujourd'hui. Dassy a fait en 1823 et 1824 de grandes figures lithographiées , d'après son maître Girodet Trioson. Il a lithographie notamment ses deux tableaux de Héro et Lêandre dont les pierres lui furent payées 4,000 francs. 11 existe également à Marseille de cet artiste , trois tableaux exécutés en 1845 et 1848 représentant Y Apostolat ; le Martyre et la Résurrection de St- Lazare , placés dans le chœur de l'église de ce nom. Il a fait également en 1832, un portrait en pied du cardinal de Latour d'Auvergne , évèque d'Arras, lithographie par Belliard.
Roqueplan (Camille-Joseph-Etienne) , peintre de paysages et de marines , né à Mallemort (Bouchesdu-Rhone) en 1803, élève de Gros. 11 a exposé au Musée Royal en 1822 : un Paysage (soleil couchant) et un Roulier dans une écurie. — En 1824, un Paysage, sujet tiré de Quentin Durward; Cascade duFuroy à
Sassenage ; Vue de la jetée du port de Dieppe. — En 1827, la Marée d'équinoxe , sujet pris dans l'antiquaire (duc de Fitz James); Vue de St-Paul de Léon (M. Brulion) ; Vue de la pointe St-Anne , ces deux vues prises en Basse-Bretagne. Il a aussi exposé en 1826 , à la galerie Lebrun plusieurs tableaux. On lui doit encore une Marine (galerie d'Orléans) ; la Mort de l'espion Moris, sujet pris dans le Rob-Roy et un grand nombre de Paysages , Marines et autres de petites dimensions. Plusieurs ont été lithographiées, entre autres: la Marée d'équinoxe dont M. Gelée a eu la gravure.
Les livrets des expositions de Paris , mentionnent encore de cet artiste en 1834 : Scène de la Saint-Barthélémy ; Vue prise à Pacy-sur-Eure ; Vue d'Italie ; Amateur de curiosités malade ; Soleil couchant (Vosges). — En 1836, J.-J. Rousseau cueillant des cerises ; le Missel ; le Lion amoureux et cinq Paysages. — En 1838, Van Dyck , à Londres ; deux petites Sœurs ; Plaisirs du soir. — En 1847, Paysans de la vallée d'Ossan; Espagnols de Penticosa ; Visa de passe-ports (frontière d'Espagne) ; une Vue de la vallé d'Ossan. — En 1850 , Diverses études dans les Pyrénées. — En 1852, Fontaine du Grand-Figuier (Pyrénées). — En 1855, les Filles d'Eve.
Roqueplan a obtenu une médaille de 2me classe en 1824 ; une médaille de lre classe en 1828 ; a été nommé Chevalier de la Légion-d'Honneur le 15 janvier 1832 et officier de la Légion-d'Honneur le 16 juillet 1852; a obtenu un grand nombre de médailles aux expositions de Douai, Lille, Toulouse, etc.
Vidal (Vincent) , natif de Garcassonne , élève de Paul de La Roche obtint une médaille de 3me classe pour dessins au pastel en 1844; médaille de 2me classe en 1849 et nommé Chevalier de la Légion-d'Honneur en
1852 ; il a exposé à Paris depuis 1841 jusqu'en 1861; ses portraits au crayon de L. Loubon, le directeur de notre école et celui de L. Treillet Nathan, de Marseille, furent exposés en 1843.
Huard (Pierre), ancien directeur de l'école de dessin et du musée des Antiques à Arles ; a exposé à Marseille en 1832 : Galilée dans sa prison. Les livrets de Paris mentionnent de cet artiste en 1834 : Cérémonie d'un baptême Arlésien dans l'intérieur du cloître de l'église de Ste-Trophime; Vuedu portail delà même église, dessins au lavis. — En 1835, Vue du chœur de l'église de Ste-Trophime. — En 1842, une imitation de Camée sur porcelaine de Sèvres. — En 1849 , Coffre à bijou; Porcelaine de Sèvres, offert en 1840 à la reine Victoria. — En 1850, Apothéose d'Auguste (Agathe de la sainte Chapelle), porcelaine. Huard est mort en 1857, il a été remplacé dans son emploi de directeur de l'école de dessin et de conservateur du Musée par Dumas Augustin, natif d'Arles, élève de Revoil alors directeur de l'école de Lyon.
Les œuvres de Dumas ont figuré à diverses expositions de Paris et de la Province, il peint l'histoire et les fleurs.
XIXe SIÈCLE