‹ Annales de mathématiques pures et appliquéesChapitre 29 sur 106 · MACHINES · texte numérisé non relu

MACHINES

attaché au bas (Ton an'ron , oo d'âne perche verticale , fixée par •on point supérieur , laquelle , lorsque le système mobile qui porte la tarrière est poussé eu avant , fait la fonction d'un ressort qui tend a le ramener en arrière : une corde attachée a un point fixe , près de la roulette inférieure , traverse la pièce posée sur cette roulette et qui sert de base au système mobile , rient ensuite passer sur une poulie placée vis-à-vis de son extrémité fixe , et enfin a son autre extrémité attachée a la ceinture d'un homme employé à la manœuvre de la machine. 11 résulte de ces dispositions que , lorsque l'homme dont nous venons de parler se porte en arrière , il tend la corde , fait avancer l'outil sur la pièce qu'on veut percer , et fléchit la perche élastique ; et que , lorsqu'il se porte en avant , l'élasticité de la perche , dont l'effet n'est plus contrarié par la tension de la corde , fait reculer tout l'équipage qui porte la tarrière , laquelle sort de son trou , d'où tous les copeaux qui existent se trouvent expulsés.

Tous ces mouvemens sont absolument îndépendans de l'agent employé a faire tourner la tarrière , dont le mouvement de rotation •'opère sans discontinuité, et toujours dans le même sens.

Machin* i trouer les trous pour incruster les iez des roùèts

des poulies

Les poulies s'useraient très-promptement si les essieux qui les traversent frottaient immédiatement contre le bois dont les rouets sont composes ; et , pour prérenir cet inconvénient , on est dans l'usage de garnir d'un des métallique chaque coté de l'œil ou trou cylindrique qui traverse ces rouets.

Les des dont nous parlons sont des plaques de cuivre , percées dans leur milieu d'un trou circulaire pour le passage de l'essieu \ mais dont le périmètre extérieur ne doit pas être un cercle coa-

DIVERSES. 75 eentrique 1 ce trou , afin d'éviter qu'avec l'usage le rouet ne tourne indépendamment du de*. Il faut de plus que ce dez soit encastré dans le roue* avec une telle précision qu'on n'ait jamais à craindre le moindre jeu entre l'un et l'autre.

On remplissait ordinairement ces conditions , soit en garnissant le contour extérieur du dez de tenons saillans- sur son périmètre , soit en faisant ce périmètre triangulaire ou quarré, et arrondissant les angles ; mais le travail était long , et la précision du travail difficile a obtenir.

M. Hubert obtient la facilité du travail et la précision -de la forme ; en donnant à son dez la figure d'un grand cercle sur la circonférence duquel s'élèvent trois lunules ou portions de petits cercles , ayant leurs centres aux sommets d'un triangle équilatéral inscrit au grand cercle. Il peut ainsi employer , pour creuser les trou» d'encastrement dans le rouet , la machine k forer les trous cylindriques , dont nous avons parlé à l'article précédent , en se servant de tanières dont les mèches aient la forme convenable.

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