VI
Machine à mortaiser les caisses des poulies.
Une des parties difficiles du travail de la fabrication d'une poulie est le creusement de la mortaise a pratiquer dans la caisse ou chappe destinée à contenir le rouet. La machine que M. Hubert a fait construire , pour exécuter ce travail , est une de celles qui , pour être bien conçues , exigent particulièrement qu'on ait les dessins ou un modèle sous les yeux. Nous dirons , en peu de mots , que les ciseaux , d'une forme particulière et nouvelle , destinés à creuser cea mortaises , sont mis dans une situation verticale , suspendus a un levier horizontal, et maintenus de manière à se mouvoir verticalement. Le point d'attache de ces ciseaux est placé entre l'axe de rotation du levier et son autre extrémité , à laquelle se trouve suspendue
76 MACHINES «ue tige de fer verticale , terminée à sa partie inférieure paT denx crémaillères parallèles reunies à leurs extrémités par des portions de cercles déniées ; cetie pièce d'engrenage est menée par un pignon fixe qui produit un mouvement vertical -de va et vient. Le moyen d'assurer l'alternation et la fixité de cet engrenage nous a paru nouveau.
Le ciseau ayant ainsi un mouvement périodique de montée et de descente , il ne s'agit plus que de lui présenter les parties successives du bois qu'il doit enlever pour former la mortaise , et c'est encore le levier qui produit cet effet , par le moyen d'une tige de fer , au bas de laquelle se trouve un cncliquetagc à rochet qui fart tourner une vis, dont la rolation détermine le mouvement progressif d'une espèce de charriot auquel la pièce de bois à rnortaiser est attachée. Ainsi , lorsque cette pièce de bois a été prralab'eraent équarrie , percée d'un trou dont le diamètre est égal à la largeur de la mortaise et mise solidement en place sur son charriot , il ne reste , pour achever le travail , qu'à tourner la roue du va et vient