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Moulin à draguer.
Les eatrx de la Charente tiennent continuellement dans leur coure de la vase en suspension , qui se dépose partout où la vitesse de tes eaux est ralentie. C'est le cas où se trouvent à Rochefort les avant-cales des vaisseaux , qu'on est obligé de laver chaque jour , à marée basse , et quelques canaux communiquant avec le fleuve , qui exigent des curages fréquens.
Mais l'inconvénient de l'envasement se fait sur-tout sentir à l'avantbassin , dans lequel les cônes de construction ont leur entrée. La Charente y dépose, à chaque marée, une couche d'environ 7 millimètres d'épaisseur ; et , en peu de temps , ces couches accumulées •'élèvent a une hauteur telle que les portes des fermes en sont
complètement
DIVERSES. 77 complètement obstruas. On employait autrefois des bœufs pour traîner une drague destinée au curage de ces vases, et ce travail était extrêmement long et dispendieux. M. Dupin dit que sa durée était de plusieurs mois, et évalue sa dépense de ao à a5 mille francs. On n'ouvrait les portes que tous les trois ans , et on se privait ainsi de l'usage journalier d'un établissement très-important pour les opérations de la marine militaire.
M. Hubert a fait construire un moulin a draguer qui remédie à tous ces inconvéniens ; le prix d'un seul curage , tel qu'on l'exécutait autrefois a suffi pour payer les frais de la machine ; et le modique salaire de deux condamnés, chargés de la surveillance da moulin , remplace la dépense que faisaient autrefois 56 bœufs et leurs conducteurs. Voici une idée sommaire du mécanisme.
Sur un gros cylindre horizontal sont enroulés , en sens contraires ; des cordages qui, par des poulies de renvoi convenablement placées, tirent la drague en deux sens directement opposés. Quand un cordage agit l'autre cède ; et la drague peut ainsi traîner la vase depuis les portes du bassin jusque dans le courant du fleuve ; et rétrograder pour recommencer une nouvelle course. Ce va et vient de la drague est déterminé ainsi qu'il suit : le moteur de tous le système est le vent , appliqué à un moulin semblable aux moulina hollandais , quant à sa forme et à sa manière de transmettre le mouvement de l'axe, des ailes à un arbre vertical. Le bas de cet arbre porto une lanterne , destinée à mener successivement deux roues dentées , établies autour du gros cylindre horizontal et a une distance l'une de l'autre plus grande que le diamètre de la lanterne; au moyen de quoi , lorsque cette lanterne engrainc dans la roue à droite t elle ne touche pas la roue a gauche , et réciproquement ; mais elle fait tourner le cylindre dans un sens ou dans le sens opposé , soivant qu'elle engraine l'une ou l'autre des deux rouée dentées , et détermine par conséquent les marches contraires de la drague.
Pour opérer cette alteraation d'engrainage > M. Hubert a fait
jr«». vu. M