AN ALISE ALGEBRIQUE
Résolution des équations littérales , par une nouvelle méthode , directe et générale ;
Par M. Suremaw de Missery , ancien officier d'artillerie, membre de plusieurs sociétés savantes (*)•
QUOIQUE notre mdlhode soit également applicable à des équations complètes , flous les supposerons , à l'ordinaire , dépourvues à*e ïcut second terme ; ce qui simplifiera les calculs d'une manière notable.
Et , attendu que l'équation du second degré , privée de son second terme, se résout immédiatement, nens passerons de suite à celle du troisième.
Résolution de t équation du troisième degré.
ï. Nommant a, Bt e les racines de la proposée a'+px+osto; on a , par la théorie générale des équation» ,
( ) Ce qu'on va lire n'eit que l'extrait d'un mémoire beaucoup plus étendu que l'auicar a bien voulu réduire A ce qu'il renfermait d'essentiel.
Tom. VII, n* IX, s « mars 1817. 35
a55 RÉSOLUTION
parlant
oa, en faisant 3-}-^=/ » ^ — c—z ;
— 3r»— z' = .fc ,
Eliminant y' entre le cube de la première équation et le quatre1 de la seconde , on obtient
z*(3'.y'— z^Wlf+tf) i
d'où l'on tire
ajoutant et retranchant enfin cette équation successivement a l'équation
le premier membre de l'équation résultante sera un cube partit ; et en conséquence , elle prendra celle forme
On tir* de la
ce qui donne puis \
ce qui donne ultérieurement
gsr y . 771— ■ /> y
expressions qui , avec la suivante ,
(•) Tl est Hfficile de penser que M. de Mlssery eût pu Informations . s'il n'eûl conna , à l'avance . la forme de» racine* du 3.-« degré. L» propre d'une bonne i&ëthode parsît èïrc cependant de ne présupposer aucune couB^utance acquise sur ce qu'on cherche»
s6o RÉSOLUTION
sont les (rois racines de la proposée, en y remettant pour m et/i les quantités coonues dont elles sont les symboles»
2. Comme , jusqu'à présent , on n'a pn parvenir à résoudre les équations du quatrième degré sans l'intermédiaire d'une réduite ; nous allons, pour une plus grande uniformité, chercher la réduite qui répond à l'équation du troisième degré.
D'après ce qui précède , il est aisé de voir que
—3rl— r»
d'où
•*p i — n — jj — 53 — \ >
faisant done
3k+£|/=ï r 3y— rt/=5 # 13 ' • ' «
on aura
d'où la réduite
et les valeuri
qui , tontes deux , «ont les racines de la réduite , considérée comme équation du second degré. Après quoi le calcul s'achève comme ci-dessus , avec les deux équations qui donnent m et n , c'est-àdire ici s et / , en fonction de y et x.
DES ÉQUATIONS. a6i Oo • done ainsi les racines do la propose , en fonction des racines de la réduite.