TRADUCTION DU HOCVEAU TESTAMENT
par les mythologues et les critiques rationalistes, co&tre la Térilé historique et divine des principaux récits qui y sont contenus.
» Nous venons de dire en quoi nous avons tâché de mieux faire que nos devanciers, et par quelle voie nous avons cherché à y parvenir. Avons-nous atteint ce but? ou en jugera. Evidemment, quant à nous, si nous ne pensions pas que notre travail, envisagé sous les nombreux et divers points de vue qu'il embrasse, réunit au moins quelques avantages de plus que les autres travaux de même genre, nous n'aurions jamais eu l'idée de le publier, ou plutôt nous Taurions abandonné, dès que nous aurions reconnu Tinanité de nos efforts. Mais avons-nous réussi de manière à être satisfoit de notre œuvre, à la juger, non plus par comparaison avec les autres traductions françaises, mais avec le modèle dont nous avons entrepris la copie, c'est-à-dire la VulgcUe, le livre que tout homme versé dans les matières bibliques considère comme le plus .difficile à faire passer dans notre langue 1 Sous ce rapport, personne assurément ne jugera notre traduction pins sévèrement que nous ne l'avons fait nous-même, parce que personne n'a mieux compris toute l'étendue des difficultés que présente un pareil travail, non-seulement pour le langage et pour le style, mais pour le sens exégétique et théologique. Aussi n'est-ce pas sans dessein que, dès les premiers mots de celte préface, nous avons déclaré que, malgré nos quarante années consacrées à l'étude des diverses branches de la science biblique, nous n'aurions pas osé entreprendre une tâche aussi difficile, si nous n'y avions été fortement engagé par des hommes dont l'autorité doit être du plus grand poids pour nous. Nous sommes donc pleinement convaincu que dans quelques passages sur le sens desquels diffèrent entre eux, et les théologiens, et les commentateurs, et les Pères eux-mêmes^ nous avons pu ne pas choisir le sentiment le mieux fondée malgré la comparaison la plus minutieuse des divers moyens qu'offre à un traducteur la critique sacrée, aussi bien que l'herméneutique et l'exégèse. Nous ne sommes pas moins convaincu qu'en ce qui louche au langage et au style, plusieurs imperfections ont pu nous échapper, les unes par inadvertance,