‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 112 sur 149 · OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES DES CHALDÉENS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES DES CHALDÉENS

M. Th. Henri Martin a lu à rAcadémie des inscriptions et belles-lettres, dans la séance du 21 février 1862, un mémoire intitulé : Sur les obsert>ations astronomiques envoyées, dit-on, de Babylone en Grèce par Callisthêne. Voici un résumé des points principaux de ce mémoire :

Dans rédition aldine du commentaire grec de Simplicius sur le traité du ciel d*Aristote *, on lit que Callisthêne avait envoyé de Babylone en Grèce, sur la demande d'Aristote, des observations astronomiques qui, suivant Porphyre % embrassaient un intervalle de 1903 ans jusqu'à l'époque d'Alexandre.

Depuis le 16» siècle jusqu'à nos jours, celte donnée a été considérée par presque tous les savants, surtout par les plus récents elles plus distingués, comme un document historique très-important; et tout récemment encore, en rapprochant ces 1903 ans avant Alexandre et la durée totale des cinq dynasties de Bérose, depuis le commencement de la dynastie Mède jusqu'à la fin de la dynastie Assyrienne renversée parBçlésyset Arbacès, on a cru y trouver une base certaine pour la chronologie de Niniveet de Babylone, et la preuve de l'identité entre la date de la mort de Sardanapale et la date du commencement de rère de Nabonassar.

Cependant, en 1810, M. Amédée Peyron ^ a démontré qu'au lieu du texte authentique du commentaire de Simplicius sur le traité du ciel, les Aides ont imprimé par erreur une traduction grecque fabriquée à une époque inconnue sur la traduction latine très-infidèle de Guillaume de Meerbecke, moine flamand

Mn-fol., Venise, 1526.

^ Porphyre, dans Simplicios, de cœlo, 1. ii, sect. 46. ' Voir sa dissertation : Empedoclis et Parmenidis fragmenta^in-S*, 70 pages, Upsis, 1810.

SUR î/AsmomuTË HKS^ CBAL^ÉENS. 3f 9

du 13" siède ^ Dès lors, c'est dans le texte authentique des mis manuscrits de Sim{:llicius> puis dans l'édition donnée en 1S36 par M. Brandis ^ qu'on est allé chercher les fragments i'Empédode et de Parminide, cités par Smpiidui, et non dans réditton des Aldes^ où ces précieux fragments^ ayant passé par deux traductions^ sont entièrement altérés.

Mais les chronologistes ont continué de prendre dans le texte apocryphe des Aides, le passage sur les observations envoyées par Callisthène, et de s'appuyer sans scrupule sur le nombre de 1903 ans. Un seul d'entre eux, M. I^p^tus, a remarqué qu'au lieu de ce nombre le texte authentique donne 31 ,000 ans ; mais il a supposé que Guillaume de Meerbecke avait fait sa traJuC'^ tioa sur un bon manuscrit où le nombre de i 903 ans se trou* Yait, et que le nombre invraisemblable de 31.000 ans vient d*une faute' des copistes postérieurs. Cette supposition de M. Lepsius n'est pas admissible* Car le nombre de 31^000 ans pour les observations astronomiques envoyées de Babylone en Grèce par Callisthène, était très-vraisemblable et même trèsmodeste dans Topinion de Simplicius et de Porphyre.

En effets Simplicius, Porphyre, les néoplatoniciens^ les as* trologues (et Porphyre était l'un et l'autre), prétendaient que. rastrologie s'appuyait sur des observations chaldéennes et égyptiennes continuées, non pas pendant des centaines d'an« nées, mais pendant des milliers de siècles. Au contraire, il est très-invraisemblable que tous les copistes chrétiens du moyen âge se soient accordés à substituer, dans le texte authentique de Simplicius y au nombre de 1903 ans le nombre de 31^000 ans, qui contrariait leurs croyances. Il est bien plus aisé de concevoir que le moine Guillaume de Meerbecke ait fait disparaître dans sa traduction ce nombre contraire à l'orthodoxie. D'ailleurs, il y a dans le texte authentique de ce même canmentaire de Simplicius, un autre passage où on Ut que les Chaldéens ne portent pas à moins de 1,440,000 ans l'antiquité de leurs observations écrites. Mais Guillaume de Meerbecke et le traducteur grec de sa traduction latine ont fait diStparaitre

* Cette traduction a été imprimée in^Col. Venise, 1540, et A autres éditioiis jttaqu'à la dernière^ Venise, 1584.

' SchoUis tur ÀrùtoU. Berlin, 1836.

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ce nombre inconciliable avec la chronol<^ie biblique, et ils ont i^uit, Tun à 5,000 ans^ Tautre à 2,000 ans, les 630,000 ans attribués par Simplicius aux ol^servations égyptiennes. Dan» la plupart des éditions de PUne, on lit que l'antiquité de l'écriture en Assyrie est de 490 ans suivant Bérose et Critodème, et de 720 ans suivant Epigène» Des chronologistes se sont encore emparés de ces nombres, pour les accommoder à leurs systèmes. Mais Pline cite ces nombres uniquement pour prouver que l'antiquité de récriture en Assyrie est si prodigieuse, qu'on peut la considérer comme étemelle. Il est donc évident que, soit par mégarde, soit avec intention, les copistes ont supprimé, au-dessus des nombres annorum ccccxc et annorum dccxx, le trait horizontal-*, qui signifiait mtVIûim. Dans un autre passage de Pline, où il s'agit de la distance de la lune à la terre suivant les Égyptiens, il est évident que le trait signifiant miUia a été omis au-dessus des chiffres romains exprimant le nombre de stades, et cette omission est rendue plus évidente encore par la variante stadiorum, qui se trouve dans quelques manuscrits au lieu de stadia; car ce génitif stadiorum ne peut dépendre que du mot millia omis. Il faut donc rétablir les nombres de 490,000 ans et de 720,000 ans dans le texte de Pline sur l'antiquité de l'écriture assyrienne, et conserver dans le texte auttientique de Simplicius le nombre de 630,000 ans pour l'antiquité des observations égyptiennes, le nombre de 1 ,440,000 ans pour l'antiquité de^ observations chaldéennes, et le nombre de 3i,000 ans pour la partie de ces observations que, suivant Porphyre, Callisthène avait envoyées de Babylone en Grèce. D'autres partisans de l'astrologie fournissent des nombres analogues â ceux-là. C'est donc un mensonge des astrologues, et non un précieux document historique, que Simplicius nous a conservé dans ce texte. L'unique autorité qu'il cite en cet endroit est celle du néoplatonicien Porphyre, grand partisan de l'astrologie.

Si Aristote avait réellement reçu de Callisthène des observations chaldéennes antérieures à l'ère de Nabonassar, il en aurait parlé dans ses écrits, et après lui les astronomes grecs auraient essayé d'en tirer parti. Or, Aristote, dans les ouvrages qui nous restent de lui, a eu des occasions évidentes d'en

SUR l'astbonomib des ghaldéens, su

parler, et il n*en a rien dit. S11 eu avail parlé dans des ouvrages que nous n*avons plus, d'autres écrivains auraient répété son témoignage, et Simplicius aurait cité Aristote, au lieu de citer Porphyre seul. D'ailleurs, Hipparque, Ptolémée et tous les astronotnes grecs ne se sont point servis de ces observations antérieures à rère de Nabonassar; observations qui auraient été si précieuses eu raison de leur antiquité même. En citant, après Hipparque, des ol)servations chatdéennes qui remontent aux premiers temps de cette ère, Ptolémée dit expressément qu'elles sont au nombre des plm anciennes que ton possède. Sans doule,lesChaldéens avaient fait des observations avant Tère de Nabonassar. Mais Bérose et Cornélius Alexander attestent que ceroiavaitdétruitsyslématiquement les documents antérieurs à son temps. D'ailleurs, si quelques relations d'observations plus anciennes avaient échappé à cette destruction, ces obseryations, notées d'après les années de chaque règne, pouvaient être d'un usage impossible à cause de la confusion de la chronologie des temps antérieurs.

En résumé, le nombre de 1903 ans, étant tiré d'un texte apocryphe, doit disparaître de la chronologie, et le témoignage authentique de Porphyre et de Simplicius sur des observations astronomiques de 31,000 ans, envoyées de Babylone en Grèce par Callisthène doit être considéré comme de nulle valeur, parce que ce n'est pas là un document historique venant d' Aristote, mais un des mensonges habituels des astrologues.

Nous attendons la publication du Mémoire de M. Th. Henri Martin, pour donner les preuves plus explicites de la rectification importante qui est proposée ici.

3S2 IfOmrELLVS ET lliLAHCSS.

NOOVSLLC8 ET MÉLAliaES.

ITALIE. ROME. — Bref odrrâ^ par S, S. Pie IX à M. E, de THemUten.

Notre collaborateur, M. Edmond de l'Hervillierg, dont nos lecteurs ontpQ depuis près de quatre ans apprécier les intéressants et consciencieux travaux, ayant pris la respect^use liberté d'offrir à S. S. le pape Pie IX un gros volume, fort élégamment relié, dans le<|uel il avait réuni, sous le titre de Métamgee dhitiùin et detmkiologie^ diveraes éindea relatives aux antiquités de TËgiite, et plusieurs mémoires sur Notre-Dama-de-Bon-Secourt de Comjnègne, k mosl GannclQny le théâtre dfi Champlieu, Pierrefonds, etc. ^ le Saint- Père a daigné lai adresser un bref dont voici la traduction :

« A notre oher fila Edmond Caillette de rHervUIiera, à Piris. » Pie iX Pape,

» Gber fils, Salut et Béoédiction apostolique. Nous avoua acoepté avec plaisir l'ouvrage que vous Nous avez envoyé et qui a pour titre : Mélanges d'histoirt et d^archéologie. Les écrivains catholiques qui se servent de l'histoire pour être utiles aux fidèles, ceux-là surtout qui, par l'étude des anciers monuments des promiera slèelea de IVglise, éclairent d'une lumière nouvelle lea vérités de notre foi, seront toiJùours l'objet de Notre bienveiUance particulière. La muititoée f^ l'importance des affaires que Nous avons à traiter dans le gouvernement de toutes les églises confiées à Notre sollicitude Nous ont empêché jusqu'à ce jour de prendre connaissance de cet ouvrage. Cependant la préface placée en tête du volume, dans laquelle vous déclartx soumettre tous vos écrits au jugement du PonUfe RonMio, témoigne hautement de votre amour et de votre obéissaaeeeavera Nous et le Siège Apostolique, Aussi avons-nous la confiance que, dans les diverses parties de ce livre qui ont pour objet, soit l'histoire, soit ^archéologie, 11 ne se trouve rien qui puisse troubler ou blesser la piété du lecteur. C'est dans cet espoir que Nous' vous assurons de toute Notre bienveillance et o*est avec tendresse, cher fils, que Nous vous en donnons comme gage Notre Bénédiction Apostolique.

» Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 19* jour de février 1862, de Notre Pontificat la le* année. »

C'est avea plaisir que noua publions cet auguste doonment, qnt eit pourM.de l'Hervilliers une récompense et un nouvel encouragement. Le Mo*4e, daiis soo )¥' du 12 octobre 18C1 , avait inséré un autre bref que le Saint-Père avait adressé à cet écrivain, à l'occasion de son travail sur la Venue et Vépiscopat de Saint- Pierre à Romey qui a paru dans ies Annales, Depuis, à la sollicitation de M. de l'Hervilliers, Pie IX a daigné octroyer un bref d'indulgences à perpétuité, en date du 22 novembre 1 861, en faveur de ceux qui visilent la chapelle de Notre- Dame-de-Bon-Secours de Conipiègne» dont M de l'HerviUiers a réceounent écrit l'histoire K

* On trouve les divers travaux de M. de l'Hervilliers chez lui, 45, ne de Vaugirard, à Paris, et aux librairies Palmé, Aug. Aubry, Durand.

NOUYELLES ST HiLAKGES. 3t3

— ConUmuation é$i dieouv9fUtf<titeê dans les fouilles à» palais des Céswrs^ jwr ordn 4e l^empereur de» Français, Nous continuons à recevoir des nouvelles iiitéreasaqtes des fo»illks des jardins Farnèse. Le 1*' mars a été ouverte la porte XofifM, et l'on s'est oecupé immédiatement du transport des terres et da déUai du CHvhs Palatinus, La découverte complètement inattendue* de cette grande et ma^^niûque entrée du palais des empereurs est d'une impeitance ea* pitale pour la topographie de l'ancienne Rome.

Le Cliauf Balatinm a la mém« largeur que les Toles romaines onlinaif es, notamment qoe la vole Appienne. Gomme GoUe-oi, Û est pavé d'immenses blo^ de lave,

La grandfi cowr, qui ocisope remplacement cpae Ton oFoytlt èlre celoi dn tsiople d'ApoUen, prend tous les jours aussi une plus grande importance. Plusieurs base* dfi colonnfs ont été découvertes. Ces colonnes avaiôit un mètre de diamètre; et Ton en a retrouvé des tronçons, La cour est complètement déblayée. £Ue est carrée et a 30 mètres de oôté. L'abside, où se trouve le beau pavé de ouurl>re dopt nous avons parlé précédemment, a 11 «,60 de diaiçètre. Cne grande partie du st^Iobate et diverses bases de pilastres formés de marbres précieux sont encore en place.

Nous avons dit dans notre dernier nun^éro que le directeur et conservateur des fouilles, M. Pietro Rosn, assailli de demandes d^aUtorisation pour visiter les travaux, s'était décidé à fixer un jour (le jeudi) où les visiteurs seraient admis avec un billet. Notre correspondant nous a envoyé un de des billets qui sont distriiiaés par notre ambassadeur, par le général de Goyon et par M. Rosa. Il est en français et porte en tête : Ministère de la maison de l'empereur. Palais des Cisa»s, Cabinet du Conservateur. Vne note invite les visiteurs à n'emporter ni Qiftrbre ni objet quelconque, recommandation qui ne serait inutile nulle part et ^est.de toute nécessité à Rome. Enfin le mot gratis^ éerit en gros caractère, ne sera point indifférent aux touristes. {Correspondance littéraire de mars^^

— Les nouvelles que nous recevons de Rome sur les fouilles du Palatia Goatinoent à être fort intéressanteSt On a enlevé et transporté hors de la ^e les énormes amas de terre recouvrant les voûtes qui soutenaient le pavé du memument appelé à tort comme nous Tavons dit, le temple d'Apollon, et Ton a pu alors pénétrer dans les étages inférieurs. On y a découvert ùeu» chamWes. Upremièr^y au-dessous du Casino Farnèse, était entièrement remplie de terre. Quand elle fat déblayée^ on s'aperçut qu'elle avait été, et à une époqye tout k fait récente, dépouillée de tous ses ornements. La seconde chambre, qui donne «or la première^ était aussi presque compléteiiMiot eomblée, mais elle n*a oer** tainement pas été yisitée. Les murs sont en pierre d'Albano, et les ançles en travertin. Elle parait avoir formé autrefois un édifice isolé qui fut englobé postérieurement dans les autres constructions du palais, et date indubitablement des derniera (emps de la république, comme loe qu'on appelle le Fwrum do

Ces denx chambres communiquent ensemble par une petite galerie ou corri^ dor. L^ les recherches des déprédateurs se sont arrêtées.; aussi la ruine, à partir d'un mètre au-dessus du sol, contient encore de nombreux objets de décoration. Nous citerons, entre autres, une petite colonne torse avec cannelures, ornée de feuilles d'acanthe» «t qui au lieu de chapiteau eetaurmontée de deux

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pomines de pin rénales par des feuilles d'acanthe ; un Uiyrse en forme de ean délabre, surmonté également d*nne pomme de pin et de feoUlage, letontUen conservé et d*un admirable travail ; et enfin des fragfMnU de corniche m marbre rouge antique. La pureté de style de ces objets prouve évidemment, avec d'autres indices, qu'Us appartiennent à une belle époque de Fart. La continuation des fouilles montrera bientôt si l'on approche du temple de Cybéle, ^ue Ton sait avoir existé sur le Palatin.

On peut se faire une idée de Tempressement du public à visiter ces mines, et cela se conçoit, car chaque jour il y a quelque chose de nouveau à voir. Les anciens pavés de marbres précieux, auxquels une restauration intelligente a rendu presque leur ancien nspeel, produisent surtout le plus grand effet.

Les fragments d'architecture, chapiteaux, bases, corniches, tronçons de colonnes que Von a découverts dans la semaine, sont successivement remis, lonque cela est possible, à la place qu'ils occupaient, ou disposés sur les mars de manière à être en vue. Gela forme un véritable musée d'un genre tout noaTeaa à Rome, où d'haMtude les antiquités sont transportées dans les magasins dn Vatican, et y restent invisibles an public. {Corretp. litt. cTavrî^]

BIBLIOGRAPfflE.

EXPLICATION DES EVANGILES des Dimanches et Fêtes principales, extrwU textuellement des Homélies du cardinal de la Luxeme^ par l'abbé î. Mertian, curé de Juilly. — Maison Périsse, rue Saint-Sulpice, 38, Paris.

Les Homélies du cardinal de la Luzerne qui ont eu un grand retentissement dans la chaire chrétienne au commencement de ce siècle, occupent encore une place distinguée dans les bibliothèques ecclésiastiques. Toutefois cet omTsge ne saurait être, dans sa forme primitive et toute son étendue, goûté des chrétiens de nos jours. Il s'y trouve une polémique contre l'incrédulité qui ne répond plus aiiL tendances de l'époque actuelle, et la pensée y est parfois développée arec une amplification d expressions et une longueur de dissertation qu'il est bon d'éviter aujourd'hui, qu'on a tant de choses à lire, et si peu de temps à donner aux lectures sérieuses.

M. l'abbé J. Mertian, curé de Juilly et membre de la Société des prêtres qui dirisent le célèbre collège établi dans ce village, a cru rendre un service aux chrétiens sérieux, en modifiant ces Homélies de manière à en former un cours d'instructions soudes, dégagées de 4out développement superflu, concentrées pour ainsi dire et réduites à une juste mesure, qui permette à l'attention de se soutenir «ans aucune fatigue jusqu'à la conclusion.

VExplication des Evangiles des Dimanches et Fêtes principales, extraite testueUemeni des Homélies du cardinal de la Luxerne^ que vient de publier cet ecclésiastique dont le sèle est guidé par la science, est ainsi un ouvrage de bibliothèque transformé en un livre de piété, à l'usage de quiconque veut se sanotifler dans le monde. On retrouve dans cette réduction substantielle les pensées solides, les expressions choisies, le style tout à la fois simple et élégant du câèbre cardinal; le tout resserré dans nne forme plus concise qui, loin de dlminner le mérite du fond original, semble au contraire l'avoir augmenté, en écartant tout ce qui s'y trouvait de surabondant Dans cette forme nouvelle, Fouvrage do savant Prélat est devenu l'un des meilleurs commentaires sur l'Ëvancile dont puissent s^aider les méditations et du chrétien séculier, et du ministre de la parole sacrée.

fimniM. — I«tttaMri« Uil Imm» m <• rtmiMle, SI.

AMAIES •

DS PHIIiOSOPHIE CHRÉTIElVSrK.

ll{itintr0 29. — iRot 1882.

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