LES ROMAINS ONT CONNU LES TRADITIONS BIBLIQUES
tés romains rapportèrent de TOrient^ mais une grande quantilé de volumes, d'où l'on fit extraire les 1^000 vers qui furent enfouis au Capilole :
tt On retrancha de ces volumes, dii-il^ tout ce qui ne leur » plut paS; tout ce qui parut trop s*écarter des mœurs et de la » religion des Romains, tout ce qui évidemment concernait » les autres peuples en particulier ^ »
M. Alexandre ajoute encore :
a Après la restitution de ces livres^ une bonne partie de ceux y> qui avaient été rejetés par les Décemvirs durent se répau- » dre parmi le peuple, d'autant plus qu'il dut en arriver d'au- » très en abondance, quoique un peu tardivement. Et c'est » alors probablement que durent commencer à être lus à B Rome et à être communs dans ce peuple ces faux livres SibffUins dus aux Juifs, dont les traces ont paru à plusieurs se » trouver dans la 4« églogue de Virgile^ traces bien incertaines » selon nous ^. »
Nous n'avons pas à discuter ici si c'est alors que furent composés les faux livres Sibyllins; nous constatons seulement que dans ces recherches des livres prophétiques de tout TOrient^ les livres des Juifs durent être connus et examinés. Ces livres n'étaient pas secrets et cachés comme les livres Sibyllins des Romains; ils étaient entre les mains de tous les Juifs, et les étrangers pouvaient en entendre la lecture d'après la loi. Quant à la 4* églaytie, nous cherchons à prouver seulement que ce n'est pas dans son instmci que Virgile a eu à chercher les traditions quelconques qui y sont contenues; qu'il n'a pas imenté la notion d'un Libérateur à venir, mais que la tradition en était vivante fort avant lui, comme va nous l'apprendre en termes exprès le document suivant.
63 ans avant Jésus-Christ.
10® année du pontificat d'Eircan 11, à Jérusalem, 690 de Rome : M. Tullius Ciceron et €. Antonius, consuls* Prise de Jérusalem par Pompée, — Conjuration de Catilina^
Avant de citer le document suivant rappelons-nous 1« Que ' /wd.,p. m.
> Aid., p. ISO.