‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 123 sur 149 · REPRÉSENTANT SAINT PIERRB ET SAINT PAUL · texte numérisé non relu

REPRÉSENTANT SAINT PIERRB ET SAINT PAUL

Hais comme il pouvait faire encore usage d'un autre symbole pour mieux faire entendre qu'il était question ici de ce prophète, il n'a pas manqué de le faire en plaçant à ses côtés un volumen d'une dimension singulière. Il s'agissait de la prophétie de la Vierge qui enfanterait l'Emmanuel^ et le prophète raconte que Dieu lui commanda de se procurer un volume grand ei nouveau, pour y inscrire l'enfantement de la Vierge* par la vertu duquel, Jérusalem^ alors assiégée par Rasin^ roi de Damas et par Pbacée^ roi de Samarie^ serait délivrée. C'est pourquoi à ce même enfant^ iqui devra s'appeler Etnmanuely Dieu veut qu'on lui donne dès à présent ce nom : « Agis vite, * enlève les dépouilles^ prends vite le butin,» c'est-à-dire : Mahar-chaM-chash-Baz (n OT ^iro "vtD). Tel est le sens que donnent généralement les saints Pères à ce passage, quoique saint Jean Chrysostome ait cru que ce second nom ne se rapporte pas à Emmanuel, prédit dans le 7« chapitre, mais au fils d'Isaïe, qui lui serait né de la femme appelée ici prophétesse. Mais les raisons les plus fortes de cette opinion généralement admise se tirent de la ressemblance des deux textes dans le premier desquels est prédit Emmanuel, et dans le second : a Hâte-Un de prendre les dépouilles, prends vite le butin, » et de l'incohérence des temps avec la prédiction, s'il faut s'en tenir à un autre sentiment. Car, la 4" année du règne d'Âchaz, Rasin fut mis à mort par Taglat-Pelassar, à la prise de Damas, et Phacée fut tué par Osée qui envahit le royaume de Sama-rie. Ainsi se vérifia la 4'' année ce qu'Isaïe avait prédit la d"* année du règne d'Achaz, et Jérusalem fut délivrée du siège selon la promesse du prophète : «Avant qu'un enfant sache ré- » prouver le mal et choisir le bien, cette terre que vous détestez » sera abandonnée par ses deux rois ^.» Donc, ou Ton doit dire que le Fils de la Vierge, appelé Emmanuel, que prédit Isaïe, et qui naquit dans la A^ année, est le même enfant Emmanuel, en vertu duquel Dieu promet à Achaz la prompte délivrance de Jérusalem, ce que ne soutiennent pas même les partisans

> Yelociter spolia detrahe; cito prœdare.... accéléra spolia 4etrahere; festina prsdari (Isaie, yui, 1, 3). — M^. Gahen traduit t Hâte butin, pille tôt

^ Anlequam sciât puer reprobare malum et ellgere booam, dereUDquetur terra, quam tu detestaris, a fade duorum re^om suorum (Isaïe, vu, 16}.

372 BXPUGATIOlf P'iJN VEIUUS

de rinterprétation opposée, et ce qui est absurde; ou Ton doit nécessairement conclure que l'£mmanuel^ libérateur de Jérusalem est précisément le fils de la prophétesse^ appelé « HàMoi de prendre les dépomlles, prends vite le butin. » ' Par conséquent; les paroles du chapitre 8* : a Et il s'apprex> cba de la propbétesse^etelle conçut et enfanta un fils S » ne peuvent avoir d'autre sens que celui d'une vision prophétique^ dans laquelle il semblait à Isaîe qu'il s'approchait de la Viei^e pour contempler celle qui devait concevoir et enfanter le fils « Emmanuel, agis vite, prends les dépouilles, » en vertu duquel le Seigneur délivrait si promptement Jérusalem. En effet, dans le 8' verset du même chapitre, le fils de la prophétesse qui devait s'appeler : a Agis vile, prends les dépouilles, hâte- B toi de prendre le butin,» est invoqué par le prophète sous le nom d'Emmanuel, dont la terre, dit-il, est dévastée, comme par un torrent, par le roi de Syrie. On voit que cette interprétation est ici admirablement exprimée dans notre précieux monument. Car le prophète Isate y est représenté précisémeat au moment où il voit la Vierge couverte du voile et priant entre les deux Testaments, désignés par les deux oliviers au milieu desquels elle est placée ici et dans les Ferrer (planche 9, iO, ii, 18), ou dans l'Eglise composée des Hébreux et des Gentils, dont les Testaments s'accordent à rétéler et à démontrer le même Christ, a Que signifient les deux oliviers ? demanda saint Proclus expliquant le chapitre 10 de Zacharie, et il répond : a Les deux oliviers sont les deux Testaments; et pourquoi le prophète les appelle-t-il deux olitmrs ? Parce que, comme J'ofcvier garde ses feuilles toujours vertes, de même les deux Testaments sont les témoins étemels du Christ ^. »

Cette nouvelle peinture est certainement très-importante, mais la suivante n'offre pas un moindre intérêt par sa nouveauté et son importance. La copie incorrecte de M. d'Agincourt me plaçait sous les yeux un personnage en prière, de

* Et accessit ad prophetessam, et concepit, et peperit filium (Isaie, tiu» 3).

3 Tivss jxl Sùo iXeâai ; al (fûo ^caOijxstt. Kal ità ri vewvoiç cTirsv ilKletç ; 'Elttii%

Tttpi xpKrroxf exovvt fjMprvpiocç (S. Proclus, de Constantlnople» Discours, ii, ii.7; sur Vincamation du Seigneur; dans la Po^r. grecque, de Migne, t. 65, p. 702).

REPBÉSENTANT S'AINT PIERRE ET SAINT PAUL. 373

Sexe incertain^ enire deux autres offrant la même indécision, et derrière la figure du milieu un objél qui resseihblait beaucoup à un bain^ ce qui me porta à y Toir une Suzanne. La nudité de cette héroïne ne présentait pour moi aucune difficulté^ puisque j-en avais un exemple pareil dans les mêmes Verres (planche III, n.7), aiiquel j'avais comparé une cornaline représentant une femme nue et en prière, derrière laquelle était suspendue de deux côtés une toile ert forme de rideau, telle qu'on entrouve peinte dans les bas-reliefs pour indiquer Tintérieur d'une maison. Or, le verre original mè montre un jeune homme nu et priant entre deux autres, vêtus à Torientale, tirant une scie appuyée sur ses chairs; eï de larges ruisseaux de sang s'échàppant de ses blessures. C'était une tradition très-répandue parmi les Juifs, tradition qui passa ensuite dansFEglise, que le prophète Isaïe mourut de ce cruel supplice auquel il fut condamné soit par Manassès, soit par le peuple, ce qui fait dire à saint Jérôme : a Les Juifs pensent D qu'Isaïe prophétisait sur sa mort, parce qu'il devait être scié » par ordre de Manassès avec une scie de bois, ce qui est une » tradition très-certaine; d'où plusieurs des nôtres pensent que » ce qui est écrit dans la lettre aux Hébireux sur la passion des » saints, ils ont été sciés, se rapporte à la passion d'Isaïe ^ » . Mais, me dira-t-on peut être, à quoi bon cette représentation? On peut répondre que c'est pour mettre sous nos yeux un modèle de foi et de patience, comme s'exprime Ter tulïien : « C'est avec ces forces de la patience, qu'Isaïe est scié, et il ne » cesse pas de parler du Seigneur^. » C'est à la pratique de cette vertu que saint Paul exhorte les fidèles^ après avoir énuméré les exemples des saints, et parmi ceux-là citant encore celui d'Isaïe, selon que les anciens interprétaient le sectisuntou serrait sunt, au témoignage d'Origène ^ et de saint Jérôme

^ Isalam arbitrantar Judsl de suà prophetare inortô quod serrandus sit à Manasse serra lignée, quae apud eos certissima traditio est; undè et nostrorum plurimi illud, qaod de passione sanctorum in epiî'tola ad Hebrsos ponitur, serraii ntnt (xi, 37), ad Isaïse référant passionem. (S. Jérôme, Comm. sur Isàïey 1. XV, c. 67 (et non 1 scion la Civiltà) ; PdtroL lat, t: 24, p. 546.)

^ Hi8 patientiae viribus secatur Isaias, et de Domiuonon tacet (TertuÙ., de pa- CtetUta, c. 14; Pair, lot., 1. 1, p. 1270^.

* Voir (H'igène, lettre à Africanus^ n. 0; dans Patr. grecq., t. xi, page 650.—

y* SERIE. TOME V. — N* 29; 1862. ( 4* voL de la coll.) 24

374 ^PUCATIOK p'fW VEIKK

Tapôtrè écrhapt ; « fitaot donc environnés d'une m grande » quantité de témoins... courons par la patience au combat qui » nous est proposé K» Cette patience était soutenue par la foi daus les promesses des récompenses futures^ycompris la résurrection des corps^ comme renseigne oiivertemeut saint Paul dans le chapitre xr de la même EpUre. De telle sorte qu^on peut dire que ce 3' tableau est lié avec les deux premiers» afin d'exprimer la mort soufferte par le prophète pour annoncer la divine parole pro Domino fwt^ tacet^^ mort qui fut encore une figure de celle du Christ^ que le peuple condamna malgré son innocence à expirer sur le bois de la croix ^.

Et il parait que Tartiste dans cette composition a voulu exprimer cette autre pensée, car c'était uu usage reçu dans les premiers siècles de rappeler à l'esprit, au milieu de semblables images, la passion dp Sauveur. Ce qui, si je ne me trompe, est prouvé avec la dernière évidence par le tableau qui suit immédiatement^ que j'ai déjà interprété dans les Verru^ à la page 6. Là, je rappelai le sentiment unanime des saints Pères louchant la signification du serpent, sentiment qui s'appuie sur l'interprétation donnée par Jésus-Christ lui-mêfne à ce que j'appellerai la crucifixion du serpent dans le passage connu : « Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert^ il faut de x> même que le Fils de l'homme soit élevé afin que quiconque » croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle ^ »

Tout le monde connaît ce qi|i suit ; n Car Dieu a telleipent » aimé le mopde, qu'il a donné son Fils unique, afip que qqi- » concjue croit en lui, ne périsse point mais qu'il ait la vie éter- » nelle *. »

Voir dans, les ^otea qui sont jointes à ce texte d'Origèof^ i2»»4*> ^ fpnsA Vfimbn (Fauteurs qui disent qu*Isaïe a été coupé par une scie.

* Ideoque etnoS tantam habentes nuLem tesliura..., perpati,entiaiiicurramw ad proposHum aobls certamen (S. Paulus, ctd Hehra:os^ m, î). ^ Quem populiis sectum ligno sine labe repertij^i^ ImmerituAi démens crudeli morte peremit.

(Tertuil., adversiu Marcionem, 1. m, c. 6; Pair, îat., \, u« pç 1074. Voir en outre Orfg., Uom, 1, in Xs. — Ambr., in P«. US.)

3 Sicut Moyses exaltavit serpentem in deserto, ita exalt^rt oportet SHum hominis^ ut omnis qui crédit in ipsum non pereat, sed babeat vâtw »t«i«am {Joan,y ni, 14, 15).

^ Sic enim Deus dilexit muudum ut Filium, auum. ^\niyi^\^ffpi d^u^t, lit omaia qui crédit in eum, non pereat» sed babeat vitam œternam. (ZZ;.» 16.)

BëPRÉSëNTANT SAmX PlKnBE ET SAINT PAUL. 375

Voilà pourquoi nous voyons tout cela exprimé si exacte^ naent ùàm }es peintures que nous examinons^ Dieu donne p»r la Vierge son Fils au monde, afin que par sa mort sur la croix chacun ait la vie éternelle.

Mais cette doctrine de la Rédemption est comparée dans les Ëoritures aux eaux pures et abondantes avec lesquelles le Sauveur désaltàre les croyants, c'est pourquoi saint Paul dit que le Christ est la pierre du désert de laquelle Moïse fit jaillir le« eaux que hurent les Hébreux, a car ils buvaient de la pierre n) spirituelle qui les suivait> or cette pierre était le Christ ^ i» iVussi le prophète Uaïe annonçant aux Hébreux Vincarnation future, et montrant du doigt le Rédempteur, prêchait à ce peuple qu'ils puiseraient avec joie aux eaux de la fontaine du Sauveur: «Voilà le Dieu mon Sauveur,..; vous puiserez des eaux » aux fontaines du Sâu>eur^. ^ Les chrétiens, adoptant celle interprétation, représentent très-souvent celui qui fait coulei* du rocher les eaux abondantes, par suite de Thabitude de confondre la figure avec Tobjet figuré, dont j'ai parlé dans ]^ Yerre$, p. 2 et dans lé Mmée de Latran, p. 115, et ont cou-* tume de placer quelquefois le Christ lui-même, d'autres foiSji saint Pierre à la place de Moïse» ne voulant évidemment signifier autre chose que la doctrine évangélique primitivement enseignée par le Christ, et ensuite par les apptres, auxquel$i ils substituent le vicaire de Jésus->Christ| pasteur de TÉglise universelle dont la direction lui a été confiée par le pasteur suprême et le divin Maître.

Et c'est là ce que signifie le tableau suivant, dans lequel 1q Sauveur Ivii-même (comme on peut le supposer par le rapprochement du tcMeau précédent, et non Moïse) (C), frappe le rocher, tenant la baguette élevée, comme il Télève dans le tableau antérieur. Mais la vérité de la doctrine évangélique est démontrée par la résurrection du Christ, car sans elle nous

1 Bib^aot autem de spiritali conséquente eos petra,petraautem erat Christus (I Cortnth.9 x, 4).

^ ËcceDeussalvator meus... haurietis aquasde fontibus Salvatoris {îsaUf^u, 2.3).

(C) Daps cette hypothèse, s'il est ici question du Christ et non de Moïse» pourquoi ce personnage n'est-il pas représenté avec la fleure et le costume tra» dionnels du Sauveur? Th. B.

376 EXPLICATION d'un VERKB

croirions'vainement en Lui et aux promesses d'une récompense future^ promesses faites à ceux qui par le baptême deviennent les partisans de sa doctrine : « Si le Christ n est pas res- » suscité, notre prédication est Taine; vaine aussi votre foi ^.. » que si le Christ n'est pas ressuscité^ votre foi est vaine... B Mais très-certainement le Christ est ressuscité d'entre les )i morts, comme prémices de ceux qui dorment... et comme » tous meurent en Adam^ tous revivront aussi dans le Christel C'est pourquoi dans l'ancien rite^ le corps de celui qui était baptisé était plongé dans l'eau et en était retiré^ ce qui signifiait la mort et la résurrection et en même temps celle da croyant. «L'immersion indique que le croyant meurt avec le » Christ, et sa sortie de l'eau qu'il ressuscite avec lui ®. » Grégoire de Nazianze dit pareillement : « Nous sommes ense- » velis en même temps que le Christ par le baptême, afin que yt nous ressuscitions encore avec lui *.»

La foi se trouvant raffermie par la résurrection des corps], tout le monde comprend combien il est rationnel qu'après le&images de la rédemption et de la prédication qui en a été faite aux hommes^ ou après leur vocation par le baptême^ signiflée par les eaux qui jaillissent % vienne ensuite la représentation des trois enfants vivant au milieu des flammes, que les anciens nous apprennent avoir toujours été regardés comme le symbole de la résurrection' « Nous croyons que la )) résurrection de nos corps aura lieu aussi, parce que le Christ « est ressuscité, car il est pour nous un gage de notre résurrec- » tion lui qui reprend la vie par sa propre puissance, lui qui 9 retire les trois enfants sains et saufs et sans lésion aucune de » la fournaise de Babylone-^. » TertuUien dit également : g La

* Si autem Cbriatus non resurrexit, inanis est erga prœdicatio nostra, inanis est et fldes vestra (/ Corinth,, xv, 14).

> Quôd si Ghristus non resurrexit.yanaest (ides vestra.... Nunc aufem Chris^

tus resurrexit a mortuis, primitis dormientium Et sicut in Adam omnes

moriuntur, ita et in Ciiristo omnes vivificabuntur (I CorintK, w, 17-22).

'111, 17 j Patroî. grecque, 1. 1, p. 800).

* 2u>retfw/Aiy Xpi7T^ Six rou ^xTiTiVfLxrOi^ hx *vX fuvKvafrôJ/uisv [Oraison, xi).

* Ferre*, p. 30 et 31.

REPBÉSENTANT SAINT PIBRRE ET SAINT PAUL. 377

» future intégrité des corps après la résurrection est prouvée » en ce que les feux babyloniens ne brûlèrent ni les tiares D ni les yétemenls des trois frères ^ d Saint Irénée dit aussi : a Ananie^ Azarias et Mizael jetés dans une fournaise sept fois 9 plus ardente que de coutume^ ne furent lésés en rien^ et » rôdeur du feu ne se répandit pas même sur eux... Ils sor- » tirent du feu sains et saufs^ conduits par la main de Dieu> » pour la manifestation de sa puissance. Aussi^ quoique main- B tenant quelques personnes ignorant la puissance et les pro- » messes de Dieu, nient le salut qu'il nous a promis^ pensant x> qu'il est impossible que Dieu puisse ressusciter les corps^ et » leur donner la ^ie pendant l'éternité ; mais leur incrédulité 9 ne rendra pas vaine la parole fidèle de Dieu K b

Voici la conclusion ou le résumé de tout ce que j^ai avancé jusqu'ici. Il me semble que Fauteur de ces intéressantes peintures a choisi pour sujet de son remarquable travail le mystère de la Rédemption prêché par les princéf^ dès apôtres Pierre et Paul dans TÉglise de Rome ; c'est pour cela qu'ils sont représentés tous les deux dans le centre avec leurs noms; et en haut au milieu d'eux est le monogramme du Christ comme leurs armes et leur couronne. Saint Pierre est peint avec la barbe^ et saint Paul sans barbe, à cause de l'infério- Tité de l'âge du second. Saint Pierre est placé en avant d'un pas^ quoiqu'il lui présente la main droite^ pour faire entendre qu'il n'est pas place de la sorte par préséance^ mais parce qu'il veut honorer un inférieur. C^est ainsi que datïs la plu-

PatroL grecque, 1. 1, p. 844). ,

^ Corporum è resurrectione futures integritatis doeumento fuerurU, quod babylonii ignés trium fratrum nec tiaras, nec sarabaras... lœserunt (Tertull., de rAQArreç^tpne.carii^f^c â8, Pair. laf*y t. .ii, .p.SSO). Ce qui est folext italique

' Ananias et 'Azarias et Mizael missi in caminum ignis septu^lum e^^rdentem, neque nocitisuntaliquid, neque odor ignis inventus est iii éis..':; ieJt (fé^cïi- !Mi<^%(ife «]vi%i»i»A, ^âiéft^iëfbtlJfiAttVèi, iii^^SstdKïAnèto Vlrt&t^M. Sic et nunc quamvis quidam ignortiûtes ifftutem et promissionem Dci contra- )4ciM {|ufiPi pÂtuti^ ;iiiip(itoU)il& (Nii«tlf9iEtQte9{ posée 9mm djutcitaolamicDippcif a in .{ieçp^i^içiîjunoij ^ef seyewtfpi^??, e)» ,*)i) W, • nojij l^ç^c^ inf;çe4pJU^ ^Jkifn.WrflcuablfÛdem Dei. (S. Irénée, contre les hérésies, 1. v, c. 5/ dans Patr. grecque.

t. VU, p. 1135.) ,. . . ,,

378 BXPUGATIOM D'tm tEftftft

ptrt des Term on Toil les maris précéder d'an pus teots femmes qu'ils ont à leur droite. Ces apôtres prêchent Tincar^ nation du Verbe et sa passion^ et c'est pour attester la foi en ces mystères qu'ils donnent le liaptéme aux nations et promet» tent la résurrection des corps*

L'épigraptie qu'on lit autour des peintures que nous avons interprétées, n'est pas entière; mais on peut aisément sup» pléer ce qui manque par la confrontation d'autres épigraphes pareilles que nous fournissent d'autres verres. Elle peut donc ee lire ainsi :

OIftNITAS AKIOORVK VIVAtii.

Ici suivaient les deux noms dont il reste seulement une finale ETE, et qui désignaient vraisemblablement des époux^ Ensuite il est écrit :

I» jmCC OCI ZStflf, et non Zl<««0, ni lUoêU (=a I9(ktf«(r<),

parce que, comme }e l'ai fait observer dans mes Yerm Iplunche II, n"" S), les premiers chrétiens ne furent pas dans l'usage de changer la formule grecque

PIC ZESES (ce niE KHCAU)

et d'un autre côté le Zeses avec le JPte qui est souvent sous*entendu, n'est pas un souhait que l'on fasse aux époux, mais à celui qui boit; ce qui confirme l'acclamation aux deux époux, ce sont les paroles vivatU inpaee Dri. Ainsi dans la VP pUin/oMy vC" 7, des Verns^ on lit :

CONCQRDI BISAS (e'est-à^dlre VIVAS) IN PACE OEI

et au même endroit, n'* 2 :

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