VI VAS IN PAGE DEI ZESES
formule semblable à celle de notre verre par l'omission de PIE. La plus étendue des formules de ce genre que je connaisse est celle de la planche XX, n* 6 :
ttlLANIS VIVAS CVH TVIS FELICITER SIHPCR REFRIGENIS 1H PAGE DEI,
à laquelle correspond celle du verre 3 de la XV* planche, qui n'est pas entière :
HILARIS vttHiff GVH TVIS OINIRVS FELIOITER SEHPER !■ PAGE DEI
Écoutons les premiers chrétiens se souhaitant une joie et une allégresse perpétuelle, mais non une joie et une allégresse
* On en trouve plusieurà exemples dans mes Veftes^ p; 7.
REPRÉSENTANT SAINT PIERRE ET SAINT PAVL. 3t9
terrestres comme les païens eut-mêtnes avaient coutume de les désirer pour eux^ comme un grand bien et les souhaiter à leurs amis : c'était une Joie pure dans la paix de Dieu* Tién paroles font allusioâ à ces passages dés Èpttnn de saint Paul où la paix est appelée la paix de Dieu tlp^V) tù\i-BeùZ, pax Dei ^ et eipi^ XfumMf pax ChrisH ^, et Dieu s'appelte le Dieu de paix 8<èc TîK elp^vTiç, Deus paciê^y laquelle paix consiste à être avec lui et à le sentir dans le calme d'une conscience pure ; ce que Tapôtre appelle avoir la paix awc IHtUf elp'^wiv l)^fttv itpi^ ^^ Ofidv^* Et cette paix est la véritable paixetVËr âOfi^kès«ex)celient de Dieu> comme le remarque Tlié^oret^^einon celle qUe l'on a avec les hommes; parce qué^ comme te fait observQr avec raison saint Jean Ghrysostome^ a il ne nous sert de rien d'être » en paix avec tous et d'être en guerre avec Dieu; pareillement » rien ne peut nous nuire^ si nous sommes ()ersécuté6 par les » hommeSi nourvu que nous soyons eU paix avec Dieu*.)» J'ai remarqué que Zeiêê (vivas) est ordinairement accompagné d« pie (bibe), et c'est avec raison^ car ces verres sont dés fragments de larges tasses^ ou paterœ^ dont les anciens avait coutume de se servir pour boire, calices ^.
Reste maintenant le dignitas amicorvh, que Ton retrouve fréquemment dans les verres, fonnuledont j'ai parlé et qui me paraît signifier l'honneur que l'on veut rendre aux amis en les invitant et en leur donnant à boire. J'ajoute que le dignitas amicorum est une version littérale du grec 'AÇtwpia Twv cpiXoùv, qui d'après Letronne indique proprement le corps des familiers du prince *. Ainsi donc le nombre des amis les plus intimes que quelqu'un aura eu, aura pu très-bien s'ap-
• Hebr,, xii, 14. Hom,, viii, 6. Phil,y iv, 7. ^Coï., III, 15.
3 Rom,, XV, 33; xvi, 20. ii Cor., xiii; i Thess., v, 23.
• Rom., V, 1 .
*Theod., tnP«. 128.
^ Oùikv ^fiXoç ii/ûv x«v itpoç itAvrotç u/aSv ilpvjvixoi^ ttpbç ih rhv 0siv lxit«7roA«tf« ftivot, ùfT-Kip o\t$'tv ^Xûioi vifiX-'j xây Transe nccvrciiv itoXtft.ditfifOXf rû <fi 6eSi ct^cye«û>/Aev (S. Jean Ghrysost. Homél. i,sur V épîtrei aux Corinth.; dans PaU grecque, t. 61/ p. 14). '
^ Voir ce que j'ai écrit à ce sujet dans la préface des V&rrtSy pi. XII.
• Voir mes Verres, p. 6.
380 EXPUGATIOII P'DN YBABB UPlli9B«TAMT S. TVSSHE ET S. PAUL.
peler dignUas ameorum, parce qu'ils étaient regardés comme dignes de la familiarité ; et corome les conviés à table sont généralement de dignes amis, le iignitas amicorum a pu très* bien être inscrit siir les coupes usitées dans les festins. Par conséquent digniUu et dignatio a pu signifler l'honneur du banquet et la participation à la table s'appeler dignatiùnem acei" père. C*est dans ce sens, comme je l'ai démontré^ que Optât de Milève a écrit : S€andala.eontrû nospanitis mandando sitirgulis ne nos ealtUent, ne a nobis dignàtionem aeeipiant ^. C'est pourquoi, revenant peu après sur ce qu'il a dit, le méme^ au lieu de mandando ne no$ salutent, ne a nobii dignatùmem aeeipiant , écrit : Adeù ut saluMiones et convicêus proMbeatis >. A l'appui de ce que je viens de dire, j'ajouterai encore un passage de Pallade, dans la vie de Chrysostome. Il y est dît : « Jean voyait, ou quMI devait inviter à table tous ceux qui » étaient dignes de cet honneur, ou n'inviter personne : I<jx^c
:^ hi ii itSv iiiiù[M dfe(Xct T«ury)c tySc TifAviç àÇtSkai..., % yLtfivA ira*
^ S. Optatus, De ùhtsmfUe Donat., I. y, n. 5; patr. lai., t. xi, p. 1033. « JW<i..p. 1037.
^ Pallade. Vie de Ckrysostome, ëdit. grecque-latine d« Em. Bigot, c. xii, P.J03, la*4% leao; et dans Pat. greéque, t. 47, p. 39.
y" vj V» .■ V . V
LA PHJLOSOPHIE TRÀPITIONNBIXR JEU LES «ATIONALISTES. 381
■^— ^P^P^-^ii»— ^— »^"i^— ■*«*«i»»*— W^i^«^|^»i»[HP«W*-^pW«i«^Pi»^^i»lwS