DANS LE CONSISTOIRE DU 9 JUIN
Si nous voulions prendre une épigraphe pour faire con* oaitre l'esprit^ la direction^ le fond même de toute notre polémique philosophique dans les AnnaieSy de toutes les modifications que nous demandons et conseillons dans les études, nous ne saurions mieux faire que de copier les principes suivants, que le souverain Pontife vient de proclamer au milieu du suffrage et de Tacclamation de Tépiscopat du monde entier. Que nos lecteurs en soient les juges :
« Ces astucieux artisans de fraude, ces fabricateurs de men- » songes, ne cessent de faire sortir des ténèbres les mons- » truemes erreurs des anciens, déjà tant de fois réfutées et défi menties par les plus savants écrits, et condamnées par les » plus sévères jugements de FEglise. »
Voilà pour renseignement des auteurs païens, que Ton a si longtemps enseignés dans les classes, que Ton enseigne encore en ce moment, et que quelques auteurs catholiques soutiennent être enseignés à bon droit.
« Us n'ont pas honte d'affirmer que les matières philoso-- » phiques et la science des mœurs , ainsi que les lois civiles, » peuvent et doivent être indépendantes de la Révélation di- » vine et de Tautorité de TEgUse.
» Ces turbulents adeptes de dogmes pervers soutiennent » que les lois morales n'ont pas besoin de sanction divine, qu'il B n'est point nécessaire que les lois humaines se conforment » au droit naturel, ou reçoivent de Dieu la force obligatoire, et » ils affirment qu'il n'existe aucune Loi divine. »
Voilà pour le traité de morale que l'on donne en Philosophie. Or, nous prions nos abonnés de nous dire si ce ne sont pas. les principes que nous avons combattus. N'est-ce pas, en particulier, l'erreur renfermée dans ce principe du P. Gbastel ;