‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 35 sur 149 · ÉTUDE 6UB LA PAIX · texte numérisé non relu

ÉTUDE 6UB LA PAIX

en sûreté^ son pain et son vin, et qu'une discorde éclate ensuite entre les hommes de la yllle et son seigneur, il aura pendant quinze jours la faculté de vendre dans la ville son pain et son vin, et d'en emporter le prix ainsi que le reste de son argent, à moins qu'il n'ait commis un délit ou qu'il ait été avec ceux qui l'ont commis.

XV. — Aucun habitant de la ville ayant juré la Commune ne rendra de Targent ni ne prêtera * rien aux ennemis de la ville tant que durera la guerre; si quelqu'un est convaincu d'avoir prêté aux ennemis, il sera fait justice de cette infraction suivant la sentence des gardiens de la commune.

XVI. — Si des hommes de la ville font des sorties contre leurs ennemis, aucun d'entre eux ne parlera à ces ennemis sans le consentement des gardiens de la commune.

XVII. — Les gardiens de la commune ont juré qu'ils n'auraient égard vis-à-vis de personne, ni à leur affection, ni à leurs ressentiments, ni aux liens de parenté, qu'ils ne léseraient personne par vengeance, mais quils rendraient à chacun bonne justice selon leur conscience.

XVIII. — Tous les autres qui ont juré celte commune reconnaissent devoir accepter les jugements rendus contre eux par les gardiens de la commune, à moins de pouvoir prouver qu'ils sont dans l'impossibilité de payer de leur propre re* venu.

XIX. *- En outre, nous décidons et ordonnons que tous les hommes demeurant en dedans ou en dehors des murs, quels que soient les possesseurs des terres qu'ils occupent, jureront cette commune ; ceux qui l'ont jurée contraindront ceux qui refuseraient de le faire par leur maison et leur argent 2.

XX. — Si quelqu'un de la commune ayant commis un délit ne veut pas payer l'amende fixée par les jurais, que les hommes de la commune jugent alors le coupable.

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