‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 38 sur 149 · ET U TBÊVE DE PIEU · texte numérisé non relu

ET U TBÊVE DE PIEU

M. Amédée Gabourd, dans son grand et d'ailleurs fort estimable ouvrage sur VHistoire de notre France ne parait pas, et nous le disons à regret^ avoir suffisamment étudié la question de Torigine des Communes; il nous semble qu'il a par trop suivi les errements de ses prédécesseurs^ et notamment de Sismondi^ d'Aug. Thierry et de M. Henri Martin ; ses idées ne sont pas nettes : tantôt on croirait qu'il penche avec Augustin Thierry et M. Guizot vers Tinsurrection populaire comme cause première de la Commune; d'autres fois avec Sismondi il attribuerait volontiers aux grands fèudataires la concession libre et spontanée des Communes. En ce qui touche l'action deJl'Ëglise il s'exprime ainsi : « L'Eglise ne se montra point opposée à » l'émancipation des Communes '^ à l'affranchissement des » classes moyennes ^. » Cette déclaration ne nous paraît pas suffisante de la part d'un historien catholique et dont le livre est destiné à faire autorité dans un grand nombre de familles et de maisons d'éducation. Nous avons vu au contraire queFinitiative de l'affranchissement populaire par les lois de la Trêve de Dieu et les Communes paroissiales et diocésaines^ appartient entièrement à l'Église et à la Papauté. L'Eglise et la Papauté non contentes deTinitiative^ assurèrent à ces institutions éminemment catholiques et civilisatrices un concours actifs énergique^ et qui ne s'est jamais ralenti jusqu'à l'achèyement de l'œuvre entreprise.

C'est donc à tort que M. Gaudry a écrit : a qu'en certains B lieux^ le droit de s'ériger en Communes avait été acquis par » les armes; dans un grand nombre de localités^ il avait été B accordé par les seigneurs^ sous mille modifications réglées » dans ces chartes d'affranchissement ^. d

Sismondi^ nous l'avons vu^ repousse l'initiative royale dans la question de l'origine des Communes; Augustin Thierry et

* Nous ne relèverons pas tout ce qu'a d'inexact rexpression, « d'énoiancipa- » tion des conununes. » M. Gaboard parait ici confondre le territoire avec Tassociation formée et jurée entre les habitants du village.

^ Hûtoire de France depuis les origines gauloises jusqu'à nos jours, t, v, p. 31, Paris, Gaume frères, 1856.— Lire les 40 premières pages de ce vblume pour se convaincre ie Texactitude de notre appréciation.

s Gaudry, ancien bâtonnier de i'ordre des avocats de la cour impériale de Paris» Traité (H« J)çmainef V in, p. 202, 3 vol. In-S"», Paris, A* Durand, 186!{,

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M. Henti Martin admettent deux caases, Tinsurreclion populaire et rinitiative royale, du moins depuis Philippe Auguste; en ce qui touclie l'insurrection populaire, ils ont dit que la Commune n'était autre chose que le réveil delà gilde germanique, complètement anéantie depuis plusieurs siècles. Tl nous semble qu'on s'expose à de graves mécomptes en cherchant dans des associations illicites et secrètes, fort anciennes, dans des associations qui n'avaient depuis des siècles, si elles subsistaient encore, qu'une vie incertaine, au lieu de reconnaître rorigine et la première impulsion d'un mouvement dû aux associations religieuses, encouragées, ordonnées même par les princes et le clergé dans tout le cours du il* siècle.

Quant à l'initiative royale, on a vu dans le cours de cette étude quelle part elle a prise au développement des Communes; la royauté est entrée au 12* siècle dans ce mouvement qui avait pris naissance au temps où Robert, Henri et Philippe F tenaient en leurs faibles mains les rênes de l'Etat. Dans les chartes de Communes, Louis le Gros reconnut des droits et les confirma.

L'une et l'autre de ces hypothèses sont-elles admissibles? C'est ce qui ne nous paraît pas possible.

Pour se rendre compte d'un fait général, comme la création des Communes, qui, en 50 ans, dans la première moitié du i2« siècle, se répandit par toute la France et lutta avec tant de succès contre les rigueurs et les envahissements de la féodar lité, il faut aussi signaler une cause générale ; car, des efforts isolés eussent été impuissants. De quel côté pouvons-nous alors trouver l'élément général de résistance à la féodalité, les aspirations du progrès vers la liberté, enfin ce premier sérieux appel à un pouvoir nouveau, à l'opinion publique, si ce n^est à l'Eglise? Aucune autre origine ne peut raisonnablement être proposée.

La Paix, la Commune, c'était à l'origine, la niême chose ; le serment des officiers de la commune, c'était le serment de la paix; les officiers de la commune, c'étaient les officiers de la paix; l'enceinte de la commune, c'était l'enceinte de la paix; l'hôtel de la commune, c'était l'hôtel de la paix; les impôts de la commune, c'étaient les impôts de la paix, non le

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commun de la paix. Ce Compensum pacis, qui nous offre comme le type originel de Tassurance mutuelle, est nettement indiqué dans une leUredu pape Alexandre III à Hugues^ évê* que de Rodez. Voici ce document^ qui parait être de 1170^ et ^ démontre une fois de plus l'intérêt et la sollicitude du Saint- Siège pour tout ce qui regarde la liberté et Taffranchissement des peuples. •

(( Toutes les fois que Ton demande au Siège Apostolique de confirmer ce qui regarde la paix^ nous y donnons avec d'autant plus de bonheur notre assentiment^ que le bienfait de la paix procure à tous de grands et singuliers avantages.

» D'après l'écrit que vous nous avez transmis, nous avons appris que vous aviez réuni un concile de prélats, d'archidiacres, de barons de la terre; et qu'avec Hugues votre frère, comte de Rodez, vous avez établi une paix et une concorde en ces termes : Que tous les biens meubles et immeubles, tous les hommes, clercs et laïcs, soient en tout temps dans la paix et la sécurité ; qu'il ne soit permis à personne, sauf les seigneurs et leurs gens, de porter aucunes armes; les seigneurs une épée, les gens des bâtons puisqu'ils doivent comme les autres, jouir de la paix ; et en dehors d'eux, à Tégard de ceux qui ne veulent pas confirmer cette paix comme elle a été éta* blie et l'observer inviolablement, à l'égard de ceux qui man- . qoent à leur serment public, ou' renient leur foi pour une dette certaine, pour une caution fournie, qu'on ait le droit d'exiger d'eux des gages, vous cependant exceptés.

» Pour la protection de cette paix et de cette sécurité, il est décidé que les abbés, les archidiacres, les archiprêtres, les moines, les prieurs, tous les clercs qui gouvérneat leurs églises, tous les nobles (ou chevaliers, marchands, ainsi que les bourgeois aînés), tous les hommes, tant clercs que laïques, qui ont une paire de bœufs et d'autres animaux avec lesquels ils peuvent labourer, ou ceux qui auront une bête de somme, cheval ou jument, mulet ou mule qu'ils louent pour porter des fardeaux, paieront douze deniers de Rodez ou autres monnaies ayant même valeur; ceux qui ont un troupeau de moutons, donneront pour lui six deniers de la même monnaie ou

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autre équivalant^ de même pour ceux qui ont un bœuf où un autre animal avec lequel ils puissent labourer^ ou un âne qu'ils puissent louer; les roturiers^ les gens de travail^ les artisans^ les ouvriers, tous les hommes de peine donneront six, huit et douze deniers, selon Tappréciation de leur curé ; si le père, les enfants, les frères, les parents vivent encore ensemble et que leurs bieqs soient en commun, un seul paiera pour tous, sinon chacun pour soi;

» Cet argent commun (commune) doit être dans chaque paroisse, recueilli suivant un état signé par Tundes paroissiens, que le curé, avec le conseil de Tarchiprêtre et par la volonté des paroissiens, doit choisir. Au jour dit, il doit être apporté par ce paroissien, avec son écrit, à TÉglise de Rodez. Quiconque aura perdu des objets lui appartenant, après qu'il aura payé sa part de ce tribut commun (commune), qu'il soit dédommagé s'il peut indiquer une personne qui ait les choses à lui enlevées, ou le lieu où elles sont : sinon il ne sera pas dédommagé. Si des terres, des villages, des châteaux sont pillés ou détruits, les choses mobilières seront payées sur le commun; mais les dommages aux immeubles ne seront réparés que dans la proportion de ce qui aura été récupéré. Les clercs qui n'ont pas d'église, à moins qu'ils ne possèdent une paire de bœufs, ne peuvent être obligés de donner, s'ils ne veulent pas; mais, s'ils ne paient pas le commun, on ne les dédommagera pas quand ils perdront leurs biens. Il fut ajouté dans cette Paix, que les chapelains des églises et tous les laïques, depuis l'âge de 14 ans et au delà devaient confirmer et observer la paix et le commun. Ceux qui refuseront de s'y soumettre, devraient être rejetés de Tenceinte de l'Eglise et mis hors de toute paix.

» Cette institution de la Paix, telle qu'elle a été faite par vous, et constatée par un écrit authentique, nous l'approuvons, nous la confirmons et nous l'affermissons par l'autorité apostolique et par la signature de cette lettre, voulant qu'il ne soit permis à aucun homme de déchirer cette lettre d'aprobation ou de s'y opposer en quoi que ce soit ; et si quelqu'un osait le faire, qu'il sache qu'il a encouru l'indignation du Dieu tout-puissant, et des bienheureux Pierre et Paul.

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» Donné à Veroli (Verulis?), le 2 des ides (le 14) de mai, Tan 2* de notre pontificat *. »

L'organisation de la Paix se révèle ici tout entière^ l'impôt ea est inséparable ; Farchidiacre ou rarchiprêtre est toujours le chef suprême de la confrérie^ et donne son avis sur le choix du collecteur.

« Deux choses^ dit M. Semichon, sont à considérer dans rétablissement des Communes au 12'' siècle :

)) Le mouvement qui y donna naissance^ et Tinstitution des Communes en elles-mêmes.

9 Le mouvement^ il est manifeste que ce fut l'Eglise qui le créa au 11* siècle.

9 Quant à Tinstitution des Communes en elles-mêmes^ elle ne fut autre chose que l'application à une cifé de l'association ou confrérie qui^ sous le nom de confrérie de la paix^ avait d'abord embrassé une contrée, un diocèse tout entier.

)i> En voyant les Communes^ presque aussitôt après leur naissance^ devenues riches^ puissantes^ ne plus réclamer l'appui du clergé, le répudier même et se mettre en lutte avec les évêques; des personnes inattentives ou inexpérimentées n'ont pas songé à chercher daus l'histoire de l'Eglise^ l'origine du mouvement communal.

» Mais^ si Tenfant fut promptement séparé de sa mère, lutta même contre elle, ce résultat devra-t-il nous surprendre ?

» Ce spectacle n*est-il pas la leçon constante de l'histoire?

» D'un autre côté, le clergé, lorsqu'il voulut faire cesser ou diminuer le fléau des guerres privées ; lorsque, pour atteindre ce but, il créa les associations, les confréries de la paix, et les arma; voulut-il toutes les conséquences que produisit ce mouvement? La création d'un troisième pouvoir dans le royaume sous le nom de tiers-état, des Communes presque indépendantes de toute autorité, souvent turbulentes, au sein desquelles fermentaient avec toutes les espérances d'un progrès légitime, des instincts de révolte contre toutes les autorités politiques ou religieuses, et qui dégénérèrent souvent, dans le Midi, en sociétés secrètes, en conspirations; le clergé

* Marca, Histoire du Dauphiné, t. ii, p. 496 ; et Lettres d'Alexandre lU, lettre 7t* tos la Patroh la$im de Migne, t; 200> p. 676.

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Youlut-il tous ces résultats^ put-il même les prévoir ! Nous ne le croyons pas.

9 Les hommes^ même les plus sages^ même inspirés de Dieu, font-ils ce qu'ils veulent, veulent-ils ce qu'ils font? Ils cherchent à atteindre dans les courtes années de leur vie, un but actuel, prochain, et Dieu, par leurs mains, jette les semences des moissons à venir, qu'il il'est jamais donné aux ouvriers de la première heure de voir éclore ^ »

Résumons-nous.

L'étude des luttes du Catholicisme contre les principes de mort et de corruption inhérents à l'humanité, l'étude comparée de cette vie progressive, c'est l'histoire vraie de l'Europe et de rhumanité entière. — Ne point saisir cet ensemble, c'est ne rien comprendre au passé, au présent et à Tavenir.

Mais pour cette étude, une grande impartialité chrétienne est nécessaire ; il faut juger les hommes et les choses selon la vérité et la charité, sans méconnaître ce qu'il peut y avoir de bon dans les pires, ou de défectueux dans les meilleurs, mais se souvenant que les hommes, de tous les siècles, de tous les rangs, de toutes les renommées, sont toujours des hommes. C'est ce qu'il est toujours bon de se rappeler quand on veut apprécier la conduite des hommes.

L'histoire du tiers état par les Communes a subi pendant longtemps un sort pire que l'oubli : elle a été mal connue et mal appréciée par suite de la manière dont on étudie le moyen âge, c'estrà-dire les !!• et 12* siècles.

Comment envisage-t-on cette période ? Il y a deux écoles : la première ne trouve dans le moyen âge que barbarie et désordre ; elle accorde une foi complète à la peinture des malheurs de tous genres laissée par les chroniqueurs contemporains ; elle les considère comme l'expression de l'état social de ce temps. La seconde école y reconnaît la marque d'une société parvenue à une civilisation déjà avancée. Elle admet que les codes admirables de saint Etienne, roi de Hongrie, de

' La Paix et la Trêve de Dieu, p. 394-396.

ET LA TRÊTE DE DIEU. lli

rempereur saint ^enn, de Canut et de saint Edouard^ rois d'Angleterre, ont reçu leur exécution ^

Cet antagonisme implique une exagération évidente^ et, pour en diminuer les conséquences et rester dans le vrai, il faut d'abord se rendre compte de la situation respective des corps sociaux, puis suivre atlentiyement les diverses phases de l'affranchissement populaire.

La noblesse devenue puissante depuis Taffaiblissement du pouvoir royal; le peuple pauvre et malheureux depuis le temps où, détournée de son but éminemment chrétien, la suprématie féodale s'est convertie pour lui en oppression ; le clergé médiateur entre les deux autres ordres, employant son influence et parfois les armes spirituelles pour la protection et la défense des faibles; enfin, comme couronnement à cet ensemble social, le souverain Pontife qui, de la chaire de saint Pierre, contient, réprime, améliore et bénit.

Pour juger impartialement la noblesse, le clergé et le tiers état, on doit en étudier impartialement la vie propre dans Thisloire des institutions sociales du moyen âge. 11 faut donc en premier lieii connaître les institutions elles-mêmes, les causes de leur établissement, leurs annales, les conséquences qui en résultèrent pour le bonheur ou le malheur de la société.

Aux 10* et ii* siècles, la force matérielle était partout avec ses excès, ses instincts barbares eMndomptés ; partout aussi, à côté de la violence, vivait Tautorité morale dans les conciles, dans les évoques, dans les abbés des grands monastères, mais surtout dans le Pape; souvent^ elle s'incarnait dans un vieil* lard débile, et néanmoins elle était puissante, car elle s'appuyait sur la foi ; c'était la double et infaillible autorité du souverain Pontife et de l'Eglise.

Avec cette intelligence, avec cet esprit de suite dont ses ennemis lui font un crime, l'Eglise comprit qu'il fallait demander peu pour obtenir beaucoup ; et elle obtint des passions

* Disons en passant que dans les lois et règlements de saint Etienne, roi de Hongrie, et quelques années après dans ceux de Canut, roi d'Angleterre (101 5), on nnmrque une tendance marquée à la sévérité enyors les riches et les grands et une extrême bienveillance pour les pauvres et les petits. N'est-ce pas là le véritable esprit de TEvangile : demander beaucoup à celui qui a reçu beaucoup, demander peu à celui qui a reçu peu? '

m &TIIDE Sim LA PAIX

des hommes la Paix, puis la Trêve de Dieu. Ce fut peu d^abord si Ton considère l'étendue du mal^ mais c'était beaucoup pour ra\enir et pour un avenir prochain^ car, dès le i2* siècle, tout fut réalisé ; les grandes institutions du mo'yën âge naquirent de ce développement en un siècle. « On doit considérer rinslitution de la Trêve de Dieu, dit le protestant Sismondi, comme la plus glorieuse des entreprises du clergé, celle qui contribua le plus à adoucir les mœurs, à développer les sentiments de commisération entre les hommes, sans nuire à ceux de bravoure, à donner une base raisonnable au point d'honneur, à faire jouir les peuples d'autant de paix et de bonheur qu'en pouvait alors admettre l'état dé la société ; à multiplier enfin la population de manière à pouvoir bientôt fournir aux prodigieuses émigrations des croisades ^ t Voilà sans doute un bel éloge dans la bouche d'un adversaire, et que nous sommes heureux de pouvoir enregistrer ici. La Trêve de Dieu, semence féconde, produisit bientôt les Communes et les associations de tout genre. Il nous semble que M. Augustin Thierry a été entraîné par le souvenir des bouleversements de la révolution française et de la charte octroyée par Louis XVIII, lorsqu'il attribue l'origine des Communes soit à l'insurrection populaire, soit à l'initiative royale. Il est probable que c^l illustre savant, ce maître de premier ordre dont la loyauté exquise a toujours été citée, aurait modifié sa manière de voir sur l'origine des Communes s'il avait connu les documents produits dans ces derniers temps. Qu'en ne s'y trompe pas; an moyen âge, les révolutions opéraient par degrés presque insensibles en apparence, comme la goutte d'eau creuse le rocher.

Au 12* siècle seulement, se manifeste l'action de la rovauté. Témoin des heureux résultats qu'avait produits la Trêve de Dieu; et appréciant à leur juste valeur les forces vives dont cette vaste confrérie disposait, Louis le Gros tenta d*en tourner les efforts au profit du trône; il s'en déclara le chef et le protecteur. Il eut un plein succès ; ses efforts joints à ceux de l'Eglise et de la Papauté contribuèrent à fonder la grande unité nationale dont nous sommes fiers à si juste titre.

» i. C, L. Simon4e de Sf«nioodl| Butoirs 4(Ji Franfat>, t, iv, p, 2W.

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