‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 65 sur 149 · BNGTCUQCB DB 8. 8. PU IX · texte numérisé non relu

BNGTCUQCB DB 8. 8. PU IX

Les sept propositions et les journaux français.

Nous avons déjà dit que le Monde les avait publiées en latin seulement; la Recm du monde catholique les a publiées de même en latin^ en les faisant précéder de la note suivante :

La Sacrée Gougrégation de l'Inquisition, dans une assemblée générale, Tient de se prononcer dans un sens défavorable sur quelques propositions plUloiophi* ques, renommées panthéùteSy ou erUaehées d^Bntoîogésiê, Elle déclare que Ton ne peut enseigner sûrement les propositions suivantes >.

La Revue des sciences ecclésiastiques qui les a publiées la première, en latin seulement^ leur avait donné le titre suivant :

Diverses propositions (ontologisme de Rosmini, etc.) qui ne peuvent être défendues sûrement ^

Dan$ son cahier de février, H. l'abbé Bouix y apporte la modification suivante :

A propos de ce décret, nous devons avertir nos lecteurs de regarder comme non avenu le titre du petit sommaire qu'une méprise regrettable a folt glisser dans la Bevue^ et dont je n'ai eu connaissance qu'après la publication du numéro. Non-seulement Je n*al point de raison pour affirmer que I4 congrégation du Saint-Office ait eu en vue, dans ce décret, les écrits de Rosmlni; mais ce qui m^est parvenu de renseignements à cet égard exclurait plutût cette hypothèse; aussi ai-Je eu soin d'avertir MM. lès rédacteurs c^u JToftd^, qui se proposaient de reproduire oe document, de ne pas mettre le sommaire K

Si cette décision ne touche en rien les Ontologistes belgeS; ni rOntoIogisme de Rosmini, nous désirerions bien savoir quels sont les systèmes qui sont atteints par la décision du Saint- Office. Les Annales ont déjà dit qu*elle s'appliquait à tous les Ontologistes, comme le dit aussi le journal de M. Kersten.

A cette occasion, nous adressons une prière à M. Vaiibé Bouii, qui, le premier, a publié cette décision ; ce serait, en donnant ces pièces^ de vouloir les traduire : philosophe, théologien, comme il est, et connaissant bien la force de la phraséologie des Congrégations romaines, il est à même, mieux que personne, de faire une traduction exacte, et nous sommes assuré que s'il avait commencé par donner une traduction, tous les autres journaux l'auraient reproduite.

VAmi de la religior^ a publié ce document en se servant de

1 Revue, le n** de janvier, 1. 11, p. 496.

> Revue, etc., le n* de décembre, t. iv, p. 663.

» Ibtd., le n* de février, t. v, p. 207.

kVT ÉYÉQUIS BII16E8. 171

la traduction des Annalei^ ; mais sans faire aucune application à l'Ontologisme^ dont plus d'une fois il s'est déclaré partisan. Aussi M* Bûuix fait eu cette occasion la remarque suivante :

Quant au décret lui-même, nous ne mtods pourquoi VAmi de la Religion rannonce d'une manière dubitative. « La congrégation du Saint-Office, dit-il, a • prononcé, parait-il^ le mercredi 18 septembre 1861| un jugement d^ppro- » batear sur sept propositions philosophiques, qui ne sont pas sans r&pport avec ■ la théologie ^ » Selon nous, les lecteurs qui ne connaîtront la matière que par cet article (signé Cognatj, n'y verront pas très-clair ^

Nous ne connaissons pas d'autres journaux qui aient publié ces? propositions; en sorte que Ton peut presque dire qu'elles n'oDt été promulguées ni en France^ ni à l'étranger.

Pièces officielles sur les délibérations de la Congrégation de Tlndex, concernant

la philosophie traditionnelle.

Après avoir montré à nos abonnés comment les sept propositions doctrinales sur l'Ontologisoie et le Panthéisme ont été reçues par les Ontologistes^ il nous reste à les tenir au cooraqt de ce qui s'est passé à Rome^ concernant les doctri^ Des des professeurs de VUniversité catholique de Louvain. Les pièces les plus essentielles sur cette question, sont celles qui parlent des conférences qui ont eu lieu au sein de la congré»gation de Vlndexy lesquelles nous font connaître l'opinion des différents membres qui la composent, et comment a été rédigée et publiée cette répome du- cardinal d'Andréa, que la Revue de Louvain a donnée comme une pièce décisive, et que S. S. Pie IX déclare n'avoir pas été revêtue de l'autorité pontificale. Ces pièces publiées dans une broefaure qui a paru à Florence S n'ont pas été démenties, et peuvent être regardées comme authentiques. Elles font connaître les raisons de la démission du cardinal d'Andréa, que tous les journaux ont annoncée, et dont les Annaki n'avaient pas encore parlé. Elles font partie intégrante de l'histoire de la question philosophique et théologique du Traditionalisme ;

^ On n'y a &it qu'un changement Au lieu de : Dieu est compris eimplemeni comme êPre^ on a nais : eet entendu comme être simpliciter. > N* du 6 février, t. xu, p. 309.

* Hevue des Sciences ecclésiastiques, n" de février, t. v, p, 208.

* La curia romanaf e i Gesuiti, etc., 1861.

i72 XNCraïQUE DE i. s. PIB IX

Toilà pourquoi nous les publioos, bien certains que nos lecteurs les liront avec intérêt.

lettre de S. E. le cardinal é^Àndrea, préfet de la Sacrie-Congriga^Um de Vln^ de» et évêque de Sabine, àS,E,le cardinal AnUmeUi, secrétaire d^Etai.

Rome, 23 JoiOet 1861.

Mon trèf-honoré ÉmioenUssime et Réverendissime Seigneur,

Une eontroyene grave s'est ëlerée entre Mgr Maloo, évéque de Bruges, et les professeurs de Lonvaln, « pour une lettre imftrudente * écrite par le P. Perrone » de la Compagnie de Jésus au chanoine Lupus. » Les professeurs de Louvain s'adressèrent à la Sacrée Congr^ation de l'Index pour avoir des éclaircissements sur leur doctrine'. Après avoir entendu quatre savants Consulteurs et pesé les documents existant dans les archives depuis le temps du pape Grégoire XVI de sacrée mémoire, je répondis selon l'opinion de ce savant pontife, manifestée par le cardinal Jfai', alors préfet, et par la même Congrégation qui avait formellement discuté cette matière sous ce pontificat.

Ma rép<»ise bien mesurée, si elle plut aux professeurs, déplut à Mgr Malouy et surtout au P. Perrone, à l'instigation duquel Mgr Malou, homme ardent conune chacun sait, envoya un long Mémoire pour accuser d'hétérodoxie les prof esseun de Lûwoain ; le Saint-Père lui-mâne me transmit, par le moyen de Mgr Fioramonti, l'écrit de Mgr Malou, avec l'ordre de faire examiner à fond d'abord par les Consulteurs, et puis par les très-éminents Cardinaux la controverse pendante entre les parties contestantes.

Attendu la gravité de l'affaire, j'ordonnai que cinq Consulteurs écriraient librement sur la question ; et pour preuve de mon impartialité, j'invitai deux Jésuites, qui, étant parties intéressées, auraient dû, à la rigueur, être exclus, à exprimer également leur opinion.

Mais le P. Perrone ayant attaqué aigrement et avec esprit de parti les professeurs de Louvain, je dus, en vertu de mon autorité de Préfet et de la faculté que me donne la bulle de Benoit XIV Sollicita ae provida^n. 10, désigner un des Consulteurs, c'est-à-dire le P. Vereellone, pour répondre à tous les chefs de l'accusation du P. Perrone, laissant pleine liberté à ce dernier pour répliquer. Mais le P. Perrone, irrité grandement de la force des arguments et de la logique serrée du vote du P. VerceUone, refusa de répondre; et adressa au très- révérend Père secrétaire (Modena), cette lettre impertinente, que j'ai communiquée sur une feuille séparée à Votre Excellence, en date d'hier.

Le P. Perrone, depuis le commencement de la controverse, remua ciel et terre pour atteindre son but, tourmenta directement et indirectement le Saint- Père et différents cardinaux et prélats, pour que la question fiU transportée de

* Voir cette lettre dans les Annales, 1. 1, p. 228 (5* série).

> Voir la lettre de ces professeurs avec les remarques des Annales^ p. 282.

> Les lecteurs des Annales connaissent déjà l'opinion du regrettable cardinal Mai sur le traditionalisme des Annales, par le témoignage qu'il a bien voulu eonsigner dans un de ses ouvrages, témoignage qu'il prit soin de nous signaler lui-même, et dont nous avons formé l'épigraphe de notre recueil.

AUX ÉVÊQVES BELGES. 173

nndeflf ûu Saint'Officej où il espérait trouTer un terrais plus docile à ses déairs et des personnes plus commodes. Mais il ne réussit pas, parce que le Saint- Père, informé qu'une telle question était pendante près de V Index depuù 1844, ▼oulut prudemment que Y Index lui-même Jugeât; donnant ainsi un grand exemple d'impartialité et de fermeté, en résistant à toutes les intrigues du dedans aussi bien que du dehors.

• Toutes les matières étant prêtes, le 16 mai de eetie année (1861), dix-huit Conndteurs furent Invités à discuter en ma présence : tous se présentèrent, excepté les deux Jésuites, c'est-à-dire Perrane et Kleutgen^ qui dédaigneusement se récusèrent, de sorte que les seixe Gonsulteurs présents, après un libre, long et mûr examen, unanimement furent d'avis que la doctrine des professeurs de Louvain était inoifensive» et qu'on pouvait la soutenir librement sans préjudicier à la doctrine catholique. La Congrégation des Cardinaux s'étant ensuite réunie le 25 juin, une majorité importante se prononça pour la même opinion. Et comme dans la Congrégation des Cardinaux le Maître du sacré Palais {le P. Gigli), a une place, avec un vote consultatif, et qu'il exprima un vote savamment motivé, en concluant en faveur de la doctrine des professeurs de Louvain, on décida, par ordre de Sa Sainteté, que cette opinion serait imprimée et distribuée ensuite aux très-éminents seigneurs Cardinaux. J'i^outerai que le révérend dom Carlo Passaglia, professeur de philosophie supérieure dans l'Université de la Sapience, en partie pour avoir lu sur les feuilles la question, et en partie pour avoir été interpellé selon les règles par. un Cardinal, manifesta aussi son opinion favorable aux professeurs de Louvain *.

Ce fut pour cette raison que la doctrine de Louvain fut déclarée exempte d'erreur par plus de 18 Consulteurs (sans parler du vote également favorable de Mgr Cullen, archevêque do Dublin, recueilli par le cardinal Mai), et de deux Congrégations de cardinaux, l'une tenue sous Grégoire XVI, composée du trèséminent Mai, préfet, Mexxofanti^ Ostinij Orioli, Polidori^ Bianehi^ Brignole et Aeton, et l'autre sous le pontife régnant, le pape Pie IX.

Maintenant, après tant et de si longues discussions, et après un examen aussi mûr et aussi profond, il ne restait que la décision à prendre, réservée à la Sainteté de Notre Seigneur, comme juge suprême de toute question.

Pendant que j'étais dans l'attente du jugement définitif de Sa Sainteté, désiré de tous et nécessaire à la paix des esprits, Mgr Y Assesseur du SainUOffiee signifia au très- révérend père JTodena, secrétaire de l'Index, que l'affaire devait être traitée de nouveau par les deux Congrégalions réunies, c'est-à-dire celle du Saint-Office et de VIndex,

L'histoire de cette dernière Congrégation, spécialement depuis l'époque de la Bulle de Benoit XIY, Sollicita ae provida, ne présente aucun cas dans lequel les questions agitées devant elle, aient été ensuite portées à la discussion devant le Saint-Office, excepté le cas de l'examen des œuvres de Gioberti, qui, à l'instigation des Jésuites, fut faite par les deux Congrégations réunies; mais il faut observer que la cause était vierge, et par conséquent le cas est bien différent du cas actuel.

On a, en outre, agité de mon temps deux causes très-graves, celle des œuvres

» Voir ci-après cette note, p. 178.

il BlfCTCUQini DB S. S. PB IX

de AofiRtfit 1 et celle de GwUkw*^ tontes deux de liaute gravité et Impertanee, et concernant des questions de hante philosoplile et de snblime thMogidi toutes deux ont été décidées après l'examen de la Congrégation de l'Index, la conrenanoe et la dignité du Salnt*Siége, et pour le triomphe de la vérité.

Pour abréger, Je passe sons silence d'autres questions traitées encore de mon temps ; je rappellerai seulement raffaire de Cousin *, à laquelle le P. Perrons prit une grande part, tout en manifostant pour ce cas, par écrit, son désir de voir rexamen des œuvres de cet auteur^ confié au Saint-Qfflce plutôt qu'à la Congrégation de rindex» sous prétexte que la congrégation du Saint-Offios jouissait de plus grande considération et renommée à l'étranger que la Congrégation de l'Index, tombant ainsi en contradiction ouverte, en cherchant à diminuer l'autorité et l'importance de cette Congrégation de l'Index antérieurement louée par lui, et maintenant, au contraire, inspirant contre elle une suspicion ouverte, comme si elle était composée im d'hommes corruptibles, ou insuffisamment instruits, on même dominés par un esprit de parti.

D'après ce que je viens de vous exposer brièvement, et après tout ce que Je vous manifestai amplement de vive voix samedi damier ^ je m'attendais ferme* ment que le Saint-Père, après avoir connu le véritable étot de la cause, aurait révoqué l'ordre donné à Mgr l'Assesieur du Saint-Office. Mais Votre Émtnenee ne m'ayant pas rassuré à ce sujet lundi dernier, quand je la vis dans le Consistoire, et me trouvmU gravement blessé par la mesure précitée (prise pour seconder les désirs du P. Perron; dont la volonté, il faut le dire franchement, paraît même avoir prévalu sur celle que le Saint-Père manifeste précédem» ment); je vous répète par écrit ce que je vous ai dit de vive voix : c'est que j'ai pris à mon grand regret, la détermination de me démettre de la charge de Préfet delà Sacrée-Congrégation de l'Index. Quiconque sera élevé à cette charge pourra sans doute y porter de plus grandes lumières, plus d'érudition et de savoir ) mais il n'y portera pas certainement un esprit de plus grande impartialité, une plus grande droiture, ni enfin une plus grande fermete, un plus grand soin, pour faire discuter toutes les questions avec la plus ample liberté, sans respect humain et sans esprit de parti.

Je m'abstiens, pour en finir, de vous exposer beaucoup d'autres motifs de ma résolution et je termine en vous priant d'assurer le $aint-Père, au nom de la vérité, que le très-révérend Père (Modena) secrétaire, que tous les Consulteurs de l'Index, pendant le temps de ma Préfecture, se sont grandement signalés par leur prudence, leur impartialité, par leur savoir et par les soins assidus qu'ils ont apportés à l'examen des questions importantes çt ardues, qu'ainsi ils

* Voir les détails donnés par les Annales sur la condamnation de deux ouvrages de l'abbé Rosmini, et sur la décision de l'Index qui déclare sa philosophie inoflbnsive, et la range parmi les opinions que Ton peut soutenir, dans les t. XX, p. 280 (3* série), t. x, p. 2I>4 (4« série), et 1. 1, p. 71 (5* série).

' Les Annales ont donné la liste des écrits de l'abbé Gunther qui ont été mis à l'index, t. xv, p. 333, et les leitres apostoliques qui indiquent ses principales erreurs, t. xvi, p. 235 (4' série).

* Voir dans les Annales la mention que son livre Le vrai, le beau et le bien a éte mis à l'index -, et que le décret n'en a pas été publié, t. xvii, p, 404 (4* série).

AUX irkQVMM BXJLGES. 175

mériteraient nrm démoDstratioii d'estime et de iatMietion souveraine, qui les eDcoorageât à continuer à l'ayenir avec un sèle semblable, avec une égale science et avec une égale patience, à bien mériter du Saint-Siège apostolique. Je sois avec tous les sentiments, etc., de Votre Éminence» etc., le Préfet d^ la Sacrée-Gongrégation,

G. cardinal de Andréa, évêque de Sabine.

Réponse de S. E. le Cardinal àntonelli àS,E,le Cardinal de Andréa.

31 Juillet 1861.

Mon très-honoré Eminent et Révérend Seigneur,

L'importance des considérations présentées par moi dans la conversation que j'ai eue récemment avec Votre Eminence, me portait k ne pas désespérer que TOUS reviendriez sur Tintention que vous m'aviez manifestée de vous démettre de la charge de Préfet de la Sacrée Congrégation de l'Index, en conséquence de la détermination qu'on vous annonça qu'avait prise le Saint-Père, de faire discuter de nouveau par la même Congrégation réunie à celle du Saint-Office, la controverse très-grave qui, suscitée il y a plusieurs années dans l'Université de Louvain, s'est, il y a peu de temps, fortement ravivée entre Mgr l'évéque de Bruges (Maloa) et les professeurs de Louvaio.

Pendant que j'étais dans cette supposition, J'ai vu, non sans déplaisir, m'arriver à l'improviste la communication de Votre Eminence, en date du 23 de ce mois dans laquelle, après une narration succincte de la manière dont eut lieu i'eiamen dans le courant de Juin par la Sacrée Congrégation de l'Index de la controverse sus-mentlonnée, vous avez fait quelques observations sur le mérite de la nouvelle discussion qui devait avoir lieu au moyen delà Sacrée CongrégatioD associée à celle du Saint-Office, et terminez en déclarant fermement votre l^easein de vous démettre de votre charge de Préfet.

Comme vous m'en avez prié, je dus bien malgré moi présenter et pnettre sous les yeox du Saint<Père la communication de Votre Eminence, et comme elle prouvait à Sa Sainteté que les observations que j'avais faites à Votre Eminence pour la dissuader de son dessein et pour dissiper les idées fâcheuses provoquées chez elle par la résolution de revenir, au moyen des deux Congrégation» réunies , sur l'examen de la question déjà discutée, étaient sans résultats; comme en outre il ne fallait conséquemment pas espérer une meilleure issue des nouvelles réflexions que je pourrais vous faire pour la fin à laquelle tendaient les précédentes, Sa Sainteté a décidé, à son grand regret, de laisser un libre cours à la démission À laquelle Votre Eminence déclare s'être définitivement arrêtée.

Le Saint -Père a parfaitement apprécié l'honorable témoignage que Votre Eminenee rend au très-révérend Père secrétaire et aux respectables Consulteurs, pour l'esprit, la science et les soins assidus par lesquels lia se sont signalés daug l'examen de questions ardues et importantes durant la Préfecture de Votre Gmioence, comprenant bien quelle Influence ont opérée sur eux, le zèle, la fatigue et la loyauté de votre direction dans l'exercice de la charge laborieuse que vous avez remplie jusqu'à présent.

Après ces détails il ne me reste plus qu'à profiter de cette nouvelle oocasiim

i76 ENCYCLIQUE DE S. S. PIE IX

pour assurer Votre Eminence des sentiments de profond respect avec lequel Je

baise très-humbleinent les mains

De Votre Eminence, le très-humble, très-dévoué, très-soumis et vrai senri-

leur,

G. cardinal Ahtœœlu.

Jiépofue de S. E. le Cardinal de Andréa à la lettre précédente de S. E, le Cardinal Ànt&nellû Au très-Eminent Seigneur Cardinal Antonelll, secrétaire d'Etat.

Rome, le 3 août 1861.

Très-Eminent, très-révéré Seigneur,

J'aurais bien youlu me dispenser de répondre à votre très-estimée lettre en date du 31 JuUlet dernier, qui m'est parvenue le 2 du courant, par laquelle vous m'annonces que la Sainteté de Notre Seigneur a accepté ma démission de la Préfecture de la Sacrée Congrégation de V Index, nonobstant les valides raisons amplement exposées par moi par écrit et de vive voix, dont je vois qu'on n'a tenu aucun compte. Mais puisque vous vous bornez à me rappeler l'importance des raisons et les différentes considérations alléguées par vous dans notre dernière conversation afin de me faire renoncer à ma résolution prise, je vois que vous voulez m'accuser d'une obstination excessive en restant ferme dans mon dessein; aussi je vous prie de réfléchir que « Tunique motif qui me fut exposé » plusieurs fois dans notre entretien, fut celui de traîner en longueur Vaffaire » indiquée, Sa Sainteté étant sûre, comme disait Votre Eminence, que » l'examen ultérieur à faire par les deux Congrégations ne pouvait arriver à un » résultat différent de celui qui avait été obtenu par la Sainte Congrégation de » l'Index. 9

L'expédient proposé réduit à ce motif, c'est-à-dire à tridner l'affaire en longueur, Votre Eminence voit bfen qu'il y avait plusieurs moyens de le mettre à exécution, que le Saint- Père pouvait garder l'aiTaire, entr'autres moyens, pendant quelques mois dans son bureau, sans donner tant d'avantage au parti contraire de triompher, au mépris d'une Congrégation, qui depuis 18 ans s'était louablement et sérieusement occupée de la question, et aussi pour la considération du Cardinal Préfet qui avait dû répondre aux professeurs de Louvain provoqués par la lettre imprudente du père Perrone.

En ce qui concerne le résultat du nouvel examen, vous voudrez bien me permettre de vous foire observer, que bien que la nature de la question soit telle qu'on ne puisse douter d'une décision conforme à celle de la Sainte Congrégation de l'Index; cependant conmie les jugements sont libres, et que, selon l'antique proverbe tôt capita, tôt sententiœ, il pourrait bien y avoir un résultat tout différent. Et, dans cette hypothèse, auquel des deux jugements s'en tiendra le Saint- Père? Toutes les congrégations ne jugent-elles pas en son nom? Donc il devra démentir l'Index ou le Saint-Office. En supposant encore le cas plus probable que le second jugement des deux Congrégations soit conforme au premier, il restera toujours près du public un acte manifeste de défiance souveraine envers la Congrégation de l'Index et envers celui qui en avait la direction. La chose est par elle-même évidente.

AUX ÉVÉQUJES BELGES. 177

Mals^pnisqae le Saint- Père l'a voulu ainsi Je vénère ses ordres et ne demande rien de plus.

Du reste, Je ne suis pas tourmenté d'idées fâcheuses au svu'et de la détermination que j'ai prise, non par légèreté de prétextes, mais par des motifs justes et réfléchis. Une seule chose me parait fâcheuse, c'est de me voir contrarié dans l'exercice d'une chaîne soutenue avec la plus grande régularité et selon la rigueur de procédure de la Constitution de Benoit XIV, ennemi comme je l'ai été, comme Je le suis toujours, de tout arbitraire et d'abus quels qu'ils soient.

Cependant Mgr Malou savait positivement, depuis deux mois, que si l'Index ne rmdalt pas un jugement favorable â son affaire, elle serait certainement portée au Saint-Office, car il disait en Belgique â un des Jésuites (en ceci peu discrets pour ne pas dire autre chose), que le cardinal Préfet recevrait sa démission pour avoir compromis le Saint-Siège,

En quelque lieu qu'on eût agi avec bonne intelligence, avec calme et prudence, de tels propos pouvaient et devaient être évités, particulièrement dans ce temps où le Saint-Siège est attaqué de tous les côtés.

n serait peut-être nécessaire, selon mon opinion, que Mgr le Nonce (Gonella) (dévoué d'ailleurs entièrement au parti opposé ) , essayât de modérer le feu et llmprudence du prélat Malou et de ses compagnons^ afin de m'éviter ainsi le déplaisir de répondre à leurs attaques et de m'engager dans une polémique.

Sans rien ajouter, avec les sentiments du plus profond respect, Je baise trèshnmblement les mains

De Votre Eminence, etc. Le Préfet de la Sacrée-Congrégation,

G. Cardinal de Andréa, Evéque de Sabine.

VU

Les publications du père jésuite (aujourd'hui abbé) Passaglia^ prouvent qu'il connaît bipn peu le vrai Traditionalisme. Nous croyons qu'il ne Ta connu que par le livre du P. Chastel, De la valeur de la raison humaine, auquel il a donné une approbation solennelle^ comme à un livre excellent, opportun et même nécessaire au temps actuel ^ Nous avons déjà publié l'analyse d'un de ses discours, où il professe une espèce de traditionalisme, lequel ne Tempêche pas d'être un vrai ontologiste admettant, avec MM. Cousin et Renan, le développement direct et spontané de la raison, et que l'esprit humain, dés le premier usage de ses forces, saisit le Logos divin '^. Ce sont les principes qu'il applique en ce moment dans sa polémique contre la souveraineté temporelle du Saint-Siège.

Cependant comme la pièce suivante, désignée par S. E. le cardinal de Andréa, a été communiquée aux Consulteurs de

* Voir Annales^ t. xix, p. 262 (4* série).

3 Voir idid., 1. 1, p. 37 1 , 376 (5* série).

178 ENGTaïQUB DB 8. B. PIB IX

VIndex, comme surtout elle donne de nouveaux détails sur ce qui s'est passé dans cette Congrégation , lors de Texamea de la question du traditianalwm , elle doit être jointe aux autres pièces qui forment rhistoire de cette importante dis* cussion.

Expoié de la eauie du Praditionàliimê de Loutiatn, par le profêsseuit Chark»

Pauaglia.

]. — Votre Ëminence connaît la nature de la cause qui doit se décider ; elle n'en ignore pas non plus la grayité. Il s'agit, en effet, d'après ceux qm marchent sous la bannière de Yévêque de Bruges^ d'une accusation portée contre les deux Facultés de Louvain, la Faculté de philosophie et la Faculté de théologie, d'avoir refusé et de refuser môme en ce moment d la Raison humaine Ut droits et les forces innées qu'on lui doit accorder conformément à la vérité ea* tholique. De là l'accusation de Traditionalisme dirigée contre les professeurs de Louyain, de là aussi le surnom de Traditionalistes qui leur est appUqué, comme si en effet Us enseignaient cette forme de Traditionalisme qui a d^ à été maintes fois réprouvée par les RR. PP., aussi bien que par cette Congrégation sacrée de rindex, qui est leur principal instrument dans ce genre de controverses.

II. -* Une fois la nature de la cause indiquée en quelques traits généraux, on ne saurait nier la gravité de son caractère, soit qu'on la considère en eiieméme, ou par rapport aux accusateurs ou aux accusés.

Considérée en elle-même, eUe est d'une haute gravité, parce qu'elle tourne en accusation d'orthodoxie violée et d'hétérodoxie manifeste ; eUe est d'une haute gravité, considérée "p^r rapport aux aeeusaieure^ parce qoo parmi les principaux d'entre eux se trouvent trois évéques belges auxquels font écho den* ihiologiensy qui sont de plus Consulteurs de notre Congrégation de Tlndei. EUe est de haute gravité, considérée par rapport an;L accusés, attendu que ce 8<mt des prêtres exemplaires, des professeurs renommés et membres distingués d'one Université cathoUque.

Uh — C'est pourquoi, si à ia gravité de la oaose, doivent correapoiidre dans les juges la soUicitude de l'étude et la maturité de la sentence, il n'est pas difficUe de conclure, que l'une et l'autre doivent être, en nous, très-grandes. A cet effet, ce n'est pas on médiocre avantage que la voie nous ait été déjà applft* nie tant par ce qui a été fait en Mghine, que par œ qui a été feit à Rome, avec une grande dUigenee et une slnguUàre habileté, pour feire cesser les équivoques, circonscrire les enquêtes, et présenter la mérité sous son jour véritable»

IV. — Et d'abord nous avons été aidés dans notre jugement par ce qui a été fait en Belgique, attendu que si la Belqlque a fourni trois évêques pour accusateurs, eUe a fourni également trois évêques pour défenseurs, et au nombre de ces teniers on compte rarchevéqne de Matines (S. fi. le cardinal Engelbert Sterck), le centre et le chef de la hiérarchie belge. Il est à remarquer que les accusés ne pouvant supporter, suivant Texpression de S. Jérôme, l'accusation d'hétérodoxie, n'ont pas manqué à euxHBémes, nais se sont appliqués, par des écrits solides el scdgneosement élaboréii tant à découvrir ka vnnê cMmnisii

AtJX ÉYÊQUES BBL6ES. 179

dans riDterprëtation de leurs doctrinea, qu*à réftiter les arguments au meyen desquels on a cherché à démontrer que leur enseignement était contraire à la Térité et opposé aux règles de Torthodoxie* D'où il suit que, faisant attention à es qui a été ftdt en Belgique, nous nous trouvons forcés dé suspendre notre Jugement, en trouvant l'accusatioa de la même force que la défense; aussi nous trouTons-nous obligés d'incliner plutôt en faveur des accusés, d'abord parce que la défense semble beaucoup plus splendide que raccusation, et ensuite parce que raccusation n'étant pas pleinement prouvée, la justice et l'équité réclament que les accusés soient maintenus dans la possession de leur orthodoxie.

y. — Nous pencherons sans crainte vers ce dernier parti, eil ne perdant surtout pas de vue ce qui a été fait à Rome à ee tujet, avant qtte la cause ne fût soumise à wire appréciation. Les accusations et les défenses ont été loyalement exposées et communiquées à deux Uiéologiens Çonsulteurs de notre Con- Srégationf afin qu'après les avoir mûrement étudiées, Ils donnassent leur avis par écrit, en l'appuyant par les arguments les plus solides et les plus précis. Ces membres érudlts ont accompli consciencieusement leur mission, et si d'un cdté ils ne se sont pas trouvés d'accord entre eux sur tous les points, ils ont cependant formulé à l'unanimité leur opinion, savoir : t Que la doctrine de Louvain p est la répétition du traditionalisme déjà proscrit et méritant comme ce der-

* nier la même censure, parce qu'elle est en désaccord avec les Écritures, con- > 'traire à la tradition catholique, et finalement en opposition avec l'enseigne - » ment des écoles. »

VI. -^ Le droit et la coutume exigeaient que la susdite opinion qui condamne la doctrine de Louvain fût communiquée non-seulement aux €k>nsulteuré en gtoéral) mais plus particulièrement encore à ceux auxquels le Préfet de ta Congrégation avait cru devoir confier la défense légitime des accusés. Ainsi le fit en effet le Préfet j et les deux théologiens Çonsulteurs nommés pour accomplir la tâche de la légitime défense, ont rédigé deux Mémoires dans lesquels après avoir développé la question dans toute son étendue, disenté les arguments et pesé les preuves, ils ont conclu amsi :

« P L'opinion dès théologiens accusateurs est contraire à la vérité et à la > probabilité ; 2* la doctrine de Louvahi ne saurait être confondue avee le » Traditionalisme, déjà plusieurs fois censuré; â<> c'est une doctrine purement «philosophique; 4" on doit en permettre la libre profession, et oria d'autant » plus qu'il ne semble pas poesible de loi refuser une probabilité interne anssi

* bien qu'externe. »

VII. — Après avoir parcouru ces degrés, le 16 mai de l'année courante, a eu lien la réunion préparatoire de l'Index à laquelle ont pris part, sous la présidence du Préfet, 16 Çonsulteurs des plus renommés. Quel en a été le résultat ? l« procès-verbal du secrétaire constate :

« l' Que dans le but d'éviter à jamais toute équivoque et d'embrasser toute »Ia controverse sur le prétendu Traditionalisme belge, il a été posé huit ques-

* tlons auxquelles les Çonsulteurs devaient répondre ;

* ^* Que lea Çonsulteurs oat été unanimes et formellement explicites à décla

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» rer, privée de tout fondement et nuUeiiieiit oonfonne à la Térlté, TactioD in- » tentée contre renseignement de Lonvain ;

» 3* Que quatre Gonsoltenre parmi les 16 présents, non contents d'exprimer » de TlYe Toix leur opinion personnelle. Font formnlée par écrit en Tappnyant » d'argoments capables d'éloigner tout doute et d'établir la certitnde.<--ll sevait » impossible de bire connaître Ici en abrégé, combien cette question y est » traitée avec la plus grande sdence, ce que Vos Éminences ont déjà mûrement » considéré et pesé.

» 4* Que tous ont affirmé à l'unanimité que la doctrine de Louvain n^ayait » point mérité la censure, qu'elle faisait partie des opinions libres, qu'on ne • pouvait interdire. »

Vlll.— Tel a été le résultat de la Congrégation préparatoire tenue le 16 mai, résultat contraire aux Accusateurs et on ne peut plus favorable aux Professeurs de Louvain, résultat, sous tous les rapports, péremptoire, parce qu'il dérivait des délibérations les plus mûres rendues par des Juges compétents, résultat enfin qui peut nous servir de règle dans le jugement que nous devons prononcer.

K. — En ce qui me regarde, après avoir pesé la cause avec un esprit atten* tif et éloigné de toute prévention. Je ne puis ne pas me joindre à l'avis émis par les Ck>nsulteurs, et affirmer avec eux que l'enseignement de L.ouvain, loin de blesser l'orthodoxie, doit être classé dans la catégorie des opinions philosophiques qui, ne manquant point de probabilités ni extérieures, ni intérieures, non-seulement peuvent, mais encore doivent être permises par notre Tribunal, et même sauvegardées par lui contre des censures iDjustes et mal avisées.

X. — En effet, i quoi se réduit après tout la doctrine des professeurs de Louvain? L'examen approfondi de cette doctrine, nous conduit à la résumer dans la formule suivante : « Les professeurs de Louvain enseignent que les hommes, > tels qu'ils sont réellement, ne peuvent acquérir une connaissance première, » pleine et distincte, d'aucune vérité métaphyrique et transcendante^ sans un » secours extérieur intellectuel qui, en la secondant, aide la force intérieure et » la vigueur naturelle de la Raison. »

Or donc : 1* Qu'y a-t-il dans cette doctrine d'opposé à l'Écriture, aux sentiments des Pères, à l'enseignement conmiundes théologiens ? Rien. — Qu'y a-t4l dans cette doctrine de commun avec les erreurs professées par Baïus et avec le Traditionalisme proscrit.' Rlen.^Qu'y a-t-il dans cette doctrine qui ne puisse et ne doive être réputé comme chose. purement et simplement philosophique? Rien.— Qu'y a-t-il dans cette doctrine d'incapable, soit d'être confirmé par des analogies rationnelles ou d'être soutenu par des inductions probables? Rien. -* Qu'y a-t-il dans cette doctrine qui la fasse exclure du domaine des opinions libres? Rien. — ^Mais, s'il en est ainsi, quelle doit être notre tâche? La voici : nous la déclarerons exempte de toute censure, et nous ne permettrons pas que d^autres la condamnent de leur autorité privée. II ne faut pas perdre de vue, après tout, que si nous sommes chargés de la tutelle de l'orthodoxie, c'est à nos soins que se trouve confiée également la protection de la liberté honnête. Aussi insiste- . rons-nous pour que les professeurs de Louvain puissent poursuivre tranquillement leur œuvre. Nous ne sommes pas réunis ici pour imposer des chaînes non

AUX ËYÉQUES BELGES. 181

nécessairefi; autant cela répugne à Fesprit des constitutions modératrices de notre Congrégation» autant cela serait contraire à Tesprit même de l'Eglise qui est un esprit essentiellement apostolique, formulé par le synode de Jérusalem a?ec ces paroles solennelles: a Visum est Spiritui Sancto, et nohis, nihil ultra B imponere vobis oneris^ quam hxc necestaria \ » Ainsi donc, la nécessité est notre règle, et on doit conserrer libre ce qui n'est pas d'une nécessité absolue.

Le prof. Ch. Passaglia.

vm.

De toutes ces pièces II résulte clairemeut : i^ que seize coDsulteurs sur dix-huit^ ont approuvé TExposé de MM. les professeurs de Louyain ; 2<^ que la congrégation des cardinaux, réunie le 25 juin, a émis le même vote à une majorité im posante.

Mais il en résulte en même temps que^ comme le dit le cardinal d'Andréa^ a il ne restait que la décision à prendre > réservée à la Sainteté de noire Seigneur comme juge su- » prême de toute question 2. »

C'est dans cet état que la question a été portée au Saint- Office.

Les choses étant ainsi^ il est clair que cette décision n'a* vait pas une autorité souveraine^ et Ton doit s'étonner que la ^ Remte de Louvain Tait donnée comme telle. C'est d'après celte Retme que les Annales l'ont acceptée et publiée^ et à cette occasion nous avons à répondre à un reproche que nous fait M. l'abbé Bouix dans son dernier cahier de la Revue des sciences ecclésictëtiques. Voici ses paroles :

La méprise de plusieurs publications sur ce point n'est pas sans inconvénient En attribuant à la sacrée Congrégation de l'Index la décision transmise par son Exe. le cardinal d'Andréa^ elles lui ont donné un caractère qu'elle n'a pas. Le savant et très-honorable M. Bonnetty, entre autres, a grossi l'importance de ce document par les titres : avec approbation de la sacrée Congrégation de V Index, Réponse de la sacrée Congrégation de l* Index-, titres qu'il a même eu soin de faire ressortir par leur disposition typographique. Nous ne doutons pas que les publications où cette Inexactitude s'est glissée ne s'empressent de la rectifier. Elles nous pardonneront de l'avoir signalée. VEncyclique de Pie iX aux évéques belges montre assez que les méprises de ce genre peuvent avoir des suites fâcheuses ^,

* Car il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous de ne point vous imposer d'autre fardeau que ces choses nécessaires {Actes des apôtres^ xv, 28). 3 Gi-dessuSj p. 173. 3 Bevm de février, t. v> p. 2Q6.

¥• 8ÈRK. TOME V. — N» 27 ; 1862. (64« vol. de la coll.) i2

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