ENGYGUQUE DE S. S. PIE IX
Je serai toujours reconnaissant envers les personnes qui me signaleront une erreur dans mes Annales, et je m'empresserai de la rectifier. Mais je ne puis accepter que ce soit moi qui aie grossi l'importance de la réponse du cardinal d'Andréa par les titres : Avec approbation de la sacrée Congrégation de r Index... Réponse de la sacrée Congrégation de V Index.
La Beviie dfi Louvain ayaii ainsi intitulé son article : Déclaration de la Congrégation de l'Index ; et elle le commençait ainsi : Ija sacrée Congrégation de l'Index vient de donner une réponse qui, nous l'espéronSy mettra fin à la polémique soulevée dans notre pays *. Ne devais-je pas dire que cette doctrine était approuvée de la Congrégation de Vlndexl Quant à la seconde phrase, M. Bouix aurait dû avertir qu'elle est copiée mot à mot de TExposé de MM. les professeurs de Louvain qui disent aussi : Réponse de la sacrée Congrégation de l'Index ^.
Ces messieurs ont été trompés sans doute, mais devais-je soupçonner ce qu'ils ne soupçonnaient pas eux-mêmes ?
Mais suis-je le seul parmi les journaux français à m'être senfi de ces expressions? Sans vouloir citer ceux qui comme moi, ont reproduit l'article de la Revue de Louvain, quand j'ai voulu consulter la table de la Revue de M. Bouix, qu'est-ce que j'ai lu? Index : Réponse de la Congrégation sur le traditionalisme et U rationalisme, 373-384. Ce sont là les expressions mêmes que M. Bouix reproche aux Anna/es. De plus, n'est-ce pas lui qui a grossi l'importance de ce document, en faisant suivre cette réponse du cardinal d'Andréa des lignes suivantes:
Noas n*aY0D8 pas besoin de faire ressortir fimportance de ce docameut. Rapproché des quatro propositions envoyées par la sacrée Congrégation de l'Index à M. Bonnetty, pour être souscrites par lui, il meUra fin probablement à la controverse qui a si longtemps divisé les écrivains catholiques sur ce point '.
M. Bouix pouvait-il plus expressément dire qu'il regardait ce document comme émané de la sacrée Congrégation ellemême? — Je puis même dire que j'ai fait plus que M. Bouix, car tandis qu'il s'est laissé englober sans réclamation dans
* Même de Louvai»^ a\Til 1860; t. m, p. 193.
> Ibid. id. id. p. 216.
' Revue des tcieneet eccldticutiques, t r, p. 384.
AUX ÉVÊQCES BELGES. 183
raccusalion générale émise par MM. les professeurs de Louvain contre les traditionalistes français, je Tai repoussée avec force; j^ai réfuté leur Exposé^ et j'ai protesté contre des phrases qui renferment leur opinion sur les idées innées. Je disais :
Nous refusons toujours d'admettre que les principes des vérités ralionelles, métaphysiques et morales, ont été mis dans t esprit humain par le Créateur, autrement qu'au sens de saint Thomas, que Dieu y a mis la faculté de les apprendre et de les comprerdre K
De plus, nous croyons en ce moment que les principes de MM. de Lou\aiD sont condamnés dans deux des sept propositions émises récemment par le Saint-Office.
Quoi qu^il en soit, puisque j'ai fait ces réserves, tandis que M. Bouix n'en faisait aucune ; il n'était pas autorisé à dire que j'ai grossi l'importance de ce document.
J'espère que M. Bouix voudra bien faire mention de cette réclamation dans sa Revue.
Après avoir publié ces pièces, qui renferment l'histoire exacte de toute cette controverse, il ne nous reste qu'à faire connaître la décision du souverain Pontife lui-même. Nous allons la publier ici en latin et en français ^.
Lettre de M. (i.*P. le pape Pie ïïlL aax évèqiie# de Belslque.
a A Notre cher Fils Engelberl cardinal-prêtre Sterckx, de la f» S. E. R.y archevêque de Malines, et à Nos Vénérables Frères ]» ses suffragants les évéques de Belgique.
D Pie IX, pape,
» Cher Fils et Vénérables Frères, salut et bénédiction apos^ » tdique.
D Aux nombreuses et profondes amertumes qui dès l'origine
Plus pp. IX.
Dilecto filio Nostro Engelherto S. B. E» preslytero cardinali SterckXy archiepiscopo Mechliniensi, et venerahilibus fratribus ejus suffraganeis in Belgio episcQpis.
Dilecte Fili Noster ac Venerabiles Fratres, salutem et apostolicam benedic-
' Âmalesj 1. 1, p. 290 (6« série).
^ Nous suivons à peu près complètement la traduction de YÀmi de la Aelvgion qui nous a paru la plus littérale.