ENCYCLIQUE DE S. S. PIE IX
x> <^e Notre suprême pontificat ont abreuyë notre cœur et noas x» affligent surtout en ces temps malheureux^ est Tenue se D joindre la douleur causée par des questions fâcheuses sou- » levées en Belgique à l'occasion d'opinions différentes tou- » chant certains principes adoptés dans renseignement delà » science philosophique çt théologique dans V Université catho- » lique de Louvain. Ce n'a pas été pour Nous une médiocre » consolation d'apprendre comment vous, chtîr Fils et Véné- » râbles Frères, suivant les conseils de Notre nonce et de ce » siège apostolique, en Belgique, vous avez profité de rocca- » sion qui vous a réunis à Matines le mois de juillet dernier » dans le but de traiter diverses affaires relatives à cette Uni- » versiié, pour aviser en même temps aux moyens d'écarter et » d'étouffer ces controverses. Notre consolation s'est encore » augmentée lorsque Nous avons été informé que vous aviez » employé ces moyens en adressant d'un commun accord, » le 31 du même mois de juillet, une lettre au Recteur Magni- » figue de ladite Université. Dans celte lettre, en effet, reluit avec » éclat cet amour de la concorde et de la prudence si néces- » saire pour sauvegarder la paix et éloigner tout ce qui peut » faire obstacle à Tunion chrétienne et à Tédiflcation publique » des fidèles. Notre cœur a été pénétré d'une joie plus grande » encore, dès que nous avons su que les Professeurs de TUai-
tionem.— Ad plarimas gravissimasque amaritudines^quibus vel ab ipso surremi Nostri Pontiûcatus initio, et hisce asperrimis prsefiertim temporibus affligimur, accessit etiam dolor excitatus ex molestis quœstionibus istic exortis ob discrepantes opiniones de quibusdam principiis adhlbitis in tradenda phUosophica ac theologica scientia in catholica Loyaniensi Universitatc. Non levi autem codsolatione alTecti fuimus noscentes quomodo Vos, Dilecte Fili Noster ac Venerabiles Fratres, inhaerentes consiliis Nostri et bujus apostolicae Sedis îstic Nuntii Mechliniœ proximo mense Julio in unum congregati ad alia ejusdem Universitatis tractanda negotia, vestras quoque impendistis curas in aUquo suscipiendo consilio, quo hujusmodi controversiae plane amoverentur et extinguerentur. Quae Nostra consolatio summopere crevit, ubi inteUeximus, bas vestras curas locum habuisse in Epistola, quam die 31 ejusdem mensis Julii communi consensu ad Magnificum ejusdem Universitatis Rectorem dedistis. Namque in eadem epistola elucet ac dominatur illud concordiœ prudentiœque studium tantopere necessarium ad pacem tuendam, atque ad removendam quidquld cbristlanas paci, et publics fidelium sdificationi obesse posait. Atque majore otiamlsetitia perfusi fuimus, vix dum cognovimus, ipsius Lovaniensis Universi-