‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 72 sur 149 · ÉViCHÉS GAULO-BOMAUIS · texte numérisé non relu

ÉViCHÉS GAULO-BOMAUIS

Ensuite^ en ce que le concile aborde avec tant de ménagements la question de juridiction envers les Bretons réfugiés y la lettre synodale dit : a Nous ne pourrions négliger le soin B de la juridiction sans nous rendre coupables.» Le 15* canon igoute au motif d'ordre des motifs tirés de la foi ^ de la piété^ deTédificalion. Cela s'adresse aux malhenreux émigrés bre* tons qui abordaient depuis quelques années (MO) dans les évêchés des Curiosolites, des Osismiens^ des Yenèt^, dans les, 'premiers surtout^ et dont un évêque régionnaire^ JManstietus eptscopus Bni(mM3fivitti , assista au concile de Tours 4e 4€i .

Qui aurait signalé au concile de la province Toffice et la psalmodie des pauvres Bretons réfugiés , si ce n'est les évé-* ques curio9olite$ et 08i$mien$, dont les titres devaient être effacés par ces hôtes indociles, malgré les prières du concile de Vannes de 465, malgré les menaces d'excommunication dn concile de Tours de 567^, qui défendit en vain d'ordonner ni Breton ni Romain dans l'Armorique, sans l'agrément du métropolitain et de ses collègues ? Il est digne de remarque qu'il n'y avait eu d'évêque régionnaire breton ni au concile de Vannes, ni à ceux d'Orléans de 511 et de Tours de 567, lorsqu'il y en avait eu à celui de Tours de 461 ; l'antagonisme se serait donc déclaré dès le début de l'émigration.

a Rassemblés dans l'église de Vannes, » dit le concile ; cela suppose déjà un évêcbé établi, puisque la première église delà capitale de la cité était généralement la tête du diocèse. Téglise-mère, épiscopale.

Que le concile ait mis ordre aux affaires du diocèse de Vannes ou de tout autre; qu'il ait ordonné saint Patern , nouvel évêque du siège vacant , comme le veut la tradition locale, on peut l'accorder; mais qu'il y ait été fondé alors un nouvel évêcbé dont le premier titulaire fut Patern, le contraire nie semble résulter clairement de la lettre synodale et des ca** nous.

Enfin Patern, Albinus, Liberalis, n'étant pas, on mieux ne devant pas être les premiers évêquesdes Venèies, des OsiS"

« Voyez même CoUeeUon d^à citée. Si les Bretons ne se rendent ni aux Tœux, ni aux défenses des conciles, cela peut prouTer leur indocilité, lear indiscipline, mais non une véritable indépendance.

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