Neuf magnifiques traits de ressemblance entre la mar
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niëre doat^ d'après la vraie philosophie^ Fàme est unie aa corps> et la maniore dont, d'après la vraie théologie^ la per* sonoe du Verbe éternel s'est uni Thumanité. — Grand malheur de laisser ignorer à la jeunesse chrétienne des écoles ces doctrines.
CHAP. YP. -- De Vabmrdiié et de l'impiété dei systèmes inventés par les philosaphes anciens et modernes pour expliquer k commerce de Vâme humaine avec le corps^
82. Toute erreur philosophique n'est qu'une protestation contre une croyance universelle de l'humanité. — C'est en méconnaissant la croyauce universelle sur l'unité subsian* tielle de l'homme que l'ancienne philosophie fit de rhomoie deux êtres et imagina des hypothèses absurdes pour s'expliquer leur union. -* Comment ces hypothèses ont divisé l'école de Platon en trois sectes^ et ont enfanté l'idéalisme^ le matérialisme et le scepticisme chez les anciens.
83. Funestes effets produits^ dans les premiers siècles chrétiens, par la doctrine de Platon sur l'union de l'âme avec le corps. — Toute hérésie n'est que la négation de la divinité oa de l'humanité de Jésus-Christ. — Les hérétiques phantasiaques ou humanitaires, fils légitimes des anciens philosophes idéalistes ou matérialistes.
84. Examen des trois systèmes de la philosophie moderne, touchant l'union de l'âme avec le corps. — Système des causes occasionnelles de Descartes. — Fondement de ce système, son absurdité et son impiété. — C'est Dieu comédien et rhomme marionnette, ou la dégradation de Dieu et la négation de l'homme. — Tort que s'est donné M. de Maistre en appelant De^scartes le Platon chrétien.
85. Le système des causes occasionnelles a été abandonné par ses plus grands panégyristes. — Le système de Vharmomê préétablie de Leibnitz est aussi absurde et aussi impie que celui de Descartes. — Système de Vinflux physique de Locke, suivi par l'école matérialiste. — C'est à tort qu^on l'a attribué à Aristote et aux scolastiques, qui l'ont toujours combattu.
86. Ëtourderie de quelques écoles chrétiennes de philosophie d'avoir adopté l'influx physique. — Malgré les modifications qu'elles y ont apportées, il n'en est pas moins absurde et
PAR LE P. VENTURA DE RAUUCA. âSS
impie. — Inconséqaence de Tannotateur de la Philosophie de Lyon d^avoir déclaré incertains les trois systèmes exposés, après les avoir présentés comme raisonnables. — En s'y arrêtant, on n'a qu'à choisir entre Terreur «t le néant. — Horribles ravages qu'ils ont causés dans la science. — Nécessité de revenir au dogme chrétien : Que rame est forme substantielle du corps.
CHÂP. YIP. — De la deuxième condition commune à toutes les âmes, d'être formes uniques de leur corps ; et de Vunicité de Pâme humaine.
87. La raison particulière, de même que tantôt elle a admis en Dieu lunité de la nature sans la trinité des personnes, et tantôt une trinitê de personnes sans Tunilé de la nature, de même a admis, dans Thomme, tantôt l'unité de Fâme sans ta trinité des vies, et tantôt une trinité de vies sans Tunité de l'âme. — Hérétiques anciens et modernes qui ont admis pIU'* sieurs âmes dans l'homme. — Doctrines de la pluralité des âmes dans l'homme, enseignées de nos jours par Michel Vintras et le docteur Lordat. — L'origénisme, le panthéisme et le matérialisme viennent de jaillir de nouveau de ces doctrines.
88. Accueil enthousiaste que la Faculté de médecine de Paris a fait au dynamisme de l'école de Montpellier. — Propagation de cette erreur en Euroi»e. Les écoles de philosophie chrétienne l'ont elles-même adoptée. — L'annotateur de la Philosophie de Lyon, se mettant en contradiction avec luimême, l'approuve et la recommande.
89. Magnifique argumentation de saint Thomas, en faveur de la thèse générale : Que toute âme est forme unique de ''son corps. — Vigoureuse réfutation, du même Docteur, des doctrines de Platon et des philosophes arabes, contraires à cette thèse. — Absurdité de l'hypothèse de Texistence d'êtres intermédiaires entre l'âme et le corps.
90. Autre argumentation de saint Thomas, en faveur de l'Unicité de l'âme humaine en particulier.
CHAP. Vin*. — Suite du mime sujet. On fait justice des objections contre Vunicité dé l'dmc humaine, et des sophismes et des autorités à t'aide desquels les écoles modernes soutiennent thérésie de plusieurs âmes dans V homme.
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91. Réfutation de quatre objections des anciennes écoles contre TUnicité de Tâme. Ce sont des objections sérieuses^ en apparence^ mais fondées sur l'absurde^ en réalité. — La dernière surtout est grosse de conséquences manifestement ridicules et impies. — En la répétant de nos joiirs^ certains esprits se montrent bien grossiers et bien ignorants en philosophie.
92. Examen de la principale objection des Dualistes^ tirée de ce fait : « Que les fonctions de la vie animale se font dans X» l'homme^ à Tinsu de Famé intellective. d — La réponse de 1a Revue nUdicaU de Paris à celte objection est bien conclaaDte^ mais elle est insuffisante. -*- Onla complète par la doctrine de saint Paul> sur la manière dont l'homme est^ se meut et y\i en Dieu.
93. Suite du même sujet. Exposition de la doctrine de la théolc^ie et de la philosophie catholiques^ sur les difTcreiftes manières dont Dieu, l'Ange et TA me humaine 9on$ dam le lieu. — Dien^ ayant créé Tbomme à sa ressemblance, a coa-* féré à rame humaine le privilège d'être tout entière dans le corps et dans ctiaque partie du corps, comme il est tout entier dans l'univers et dans tous les êtres de l'univers. — Conséquences péremptoires de cette magnifique doctrine sur l'âme, contre l'objection principale des Dualistes. — L'ignorance pitoyable de ces prétendus savants, touchant cette grande philosophie, est la cause de leur erreur,
94. On réfute ce sophisme de l'école dualiste : Que la doctrine du doub/edynamûma est simplement médicale, '«-^ Preuves nombreuses que cette doctrine est, tout bonnement, une ancienne hérésie, condamnée constamment par l'Ëglise.
95. Impertinence d'un médecin de vouloir enseigner aux Ecclésiastiques l'Écriture sainte et là théologie, --^ On commence par réfuter les autorités invoquées en faveur du double dynaçoisme. «— Les mots Esprit et Ame ne signifient pas, dans les Livres saints, deux substances distinctes, niais deux facul-' tés de la même âme dans l'homme* -* Le Verbe intérieur de Vintellect* -* Interprétation ridicule donnée i)ar les théolo^ gien^ dualistes du mot con^râion.-^G'est se brouiller en mâm($ temps avec la Théologie, la Grammaire et le Sens commun.
PAR LB P. VENTUIA DU RAULIGA. 297
96. Vrai seos du passage de saint Paul^ sur lequel on a pré* tendu fonder Torthodoxie de Thérésie du double dynamisme.
97. Passage de saint Augustin, allégué par les Dualistes à l'appui de leur doctrine. -^ On démontre que^ dans ce passage^ saint Augustin adit précisément le contraire de ce qu'on lui a fait dire, -<*- Magnifique interprétation donnée par le même Docteur^ d'un obscur passage de TÉcriture. •*- Belle doctrine sur ïMetieot, au sens ascétique. -^ Autres textes de révâque d'Hippone en faveur de l'Unicité de Ffime dans rhomme. — C'est aussi la vraie pensée des Pères cités contre la même thèse. — Les modernes Dualistes sont évidemment dans le fauxj et n'oltit pas droit à la parole dans cette discussion.
CHAP, IX^ -^ De la traiiiême propriéiéy commune aux diverm espèce^ d'àme$ : d'être des substances immatirieUes ; et de l'âme des plantes en particulier.
98. Importance de la.lhèse deTimmatérialitédes âmes^ par rapport à la spiritualité de Vàme humaine, «r- Les matéria-* listes n'ont nié cette spiritualité, que parce qu'ils ont pbiloso* plié par leur imagination* — On se propose de prouver rim" matérialité des âmes par la raison « *— Vraie signification du mot corporel; ce qui est corporel n'est pas^ corps. •— 'Foute âme est corporelle sans être corps.
99. Premier argument en faveur de l'immatérialité de toutes l68 espèces d'âmes^ tiré de leur indivisibilité. -^ Preuves que nulle âme, pas même celle des plantes, n'est ni ne peut être divisée par la division de son corps.
100. Deuxième argument en faveur de l'immatérialité de» âmes, déduit de la nature toute spéciale de leur mouvement. Tandis que le mouvement des composés inanimés ; V leur est étranger; â° leur est imposé; et 3"" est invariable : le mouve^ m^nt des composés animéSi même des plantes, au contraire : l'iear est propre; T ils en disposent; et 3*" c'est un mouvo'* meot prodigieusement varié, — Un mou'vement ayant ces deruières qualités ne peut être l'œuvre que de siit>stance8 im* matérielles. — Toute plante est un composé vivant,
101. Troisième argument en faveur de l'immatérialité des àmesi résultant de leur vertu d'eugendrer««--«Cioq cooditioas
de toute génération véritable dans la nature. — La génération est la prérogative exclusive du composé vivant. — La plante jouit de cette prérogative. — Pourquoi les deux vertus nécessaires pour toute génération se trouvent unies dans les végétaux^ et séparées dans les animaux par la distinction des sexes. — Distinction des œuvres de la vie. -^ La génération^ la plus noble des opérations de la plante^ est la moins noble des opérations de Thomme. — Elle est une loi pour Tespèce humaine, et non un devoir pour chaque individu. — Conséquences importantes de cette doctrine, en faveur du célibat volontaire.
iOâ. Continuation du même sujet. — trois preuves que la faculté d'engendrer n'est le propre que de la substance imma* térielle« — Remarques particulières sur la vertu infinie, propre à toute génération, et attestant Timmatérialité de la substance qui Texerce.
CHAP. X*. *- Suite du même Bujel, VimmaiériaKté des âmes. Grande philosophie de la sensation, du nombre, de l'économie des facultés de Vâme sensitive, et de leurs fonctions. De Vâme des bruieSf et de son immatérialité en particulier.
103. Outre les sens extérieurs, tout animal possède deux sens internes : le sens commun et la fantaisie. — Tout sens^ dans les choses de son ressort, est un témoin fidèle du vrai.— Qu^est-ce que le sens commun interne? son existence et sa double fonction : 1» de former les fantômes ou de sentir, et î* de distinguer tous les sensibles propres des sens. — Nécessité qu'a la brute de sentir, pour accomplir sa fonction spécifique de connaître. — Différente manière de sentir des animaux imparfaits et des animaux parfaits. *- Pourquoi ceuxlà n'ont que deux ou trois sens, tandis que ceux-ci en ont cinq.
104. Exposition du phénomène de la sensation. — L'impression des objets extérieurs, simple comme les composés inanimés, est double sur les composas animés. — Comment le sens est impressionné spirituellement par l'être matériel. — L'opération de sentir est une preuve évidente de l'immatérialité de l'âme sensilive.
i05. De la seconde fonction du sens intérieur, de distinguer
les différents sensibles. — La brute exerce^ elle aussi^ cette fonction. — Trois arguments qui en résultent en faveur de Fimmatérialité de son âme.
i06. Qu'est-ce que la fantaisie et sa destination ? — Les fantômes s'y tracent d'une manière spirituelle. — Preuve que les brutes conservent delà même manière les fantômes dans leur fantaisie. — Triple impossibilité qu'une telle faculté soît le propre de la substance matérielle.
107. De la seconde fonction de la fantaisie^ ou de la mémoire sensitive^ que la brute possède aussi bien que Thomme. — L'altente des cas semblables^ en particulier^ qui actualise cette faculté, et ridée du temps qu'elle renferme, prouvent invinciblement l'immatérialité de l'âme sensitive.
108. Du deuxième acte de la vie sensitive : la force estimative ;c'esX un acte différent de celui de sentir. — C'est dans la brute ce qu'est la raison dans l'homme. — Tort de Descartes d'avoir fait une machine de la brute. — La bête connaît, choisit, agit pour une fin et fait des syllogismes. — En quoi le syllogisme des bêtes diffère de celui de l'homme; il n'en prouve pas moins l'immatérialité de leur âme.
109. Du troisième acte de la vie sensitive: la locomotion; c'est l'amoiir de la brute; on ne peut lui refuser cette faculté. — CesiVappétit sensitif qui la met en jeu. -— Théorie de cet appétit. — Comment l'Irascible se rapporte au Conçu pîscible, et est du domaine de Tappétii.
ilO. Continuation du même sujet. Comment l'appétit détermine le mouvement. — L'un et l'autre ne peuvent être l'acte que d'une substance immatérielle. — Les actes de l'animal et les actes animaux. — La brute connaît intentionnellement tout ce qu'elle appète. — Le mouvement, qui n'est que propre dans la plante, est, de plus spontané dans là brute et libre dans l'homme. — Ces doctrines prouvent évidemment l'immatérialité de l'âme de la brute, et, à plus forte raison, la spiritualité de l'âme humaine.
CHAP. XP. — Encore de Vimmatérialité des âmes. De deux erreurs opposées touchant Vâme des brutes, et de la spirittudité de râtne humaine en particulier.