‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 80 sur 149 · L'âme n'est créée qu'au même instant où elle est unie · texte numérisé non relu

L'âme n'est créée qu'au même instant où elle est unie

au corps. — Réfutation de quelques objections contre la thèse de son origine par création. — La doctrine qu'on yient d'établir sur la génération est confirmée par l'Écriture.

122. Importance du dogme de la vérité de Thumanité de Jésus Christ. — Dans le mystère de l'Incarnation^ le Naturel a dû se trouvera côté du Surnaturel^ puisque Jésus-Christ h éié vrai homme^ aussi bien que vrai Dieu. La doctrine de saint Thomas sur la génération^ appliquée à l'explication de ce mystère.

423. Les objections des hérétiques^ contre la vérité de l'humanité de Jésus^Ghrist^ victorieusement réfutées par la doctrine de saint Thomas sur la génération. — Comment, conçu sans le concours de l'homme et seulement du sang de Marie, le corps du Seigneur a été un vrai corps humain, et Jésus- Christ est vrai fils de Vhotnme. — Manière claire et précise dont cet ineffable dogme est révélé dans l'Evangile.

CHAP. XIII* — De la deuxième prérogative de Vâme humaine, d'être naturellement et essentiellement LIBRE.

124. Importance du dogme de la liberté. — La déesse de la Raison est étrangère à cette discussion. — Distinction de la liberté de Nécessité et de la liberté de Coaction. — Doctrines erronées des philosophes et des hérétiques, touchant la liberté de l'âme humaine. — La philosophie chrétienne est la seule philosophie tutrice de la liberté métaphysique et politique de l'homme.

125. Définition de la liberté par saint Thomas, et excellence de cette définition. — Le jugement de la raison est de l'essence de la liberté. — Explication et importance de cette profonde doctrine. — La fin et les déterminations de la nature sont nécessaires; les moyens et les objets des facultés sont contingents ; c'est par rapport à ces dernières choses que rhomme est libre.

126. continuation du même sujet : on prouve encore davantage que la liberté n'est que le jugement libre de l'action.— Comment la liberté est du ressort de la raison, et comment l'homme n'est libre que parce qu'il est raisonnable.

127. On réfute les objections contre la liberté, tirées de ces mots de saint Paul : a Je ne fais pas le bien que je veux faire

» et je fais le mal que je ne veux pas faire. » Quel est ce a mal » dont parle saint Paul dans ce passage ? — Par les mêmes mots^ loin de nier la liberté, il l'afflrme. — Le dogme de la liberté, prouvé par l'Évangile et par l'économie de toute la Bible. Les philosophes protestants^ qui nient ce dogme sur le témoignage de la Bible, sont convaincus de nier la Bible.

128. Réponse à l'objection déduite de l'action de la grâce sur rhomme. — La grâce ne détruit pas, mais élève et perfec* tionne la liberté. — Les protestants manquent du sens qui fait comprendre TÉcriture.

129. Doctrine catholique sur la science divine. — La prévoyance n'en change pas la nature. — Ck)mment Tinfaillibilité de la prescience divine est une garantie de la liberté humaine.

130. Ck>mme tout bon gouvernement de l'homme né détruit pas, mais maintient la liberté politique ; à plus forte raison le gouvernement de Dieu ne détruit pas, mais maintient la li* berté morale des êtres intelligents. — Comment Dieu mène l'homme sans blesser sa liberté. — Beaux passages de rÉcri* ture^ expliquant l'action de la Providence et l'existence de la liberté.

131. Réfutation de l'objection des Matérialistes cotitre la liberté humaine. — Les objets extérieui-s n'impressionnent pas nécessairement l'intellect, mais l'imagination. — L'appétit in* telleclif demeure toujours maître de lui-même. — Nier la liberté, c'est nier Fintelligence et faire de Thomme une brute. — La liberté est un sentiment indestructible du cœur de l'homme. — On ne peut la combattre sans l'afûrmer. — La seule chose pour laquelle l'homme ne soit pas libre^ c'est la négation de sa liberté.

ifflAP. XIV*. — De là dernière prérogative de Vâme hamaine : d'être immorlelky et de partager au corps son immortalité.

132. Importance du dogme de l'immortalité de l'âme, par rapport au dogme de l'existence de Dieu. — Les philosophes païens, anciens et modernes, Platon, Puffendorf, Leibnitz, Montaigne, Saint-Ëvremont, Descartes, ont ignoré ou nié les démonstrations métaphysiques de l'immortalité de Tâme. — Ils ont admis ce dogme, mais ils n'ont pas su le prouver métaphvsiquement. Ia Philosophie de Lyon et son annotateur;

M. Bautain et M. Cousin^ ont mérité le même reproche. —On se propose d'exposer ici les preuves métaphysiques du même dogme^ telles que^ seule^ la philosophie chrétienne les a données.

133. On commence par exposer le grand argument métaphysique de la philosophie chrétienne, en faveur de Timmortalité de Tftme, tiré de sa subsistentialili. — Le principe que a Ce qui ne dépend pas d'un autre être pour opérer n'en dé- » pend pas non plus pour exister » est incontestable^ — On prouve que l'âme humaine ne dépend pas du corps par rap-* port à ses opérations spécifiques de comprendre, de raisonner et de vouloir. — Toutes les opérations sensitives se font avec le corps, c'est pourquoi elles usent le corps : tandis que les opérations intellectives ne l'usent pas.

134. On explique comment il est vrai que, tout e,n ayant besoin des fantômes corporels pour se former les idées, l'âme humaine ne dépend pas du corps dans son opération de comprendre. — Preuve qu'elle est incorruptible par soi.

135. L'annihilation de l'âme humaine est possible, mais d'une possibilité qui ne peut jamais être traduite en acte. — Preuves que, pouvant absolument annihiler l'âme. Dieu ne l'annihilera pas. — Autres belles considérations de saint Thomas sur la subsistentiaiité de l'âme, comme raison de son immortalité.

136. Application, à l'âme des bêtes, des principes exposés.— Grossière erreur de Platon sur ce sujet. — Seule, la Théorie de la philosophie chrétienne, sur ce même sujet, est raisonnable et solide. — Pourquoi l'âme des bêtes s'éteint et doit s'éteindre avec le corps.

137. On commence par réfuter les objections des matérialistes contre Timmortalité de l'âme. — Réponse aux objections tirées de ce que Pâme humaine est destinée à vivifier le corps, de ce qu'elle est forme substantielle du corps, de ce qu'elle se complète par le corps et ne peut comprendre sans le corps.

138. Suite de la réfutation des objections contre l'immortalité de l'âme. —Preuve que l'âme intellective n'est nullement affectée des passions du corps. Les perturbations de l'espril, à Toccasion des maladies du corps, ne prouvent pas non plus que

le corps aflPecte Tesprit. — On fait justice des deux derniers arguments de récole matérialiste, tirés de Tessence de la vie deThomme, et de ce que Tâme naît a\ec le corps.

139. De la résurrection des corps. L^homme n'a pu inventer ce dogme. — Premier argument que ce dogme religieux est aussi une vérité philosophique, tiré des phértomènesde Tordre naturel. — Magnifiques passages de TerluUien et de saint Augustin sur ce sujet.

140. Deuxième argument en faveur du <logîne de la résurrection. Cet argument est tout métaphysique et déduit de Tessence même et de la nature humaine. — Il est contre la nature que rame demeure à jamais privée du corps dont elle a été forme substantielle.

141. Le dogme de la résurrection prouvé encore par sa cause finale. — Dieu ayant créé l'homme inexterminabley même par rapport au corps, ce dessein de Dieu doit nécessairement s'accomplir — L'ordre cosmologique exige, lui aussi, la résurrection des corps humains.

142. Réponse à l'objection, contre le dogme de la résurrection, fondée sur la prétendue impossibilité que ce qui a péri renaisse. — La Toute-puissance qui a créé l'homme du néant peut bien le faire être de nouveau ce qu'il a été. — Le prodige de la résurrection est moins grand que celui de la création. — Qui a fait ce qui est plus, peut bien faire ce qui est moins. — Beaux passages des Pères sur ce sujet.

143. La seule objection sérieuse contre la vérité de la résurrection est que, le corps de l'homme ayant été détruit, Dieu peut bien lui donner un nouveau corps, mais non lui rendre son propre corps. — Explication de la profonde doctrine de saint Paul contre cette objection. — Le corps de l'homme est le seul corps que la mort n'anéantit pas. C'est du germe qui est indestructible, que Dieu reformera le corps de Thomme, comme il forme l'arbre de la semence. — Comment ce corps, ainsi reformé, sera numériquement le même ancien corps de l'homme. — Résumé dala psychologie chrétienne.

0ECTIO1V 3". — 14» méthode.

Eclaircissements sur la méthode de ta philosophie chritienM, à Poccasion de récentes attaques dirigées contre elle.

236 TRArri DE PHILOSOPBIE GBB&TUENHE

144. Qu'est-ce que la Méthode? -* On ne fera ici que quelques remarques sur la -vraie Méthode philosophique. — Poar quoi en ressuscitant une maxime d'Abeilard^ le Semi-rationalisme s'acharne-t-il tant contre la méthode de saint Thomas?

— M* Jourdain s'est fait Torgane de ces attaques. On ne le réfute qu'à ce point de Tue. — Les scolastiques ont eu bien raison de subordonner tout au raisonnement et de ne pas mêler le sentiment aux discussions philosophiques. — Les défauts qu^on leur reproche leur sont communs avec tous les philosophes. — ^ On défend saint Thomas contre Taccusation d'avoir négligé Vobiervaiion. — La conscience n'a rien à faire dans les choses spéculatives. Dans la pratique^ saint Thomas Ta suivie plus fidèlement que ses censeurs.

145. La méthode scolastique, solennellement vengée par M. Jourdain^ par rapport à son importance et à sa nécessité. -— Contradictions palpables dans lesquelles est tombé cet auteur sur le même sujet. — Preuves qu'il n'y a pas un mot de vrai et d'exact dans les éloges qu'il a adressés à Bacon^ à Descartes et à d'autres philosophes modernes, touchant la méthode. •*- Par les travaux de ces philosophes, sur la même matière, on n'a découvert aucune vérité, et la porte a été ouverte à toutes les erreurs.

146. Continuation du même sujet. La vraie méthode en philosophie et en théologie se trouvant dans le droit chemin de la vérité, les scolastiques ne devaient pas s'occuper de trouver de nouvelles méthodes. — Cette étude n'est devenue nécessaire que depuis qu'à l'exemple de la fausse méthode, introduite par Luther en théologie. Descartes créa une fausse méthode en philosophie. La langue des sciences est et doit être toujours inaccessible au peuple. — ^La scolastique n'est pas tombée à cause des vices de sa méthode, mais à cause de la vérité de ses doctrines, qui incommodait toutes les erreurs.

147. Autres incroyables reproches que, par l'organe de M. Jourdain, le Semi-rationalisme, a osé faire à la scolastique.

— On les réfute mot pour mot. — La réforme philosophique de Descartes n'était pas plus nécessaire que la réforme théologique de Luther. -^ Funestes résultats de cette double réforme, prouvés parles faits.

i48. Antres considérations sur les travaux des modernes concernant la métbode. — C'est la question de la méthode qui di\ise le plus nos philosophes. — L'inutilité de leurs tra- \aux/reconnue par récole Cartésienne elle-même. Incroya* ble a^eu de Nicole sur ce sujet. — Ce que Ton enseigne aujourd'hui n'est propre qu'à fausser l'esprit de la jeunesse, et à la jeter dans la voie de l'incrédulité.

149. Résumé des doctrines de la méthode delà philosophie clirétienne. — Fidèle au précepte de l'Evangile, de chercher, avant tout, la foi, cette philosophie en a obtenu la récompense promise, d'arriver à la science. A ce trait il e^t impossible de ne pas la reconnaître pour la vraie philosophie.

Le p. Yektuba de Kadliga.

238 LBTTRI DU CARDINAL d'ANDHÈA

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