‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 86 sur 149 · DATES BES INSCRIPTIONS CHBÉTIENNES · texte numérisé non relu

DATES BES INSCRIPTIONS CHBÉTIENNES

Tombre un collègue plus obscur; — conlre Noris, que les consuls suffecti se rencontrent bien au delà de Constantin^ ce qui amène le doiîle chevalier à retracter l'opinion émise par lui-même^ que Constantin avait le premier concédé au Séoat la prérogative de nommer ces consuls subrogés, et enfioà trancher heureusement toute cette question difflcile en déclarant que les Consuls suffecti ne figurent nulle part dans les inscriptions chrétiennes,

3. — Etablissement de cinq périodes pour les fastes consulaires.

Ces points et d'autres que nous passons sont éclaircis par un ensemble de faits qui se rattachent à 5 périodes successives et conduisent à des conclusions que Ton peut formuler en lois épigraphiques.

La V* période s'arrête à tan 307. Jusque-là^ chacfue année, la création des Consuls se fait régulièrement ; c'est l'époque normale ; les formules lapidaires sont d'une correction classique. Le nom de famille s'exprime par quelques initiales; le surnom, jamais en entier; le prénom, s'il paraît^ suffit pour séparer les deux consuls. Le plus digne est placé le premier dans les inscriptions comme dans les meilleurs fastes. Cette loi a permis de fixer avec probabilité à l'an 298 un monument portant le monogramme du Christ : ce serait l'unique exemple vu par l'archéologue romain dans les titres antérieurs à Constantin. Il faut voir dans son livre comment^ pour obtenir ce résultat^ trois lettres lui ont suffi sur un monument de 3 lignes mutilées ou plutôt de 3 mots incomplets.

La 2" période s'étend de 307 à 399. Les inscriptions ne sont pins seulement des lignes écrites à la hâte^ entre deux martyres> de rapides adieux échangés dans des galeries comblées aussitôt qu'ouvertes* C'est Tair de la paix; \e Monogramm sous toutes les formes rappelle le Labarum.lA tranq uille possession du temps permet d'en multiplier les supputations; l'épigraphie chrétienneest unart qui a ses dates officielles, sesinaages^ son style^ son écriture étudiée. Les symboles se répèlent, mais sans arcane. La phrase pompeuse des panégyriques^ des rhythmes^ desassonnances, des acrostiches^ s'efforce de varier un thème monotone. Saint Uamase est l'hiérophante en faveur,

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