T6 SI I.A PAROLE EST UNE SRVESCE
nprenioiif que le prophète roi emploie îndirtinrteiiieDt dans font le pomae, pour reodre toujours la même idée, eelle des eammandewuns de Diea^ de m loi sainte.
Td est le sens que donne la lectmie du psaume entier, et qne les conmMntatears ont adopté. Que si dans le verset en question on voulait prendre le mot verhwn ùutm dans le sens abaoln il faudrait donner an même mot dans tous les endroits do psaume où Q rerient, le même sens, ce qui est Imposable. Et parle teite, et par le contate, et par le but qne s*est piopoié le piofriièle» qui est Teialtation, reloge de la loi de Dieu, ce mot signifie la loi^ les eam^ mavdemois^ la loi écrite et donnée par le seignear sur te Sinai, Comparez s*il TOUS plait, les verseu 43, 43, 49, 74, 81, 89, 101, 139, 160 et 161. On, sans entrer dans ces recherches, contentez-vous de lire la partie du venet qne Je discute ; il tous sera clairement démontré, qu'il s'agit de la loi de Diea^ de ses saints commandemens, et non pas de la parole humaine et sociale^ du langage qui aurait son origine en Dieu, comme tous le donnez à entendre. Veuillez prendre le commentaire de dom Calmei sur ce psaume : touiT j tron- Terez entre autres explications donnant le sens que je Tiens de défendre, celle du Terset 105. Il cite deux lieux paraUèles tirés Tun du lÎTre des /Vomtùfs Ti, 23, Tautre de la 2« épitre de saint Pierre, ch. i, 19, par lesquels il con- Orme l'interprétation dont je parie. Ainsi je ne crois pas, monsieur le directeur, que vous puissiez tous fonder sur ce Terset pour appuyer Totre doctrine sur Torigine de nos idées et de la raison.
Noos admettons complètement l'interprétation donnée par notre correspondant an mot verbum îuum. Oni,qnand le prophète rm dit : « Foire parole est \e flambeau qni gnide mes pas, la lumière qui » éclaire le sentier où je marche ' », il vent parler de la Un du Sei^ gneur^ des commandemens donnés sur le Sina! ; mais afons-nons dénié ce sens ? et ce sens empêche-t-il les conclusions qne nous en avons tirées? Voyons : Nous avons voulu prouver, contre H. Maretet dom Gardereau, que la parole de Dieu, et après elle et d'après elle la parole de l'homme, étaient elles-mêmes lumière^ et n'avaient pas besoin d'une autre lumière^ inventée gratuitement par la scolastiqoe pour comprendre cette parole. Or, cette conclusion ne ressort-elle pas de ce texte entendu même comme l'entend notre correspondant? Donnons un exemple : La parole de Dieu dit : c Fous êtes prés de » nous y Seigneur t et toutes vos voies sont la vérité. {Ib. v. 15). •
« Psaume^ cxrirf, 105.
^ ET UNE LUMIÈBE. 77
Toilà une parole qui déclare erronée l*opînion de ces philosophes qui , comme Aristote , n'admettaient pas la Providence et plaçaient Dîen dans je ne sais qaeUes profondeurs inaccessibles. Eh bien ! quelle conclusion tirons-nous de ce texte ? Nous disons, comme notre correspondant» qne c'est la parole de Dieu révélée qni nous a appris cette vérité; que cette vérité, convenablement annoncée par la parole de l'h<»naie, porte avec elle la lumière , qu'elle donne la lumière , une lumière, une science nouvelle à celui qui ne la savait pas , qui rignorait; et qu'il n'est pas besoin d'inventer une lumière qni ieraii déjà dans notre âme, et au moyen de laquelle et dans laquelle nous verrions cette parole de Dieu, et aussi cette parole de Thomme répétant et transmettant la connaissance de cette parole de Dieu. Cette lumière intérieure est inutile, disons-nous, et, qui plus est, appuyée sur aucune preuve ; c'est une invention philosophique vaine , inutile et dangereuse , comme tant d'autres. Car , que répondre à celui qni dirait : « Je ne vois pas dans ma lumière cette vérité que » vous dites pourtant que je dois voir dans ma lumière intérieure. » — Pour nous , nous lui disons : « Cette vérité : Dieu est près de <* wmSy nous a été révélée, apprise par Dieu lui-même : nous le savons » par le témoignage constant et perpétuel de la tradition ; car c'est " jHir hérédité que ^ous avons acquis les paroles de Dieu, » qui pour cela sont appelées untestament\ Voilà nos raisons. Passons à l'autre objection.
Mais TOUS semblez ftîre plus de cas du texte de saint Lac, semen est ver* hm Deif ce qui établirait infailliblement la germination de Tidée attribuée à la parole : malbeureosement ce texte ne vous est pas plus favorable que le premier. Vous le prenez, comme l'autre, dans le sens absolu, ce que vous ne poorez faire. De quoi en effet est-il question dans ce passage? De Texplication ^vnt parabole! ce qui change complètement le sens; puisque é^ absolu il défient relatif: remarquez s'il vous plaît, qu'il n'y a pas verbnm Dei est semen; mais semen est verbum Dei\ c'est-à-dire : la semence dont je vous ai parlé dans la parabole, et dont vous me demandez l'interprétation. 11 n'est pis question ici de la parole, du langage social quoique d'origine divine : il **gitde \h prédication et des fruits qu*eUe portera dans les âmes selon la )8ition des auditeurs... S'il fallait admettre le sens que vous donnez,
Hereditate acquinvi testimonia tua ili «temum, ibid,^ 111.