‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 21 sur 103 · SI LA PAROLE EST UNE SEMENCE · texte numérisé non relu

SI LA PAROLE EST UNE SEMENCE

poorriei-Yoïu m'expUquer mi paroles que Jénu dil à sei apAtm s voèù daiam

)e diable ^mpQfU la parçU sm,<e? Mais le HmQU pca^U noua enleyar «oit

lo sens, soit Taudition de la parole humaine qa*on nous adresse? Eyidemment non... Vous donnez donc à cette phrase semen est verbum Dei un sens absolu qu*eUe n*a aucunement dans le texte sacré. Mais consultons encore rErangile grec. Dans votre sens il (isudralt : o^rc^poc ^<rriv h X&^oç toG eioG, ee qui voudrait dire comme vous Fentendei t la parole de Dieu est une semenée; mais le grec porte h <mopo( iotvt h X^^yc^ to3 dioû, oe qui signifia : tû semence^ dont je vous ai parlé dans la parabole^ at la parole de Dieu t or eela change la question du tout au tout. Gela fait de 6 airopo; le tvifi da II phrase, tandis que votre interprétation n*en fait que Tattribut, et transports le privilège du liujet sur o Xo-yc; tcD 0ecu. Pardonnez-moi, monsieur, d*entrer dans des explications si détaillées et presque minutieuses; mais depuis loii|;tems je vois toujours dans vos Annales une fausse explication donnée à cei deux textes , qu'il paraît bien que vous la considériez comme véritable e( légitime.

Nous admettons encore le sens attaché à ce te^te par notre correspondant ; mais nous ne comprenons pas non plus comment il peut rendre fau$9e la conclusion que nous en avons tirée. Que notre honorable contradicteur veuille bien y faire attention ; nous ne préttU' dons pas que le Christ, en disant la semence e$t la parole 4e Di$Ut a voulu établir un système philosophique, mais nous disons qo'S l'dt servi d'une comparaison ; il a comparé la semence à la parole de Dieu ; réciproquement il a comparé la parole de Dieo à une semefice» C'est tout ce que nous voulons établir ; nous reprenons cette comparaison ^t nous disons à nos adversaires ; « Vous dites, vous, que II )> parole de Dieu et la parole de Tbomme ne donnent pas, i pro<^ V prement parler, la connaissance d'une chose qu'on n*avaU pM^ M c'est-à-dire ne donnent pas le germe; suivant vous, le germe i été » seméy non par la parole^ mais a été infusé {inditum ), inné dan0 » Tâme lors de la création. La parole ne fait que le développer ^ le fair€? r> grandir ; on doit la comparer à Veau ou à la chaleur^ qui fos^ I) croître et développent la plante. Or, le Christ a comparé la pa<^ » rôle à une semence : c'est ce que nous faisons nous-mêmes. — Celt^ façon déraisonner laisse intaot le sens littéral, et nom aemble tout-di''

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fait conforme aux règles les plus strictes du raisoniicnicnt. Aussi

croyons*Dons erronée la oonolusion de la lettre, qui s'exprime ainsi :

* Que résulte-t-ii maintenant de ces rectifications ? Deux choses : la première c^est que tous compromettez YOtre cause en appelant à son secours de telles interprétations, et qu*aux yeui de vos adversaires incroyans vous pourriez apparaître eomme déguisant la yérité; la seconde, et cette conséqueqce e9t plus directe ; c'est que si Totre système sur Torigine de la raison n'avait d'autre appui que ces textes«là, il ne se soutiendrait pas) toutes ees discussions seraient vaines et n'auraient amené aucun résultat; et vof adversaires reprenant votre travail en sous-ceuvre, le Mperaiept par la basa, aa deflundint d'antres preuves de la doctrine que voua émettez. J*aimeraif done qae vous laissassiez de côté ces deux textes puisqu'évidemment ils ont ua tout autre senfi que celui auquel vous les soumettez , et qu'ils ne sont pullfinent propres k porter la lumière dans les esprits que vous c|ierchez h éclairar. Je suis, monsieur, etc.

V%ï>hé Ch. M

Nous n'ajouterons ici qu'une chose , c'est que notre opinion n*a pas seulement pour preuve ces deux textes de la Bible ; ils servent seulement de comparaison. Nous pouvons , comme le Christ ^ cotn" parer la parole, soit de Dieu , soit de l'homme, à une semence ; ce que nos adversaires ne peuvent pas faire ; ils sont obligés, comme ils le font toujours , de prendre ce mot dans m sens impropre^ et de dire que le Christ s'est servi d'une comparaison impropre. Pour noQS, nous ne le pensons paa,*<" Nous espérons que notre correspondant et nos lecteurs seront satisfaits de ces explications.

WaBKBBB^aBBBSSBSBBSBBSSmsaBSSBSSSSSSSSSSSSSSSSSaBaBSm

XiowtWt^ ti iSlilangrd.

EUROPE

ITALIE. — ROME. — Encyclique dt Notre S. P. U pape Pie IXf pour la réforme des ordres religieux.

Religieux^ nos chers Fils^ salut et bénédicUon apostolique,

A peine, par un secret dessein de la Proyidence, fûmes-nous élerë au goa- Yernement de l'Eglise uniYerseUe^ que parmi les grandes obligations et les graves sollicitudes de notre ministère apostolique, aucune ne nous fat plus vivement à cœur que celle d'entourer vos familles de Religieux des sentimens tout particulièrement affectueux de notre paternelle charité, de leur témoigner toute notre beinveillance, de les protéger, de les défendre et de travailler de toutes nos forces à augmenter leur bien-être et leur splendeur. Etablies en effet par de très-saints personnages que TEsprist divin inspirait, pour procurer la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes, et confirmées par ce Siège apostolique^ elles concourent, par la multiplicité de leur forme, à cette admirable variété qui répand un merveilleux éclat sur TEglise ; et elles composeot ces pbalanges d'élite, ces colonnes auxiliaires de soldats de Jésus-Christ qai furent toujours, pour la société civile comme pour la société chrétienne, ua puissant secours, un ornement et un rempart. Leurs membres, appelés par une grâce spéciale de Dieu à pratiquer les conseils de la sagesse évangélique, n'estimant rien de comparable à la sublime science de Jésus-Christ, méprisast avec une grande ame et un cœur invincible les choses de la terre pour ne considérer que celles du ciel, se sont montrés constamment appliqués à ces œuvres éminentes et à ces glorieux travaux par lesquels W» ont si bien mérité de l'Eglise catholique et des gouvernemens temporels. Assurément, personne n'ignore ou ne peut ignorer que ces congrégations religieuses, dès le premier moment de leur institution, se sont illustrées en produisant d'innombrables pe^ sonnages qui, distingués par la diversité de leur savoir et la profondeur de lear érudition, resplendissants de l'éclat de toutes le/s vertus et de la gloire de II sainteté, revêtus quelquefois des dignités les plus hautes, brûlant d'un ardent amour pour Dieu et pour les hommes, offerts en spectacle au monde, aux angei et aux hommes, ne connurent d'autres délices que d'appliquer tous leurs soini, tout leur zèle, toute leur énergie à méditer nuit et jour les choses divines, porter dans leur corps la mortification du Seigneur Jésus, propager la foi catholique de l'Orient à rOccident, combattre courageusement pour elle, soufTHr

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Et vous •uisi, noi chera Fils, nous voulons tous associer k eetle oeuvre; no«s vwu avertisibBS vivement dans le Seigneur, nous vous exhortons élevons anpplions de seconder avec empressement nos efforts et nw vobux pour que vetre instilnl brUle de nouveau de sa dignité primitive et de son antique aplendeor. Ainsi, dans la place que vous occupex, dans les fonctions dont voue êtci revêtus i ne négligea rien pour que les religieux qui vous sont soumis^ méditent fériensement sur la vocation à laquelle ils ont été appelés, qu'ils y correspondent dignement et qu'ils s'appliquent à observer religieusement les vœux par lesquels ils se sont une fois consacrés à Dieu. Apportes toute votre vigilance à ce qu'ib marchent sur les traces glorieuses de leurs an* cétresi qu'ils gardent les saintes régies; qu'ils se tiennent éloignés des plaisirs, des spectacles et des affaires du monde auquel ils ont renoncé; que sans cesse appliqués à la prière, à la méditation des choses célestes, à la science, è la lecture, iU s'occupent du salut des âmes selon les prescriptions de leur ordre ; que mortifiés dans la chair et vivifiés dans l'esprit, ils se montrent au peuple de Dieu modestes, humbles, sobres^ doux, patients, justes, dune intégrité et d'une chasteté irréprochables, embrasés de charité, honorés pour leur sagesse , afin qu'ils ne soient un s^iel de scandale pour personne, mais qu*au contraire ils donnent à tous l'exemple des bonnes œuvres, en sorte que leur ennemi même soit confondu» n'ayant rien de mal à pouvoir en dire* Vous savez parfaitement en effit de quelle sainteté de vie , de quel éclat de toutes les vertus doivent briller ceux qui, après avoir pleinement renoncé à toutes les séductions, aux plaisirs, aux illusions, aux vanités des choses humaines, ont promis et se sont fait un devoir de ne s'attacher qu'à Dieu et è son service, afin que le peuple chrétien se contemplant dans leur personne comme dans un miroir sans tache , reçoive d'eux ces leçons de piété, de religion et de toute vertu qui lui fassent parcourir d'un pied plus asMiré hss sentiers du Seigneur. Or , comme le bon état et l'honneur de chaque famille de religieux dépendent surtout dU choix des novices et de la benne éducation qui leur est donnée , nous vous exhortons de la manière la plus prenante à examiner préalablement avec un soin extrême, le caractère , Tesprit et les mœun des Jeunes gens qui sollicitent l'entrée de vos communautés , «l k vous informer soigneusement dans quel desieln> dans quel esprit et pour quel motif ils désirent'* embrasser la vie religieuse. Quand vous aurez reconnu qu'Us ne cherchent que la gloire •s DHeu t le bien de l'Eglise , leur salut et celui du prochain , mettes toute votre diligence, tous vos soins et tout votre xèle à les faire élever, durant le tems de leur noviciat > pieusement et saintement , selota les règles de l'ordrev ptr d'excellents maîtres qui les forment à toutes ks tertus et è la vie religieuse de leur Institut. £t cooune de tout tems ce fut une des gloi-

r«f édaUttlM et ptrticalièret des ordres religieni de culliver el de fàforiser rétade des lettres , d'illustrer la science des choses divines et humaines par tant de traranx et de savants oavrages, nous vous enhortons et Toos pressons vivement d'apporter le plus grand soin i prescrire, selon les règles de votre ordre, un bon système d'étodes . et de vouloir bien fiiire tons vos.eflbcts ponr qne vos jeunes relîgienx s'appliquent constamment k Tétude des belleslettres, des sciences sérieuses, et particoKèrement des sciences sacrées, de manière que fortement nourris des saines et bonnes doctrines , fls se rendent capables de remplir religieusement et sagement les fonctions particulières de leur emploi et celles du ministère sacré. Ayant ensuite vivement k cœur que tous ceux qui combattent dans le camp du Seigneur n*aient qu*one bouche ponr honorer Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et que dans une parfaite conformité de pensées et de sentiments , ils se montrent jaloux de conserver l'unité de l'esprit dans le lien de la paix , nous vous demandons instamment d'être unis par les liens les plus étroits de la concorde et de la charité, par raccord le plus parfait des esprits, avec nos vénérables Evèques et avec le clergé séculier, de n'avoir rien de plus cher dans l'œuvre du saint ministère que d'associer toos les efforts de votre lèle pour l'édification du corps de Jésus-Christ, et de rivaliser pour obtenir des gréées plus abondantes. // n'y a en effets pomr Ut supérieart regaUers et séculiers^ pour lewrs sujets exempts et non exempts^ qvCune seule et wuversetle Eglise hors de laquelte personne tibsolament ne peut être sauve, il n*y a pour tous qu^un seul Seigneur^ une seule foi et im seuH baptême \ ^ est pourquoi it convient que tous appartenant au même corpSy ils niaient aussi qiiCune même voUmte\ et (pUy comme des frères^ ils soient mutuellement attachés pmr le lien dp la ehariiê. (Clem. unie, de excès, pretlat).

Telles sont, chers Fils, les choses que nous avons cru devoir vous expn. mer et vous adresser dans cette lettre, afin que vous compreniez bien quelle affection nous avons pour vous et vos familles religieuses, avec quel zèle nous voulons assurer les intérêts de ces mêmes communautés , leur bien-être, lear dignité et leur éclat. Nous ne doutons pas que de votre c6té, animés comme vous l'êtes, des sentiments de profonde religion, de piété, de vertu, de prudence et du plus grand amour pour votre ordre, vous ne mettiez votre gloire k correspondre dans toute leur étendue à nos vonix, k nos sollicitudes et i wm exhortations. Rempli de cette confiance et de cet espoir, comme témoignage de notre bienviellance toute particulière et de. notre amour pour vous et pour vos religieux, et conmie gage aussi de tous les dons célestes , nous vous don. nous, du fond de notre coeur et avec la dilection la plus tendre, hommes religieux, nos Fils biens-aimés, à vous et à eux, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, à Sainte Marie-Majeure, le 17 juin de l'année 1617, et ck notre pontificat la première.

ANNALES

numéro 92. 2i0Ût 1847.

traditions indiennes.

LÉGENDE DE KRIGHNA

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