EXP08A1CT
EiiS OPINIONS PHILOSOPHIQUES ET THÊOLOGIQUES
AVEC L4 RÉPONSE DE M. DUN.\i:TTT.
II n^ett pai un roojfii phii lAr de mnttmpre iin« «cienca q«e d'en chaogRr le* Icraw».
Oeuew.
€tualrt(m( Slrttclr \
Si D0U8 nous sommes permis des licences envers les saints docteurs. — Nous nous sommes senris des paroles mêmes de dom Gardereaa.—- Nouvelles contradictions. — De l'usage des expressions philosophiques en théologie. — Jnstification de saint Anselme.
En poursaiTant rexposition des doctrines de dom Gardereaa, nous rions nos lecteurs de ne pas s'étonner de nous voir opposer exactelent assertion à^ assertion. Dans ce travail, nous croyons faire une H)se fort utile dans les circonstances présentes, c'est- à dire faire suir un examen sommaire à presque toutes les parties de l'enseignement î la philosophie. Cette philosophie ne peut plus être enseignée selon la léthode actuelle» qui fait défaut à chaque instant , conmie en coneonent les professeurs de philosophie, qui tous, dans leurs cours , imanient et refont, et souvent chaque année , les livres élimen" Hres de phihsophie, qui ont cours dans les maisons d'éducation. >ou8 ne prétendons pas, certes, lever toutes les difficultés, mais nous Kayons de jeter quelque jour sur un grand nombre de questions. loQs prions donc nos lecteurs de nous suivre avec attention et idolgence.
Voir le 3* article, au précédent ci-desfos, p. 126.
210 LETTRE Dk DOii OâRDËRËAU
40. Da reste ce n^câtpas seulement M. Vbhhè Maret qae voas âUtqaeidèriëre moi, vous vous attaquez aussi aux saints Docteurs; et quoique de telles autorités se amendent asfet par èîtei*fnéme$^ il ne m*est pas permis de rester neutre ; parpe qu'ici tous affectez de me rendre complice des licences que tous vous êtes permises contre ces maîtres vénérables. Je vais citer des exemples; mais d*abord il faut qUé te lecteur loche à quoi s'en iefilr sur li eontndlctloa que TOUS prétendez remarquer entre mes principes de Y Auxiliaire et ceux que je consignais /^mV^'^/t^n/ a la même époque dansTautre recueil.
Vous prenez avec raison comme expression dé ma pensée TttirueiDble dH textes des Pères de TEglise que J'ai cités dans VJaxiliaire. Je dii Vetuemilei car j'ai remarqué que ces textes se modifient tes uns les autres, et que les Pères apostoliques» par exemple n'ont pas parlé de la philosophie du même tonqne Clément d*Âlexandrie> ou saint Augustin, ni à plus forte raison, que les saisis Docteurs du moyen âge; et j*en ai ce me semble clairement exposé les motib. Quoiqu'il en soit, il résulte clairemcnjt des autorités que j'ai citées : d'abord, que les saints Pères proscrivent sans ménagement et le Principe ralionaUsU qui domine dans la science païenne, et l'âpplicatîoA ô^une méthode raitMd' liste h l'enseignement des vérités révélées (A).
J'ai consacré trois articles h prouver cela. « Or, qui pourrait croire, dilo- * Vous, que c'est le même écrivain qui rejetant les vieilles haôiludes de tenh sef'gfïenïent theohgiqàe voudrait poser pour base iine méthode panmenl » rationnelle? •
— Je le demande aussi-moi : Monsieur, qui pourrait le croire ? furtoat après avoir lu ee que je viens dé répondre à tos accusations (B) P
(A). Nons répondrons pltls loiû atit reprocha qtic l^on nous ait, d'avoir pria des licences en jugeant les docteats de l'fi^glise. Prenons acte seulement ici de Tàven que les Pères proscrivaient ! 1"» le principe rationaliste qui domine dans la Science païenne ; 2^ Vâpptkttlion d*uae méthode rationaliste à renseignement deâ vérité thtléoB. Or^ notons i"" que ce j^rtnetp^ est précisément celui des itôt innéest émanées de VÉtre infini^ révélant tout^ celui du germe île toutes les vérités, qui serait inné dans Uos âmes, celui dtt divehffe' ment de ce germe ; c'est-à-dire les principes mêmes tontenos pair dom Garderean, etc. ; 2^" que Vapplication de la méiliode rationaliste, est de faire de la philosophie sans alléguer la rétélatîMtii la tradition, c'est de combattre avec les seules armes dé la rtboo, et c'est précisément ce que dom Gardcreau soutient et conseille.
(fi). Oui , mais maltiourettBement , nous avons montré que don
AVEC LA nfiPONSfi DE M. DONNETTY. 21 1
41. En second liea, il réiulte encore assez clairement des témoignages que }*ai citéff qu'on peut proater par lei sainti Pères^ • la nécessité de la méthode
• Irtdilkmnelle» e'cst^-dire Yprigine des dogmes dans la parole txiériture de
■ DIem» Onlapeotttmimej'fti mis tous mes soins à le faire. Cela est bien diflérent ditei-Tons, • de cette lumière înWricurc excitée & chaque Instant par
• liaoeiété doni parle le P.Gardereaudu Correspondant^ » (^nn. p*208).
n ealelair d*après eela que tous ceux de yos lecteurs qui seront tentés de tons croire sur parolOf ou du moins de croire à vos iiuinuatiom, se persuaderont tpie ee P. Gardereau oubliant tout ce qu*il disait en me'uui tcms dans VAuxiUaire a méconnu dans le Correspondant^ « cette nécessité ^^ la méthode t ItndîUonneUe; cette origine des dogmes dans la parole extérieure de Dieu. » Maiiai l'en Tent avoir la complaisance de le llroi on verra que les trois quarts de eet ertiole ratimMlUtevi^ parlent pas d'autre chose que de celte nécessité ti ékti^jyt origine. Je me borne à citer trois ou quatre de mes paroles, dont Je l^iplie le lecteur de vouloir bien prendre acte pour tout le cours de cette dis-
(NMSlOB»
Coffespondaut, p: 187. « La sagesse moderne, sagesse ingénieuse et sa-
■ vante» quand dominée à son insu par la tradition , elle Texposc en style
■ magnifique) sagesse qui s'égare et se perd, et dont le langage môme s'obs-
■ cnrcit lorsque s*écartant de cette ligne tracée par la nature même, elle veut > créer vitz des mots, quelque chose de mieux que la doctrine traditioneUe\ » lorsque surtout prétendant confisquer cette doctrine à son profita elle ose I constesler à Ut ParoU de Dlea Thonneur de l'avoir mi^^n/r'^ (C).»
Garderean retient encore les principes do lumiètt innèe^ dUntuUionj de germât qoi constitaent le rationalisme pur.
(G). NoiM n'avons qu'âne observation à faire ici, c'est que cette caution de dom Garderean renferme ane contradiction nouvelle avec les principes qu'il soutient ; il donne ici aux mots créer ^ invûtiler, Uradiiion, leur signification propre , qu'il leur a refusée jusqu'ici. Boovenons-noas en effet que , d'après lui , la parole ne crée pas , l*tfioefUe pas; elle ne fait que développer le germe des vérités inné et émané. Quand donc, ici, il parle de la nécessité de la parole et de la tradition, on il entend seulement un secours qui no fait que dévekpper« et alors le reproche subsiste ; ou il entend que la parole eti- •et^fie, livre, selon toute la force du mot ; et alors, c'est notre sys- Mnie qu*il expose» et c'est la contradiction qui 8ui)sistc. C'est k lui à dnisir. U n'y a pas de uilieo possible.
P. 183. « Quoiqu'on veuille et qu*on fasse, la vraie, la saine philosophie
• sera toujoars le reflet du demi-jour céleste de la foi dans le demi-ioar for* » restre de la raison humaine, de la raison qui marcherait dans les ténèbiv, » sans le flambeau naturel et surnaturel de la réTélation primltite» ejsiénewrc m et positive (D).
P. 198. » La phOosophie de la Grèce, que M. Maret montre si sobifanf,
• quand elle reproduit certains dogmes d'une révélation primiliye; niii
• muette et impuissante, lors qu'égarée loin de leur trace himineosê elle » veut s'élever sur ses propres aîlesjusques dans les hauteurs oà se re'soUe^l » les questions d'origine et de fin (E).
y. encore p. 196. ce que je dis de la méthode des philosophea chréCiflDs d'Aleiandrie; et —p. 305, 199, les observations que j'adresse à M.l'abbélbret touchant remploi de la tradition chrétienne. Je m'arrête, il faudrait Imt citer; au lieu de réfuter D. Gardereau ùsiJCon-espondant par D. G* de tAsàr liaircy que ne lui objectez-vous D. G. du Correspondant lui-même P Phn tard nous verrons le sens des mots que vous regardez comme tospeets (F).
(D). Nous demandons encore Ici qu'est-ce que ce flambeau naitrel ? Est-ce la lumière innée ^ émanée ? Est-ce VintuitUm directe? Voilà tout le principe du rationalisme posé. Est-ce une révéhUûmH tradition proprement- dite de la vérité que l'on n'avait pas. C'est notre opinion : mais c'est une contradiction avec la lumière innée, etc.
(E). C'est bien exactement notre opinion ; la philosophie ne peut pas s'élever sur ses propres ailes jusque dans les hauteurs où h résolvent les questions d'origine et de fin. — Mais que pcioser de ces phrases: «En ce livre {Y Itinéraire de fâme en Dieu)^f» » trouve donc, avec une précision inimitable. .. les degrés par les- » quels l'âme s'élève jusqu'à la possession de Fimmuabh vérM\ N le monde extérieur et les sens, le monde interne et la comcienoei n ractivité de l'intelligence et celle du cœur..., et la parole de Dieii » la révélation chrétienne répandant partout sa lumière, etc. {Cof » resp, , p. 193) ». Certes , la philosophie de la Grèce ne prétoM pas s'élever Si haut; il nous semble qu'il y a là contradiction , car ce n'est pas senloment entre l'Auxiliaire et le Correspondant q« nous avons cru qu'il y avait contradiction , mais dans les parolcB ifl sérées dans le Correspondant même.
(F). En effet, c'est bien le Correspondant que nous pouviov objecter au Correspondant : la note précédente le prouve.
AVEC LA BÊPONSE DE M. BONNETTY. 213
42. Vous n'aviez donc aucune raison valable de dire ou d'insinuer qne D. G. do Correspcndanl voalait donner pour règle de la philosophie eatholique, à rtxclosion de la révélation extérieure et de la tradition, n/lummalion inté^ ricwre du verbe divin dont parlent quelques saints docteurs, {F, j4nn^ p. 309 et la note). Vous n*étiez pas plus fondé à soutenir (en rapportant (ibid,) un passage dtV^uxiliaire)^ que j'ai blâme (c'tii votre expression) Copinion de quelques saints docteurs.
Car 1* je n'ai blâmé eu tk passage (pi une opinion\ celle de M. Cousin (G).
3* Celle des saints docteurs n*a rien de blâmable que je sache; quoiquMIs aient effectivement ramené Tanalyse de la raison i une illumination intérieure éa verbe divin, ils n*ont jamais dit que ce fût on une incamalion,wi la source exclusive des connaissances humaines (H) '.
(G). Noos n'y comprenons plus rien. Voici les paroles de dom
Gardereaa : a II n*y a qa'une voix chez tons les saints docteurs pour
» référer Vorigine de toutes les vérités à la tradition primitive^
« patriarcale, judaïque et chrétienne. Cet aveu est de Brucker, qui
» a encore la bonne foi de remarquer, quelques pages plus loin» que,
» quand les Pères de l'Eglise veulent indiquer la première source
> des hautes vérités contenues dans les écrits des philosophes païens»
» ils en font beaucoup plus honneur à la révélation extérieure et à
• la tradition qu'à cette illumination INTÉRIEURE du Verbe di-
s vin dont parlent quelques saints docteurs... (p. 209)». Nous avions
cru que dom Gardereau mettait en présence les Pères qui rappor-
Udent la source de la vérité à Yillumination intérieure et ceux qui
b rapportaient à la révélation extérieure et à la tradition^ et qu'il
*e prononçait pour ces derniers : c'est ce que nous appeUions blâmer
kt premiers. Il se récrie contre ce terme. Est-ce que exclure une
<^pinion n'est pas la blâmer? Ou bien adopte- 1- il également et les
Hres qui rapportent l'origine de la vérité, à Villuminaiion ifUé*
v^r^y et ceux qui la rapportent à la révélation extérieure ?
(B). n ne s'agit pas de ramener V analyse de la raison à une il-
■ Sans doute fides ex audilu ; sans doute aussi la révélation extérieure Nft le moyen nécessaire de notre initiation aux vérités naturelles et surnatu- '^ias. Biais qui donc empêcherait le verbe divin de parler à l'entendement ^ néme tems qu'à Toreille ? De prévenir même jusqu^à un certain point To- Mation des sens 7 Est-ce que la vérité est double parce que deux voies con-
W SËBIE. TOME XTL — N 93 ; 18^7. U
216 LenUE 1)£ DOIC gabdebjîaii
^^ 3e voQslaisie le soin téméraire de blâmer les saints doetauiit el quand j*enteiids des autorités si Yénérables, les unes par leur antiquité, Toiaine du tenu apostoliques, les autres par leur profonde et sublime doctrine» ma paN 1er d*ane illumination intérieure dn Feràe divin, je les écoute ayee respect •t ne die permets nullement de leur infliger ma censure (I)*
lumination intérieure s il d'agit, comme tous le dites dans votre teste, d'indiquer la première source des vérités f il y a des Paies qui l'attriboaient à Villumination intérieure du F^erbe diot», el ce sont ces Pèree que Brucker oppose k ceux qui l'attribuaient h h rivé' lation extérieure. Ces paroles sont claires, précises ) et id, tous essayez de fondre encore les deux opinions, pour ne vous prononcer pour aucune.
(I). Pardon, vous avez fait une autre chose; Vous ave2 dté tm écrivain qui préfère l'opinion de quelques Pères h Topinion de quelques autres, et Vous y avez ajouté que c'est cette opinioD de quelques Pères dont M. Cousin 8*est emparé: c'est ce que tout le monde nommera un blâme. Pour nous, nous n'avons ditqu^mie chose sur lés saints docteurs , c*e&t que quelques-uns, Ceux qui se sont servis des mots lumière innée, émanée, illumination intirieure, intuition , ne se serviraient plas de ces termes en vojrant combien nos adversaires en abusent; et nous avons dit cela eo nous servant des propres paroles des docteurs Kilber et Cmus, théologiens très-orthodoxes et très-connus. Dom Garderean nous devait de faire connaître celte circonstance au lieu de nous reiMucher ces paroles comme si elles venaient de nous seuls. Un peu plus Ma» nous reviendrons sur cette question, et citerons les reproches bies autrement graves que quelques auteurs catholiques ont fûts in scolastiques. Dans le cas spécial dont il s'agit ici, nous rappellefOU que nous n'avons fait que citer les propres paroles de dom Gsti^ reau, qui lui-même cite Brucker qui, évidemment, loue, préfère ks Pères qui admettent la révélation extérieure, et, par conséqaest,
courent k la manifester aux ûmes ? Je demande qa.*on veuille prendie Ids de cette observation : si simple elle aura son applicatioD nécessaire plos Wi D. GàADiREAu.— .C'est ici un nouveau système, on en prend acte el en feii' minora. A. B.
ATEC U BtPONM DB M* BOMUETTY. 315
Pounoirons: tous «lies mainCeiiaDt déoaiarar la peniéê de VJmxiiUire Uml comins ceUe du Cêrresptnulani, et ce sert encore ans dépeoa de aee MiBtf doctcttra.
Noua a?OM dit qve itmiê la iradiUom r^mmvs imppiwatian dwe ma- Uwdc raltonalûU d la théologie \ maia cala ne Tona aaffit paa t ?oaa foulez aussi qu'elle réprouTC « la méthode philosophique» même quand elle enseigne • les mêmes choses que la tradition* • (P. 211)., C^esldites-Tous, ceque montre sans relique un texte de Tertullien que voua empruntez à Yjiuxiliaire, Vous appuyez beaucoup aussi sur quelques citations de Pères qui disputant contre les hérétiqueS| et Tojant que ces vains raisonneurs tâchaient de leur échapper au moyen des formes subtiles de la dialectique d'Aristote, ont lancé leurs malédictions contre cet art favorable au sophisme ; enfin ce qui est très réel, les saints pères ont combattu sans exception tous les systèmes de la philosophie païenne^ source disent-ils, de toutes les hérésies^ et ont même étendb souvent juaqu*à la terminologies si familière depuis aamoyendge^ leur haine contre les doctrines (J).
43. J'avais certainement énoncé cette dernière remarque dans X Auxiliaire cathodique \ mais fous auriez dû ajouter que bien loin d*en eondure à la proscription générale de la philosophie et de la langue philosophique dans renseignement du dogme , j*avais soigneusement et souvent averti qu'il fallait bien se garder d'en tirer celte conclusion (K). Sans cela j'aurais été coupable
désapprouve, censiirej biâme ceux qui admettent la seule i//iiminatiùn intérieure. Car nous TaTouons franchement , nous prenons les mots et les paroles avec leur signification propre.
(J). Je prie mes lecteurs de relire dans les Jnnales ( t XXV, p. 209) )e paragraphe 7, intitulé : Ce qu'il faut penser de ceux qui se servent des expressions philosophiques dans l'exposition de la foi ctuholique, ils y verront que tout ce que je dis des Pères a été emprunté au P. Gardereau lui-même. Je n*al fait que répéter ses paroles, ses expressions, et tout au long. N*cst-il pas malheureux qu'on ne puisse ciier les paroles du P. Gardereau sans encouru: le reproche de les dénaturer ?
(K). Nous avouons n'avoir vu cela nulle part Nous nous souvenons seulement que dom Gardereau disait , d'après saint Grégoire de Naxiaoze : u Les formes subtiles et a^^tict^tisea du rai- » sonnement...! l'^irtifice p€rvcrs d'Arislotc, elle dangereux pres- Vtige de l'éloquence pblonidcunc , sont comme autant de plaies
216 LETTBE DE DOM 6ABDEBÊAU
d'incroyables témérités , de?tnt lesquelles il parait que tous ne reculei pas. J'aurais donc osé m'attaquer k tant de saints docteurs, à tant de théologieiis illustres, qui ont fait ou font tous les jours un si uliie emploi de la philosophie et des termes philosophiques dans leur enseignement; je me serais attaqué à toute la scbolastique, puisque ià même, je la définissais «* une appiieét' lion de la meïhode philosophiqae d la théologie telle que Font employée ks écoles dans tout le moyen-âge (L) ;i* et les formes philosophiques, la tenilmologie de Técole n'ont pas toutes été entraînées» on le sait, dans la chute tfAristote.
44. J'aurais donc osé censurer le sacré concile de Trente qui se sert pla d^une fois des termes d'Aristote consacrés dans l'école ; notamment chaque fini qu'il distingue la matière et là /orme dans tous les sacremens de la novrelle alliance. Je me serais pareillement attaqué à ces mêmes Pères que je citais ; car j'ai prouvé qu'au fond ils ne proscri?aient dans; la philosophie païenne'» quele principe rationalistetei tontes les erreurs qu'il enfante (M). J'ai consa*
» d* Egypte qui ont fait irruption dans V Église de Dieu {Jnn.^ V* « 210)». — N*est-ce pas là proscrire la philosophie dans Penseôinemcnt du dogme 7 Que nos lecteurs répondent Si soutenir cette thèse est une incroyable témérité , dom Garderean aura beau dire , il est notre complice.
(L). Que nos lecteurs nous permettent de noter ici cette phrase; La scholastique est une application de la méthode philosophique à la théologie^ et de la comparer à celle-ci, qui se trouve page précédente : Toute la tradition réprouve Vapplication tune méthode rationaliste à la théologie. Il n'y a de différence dans ces deux phrases contraires^ que dom Garderean approuve également, qneœlk de philosophique remplacée pdir rationaliste ; mais qui àîtphUoith phique a toujours voulu dire rationaliste.
(M). Nous n'avons blâmé l'usage de se serrir des ei^essûms philosophiques qu'en nous servant des paroles mêmes de dom Gardercau; nous allons en rappeler ici quelques-unes : « Peut-être, noos » dit-il , pourrail-on croire que les saints Pères, si éloignés par le » fond même de la doctrine , par le sentiment et par la pensée des « sages du paganisme, s'accommodaient mieux de leurs procédéi^ift H leur terminologie, si familière depuis au moyen âge. Qu'on en juge » j)ar la manière dont saint Basile réfute l'hérétique Ennooiii»: 3 Voyez , dit ce Père , à quelle source il puise ses expresiionM...
AY£C LA RËPO^ISE DE Al. DONiNETTY. 217
été âma irtieles à moBtrer qnet emploi Us faisaient Don-sealenient de 11 philoaophie, mais de la philofopbie païenne. J*ai dit qu'ils y cherchaient deni choses, les débris de la tradition et /es avantages de la forme^ phrase que par une carieuse distraction vous citex avec approbation (N), immédiatement aTant ce beau titre : Ce qu^ il faut penser {tP après les citations du P. Getrderemu de FAosHiairé) de ceux que se servent des expressions phitoso' pkùjttes dans Fesposition de la foi catholiqae. Je me serais même éleré » coimne tous» contre les philosophes catholiques de tons les tems, puisque d'une part ils ne tovA philosophes'-cathoUques qu'autant qu'ils allient les /irocéde's de la philosophie ani principes du catholicisme et que de l'autre TOUS repoussez sans réplique (p. 311) la méthode philosophique, même quand elie enseigne les mêmes choses que la tradition*. Non, Monsieur, si J'ai tant
» Yons l'entendez qui parle de privation et d'Aobt/ticb..., termes » d'Aristote (p. 209)». Que dom Gardereau réponde ï saint Basile et ï lui-même avant de nous attaquer; nous n'avons fait que croire à ses propres paroles, prises dans leur sens naturel. — Quant au concile de Trente , il est facile de voir qu*il a été forcé de se servir des termes en usage parmi les scholastiques ; mais il y a loin de là à avoir décidé que les scholastiques n'auraient pas mieux fait de suivre le conseil de saint Grégoire, et de ne pas introduire la terminologie d'Aristote dans l'exposition de la révélation du Christ Nous croyons, nous, qpe les paroles du Christ sont plus claires, plus rationnelles, plus probantes que celles à'Arisioie.
(N). Nous avons approuvé cette phrase parce que nous avons cru, et nous croyons encore, que les Pères, par ce mot former entendaient Féloqnencc , la pureté de langage des philosophes , et non les proc^dis philosophiqties proprement dits : les formes sont aussi belles dans saint Jean-Chrysostome et dans saint Basile que dans Platon, et les procédés sont tous contraires. Cela nous semblait et nous semble très-clair.
« m Tertyllien prouve, sans réplique, dites-vous, que la méthode philosophi- « que doit être repoussée lors même qu'elle enseigne les mêmes choses que la • tradition. « Ou, dans votre intention cette maxime est générale, et alors vous Iles prié de répondre à ce qui précède; ou vous la restreignes à la question de torigine ou de Cinvention des dogmes. Dans ce dernier cas, qu'entendezvoos parla méthode philosophique? Est-ce la méthode rationaliste celle qui consiste à partir de la supposition que les dogmes sont k fruit de Cinvention
218 LETTRE DE OOM «ARDEREAU
d'ignorance» î% ne ?eux pas avoir tant de préfomptiMi. Quant m liilt de TerluUlen à pro^ dwiuel toi» lances le lolennel apopbtegnie qse Ja Tina de cîteTy Je suit Ji^ien fHehé de youi le dire : il n'y est paa mèam qoeaUnn ia ce que youi prétendes y découvrir. Il y est question de Tltypocriaia deaphlt^ aophes dn tems de Tertnllien, «qoi , km même qnVZr dùaU ia méÊtê «Ism » quû les dmm prephêies^ Fappuient sur de fknx principeif on le détcmnaH » à maavaise fin. » Je eilaif cea paroles en remarquant que TertaUen «ftl irti la même observation ail eût été eompoiain de certains phOesophea nodans^ mais dana cea mota» paa plos que dans le reste dn teite, il n^ a riei • fai' » montre sans repiiçue poarquot il faut rejeter /« méikoeU pkiteeefH »fMfft etc* • Vous n'avea pas été bcoreux dans votre choixi TertoIUen vem aurait fourni des passages plus spéciaux en faveur de votre étrange aaaemani et vous en aviez sous les yeux dans ^Auxiliaire catholique (O).
(O). Nous avouons encore ne pouvoir suivre dom Garderean dans toutes ses excursions. Nous nous bornons à remettre de nouveau le texte de Tertullien sous les yeux de nos lecteurs : « La (diiloaophie » étale avec complaisance un art de discourir qui colore le foMx o comme le vrai , et qui fascine par les mots plus qn*il n'instruit » par un vrai fond de doctrine. Formes factices , équations , priva- » tiens, inductions hasardées, rappit)cliemens arbitraires, définitions » équivoques, tout lui sert ; elle enchaîne à ses vaines formules M la liberté divine j et érige ses propres opinions en lois de la IM- » ture.. ; car ce qui serait vrai, d'ailleurs et d*accord avec les pro- » phètes, les philosophes TAPPUIENT sur de faux principes^ ou » le détournent à mauvaise fin^ etc.^ etc... {^nn.j p. 211 K
Aiim/zm^^ Cela ne peut être : votre phrase serait un non sens; car eonmisiM une pareille philosophie pourrait-elle enseigner sur la question dont il s*agit les mêmes choses que la tradition qui enseigne précisément que les dogmet ne sont pas le fruit de tinvention humaine ? II reste que la méthode philoiophique dont vous parlez, soit la méthode de la philosophie catholique ; etpir conséquent, selon vous, Tertullien prouve sans réplique^ que la méthode de la philosophie catholique doit être rejetée sur la question de l'origine des dogmes, quoiqu'elle enseigne les mêmes choses que la tradition sur ce point comme sur tous les autres ; savoir que les dogmes ne sont pas inventes^ qa'ili sont le fruit de la révolution divine, extérieure» positive^ etc. Encore oae fois que faites-vous de ia philosophie? — {F* notre note O).
AVEC tk lÉPOIiaB DE M. BOHIBITT* 919
46. Mite Ywu iuriti pa également y trouver ce qw fcmê foni êlei Men girdé de dire; qa*en dtaat ces teitei deTertuUien et dei autrei doctean ploi rapproehét dei tenu apoitoIiqaei> j'avaii donné la raiion de leur haine contre la pkUMppkie, Ha la proicriTalent lani réserve en tant que filU de l'idolAtrie et mêrâ des hérdties^ gnoftiqaei on antreit qoi déiolèrent le beroean de l'E- ^lièt il leiir Adlalt renv ener le paganiime à font prii ; lia ne pouvaient done eompoier avee la philoiophie, alon partie intégrante du enlte dei idolei (P).
YoOi aoriea pn trouver encore dani V/iuxiUaire que la philosophie ohré* tienna ne oonunence proprement qu'avec l'école chrétienne d'Aleiandrie. Alors en effet, elle /assimile peu d peu ee qu^ily a de samts imdiiimis dmns ta pkiiosophie païenne i et alors aussi, conunence da|is les appréciations des pères une distinction de hlàmes et d*éioges; blAmes, toi^lours les.mêmes qu'antrefolSy dans leur application à la partie païenne deja philosophie, éloges croissans; à mesure que la vraie philosophie se développe; Jnsqu*À ce qa>nfln la chute entière du paganisme fiasse disparaître le principal danger des spécula* tiens philosophiques (Q).
(to*, pour nous cela est clair, excessivement clair. Tertnllien vent dire et nous disons avec In! : a Les philosophes ont quelques dogmes semblables à ceux des* Chrétiens ; ils croient en Dieu comme eux , ils croient à la morale, ils croient à des peines et à des récompenses. Mais ce dieu est un Dieu qu'ils ont inventé eux-mêmes : c'est celui des alexandrins ; cette morale , ils la tirent de Vessence des choses , de je ne sais quelle notion vague du bien et du vrai absolu; d'une prétendue idée innée j de convenance, etc. Or, c'est là la méthode qu'il faut repousser sans réplique , quoiqu'elle enseigne les mémos choses que la tradition. C'est ainsi que nous devons repousser cet Être des êtres de Rousseau, cet absolu^ cet infini de Cousin et des éclectiques ; parce qu'il est tiré d'une méthode philosophique, parce que cet Être des êtres ne saurait être Jéhovah^ le Dieu de la créa^ tioHj le Dieu du Sinal et du Calvaire, le Dieu de nos tabemades, qui sont un seul et même Dieu.
(P). Mous voudrions que dom Oardereau nous dit si ce n'est pas la phUosoptûe jpaïenne de Platon et des alexandrins , que l'on remet en honneur; si ce n'est pas la philosophie seple qui est la mire de toutes les erreurs actuelles, etc. Cela étant, ne faut-il pas, conune les Pères, et sur cela surtout, la proscrire sans réserve?
(Q). Ceci ne laisserait pas que d'avoir besoin de quelque explica-
46. Enfin au 13* siècle arriYc^ avec une époque de paix et de coneorde dam la foi, le moment favorable pour at^hever de constituer la philosophie conme science, et de faire sans péril dans les immortels écrits d»un St Thomas^ d*aB St Bonaventure, lapplication de la méthode philosophique k Feiiaeigneiiient de nos dogmes sacrés. Voilà ce que j*ai expliqué fort au long daiu YJasi- Uaire; si, daignant en avertir le lecteur, vous Taviez prévenu que je lignale avec soin les différences de circonstances et les difTéreocei de motilii qui oit occasionné les diversités de langage qu on rencontre chez les saints doeteon au sujet de la philosophie, il aurait pu comprendre que je n'ai point nippoié le oui et le non chez ces hommes de Dieu ; il aurait pu comprendre pourquoi ce concert d*anathèmes de la part des plus anciens Pères contre ÂriHola par exemple, tandis que saint Augustin se sert de ce même Âristote et de la méthodes philosophiques en exposant la foi. (G*est ainsi que dans Ton de m livres, le V ou Vr, si ma mémoire ne me trompe, sur la Sainte Trùuté,lt saint docteur passe en revue les catégories pour aider Tintelligence dans Pexposition du plus abstrait comme du plus sublime de nos mystères). Il aurait pu comprendre pourquoi saint Basile s'irrite contre Aristote lorsqa'Eunomiui lui échappe à Taide de ses méthodes subtiles, tandis que ce même St Basile est tant loué par son ami St Grégoire de Nazianze d'avoir pénétré pins avait que ses maîtres dans les profondeurs de la philosophie profane et d'en Cûn en ses compositions l'emploi le plus heureux (R).
lion. Nous doutons que la philosophie chrétienne se soit oisimilk peu à peu dans Técoie d'Alexandrie ce qu'il y avait de saines traditions dans la philosophie païenne. Gela nous semble bien près du principe éclectique. Le Christianisme ne s'est rien assimilé^ il a dit seulement : ces dogmes, c'est moi qui les ai enseignés à vos pères, et vous, vous les avez obscurcis et dénaturés ; apprenez de nonveaa de moi le droit sens des traditions. Gela ne peut être appelé s'asstmtbr les dogmes alexandrins. Ces expressions sont celles de MAL Coosini Yacherot, Saisset, etc.
(R). Il y a du vrai et du faux dans cette exposition, nous nous bornons à compléter et à préciser ce que dit ici le P. Gardereau en faisant observer : 1° Que saint Thomas part d'un principe diamétralement opposé à la méthode philosophique qui est essentiellement b méthode d*invention ; 2"* Nous ajoutons : quant aux Pères qui sont partis de Vidée innée^ émanée, qui ont soutenu Viniuitian dtrecfe, ceux qui, comme le dit dom Gardereau, ont mis de côté Vicriture
AVEC LA BÊPONSE DE M. BONNETTY. 221
47. Mais j'ai honte de répliquer si sérieusement à de telles accusations. En oici une pourtant, (p. 211) que je ne puis passer sous silence : ■ Aucun des
Pères > ai-je dit dans ï^énxiOaire , ne se déclare ai ec plus d*insistanee que » saint Ephrem contre Torgneil de la raison qui prétend se faire Tarbitre de la
• Rérélation chrétienne, et la soumettre à ses yaines lumières ou à ses rai- I sonnemens captieux. * En citant ces paroles, tous demandez avec une surprenante nafreté : « iCtsUce pat ce que M. Martt (et le P. Gardereau sans
• doute) apptiU une Iheolosie philosophique h Je demande à tout homme impartial s*ilest permisdetrayestirà ce point les principes de ses adveruires (S).
48. Quant aux saints Docteurs du moyen âge comme on ne peut nier qu'eux du moins n'aient fait de la théologie philosophique^ il Cillait bien s'attendre que TOUS ne les ménageriez guères. Mon admiration pour ces grands hoonnes, telle que je l'ai exprimée dans le Correspondant^ tous choque, Çl.Jnnal, p. 214) et tous m'opposez le jugement que j*ai porté de la Scholastique proprement dite éuk%V Auxiliaire catholique^ (/innaL p, 212). Et d'abord il vous a plu d'intituler un nouyeau paragraphe de mes citations : /n-
Btla tradition, c'est-à-dire la nécessité de la révélation dn dogme, MHS redirons encore avec les PP. Ganus et Kilber, qa'il ne faut pas les imiter en ce moment, et que s'ils vivaient eox-mêmes, ils n'cmiMeraient plus cette méthode, parce qu'elle a constitué la religion ditefiattfre/fo, que Ton met perpétuellement en opposition avec la ftligUm révélée. C'est là tonte la question à laquelle ne touchent pas ks observations précédentes de dom Gardereau.
(S). Quoiqn'en dise le P. Gardereau, nous persistons dans notre opinion. Les philosophes qui prétendent que la raison humaine est ^ éeoukment de la lumière divine , ceux qui croient que l'âme a des ailes divines pour ê^élever seule dans HnfinU qui dotent cette tme d'une intuition directe de V essence de Dieu, qui croient qu'il y a en elle une lumière innée , émanée ^ qui lui révèle tout, etc., Oui, nous croyons que ces philosophes soumettent la révélation chrétienne aux vaines lumières de la raiwn, conune le dit saint Ephrem. (fous n'examinons ni la foi, ni les intentions de M. l'abbé Maret, ni le dom Gardereau , mais nous combattons dans leurs paroles un ijfstème que nous croyons profondément dangereux pour notre foi ; ^t ces ptroles, nous ne les travestissons pas, nous les prenons dans leur signification naturelle.
222 LETTBE DE DOM 6ARDEBE1U
flaenee de la philosophie païenne sur la Seholasiique, Voiif aarlM d4 reeonnaltre que j'ai beaucoup phii insisté sur la glorieuse inSuraiM qu'a esala ScliolasUque eile*in|me sur la philosophie patenne ; qu^elle sut reOdro» qv*éDe sut vivifier^ en la renslani ehre'iienne fT). Si j'ai aToné que Citte philoîopUa n'a pu toujours exercé une influence exclusivement Iteariuse aw eeOeda moyen âge, j*ai reeonnn bien plus explicitement que les saints Doetens de eette époque aYalent su en tirer d'inappréciaUesaTantagei K Vois avieidft remarquer encore qu*eB arouant que la Scbolastique a eu eomoM toutes la grandes cboses des abus, sa.décadence même, J*ai autant kraé laSchnlastifas dans XAu»iliaire* que dans la ConespviuUmt K Yamluê povm.doBC id m*opposer moi-même k moi«môme» et au lieu de mériter Tapprobation aHédie que vous donnez aux paroles du P. Gardereau, de Y Auxiliaire» je ne méfiterais que le blâmel de tons les gens sensés, si j*avais osé appder le sièds d'Albert-le-Grand» de St Tbomas, de St Bonaventure, eto.| «i riéela de5s> phisleSi ainsi que votre critique le donnerait à entendre *«
(T). Nous sommes ici d'nn avis diamétralement of^NMé il celui de dom Gardereau , et nous nions que jamais la scholastiqae ait fMfi la philosophie païenne jusqu'à la rendre chrétienne. La piiiloiopÛe chrétienne a pour base la révélation extérieure^ comme Tavone dom Gardereau ; la philosophie païenne a pour base la révélation iê h raison ; Tune ne peut pas (tre l'autre. La scholastiqae a aenlement revêtu la philosophie chrétienne des livrées^ de la forme de la phib- i Sophie païenne ; et c'eit U son tort. Cela fut poussé à an point td, T qu'il fallut forcément rétrograder. Tous les bons eqiriu déplorait ^ ces égaremens , c'est par suite que d^ois bngtema mi a abaiidQoié cet amalgame. Mais quelques restes en sabsistent encore i oe sont cei restes que nous poursuivons; ils tomberont malgré les eObrta de doa Gardereau pour les soutenir,
' V. dans VJaieiL ealh.^ n* da.15 Juin 1845, p. 95^ on adioifable texle de Mohler, et les réflexions dont je raccompagne.
* M» Donnetty oppose aux éloges que j'ai donnés à ViUnemrimm wieniiik Deum^uxh. critique de certains abus de la Scbolutiqne propr$mgmi 4itê*kt rais-je donc besoin de lui apprendre qu'à la différence de phisieun aatM ouvrages du docteur Sérapbique, Vltinerarium n*appartient point à la Schi* f Wque proprement dite, D. Gju&d.— Vous 'auriez bien (ait deprouver cela. A. ^ '
* C'est du moins ainsi que je crois devoir comprendre votre critique, (^s*«
AVEC LA BlraiSB DB M. BOminTT. ttS
fit qiMi Mnlt nioonie avei iTaoele poar i|ipeltr période de é^ètulenee, période des spphùtet, Tépoqie où la fcboUftiqie d^à daie le ipleidew do ton apogéo, eatetaii ceUe pléiade de grandi hommei entre toeqoeii le docteor Asgéliqiifl et prèi de loi le Séraphin de réo<4eJrépandalent lem tirei clartéa(U).
(U). Noos renvoyons à Tardcle où dom Gardereaa tniten de la [diilosophie de saint BonaTenture pour dter les teUes des docteurs cadioliques snr l'inflaence de la scholastique; mfime de la pléiade des grandi himm^s; ici nous nous bornons aux considérations niivantes :
io £n parlant de la scholastiqoei noas n'avons oité qœ les propret paroles de dom Garderean et d^ pères Kilber et Canos*
2* Les reproclies que nons avons formulés consistent à dire que si ces docteurs avaient vécu de notre tems, ils se seraient abstenus de certaines expressions telles que émanaiiont lumière innée, énuméê de Dieu même.
8* En reprochant ces termes aux saints docteurs» nous avons noté que nous n'entendions pour le moment que discuter contre dom Garderean qui, en effet, ne cite aucun texte de ces Pères.
&o Nous avons vu que dom Gardereaui qui nous taxe de témérairCi qnand nous lui opposons ses paroles^ ne veut pas en prendre la responsabilitéy et se contente de répondre qu'elles sont d'un saint docteur, tandis qu'il sera forcé d'avoner bientôt que ces termes ne se trouvent pas chez lui, mais seulement Véquivalent.
50 Enfin touten nous défendant de désapprouver ces paroles dans lo
p. 212» 213 et 214). Car elle prétend lorpreodre l'^iunT* céUh. en ine noaveUa eoniradiclion arec le Correspondanl^ en ce qae, dans oe dernier recueil, je donne, dites-vous (p, 214), « des éloges exclusifs à la scholastique de St Bonavénturet (qui n'est que ceUe du 13« siècle), Undis que dans P^itriV. Je dis que, pour la Scholastique proprement dite, > après la période des grands bomme8,il en Tint une qu'à beaucoup d'égards on pourrait appeler celle des iùfihUles. n Vous supposes donc que Je parle de la même époque dans les deux Journaux : sans ceb où serait la contradiction prétendue P D. Gaad. — La contradiction est en ce que tous louez sans restriction la Scholastique dans le Correipondanl^ et avec convenaàles exclusions dans CAuxiUai^. A. B.
2ik iETTRE DE OOM GARDEREAU
50. Mail plm d*iui siècle ayant ces saints doctears» an astre non moiis par s'était leré pour diriger leur marche himineuse. L'Eglise eUe-iiiême nous dit: M II apparaît de TOUS les livres de saint Anselme que cet admirable doctear » avait puisé sa science dans le ciel même, pour la défense de la religion dué-
> tienne, pour Tavancement spirituel des âmes, et pour LA REGLE qdi m-
> VÂiSKT SUIVRE tous Us théologieus qui ont enseigne les saintes lettres PAR
> LA MÉTHODE SGHGLASTIQUE '. »
Il ne TOUS manquait plus. Monsieur, que de foire an gaide eeïesle de tous les théologiens de C école Tinjure de l'accuser de les avoir égarés tons, et d'avoir frayé la voie au Rationalisme moderne. 11 va sans dire que tous trouves plaisant de mettre encore cette injure sur mon compte (V).
saint docteur noas aTons va que dom Gardereaa les repousse de toutes ses forces, quand elles sont isolées, et dans leur sens propre. Que nos lecteurs décident si c'est là une polémique philosophique.
(Y). Nous voudrions bien savoir ce que prétend le P. Gardereaa en nous opposant ici cette citation du bréviaire romain. Est-ce qu'il prétend que TÉglise a parlé doctrinalement et défini toutes les phrases qui se trouvent dans les l^endes du bréviaire ? Veut-il que nous Tenions discuter ici la valeur doctrinale et philosophique de tontes ces phrases 7 Croit-il que cela serait utile à la cause qu'il défend? Estce qu'il n'eût pas mieux valu laisser de côté ces autorités qui j aux yeux de dom Gardereau même, ne décident rien en fait de doctrines! Est-ce à nous à lui apprendre que le bréviaire n'a voulu que signaler l'esprit de piété, de dévotion, et le but religieux de tous les écrits de ce saint ? Est-ce à nous à lui dure que si ces paroles^contenaient une dé" cision , si en effet tous les livres du saint docteur avaient été puitii dans le ciel, si tous les théologiens devaient suivre ki méthode sduh lastique du saint docteur , toutes les philosophies, toutes les théologies actuelles seraient dans une mauvaise voie, car toutes ont abiadonné la méthode spéciale de saint Anselme; fort heoreosement; en effet toutes ne mettent pas de côté V Écriture et la tradi' tion dans l'exposition du dogme catholique , conune dom Gar-
* « Anselmum.... doctrinam ad defensionem christiane religionis, animamm profectum, et omnium theologorum qui sacras litteras scolasticA methodo tradiderunt normam, cœlitùs bausisse ex ejus libris omnibus apparat • Brev» Rom. 21 Apnl.
AVEC tk BÊPONSE DE M. BONlfETTY. 225
A la p. 213 après aroir cité quelque! paroles de V Auxiliaire^ où J'a^oe qa*il « s'Introduisit dans le sein de laScholastiqueiiii tems de sa decadenee des
• abus ^^/rayèrent une voie indirecte an Rationalisme moderne ^ toos
• ajoutez :
> D. Gardereao/^^iprr^ encore mieux le dApaut capital de la Seholasiigue m dans les paroles suivantes : Quelques écrivains mirent de eôte et à dessein » les preuves de FEcriture et de la tradition ; nous en avons un exemple » dans le Monologe de saint Anselme. » Et plus bas : • Nous faisons le màne » reproche d la méthode purement rationnelle de M, Vaihé Maret^ à laquelle » le P. Gardereau donne ses éloges et son approbation dans le Correspond » dant\ d'ailleurs nous convenons avec lui que pour le fond la Scolastiqae » reposait toiqours en dernière analyse sur le principe d'autorités et qu'elle snp- » posait toujours la suprématie de la foi reconnue juge et maîtresse de la rai- » son. »
I 51. Ces dernières paroles. Monsieur, prouvent, il est vrai, que vous n'accusez pas le saint.'arcbevèque de Cantorbéry d'avoir été lui-même rationaliste; mais il n'en demeure pas moins atteint et convaincu d'avoir innoculé à toute la scholastique le germe du Rationalisme, par l'emploi d'une méthode coupable, et ainsi ^hyoït frayé la voie au rationalisme moderne. Et cela uniquement pour avoir composé, sans y mêler les preuves théologiqaes , le premier vrai traité de philosophie catholique qu'ait enfanté la science du moyen-Age. Mais l'Église ayant oublié d'eicepter le Monologe d'Anselme quand elle dit .* que » TOUS les livres de cet homme admirable montrent que c'est dans le ciel » mémo qu'il a puisé sa doctrine pour la défense de la foi, le profit spirituel » des Ames, enfin pour la règle et le modèle de tous les théologiens qui ont » traité les saintes lettres /^ar la méthode Scholastique » , il s'ensuit que l'É-
derean dit que saint Anselme Ta fait Enfin celui qui serait le plus condamné par le bréviaire serait dom Gardereau , qui lui-même a abandonné la méthode du saint doctenr, poar suivre celle de la rêvélaiMm extérieure. Nous sommes vraiment peines d'avoir à reprodoire des observations si claires, comme aussi de lui voir proclamer le prin^ cipe que les docteurs scholastiques se défendent d'eux-mêmes ; de manière qa'il n'est pas permis de discuter leurs propositions. Certes , ils seraient bien étonnés de cette obséquieuse réticence, ceux qui ont établi cette scholastique, dont le fond consistait principalement à discuier sur tout, directement ou indirectement. Triste et funeste principe, disons-nousi malgré le respect qne nous devons à. ces grands saints.
326 LBTTRB DE DOM GABO£R£AU
glîM elle-même t eni toul eei tTintagef attacbéi àon emeigncffleiit doittia ttétbode devait enfanter tôt ou tard llmple Rationaliima; et qu'cfle a pili n quelque sorte la reiponaabiiité de cette pemicieiife méthode^ quand elle aiidiqné saint Anselme pour guide à quiconque se propose de traiter la IhéohgÎB d*epréf la méthode scholastique (X).
63. Je savais bien que cet illustre Docteur arait eu à subir de la pirld'ttiM secte antichrétienne raflOrontde s^entendre louer eotnine on préearsearde M» CousiBi comme un timide adepte» auquel il n*a manqué que d'élrt nam aa ttiondtf à une époque de libertéi pour affranchir entièrement la ndson da |oug de la théologie. Ce n*est pas que ieê Sophistes qui ont osé tenir ce langage ignorent ce que c'est que saint Anselme; ils savent ndeui que penonae que nul n*a prdfîsssé plus énergiquement le principe qui les eotidamBe;el que de la même main dont il étouffa le rationalisme en son bereeail, il sit tracer au 1 1' siècle, les immuables limites qui en séparent à jamais la philo-
(X). Tous ces reproches retombent en plein sor dom Gardereaai c'crt iui>etnonpasnou8tqai adit: < Quelques écrivâinsscholastiquesmifeit^ » de tôté et à deêftin les pteuveê de r Écriture et de la iradiiUm.* C'est loi et non pas nous qui a ajouté : « Nous en avons un exemple » dans le Monologe de saint Anselme. » Pour nous, nous avons ajouté : t Si l'on met de côté les preuves de V Écriture et de la tradiiùm^ il » ne reste que le rationalisine, » Dom Gardereau aurait dû répondre à cet argument qui saute aux yeux» mais non* il se contente de nous opposer un texte de son bréviaire qui dit que tous les livres d'Anselme tmt été puisée dans le cieL II s'en suit donc que c'est b ciel qui nous dit qu'il faut mettre de côté l'Écriture et la traditUm, £6t-ce là ce que reut le P» Gardereau ? C'est au moins ce que disent 8G8 paroles. — D'aillears il est plus facile qu'il ne penw de joitiiier saint Anselme» cette justification consiste à dire précisément le ton* traire de ce qu'a dit le P. Gardereau en parlant de sa méthode, tt* voir : il n*est pas vrai que saint Anselme, dans son ifanolopf ait mis de côté V Écriture et la tradition, de même qu'il n'est pe$ vrai que MAL Cousin » Saisset, etc.» mettent de côté V Écriture et la tradition dans la philosophie* Nous avons prouvé et prouvoai encore que toute philosophie serait impossible sans la traditiim on V Écriture, et les philosophes qui disent établir leur philosophie aais Uradition et sans Éeriture disent une chose mensongère*
AVEQ LA RÉPONSE DE M. BONNETTY. 297
copliie catholique* Qê qui let porU à «^acharner ici conire Véyidenc», c'ait que rcxemiiicda Pérc da Ii phiioiophie caiholiqaa au moyen Age est une TiTc» et inéaisliblc protestation contre tout leur système. En effet, s'ils ne peuTcnt &ire de ce grand phikMophe un rationaliste ^ donc la philosophie subsiste en dehon du rationalisme ; donc malgré leurs accusations» nous ne la détruisons paa» par cela seul que nous reconnaissons une règle pour la raùon U&re, Delà cee ridicules efforts pour ôter k saint Anselme la chuteté de la foi^ comme au siècle dernier, on lui ôtait la beauté du génie. Il ne manquait pour achever rinaolle que de voir un écrivain catholique prêter son concours indirect à ces in^uations odieuses, en insinuant iui-mème que saint Anselme» inûcuUni d touie laScholastique sonde faut capital^ son principe de raort^ra poussée, guide impréyoyanty^à se briser tôt ou tard contre la borne du rationalisme. Et pourquoi? pareeque le saint Docteur a composé un ouvrage de raisonnement sur les principales vérités, et tAché de fiûre (autant qu*U est permis), qae la foi devînt sdenee (Y).
53. Et cependant , MoUsieUr, vous reconnaissez que cet édifice rationel re-
(t). Dom Gardereaa se jette de c6té pour répondre aux choses qu*on ne loi oppose pas. Boûi GarJereau a dit de saint Anselme, qu*il avait mis ie côié C Écriture et la tradition ; il a fait dire à saint BonaTentore que l^âme a en elle-même une lumière innée et émanée ie Dieu , taquetle lui révèle tout. Nous prenons nous, ces patoles, nous disons que si l'on met de côté t Écriture et la tradi^ ilon il ne reste que le rationalisme ; nous ajoutons que si Tâme Toit tout dans sa lumière innée , c'est supprimer la révélation extérieure; nous disons enfin que sMl existe en nous une lumière émanée de DieUj c'est le panthéisme. Ces paroles sont claires^ précises. — Que répond à cela dom Gardereau 7 approuve-t-il les principes de samt Anselme et de saint Bonaventure ? Non, au contraire; il les désavoue pour lui-même et abandonne les saints docteurs I cnx-mêmes I — Mais en abandonnant ces principes, en en professant de contraires, il ne vent pas que Ton dise directement un mot, té plus petit mot direct contre ces principes, et pour cela il allègue la sainteté de ces auteurs. *— Il tonne contre nous, qui, en nous servant des paroles des P. KiUber et Ganus, avons dit que, en philosopliie, les. Maints docteur» n* avaient â^ autre valeur que leur opinion propre, que s4ls vivaient à notre époque, ils ne se serviraient pas de ces termes. — Voili ce que dom Gardereau répond à Hil. Cousin, Saisset et
228 LETTBE DE DOM GARDERËàU
pose enUiremenl sur la base des principes revele'sÇEi; que ces principes consolident tout; de même que les fondemens cachés dans les entrailles da ni donnent la solidité an bAtiment et à toutes ses parties; tous lisez inictite snr la façade la belle profession de foi du philosophe catholique; nisi creiidero non tntelUgam. Mais saint Anselme a exposé dune mahière purement mtùm' nette certaines* yéritésde la foi; il a montré le côW humain de la religîoi; en un mot il a fait de la théologie philosophique. Dés lors saint Anselme ot jagé ; c*est lui qui a jeté le moyen âge dans la voie du rationalisme !
J'avoue qu'en la compagnie de saint Anselme, et (conmie nous allons bienlét le voir), de saint Bonavanture , ce reproche de rationalisme commence i ne sembler suportable (AA).
antres éclectiqnes qui mettent de côté l'Écriture et la qui professent la lumière innée et émanée.
Est-ce qu*ii croit qu*il puisse exister quelque philosophe qui se contente de cette réponse? Au lieu de ces déclamations, nons répondons nous, directement aux éclectiques avec des théologiens reconnus» les P. Kilber et Ganus : «L'autorité de quelques, ou de pinsieurs Pères ne » donne pas un argument certain dans les questions philosofriiiques oo » les sciences naturelles ; elle prouve tout autantque la raison naturelle » le persuade. Il en est de même pour les questions théologiques qoi » n'ont point rapport à la foi. Car s'ils avaient existé de notre teins, » il y a bien des choses qu'ils diraient et feraient d'une manière dîfli- » rente '. .
(Z). Pardon, vous dénaturez ici ma pensée. Je n'ai point dit mtièrement;}sA dit en dernière analyse : ce qui est bien diiïêcenu Ea effet , quand on poussait un peu les scholastiques , ils finissaient par avouer que leur science sur Dieu leur venait de Vécriture et de k tradition; ce qui met leur orthodoxie à l'abri, mais ce qui est la négation de la méthode qu'ils avaient suivie : c'est exactement ce qoe font encore IVl^J. Maret et Gardereau.
(AA). Supportable, en effet, pour votre orthodoxie, que personne n'a attaquée , mais accablant pour votre logique; car c'est vous qm avez dit de saint Anselme qu'il avait mis de côté l'écriture etlatnh dition ; de saint Bonaventure , qu'il reconnaissait en notre âme ta lumière innée , émanée, de Vétre infini. Approuvez- vous, oui oo non, ces principes? Vous ne pouvez échapper à cette question.
■ Voir le texte dans notre tome ut, p. 47.
AVEC Là RÉPONSE DE M. BONNET! Y. 229
53. Maif à présent, Monsiear, paisqae tous prétendez que c'est moi qui ai fait ces rares décourertes , yondriez-vons bien me dire en quel endroit de \ Auxiliaire catholique je reproche à saint Anselme» comme une fatale imprudence la méthode qu'il a suirie dans son immortel opuscule *. et aussi en quel endroit j'assigne remploi de cette méthode comme le défaut capital de la Scokutiqne? (Vous m'adressiez assez clairement ces deux reproches à la p. 213) . Or, Je nie tout-à-fait, Monsieur, avoir été assez hardi pour parler sur ce ton du plus célèbre des ouvrages d'un honmse dont tous tes livres fturent destinés providentieileinent k servir de modèles d quiconque suit la méthode ScoLASTiQuc. Et quand en effet saint Anselme aurait commis une grave imprudence en suivant la marche qu'il a adoptée, il ne s'en suivrait pas encore que sa faute fût, comme vous le croyez, le défaut capital de la ScoUutique ; car si peu que vous soyez initié aux habitudes de YecolCf vous deviez savoir que cette funeste imprudence n'y a trouvé que peu d*imitaiears et vous deviez ajouter que fen ai souvent fait la remarque (BB). F. V. Gardbekau.
(BB). Acceptons d'abord cette déclaration spontanée , que cette docb'me de saint Anselme, descendue du ciel, n'a eu que peu Himi" tateurs. Qaant an passive sur saint Anselme , auquel nous faisons allusion, le voici de nouveau en toutes lettres : « Quelques écri- » vains (scolastiques) mirent de côté^ et à dessein^ les preuves de « Vécriture et de la tradition. Nous en avons un exemple dans le » monologe de saint Anselme^ ». — Voilà les paroles de dom Garderaaa: c'est nous qui avons ajouté que cette phrase précisait le défaut capital de la scolastique. Nous le répétons encore ici: Mettre de côté Vécriture et la tradition^ c'est le défaut des philosophies enseignées depuis assez long-tems à notre jeunesse. On traite dms ces philosophies : De Dieu , de ses perfections, de Tange, de Pâme, de l'homme, de ses devoirs envers Dieu, envers soi-même, envers ses semblables. On a la prétention d'apprendre cela en met* tant de côté Vécriture et la tradition^ c'est-à-dire la révélation extérieure; nos générations actuelles en ont tiré une religion dite déisme, dite rationalisme 9 constituée sans révélation: c'est ce que mms appelons nn défaut capital. Que nos lecteurs jugent si nous avons ndsoD. A. Bonnettt.
• Attxit., t. ly p. 86.
IU« s£rU. joue Vfl. — N» 93; 18&7. 15