HISTOIRE CRITIQUE
» habilansdc 1* Australie, de l'Afrique et des îles innombrables de » rocéan, la merveilleuse parule de l'Évaugile I
9 Voilà l'effeL Maintenant cherchez la cause. C'est à tous de rén soudre le problème. Nous autres» nous attendons, nous nous croi* » sons les bras avec un ironique sourire, penclant que vous chercbei » la réponse. Le sens commun vous crie que celte parole divine qui » a dit un jour à Tunivers de sortir du néant, a pu seule, par sa poîsr santé efficacité , appeler à la vie la société nouvelle. L'onivenelle » raison des peuples vous répète, sur tous les tons, que le hasard ne M fit pas de miracles. Voyez plutôt, pour ne pas croire à la Providence » de Dieu, quelles absurdités il vous faut dévorer !
« Un jour, un homme se croit le fils de Dieu ; il le dit, l'Univen » l'accepte. Les idoles, que Socrate et Platon n'avaient pas ébranlées, » s'écroulent à sa voix. Le monde, ce cadavre qui déjà pourrissait » dans la tombe , se relève pour parier un langage inconnu ;' mais II » plume ne marche pas assez vite , la parole est trop lente sur les » lèvres pour raconter la prodigieuse rapidité de ces merveilles. Ah ! w vous dites que Jésyus-Christ n'est qu'un homme! mais, pourquoi doDC, » dans cette interminable histoire du genre humain , n'a-t-jon jamais ê trouvé le modèle«ou l'imitateur d'une pareille œuvre 7 pourquoi le » christiansme est-il encore dans ce monde un ùÀi unique, inexplis cable et si prodigieux , même pour vous , que vos regards se troo- » blent et s'obscurcissent dès que vous le contemplez? Le Christ, » dites-vous , n'a pas fait des miracles ; sa vie a été simi^ et vulgaire; » il n'a ni ressuscité les morts , ni guéri les aveugles ! mais le monde » converti sans miracles ; le inonde pacifié et régénéré, rhumanité a lancée dans des voies inconnues, voilà une merveille qu'il vous bot » expliquer tout aussi bien que la résurcctlon de Lazare. Vous avez » beau détourner la tète et parler d'autre chose, vous avez beau mur- » murer à demi-voix les mots de progrés , de puissance de Vesprii » humain , de nécessité historique ^ et toutes ces mille formules so- » nores et banales dont vous remplissez vos livres , les gens d'esprit » n'en seront certes pas dupes ; vous ne leur ferez jamais prendre des w métaphores pour des idées , ni de la réthorique pour de la science. » Pourquoi donc , en dehors du Chiislianisme, la résurrection da » vieux monde ne s'est-cllc jamais accomplie ? Pourquoi res|>rii Im-