AVEC LA RÉPONSE DE M. RONNRTTY
Ponr mol, Monsiear^ c*est précisément de ce qu*il n'était question de rien e pareil que je tire la conséquence contraire, et que Je trouve injuste de oui acharner conune yous le faites h disséquer toutes mes paroles au sujet e VItinerarium; feisant croire k yos lecteurs, (de peur apparemment que je e trouve en eux plus d'indulgence qu'en tous,) qu'il s'agit \\ eTune dUeus^ ioHf d'âne analyse exacte. A quel titre surtout prétendez-YOUS que je fusse Wîgé</^ci/^(S) •.
Vous pouviez donc citer voas me*me , sans craindre de favoriser mon sans
16 saurions loi concéder la position qu'il veut se faire^ celle de n'avoir ût qu'indtfuer un titre^ il ne se souvient plus qu'il en a donné une malyie de deux pages. Nous ne lui accorderons jamais qu'il a icrit 2 pages du Correspondant sur le livre de saint Bonaveuture ans faire de citation^ d'analysey etc., ou les paroles ne signiûent dus rien. Ainsi il dit : « £n ce livre , les rationalistes peuvent > trouver décrits avec une précision inimitable, etc.... Là ressort d'une manière admirable, dans son unité primitive^ et dans ses développemens merveilleux, etc., et cette lumière est^ dit saint 'Bonaventure, la lumière émanée de Vétre infini^ etc., etc., etc. >• lertes, en parlant ainsi on analyse, on désigne^ on cite les principes, 1 doctrine qid se trouve dans un livre; aussi verrons nous que ce joi n'est ici qu'une mention du litre devient dans le prochain article me description^ un aperçu^ un compie-rendu assez fidèle de 'ouvrage. Nous ne savons pourquoi ici dom Gardereau, efiace, imoindrît, fait disparaître tout ce qu'il a dit.
(S). Oui , quand on écrit ces paroles : « L'homme voit tout dans celte clarté primitive, et cette lumière innée est, dit saint Bonaveuture, la lumière émanée de VÉtre infini^ etc.; » oui, quand, en face des panthéistes, on attribue à un docteur de l'Église de semblables paroles, on doit au moins non-seulement citer la page où il le dit, mais encore expliquer cette citation , et Ton n'ajoute pas , comme vous favez fait, qu'il a parié avec une précision inimitable. Nous avions d'antant plus de droit de vous demander de citer que vous allez d'être obligé d'avouer que saint Bonaveuture ne s'est jamais servi de Des expressions, mais seulement d!expressions équivalentes.
• Je n*ava{s pas même en ce moment sous la main le texte de Vltincfariam;
302 LETTRE DE OOM fiABDEBfeAD
/îi^oft d€ prea»€Si et s'il y trait ici » Uonsieur, iojnre oa wutmfu êf egadix malgré fos folaDocUef alBnnatioiif ce ne serait que de Totre part et ensn fM lecleurs; ut oon-seulemeot Tiws les induisez en erreur, nais fOoilBi forcez d*ea eoaunellfc une, vous qui dénalarci les données de raccusMioa sar laquelle fous les conviez à porter un jugemenu Et pensez jt la matière est bien grave, car cca détails intéressent de prés ce qne voua mettez en question, l'ortbodosie doctrinale d'un prêtre, d'un religieux ; vu surtout TOlreaOirmalion qne la doctrine est de moi, et queyV mcU da Cown IçtUpwr mi le compte de saint fSonavenlure. {Ann, p. 318.) (T) ^
(T). Ooi, la question eat gra¥€, noas en con? «ions ; anaai n*afini« 0008 pas dté une phrase isolée , mais tout (yoqs ne vonlez qne je dise ni Yexirait ni Vanalytej etc.)» toui ce que ro«? avexiii iê saini Bonavenlwre» Ce n'est que sur vos propres paroles qne m» avons formulé nos reproches ; maintenant encore, nous vousdemaadons raison de cette phrase qu'il existe en l'homme qneiqne dMM à*inné et d'émané de Dieu, de ce principe qne vous offrez à toute nne jeunesse pantliéiste. L'honneur d'un prêtre et d'nn religieux est quelque chose de bien sacré ; mais la vérité de la doctrine , mil l'honneur de Dieu , qui, par le mot émané , est confondu me l'homme, sont*ils moins sacrés ? li faut donc promptement et coidplètement retirer ce mot, il faut dire à tous les catlioUques que ce net est funeste, et que les docteurs qui s'en sont servis, ne s'en ffiriraient plus aujourd'hui; c'est ce que nous ne cessons de répéter.
mais seulement une traduction manuscritOi que j'ai dite de eet opuieirii. Aussi n'avais-je besoin, pi du texte, ni de la traduction pour une simpli mention de Touvrage,
^ Il est vrai que souvent ailleurs vous mettez seulement en question , si ce que je dis est le système de saint Booaventure ou celui du P. Gardereiu, et voutf dites cela de manière à montrer fort évidemment que vous ne savez pei même de ({uoi il est question dans l'opuscule du saint docteur. Pourtant, Monsieur, vous qui parlez avec tant de connaissance de cause des déftuls de la Scolastique et de son vicêcapUals vous qui faites si bon marché de la philosophie du moyen âge, et de la valeur philosophique de miu plus profoeés Docteurs, apparemment vous les avez lus ? cela supposé , comment se fait-il que vous no connaissiez pas luômc un livre aussi célèbre et a^ssi imporlaai
AVEC LA RÊPONSB DE M. BOMNETTT. SOS
¥0» itt*af«i iBif en denarare de eiler^ ^eH le moment de le filre. Btt-tf néeesiaire d*aTei1ir, pour préreidr de pouvelles cbiraBes» que ce ii*cSit point ime analyse que je vais ofrrir, que ce n^est pas même un aperçu de tout lelirreP Car comment analyser ou même faire connaître en quelques lignes ce qui n*est qn une analyse aussi rapide que profonde des plus hauts enseignemens de la théorie et de la philosophie PII suffit à mon but de donner une idée du pian du saint auteur, et de citer k mesure qu'ils se présenteront quelques uns des passages qui justifient la mention faite de Yltinerarium en mon article du CorrupçndanKJJ).
Fr. V. £. D. Gardcriau.
(U). Quoi qu'en dise le P. Gardereau, nous prévenons nos lecteurs qn^ c'est bien nne analyse et un aperçu de la doctrint de saint Bo« saTentûre qu'il va noua donner dans le prochain cahier ; car ici, dans les Annahi , nous continuons à attacher ani mots leur signification propre. D'ailleurs, ce qai serait négligé par dom Gardereau , nous aurons soin de le suppléer nous-même. La philosophie du saint docteur sera donc exposée et examinée avec tout le soin qu'elle mérite. Nous traiterons aussi la question de Yauiorité des Pères en fait de philosophie. A, B.
que Viiînerarium mentis in Deum ? Par exemple vous vous imaginez qu'il apr partient à la Scolastique proprement dite? {Ann, p. 312). Dox Gardebiac. — Avee un peu de bonne volonté D. Gardereau eût pu conclure au contraire que BOUS connaissions parfaitement \opustule dont il s'agira dans le prochain article ; Boui prouverons que Dom Garderean en a donné un compte-rendu infidèle» et que par conséquent nous avons parfaitement bien fait de laisser sur son compte plusieurs expression!; (celle d émane par exemple) qui ne se trouvent pis dans saint Bonaventure, et nos lecteurs concluront que nous connaissions asiez bien Vllinerariam, A* B.