DES COUTUMES DES TRIBUS KOUKIES
Formes des Yillages Koukies. •— L^ars collines sacrées. ^^ Costumes dei hommes et des femmes. -~ Leurs maladies, leurs repas. ~ Sans écrîtufe. — Leur religion ; admettent un Être suprême, une révélation, un état futur. ■^ Mariages et funérailles. ^ Quelques mots de leur langue. .
Chittagong (Inde), 28 octobre 1846.
Ayant lu depuis longtems dans divers ouvrages ', tout ce qu'on rapporte de faux des Langaies ou Koukies (c'est le nom qu'on leor donne) , qui vivent dans les forêts de Chittagong et du district de Zippera, j*ai, pendant mon séjour dans ces parages, recueilli quelqties rcnscignemens sur les mœurs et coutumes de cette tribu. li est peu étonnant que des hommes vivant fort loin de ces sauvage, noiu les fassent mal connaître ; généralement parlant, ils ne font que cof)ier ce qui a été dit par les premiers écrivains qui n'en savaient pas plus qu'eux ; mais ce qui est plus extraordinaire , c'est qu'ici on a h même idée de ces peuples. On les représente comme des canniliales, comme des tribus féroces qui offrent en sacrifice non-seulement leurs esclaves, mais même leurs parens.
Le petit nombre de Bengalais et de Musulmans qui vont chcx eux, trompés peut-être par la vue des cadavres conservés dans
' La lettre que nous publions ici sur ces tribus qui n'avaient jamais été tisitées par aucun missionnaire, a été adressée en anglais h Sa Grandeur Tévéde Chittagong, par M. Tabbé Barbe des missions étrangères de Paris. Elle nous a été remise par M. Barbe lui-même arrivé récemment à Paris^ et qui nous fait espérer quelques autres communications scientifiques.