‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 68 sur 103 · D£S TRIBUS K01)K1£S · texte numérisé non relu

D£S TRIBUS K01)K1£S

les maisons, lesquels ne sont autres que les corps de leurs parcns^ qu*ll est d'usage de garder pendant une année, les peignent sous les couleurs que nous avons dites. Quant aux Anglais qui gouvernent ce pays depuis un certain nombre d'années^ ils ne connaissent pas plus les peuples qui vivent à quarante milles de cette résidence qu'ils ne les connaissaient le jour où ils y vinrent pour la première fois, et rien n'a été fait pour les civiliser. Si les Koukies jugent ceux qui nous gouvernent d'après les dispositions que leur montrent les quelques personnes qui vont les visiter, ils doivent avoir conçu des idées bien désavantageuses du gouvernement anglais.

Les Mugs qui sont d'origine arracanaise, babiient les bords de la rivière ou les collines qui Tavoisinent ; ils sont au nombre de 2000. Une partie d'entre eux paye l'impôt aux T^anis/ l'autre le paye aux Bhomengis ; lesquels sont, les uns et les autres tributaires des Anglais. Les procès des Mugs se jugent à Chitlagong^ mais ils se plaignent amèrement de l'obligation où ils sont d'aller aussi loin, pour des affaires îfori peu importantes parfois, et de la nécessité où ils sont de recourir à des interprêtes pour expliquer leur procès.

Gela est cause qu'ils sont retenus pendant longtcms dans cette résidence avant d'avoir une décision, et après avoir dépensé leur argent pour payer l'interprète et l'écrivain , ils se trouvent quelquefois obligés de laisser leur affaire pendante devant le tribunal pour aller voir ce qui se passe chez eux, et leurs adversaires profitant alors de leur absence, plaident leur affaire, et naturellement ils la gagnent, les autres n'étant pas là pour leur répondre. Le gouvernement pourrait bieA facilement arrêter leurs plaintes en désignant un ou deux Mugs des plus honorables pour juger les différends de leurs compatriotes, et comme c'^cst l'usage des juges ôurmèscs de prendre l'avis des personnes les plus respectables de leur village avant de prononcer le jugement. Je suis certain que les autorités de ChiUagong seraient très* rarement fatiguées de leurs appels. Depuis longtems je désirais visiter les Koukies^ et étudier leur caractère et l'organisation de leur société ; mais les devoirs de mon ministère sacerdotal m'en avaient empêché. Une occasion favorable s'étant à la fin présentée, je quittai ChiUagong le 29 du mois de septembre i^hk, monté sur un i)etit bateau pouc me rendre chez ces intéressantes peuplades.

308 MCËURS ET COUTUMES.

grands arbres. Ensuite, nous descendîmes par une peute rapide ¥en un petit ruisseau dont nous suivîmes le cours pendant un miUe, obligés d'être dans Teau jusqu'aux genoux. Il nous fallut marcher aiiisià la file l'un de l'autre, le lit du ruisseau étant fort étroit. Pend«tce trajet, un de nos compagnons, ayant cueilli une plante rampante qne les Mugs appellent Menzonge^ et qui produit quand on la touche une piqûre semblable à celle de Tortie, il eu éj^ouYa, pendanutrois jours, une vive douleur.

A côté de cette plante, nous en remarquâmes une autre de ta nature des parasites, à feuilles lancéolées longues d'enViron dix pouces, dont l'extrémité est garnie d'espèces de racines qui se dirigent vers la terre, et propagent ainsi l'espèce. Continuant de suivre notre ruisseau, nous arrivâmes à un cours d'eau qui coule au pied de la montagne dei Koukies, et va se décharger dans le Kaddai , environ à cinq milles vers le sud. Nous gravîmes ensuite uu rocher de structure écaiUeose, très-raide ; l'intervalle des vingt premiers pieds la pente était presque perpendiculaire : quelques fentes de rocher, quelques trous qu'on y avait creusés étaient les seuls endroits où nous pouvions appuyer le bout de nos pieds nus, car de grimper avec une chaussure,' il n'y fallait pas songer. Le reste du chemin fut assez facile, et après avoir monté l'espace de 150 pieds , nous nous trouvâmes an haut

Là se montra à nous une rangée de cabanes formant an ensemble régulier autant que la nature du terrain le permettait. Le hamboi sufiTisait, et il entrait seul dans la composition de ces maisons ; mun, charpentes, planches, tout était en bambou, dont les feuilles fournis* saient aussi la toiture : leur hauteur était de cinq à six pieds.

Les Koukies ne demeurant que quatre ou cinq ans sur les mêmes montagnes, leurs maisons sont faites de manière à ne durer que ce temslà. Chaque maison se compose de deux pièces et de deux chambres. Dans Tune de ces pièces, ils serrent leur riz ou gardent les têtes des bêtes sauvages qu'ils ont tuées dans leurs chasses; l'autre^ c'est pour la préparation des alimens. Il y a dans le village deux maisoos destinées Tune à recevoir los étrangers^ l'autre à servir pour les (êtes publiques!; ^ur le penchant du coteau, à 50 pieds environ, se trouve une belle source qui alimente le village. Ce sont les femmes et les eufans qui montent Tcau siu*leur dos, au moyen de couines et de bam-

DES TRIBUS KOUKiES. 309

bonSy déposés dans des espèces de paniers conlqaes retenus par une courroie plate qui entoare leur front.

Le monticule étant presque inaccessible de trois côtés, ce peuple uc peut être facilement surpris par ses ennemis ; quant au quatrième côté, il est fortifié par une sorte de palissade formée de bambous garnis de pointes.

Leurs ymes sont des lances, des flèches et des fusils ; ces derniers leur viennent du Bengale où ils sont apportés par des marchands mahométans qui reçoivent en échange du coton, du riz et de l'ivoire. Quelquesiones de ces lances fabriquées par les Koukies eux-mêmes, sont d'an si bon métal, si parfaitement trempées et pourvues de pointes tellement affilées qu^elles sont capables de perces la lame de leurs couteaux. Quand j'arrivai au village , la plus grande partie des habitans en était sortie pour aller travailler.

La première année ils cultivent les terres environnantes, mais ils ne peuvent récolter sur la même terre, l'année suivante, car les pluies qui tombent par torrens dans la saison où souffle le mousson du sudoaest, entraînent avec elles toute la portion de terre pouvant servir à h culture; ils sont alors forcés d'aller chercher bien loin de leurs demeures , un sol plus favorable. Cependant dans la crainte d'une attaque de la part des autres Koukies ou Kions , ils passent rare* ment la nuit hors de leurs villages. Chaque année ils ont donc à déblayer un nouveau terrain en abattant les grands arbres et les bambous, ce qu'ils font dans la saison froide , et dans les mois d'avril et de mai , ils mettent le feu à tous ces bois qu'ils ont coupés. Quand les pluies sont passées, ils creusent de petits trous dans lesquels ils mettent du paddy mêlé avec de la graine de coton. Le premier est mûr en août ou septembre et le coton en novembre ou décembre. Us plantent aussi quelques végétaux comme des citrouilles et des courge.». A cette époque viennent aussi en plein champ des melons d'une saveur exquise. Les livres burmèses prétendent qu'il y a sur terre 110 nations et 120 espèces de riz.

Une personne bien informée m'a dit que les montagnes de ce canton produisent de 50 à 60 espèces de paddy. Son produit varie en raison de la différence des terres. Quelques parties des monts Ran^ ganhai produisent de 70 à 80 ; mais généralement parlant, si le pro-

lU* SÉRIE. TOm XVI. — N*" 9&; 18A7. 20

310 MÛKUBS ET C0UIUI1£S

doit l'élève de 25 à 30, les habiuns sont satisùdts. La présente année a été mauvaise, elle n'a donné que 12.

Sur la côte de Tenasserim, il y a ane espèce de paddy trèi-petile : on la cultive sur les hamenrs qoi àvoisinent la mer, elle donne oa prodnit de 80 à 100.

Sachant à n*en pouvoir douter que les iiabitans ne reviendraient da travail des champs qn'après le soleil coudié, je quittai le platean poor descendre en suivant le cours du ruisseau. Une femme d'environ N ans que nous rencontrâmes , nous indiqua un autre chemin que je pris de préférence à celui que j'avais suivi en montant » car je le croyais plus commode pour descendre. Je fus bien trompé, et si je n'eusse trouvé pour m'aider des branches et des bambous, je serais arrivé an bas du radier beaucoup plus vite que je n'aurais voala Le sentier était sillonné de la trace des pieds d'un animal sauvage qd ressemble à la vache : il est nommé par les Koukies, ShiOf et par les Bengalais, Surgai. Si je n'avais vu ses traces , je n*aurais jamais cru qu'un animal si gros, fut capable de descendre par un chemin si raide. Mais je sus des personnes qui m'accompagnaient , que le Skio peut suivre un homme dans les passages les plus difficiles. Nous vîmes an pied du rocher deux femelles de cette espèce avec leurs petits^.... L'une d'elles était entièrement noire à l'exception du front qui, dans ces animaux, est toujours gris : l'autre était d'une couleur brune, sauf le ventre, les jambes et le bout des cuisses qui étaient blancs, b gestation de la femelle est de neuf mois. Les cornes sont tournées en arrière et sillonnées de byndes dans leur longueur ; cellefl des deux ièmelles que je vis n'avaient pas plus d*nn pied : mais on m*a donné la corne d'un taureau qui avait 2 pieds 3 pouces de long et 45 pouces de circonférence. J'ai mesuré une femelle qui avait aiteiat tout son développement; elle présentait les dimensions suivantes s

1* Du museau à la naissance de la cuisse 9 pieds 7 pouces;

2^ La queue, 3 pieds 6 pouces;

3^ Du haut de l'épaule au sol, U pieds 6 pouces;

h* Par derrière, U pieds 2 ponces ;

5^ La circonférence de son corps était de 7 pieds.

Les Kaukiêit les Mugs et les Bengalais prétendent que ce Ski» diffère du GaiaL En elTet la forme du corps n*est pas la mène, et

UK8 TUIBUS KOUHIEb. 311

liusieiiri des earactèrei do Skio ne le retroovent pas dans le Gaiat. Plusieurs fois on a envoyé des animaux de cette race bovine de Chit^ kigong h CaiouUa, sous le nom de GainU. Quoiqu'on leur applique Dette éplthète de voeha êautageSj ce sont véritablement des animaux iomestiqoes) ils demeurent la plus grande partie du jour enfermés Sans le«ur étable et se nourrissent principalement de feuilles de bambou. Je fui surtout frappé de ringéuicuse adresse avec laquelle ces animaux se proeurent les feuilles du bambou. Ils courbent l'arbre avec leur cou et U tiennent dans cette situation jusqu'à ce qu'ils aient atteint les feuilles les plus élevées. On a de 50 à 60 de ces animaux dans le village : parmi eux se trouve un superbe taureau qu'on laisse ordinairement courir où il veut pendant 5 à 6 jours, après quoi il revient se joindre au troupeau : on n'accouple pas ces animaux pour les faire travailler. Dans leurs jours de grandes réjouissances , les babitans les tuent.

Nous suivîmes la Crique qui avait Uh 5 pieds de largeur. Ce charmant cours d'eau offrait un des plus gracieux tableaux qui j'aie jamais vus. Il coule sur un lit de coquillages bigarrés et glisse* entre deux rangs de rochers qui s'élèvent presque perpendiculairement à 100 ou 200 pieds. Des bambous, des arbrisseaux, des arbres s'échappant des fentes du rocher, entrelaçant leurs branches avec celles de l'autre bord, formaient un délicieux ombrage : il était si épais qu'à midi même le soleil ne pouvait percer d'un seul de ses rayons cette voûte de feuillage. Nous remontâmes le cours de l'eau pendant deux heures environ, et presque tout ce tems, nous avions sous les yeux le même tableau et cette nature si Traîcbe. A un endroit couvert de sable on dbtinguait les traces de deux tigres qui la nuit précédente , étaient venus là pour chercher leur proie. Nous vîmes aussi des oiseaux à riche plumage, et je fus assez heureux pour en tuer quelques-uns que j'ai empaillés et envoyés au Muséum. Il s'y trouvait entre autres un iyne/ meng ou oiseau gouverneur, d'un plumage rouge avec la tête tt les ailes noires : je tuai aussi un grand singe gris à longue queue.

Nous remontâmes la montagne des Koukies d'un troisième côté ; il ^t presque aussi rapide que les deux autres, mais plus fréquenté, ^ il conduisait aux terres qu'on cultivait , le sentier était meilleur. Lb village est formé d'environ 70 maisons^ et compte à peu près 300

312 MCBOBS ET COUTUMES DE5 TRIBUS KOUKUS.

habîtans. Ils revinrent des traTanx des champs , tous wM«»Mif, i , Iieares. Ik portaient dans leurs paniers coniques da pmiijf et i végétaux. Quelques-uns des plus jeunes étaient armés de lances et fusils. Naturellement ils furent surpris de voir an milieu d'eux visage blanc, mais ils ne manifestèrent ni crainte, ni anxiété. Ibs'a prochèrenl de moi, demeurant là quelque tems, et ils m'offirireatd fruits et des légumes.

(La iuiu au prochaim cahier).

L'abbé J. Babbe, Missionnaire apostolique de la mainn des Mini étrangères.

llouorllrd rt itlrlangre.

EUROPE

ITALIE. ROME. Bref de S. S. Pie IX idretté à Hgr rticlieYêqiie àe Gologae» eondawmanl de noaveau CUermésianûme et recommandant de ne point laitier gtiiaer les erreora philosophiques dans les cours de théologie.

Plus PP. IX. PIE IX.

Venerabilis Fréter, salatem et apos- Vénérahie Frère, salât et hénédiction tolicam benediclioneni. SamroA qai- apostoliqaes. • dem animi nostri admiratione nuper Cest avec une grande surprise que accepimus , yenerâbiiis Frater, non- nous aTons appris récemment , véné- Bullos in istis regionibus Hermesian» rable frère, que dans vos contrées queldoctrine secUtores 'eè impudenti» de- qnes partisans de la doetrined^Hetmès» Tenisse, ut nostri encyclicâ epislolA, abusant indignement de la UUre en* die 9 noTcmbris superiori anno ad om- eyeliqae que nous avons adressée» tous aes yenerabiles Fratres Episcopos data, la date du 9 novembre de Tannée der- Indlgnè abntentes , atqne illius verba nière, à tous nos vénérables frères les ad humanam rationem divinamque évéques^et dénaturant avec témérité tevelalionem pertinentia temerè in- le sens de nos paroles concernant la imrtentes , ac prepostero et absurdo raison kuwuùne et la revéiaiion di" •enstt interpreluntes, audeant asserere vine'^ par une interpréution fausse Hermesii doctrinam à nobii conGrmari et absurde , ont poussé Timpudence et coli^ et minime erubescant monstre- jusqu'à prétendre que la doctrine de sum hoc eorum commentum in vulgus Hermès avait été sanctionnée, approuprodere et scriptis quoque mandare , vée par nous , et qu'ils ne rougissent qiiô làciliùs improvidos atque imperitos point de publier dans leurs écrits et de in fraudem inducere possint. Quamo- répandre parmi le peuple cette invenbrem de fidelium salule vel maxime tion monstrueuse de leur imagination « iollicitl , atque Hermesianorum falia- à TefTet de tromper plus facilement eias, conatus reprimere optantes^ nullâ les gens imprudens et ineipérimentés. interposltâ morâ bas ad te litleras da- Par cette raison, fortement préoccupé mus, qnibus, venerabilis Frater, non du salut des fidèles et animé du désir adumsingulaqusqueactaàrec. mem. de réprimer la conduite frauduleuse

' Voir cette Encyclique et ces passages sur la raison humaine, dtni notre t itv, p. 330.

3U ^ou\E^^E et MÊr.ANGt;».

Gregorie XVI, pr««d«eM9ore noMm, el l€« efTort» 4eft |MrlitMM 46 ll«vnèii

coDtrà Hermesii libros providé sapicn- nous vous adressons sans tarder, véné-

tcrque habita, ac praesertlm Ulius apos- réble frère, U présente lettre , par la-

toiicas litteras die 26 septembris 1835 quelle non-seulement noua confirmou

sub annulo Piscatoris datas , quarum tous les actes accomplis, avec pmdence

initium « Dum acerbisslmas ', et de** et ligessepar notre prédécesseur Gré-

claratodum decretum ejus jussu die goireXVI, de glorieuse mémoire, con-

7 Jantiàfii 1 536 à Cottgrtfgatione iddicts Ire les HvrM de Hermès, en partleolier

edftutn omni ex parte confirniàmiis , %9l tetlrt apostolique ésmùé^lMÈtip^

verum etiam ejdsdem Hermesii opéra tembre 183A sous ranneau dupêeiiair

in illis enunciala, ubicaftiquè et quovis et commençant par cM moti : Dom

idioittate,âeu quAlibet editlone , ver- acerbissimas *, ainil que le décM

sione denuô auctoritate nostrâ aposto- elplicatif qtt*a publié par sei ordres^ le

licA reprobamus atqne damnamus. 7janTierl836,lacongrégati<)iii&r/»*

Timm autcm erit, hanc nosiram épis- dex^ mais encore rejetoni et condan*

toiam evufgare, qtiô ofnnes eorumdta nons de nouveau, tn v6rtu de notre

Hermesianomm fraadem cognoscant pouvoir apostolique, lei oavragfs du*

ao detlt^Dt. Atque hic, VencrabiHs dit Hermès, ^\y{^fÈoxA Indiqués, piN

Fniter, pro stipfétui nostri apostolaiûs tout et dang quelque langue et dam

ofncio ipeetatam taam religionem et queIqu*édition qu'ils paraUient. pastoralem tlgllantiàm etiam atque Nous vous chargeons de publier eette

etiàm in Domino eiôitamiM, ut maïlmft lettre, afin que tous connaissent et

cura, industriA; conteAtione numquam évitent soigneusement la tromperie de

interuiitas diligentissimë prospicere, ces partisans de Hermès. Vénérable

ut severiorum prœsertim disciplinarum frëre^ nous faisons appel, selon iede-

professores sanam et incorruplam doc- voir de notre souverain apostolat, i

trinam neddm ab Hermesii fallaciis, votre fidélité et à votre vigilance b!en

verùm etiam ab omni pforsùs cujusque éprouvées , et nous vous engageons ï

prav» opinionis et sententfœ periculo aviser avec les plus grands efTorls et

ollenam edoceant, atque intentissimo avec la plus vive solliclinde à ce que

studio hodiernos potissimum errores les prorcsseurs des sciences supiMenrN

refellant , quos è falsœ philosophiœ surtout enseignent une «foctrire pure

pHficipm dettiwtos in theotogicam et saine, exempte non- seulement des

(jttwiue êcienliam tradendam alicnbi erreurs de Hermès, mais encore de*

induci stttntnopere timemus, Ceterum dangers de toute autre opinion erronée;

clemcnlissimum luminum et miseri- et qu'ils combattent avec le zè te le plat

cl>rdiamm palrcm assiduis fcrvidisque ardent les erreurs qui s*élèvent de DOI

precibus in humilitate cordis nostri ob- jours, et qui , f'manant des princ^pts

* Voiries oxtroiis de ce Bref dans noire t. xvii, p. 97 (?• série).

NOUVELLES ET MÊLANGEI». St5

Beartre bôh itHermilimiu, ut eoi , qui ttune fausse phitosophie , podiraieiit, ignoraiit et errant, cœlesti niâ gratiA nom le craignons, se glisser quelque illoitrare, inflammare, alque ad «mu- p*irl dans Us cours de théologie, Noos lationem redpienda salutis rerocare ne cessoni^ au reste, de prier ardemdlgnetor. Jam yero pro eerto habentes ment, et dans lli.umilité de notre corar, Te, Venerabilis Fréter, nostr»>ollici- le Père de toute lomière et de tonte tadini qnam camnlatissimè esse res- miséricorde d'éclairer de sa grâce dlponsunim, bàc occasione perlibenter vine ceux qui Yirent dans l'ignorance utimur, nt prsBclpnam, qaA te prose- et Terrenr, et de les rappeler à la rote qolmur^ benevolentiam Iterum teste- qui conduit au salut, mur, et conârmemas, Cujus quoque Persuadé, rénérable frère, que voas pigniis esse volamas apostolicam be- répondrez de la manière la plus comnedictlonem, qnam ex imo corde pro- plète à notre sollicitude^ nous saisissons feetam, et cum omnis vers prosperi- avec plaisir cette occasion de vous extatis Yoto conjunctam, Tibi ipsi, Vene- primer et tous confirmer de nouveau rabilis Fréter , et omnibus , quibus 1& bienveillance parliculicre que nous prses, clericis laicisque fidelibus pera- tous portons : nous voulons aussi que manter impertimur. la preuve de celle-ci soit la bénédiction

apostolique que nous vous donnoni avec amour et du plus profond de notre cœur, à vous , vénérable frère , ainsi qu^à tous les fidèles, tant ecclésiastiques que laïques , auxquels vous êtes préposé, et nous Vous souhaitons toutes sortes de prospérités.

Datum Roms apud S. Mariam Ma- Donné à Home, à Sainte-Marie-Majorem« die 35 julii anno 1847, Pontiû- jeure, ce 25 juillet 1847, la S^* année de caiûs nostri anno secundo. notre pontificat.

Plus PP. iX. PIE IX, S. P.

-^ allocution de Sa Sainteté Pie IX portant création d'un patriarche ré* sidani à Jérusalem^ prononcée dans le consistoire du 4 octobre 1847.

Venerabiles Fratres , Vénérables Frères ,

Quisque vestrûm , Venerabiles Fra- Chacun de vous. Vénérables frères,

^res, optimènoscit quibus quantisque sait parfaitement par quels nombreux

divins nostrs religionis documentis, et grands souvenirs de notre divine re-

monnmentisque Hierosolyma urbs, et ligion, et par combien de monumens,

nniversa Palsstins regio mirandum resplendissent de toutes parts d'une

in modum undique refulgent, ubi et manière admirable la ville de Jérusa-

visuiy et tartui se tota ingemnt hu- Icm et toute celte contrée de la Pales-

316 NOUVFXLÊS ET MÉLANGES.

wanœ sacrametila salai is \ Siqui- Wjï% où s* offrent et à in vue ei mm tùm"

(Jcm ibi Unigenitus Dei Filhis, Chris- cher loas les mystères du saint éet

tas Jésus Dominus Noster, propter ni- hommes '. C'est là quelle Fils unique

miam , quâ nos dilexit , caritatem de Dieu, notre Seigneur Jésus-Chriit,

obumbratâ Divinitatis Sus majestate par cette charité extrême dont il nooi

servilem formam indutus, et in simili- aima, voilant sous une forme d^etdaTe

tudinem hominum factus ex intactà la majesté de sa divinité et prenant It

Davidicâ Yirgine nasci , vitamque ressemblance des hommes, daigna nal-

suam agere, ac magna miracula ope- tre d'une Vierge immaculée de la mai-

rari est dignatus, tribuens peccatoribus son de David , passer sa vie et opérer

misericordiam, œgris saiutem, erranti- de grands miracles, donnant la mlié-

bus veritatem, cœcis lucem, mortuis ri corde aux pécheurs , aux mtladeila

vitam. Ibi ad universum humanum santé, aux égarés la vérité, la lumière

gcnus à peccttti jugo, et dœmonis cap- aux aveugles, la vie aux morts. Cest là

tivitate vindicandum sœvissimam pas- que pour délivrer tout le genre hnmaitt

sionem, acerbissimamque Crucis mor- du joug du péché et de la captivité da

tem sustinuit confusione contemptâ, démon, il endura, méprisant la honte,

ac post triduum devicfœ mor lis spoliis la passion la plus cruelle, et Thorrible

onuslus A, divinâ sua polentiâ resur- supplice de la croix, et que trois joun

rcxit; ibi quadragînta dierum spatio après, charge' des de'pauiiles de la

sippiûs apparens discipulis suis, ac mort vaincue * , il ressuscita par la

loquensde regno Dei, postquam illos divine puissance; là, que durant Tet-

in fide et caritale roboravit, eisque pace de quarante jours, apparaissant

f rscepit , ut etintes , in mundum uni- fréquemment à ses disciples, leur par-

vcrsum pr^Bdicarent evangelium omni lant du royaume de Dieu , après les

creaturs, ac docerent servare omnia avoir fortiCés dans la foi et dans la

qufficumque ipsis mandaverat, magnis charité, après leur avoir commandé

rcvelatis mysteriis, magnisque confir- d'aller dans le monde entier prêcher

ma lis sacramentis, in conspcctu sancts l'Evangile à toute créature et faire ob-

multitudinis triumphans, et captivam server tout ce qu'ils avaient appris de

ducens captivitàtem super omnes cœ- Ini» après leur avoir révélé de grandi

losad dexleram Dei Patris conscssurus mystères et confirmé de grands sacre-

adscendit. Ibi ad Apostolos suos illu* mens , il s'éleva triomphant, en pré-

minandos , cûrroborandos , atquc ad sence de la sainte multitude, traînant

renovandam terrœ faciem, veteresque captive la captivité même, pour aller

tenebras abigendas misso sancto Para- au-delà de tous les cieux s'asseoir à II

■ S. Léo Epist. adJuvenaL Episcop. Hierosolymit. » S. Anselm. serm, 52 de Paschal.

NOUVELLES ET MÊLANTES. Si 7

SpTritn, volait, ut Apostoli ab droite de Dieu le Père. C*est là encore

Bolymâ Ipsâ urbe erangelic» qa^iprès avoir envoyé le laint Partclet

eationis, opuf ordirenlur, ante- pour éclairer et fortifier tn apôtref,

in omnem dispergerentur or- pour renouveler la face de la terre et

dittiper les anciennes ténèbres, il voulut que Tœuvre de la prédication évangélique commençât dans la ville même de Jérusalem avant qu*ils se dispersas* sent par toute la terre.

B eum ila sint meritô atque op- Cest donc justement et à de grands are christiani populi sancla illius titres que les peuples cbrétiens ont toulis loca omni ptetatls , religionis, jours eu pour les saints lieu de cette nerationis alTectu semper sunt contrée d^afTectneuisentimens de piélunti. Postquam verô tristissimis té, de religion et de vénération. Lors- I ac temponim vicibus regiones qu'i la suite des malheureuses révolnchristianorum Imperatorum do- tions des tenu et des choses, ces régions ione abrept» fuere, Romani Pon- furent enlevées à la domination des em- Decessores Nostri, et catholiri pereurs chrétiens, les Pontifes romains ipes vehementer optantes gravis- nos prédécesseurs et les princes cathofidelium necessitatibus occur- liques, animés d*un ardent tiésir de eosque ab injustissimâ et crude- venir en aide à la détresse des chrétiens i, quâ pfemebantur, servilute et de les délivrer de Finjuste et cruelle are , variis temporibus nihil in- servitude qui pesait sur eux, firent tous um reliquerunt, ut loca ipsa ab leurs efTorts à différentes époques pour ium erlperent potestate. Hinc soustraire ces mêmes lieux au pouvoir M>lymitana Ecclesia, cui abinno- des infidèles. Ainsi TEglise de JérusallIPrsdecessoreNostroinCon- lem, à laquelle notre prédécesseur le ^teranensi quarto Patriarchalis Pape Innocent III accorda dans le quais fuit confirmata, summo sem- trième eoneUe de Lalran la conttrmahonore habita peculiarem Ro- tion de la dignité patriarcale, fut ton* um Pontificum curam et sollici- jours singulièrement honorée et mérita m sibi comparavit. Qui quidem d'être d'une manière toute particulière ni Pontifices etiav postquam Tobj et de la sollicitude et de Taffection eadem loca ab infidefibus iterùm des Pontifes de Rome. Lorsque les ita fuere, immè et cum vix ulla saints lieux retombèrent sous la puiss recuperandis spes affùlgeret, sance des infidèles , et même lorsqu'il « Patriarchas Hierosoiymitanos ne restait presque plus aucun espoir tiare ^ et constituere haudqua- de les recouvrer, les souverains Ponintermiserunt, licet eosà resi- tifes n*en eontinuèrenl pu moins à obligatione soivere, quamdiù inaiUuet éei patriarehes laiins de Je-

loca ipsa fib infidelibiu detinerenlur, rusaiem^ bi«n qu'ils dontBt en ttitoe ao splrituali îllorum ûdelium bono alià temi les dispenaer de l'obliKitloi de la ntione pro viribus eonsulero debae- réiidenoe aani longtaDia que eea lievi riDt. seraient occupée par lee infidèlei, et

chercher à pourvoir de quelque autre

manière au bien spirituel de leun

ouailles.

Nos certè de itiâ Dominicl gregis Nous-même, plein d'une vive soUiciparte yel maiimè solliciti, ac summA tude pour cette partie du troupeau do ergà ipsas regiones pietate arfecti, yel Seigneur, et d'un profbnd lentimeiit ab Ipso Noitri Pootiflcatûs eiordio de pieuse affection pour ces conttéei, nihll antiquiùs habuimus, quant ut nous n'avons rien eu de pins proie, Latini Rilût Patriarcba Hierosolymas dès les premiers Jonra de notre pODIiiterùm in sué sede posset consisterez ficat, que de chercber à rétablir sar Cum antem» Deo benè juvante^ diffi- son siège le patriarche de JéniSilem do cullates omnes > prout summoperè op- rite latin. Or maintenant qu'avec Diea, tabamus, penitûs sublatas esse con- et selon notre vœu le plus cher, nens spexerimus , nihilque nunc temporis voyons que tous les obstacles sont leobstet, quominùs ipse Patriarcba £c- vés, et que rien ne a*oppofe plus à ee clesîAsuftcurampnesensagerevflleat, que le patriarche puisse lui-mêiiie nullam moram inlerponendam duxi- prendre le gouvernement de in mus, ut hujusmodi res pro majore Dei Eglise, nous avona réiolii, pour il gloriA atque iUorum fllium utUitatem pli» grande gloire de Dieu et pcar ad optatum exitum adduceretur. l« bien de ses fidèles, de réaliser, sais

plus tarder, ce vœu de notre ocrar.

Quamobrem tanti momenti nego- A cet effet, nous avons cru devoir Uum juxià prudentem Nostraj Con- prendre les sages avis de notre ^jn^ivgregationis de Propagande Fide sen- galion dé la Propagande pour ^l^ tentiam absolvendum curavimus, at- complissementd'uneaflhIredesihiBle que Apostolicas Litteras die decimo importance ; et nous lui en avons Ut kalendas proximi menais Augusti hujus l'exposé détaillé dans noa ietiret ap^h anni annulo Piscatoris obsignatas de- (oiiques du 10 des calendes du mok dimos, quibus totius rei rationem ex* d'août de cette année, seellées de Fiaplicavimus. Et quoniam Vonerabilis neau du Pécheur. Puis , notre véaé- Fratcr Daulus Augustus Foseolo^ qui rable frère Daulus^^ugusU Fosch^ I^tino Hierosoiymitano Patriarchatu qui avait le titre de patriarche latla de poliebatur, se illo abdicavit, et Nos Jérusalem, nous ayant donné sa éè* ejusmodi abdicalione accrptà atque mission que nous avons acceptée et approbalâ, ipsum Venerabilem Fra- approuvée, nous avons dégagé ce vétr^m h vinculo, qno Hkrofiolymitane» nérable nrère du lion qui rittachait ï

NCnnTXLBl^ ET MftLARGEfl. 319

Eéf1«si« AMIiflj^lor, tolTlmiis, ic« cette Eglise de Jérnstleni ; et noui circ6 id lioti l^tritrelMS electioUem itods jugé à propot de procéder à proeedere etlSffUfttilkiiis. Iieqoe codh l'électioD d'un nouveau patriarche. En memôràt» Cofigfegatloilfs êoffraglo in conséquence , de l'avis de la susdite Latimim Mrlarcbam Hieroiolymita- congrégation , nous avons résolu de num eligere constituimus dilectttm nommer patriarche latin de Jérusalem flliam Presbytemm Joiephum Va- noire fils lMe»4iimé le prêtre Joseph iéf0fl« qui singulari intégritate, pie* ^àUrga^ distingué pat sa rare vertu, tate, doetrihâ, pradentlA^ ac remm sa piété, sa doctrine, st prudence, son gerendafum dexteritète spectatus> et habileté dans les affaires, dévoué do Intfc PMrl Cefhedrft éx animo addic- ^oute son Ame à cette chaire do saint tOi, àc Misslonarlf munere In 8yrlA, Pierre i qui a rempli avec succès les Mesopotamift y et Petside egreglè pér« fonctions de missionnaire en Syrie» en 'ftmcttis , gnivia rei cathollcae Uegotia MésopoUmio et en Perse, et qui a su sibf commissa sedu)6 scfenterqae con- s*acquitter avec autant de zèle que ficienda curavit. d'intelligence des graves affaires qui

lui ont été confiées touchant les inté« rets de l'Eglise catholique.

Qttipropter In eam spein eriglmur lious avons donc l'espoir que, doué fore, ut ipse prftdarfs hllce dotibui ^^ ^^ qualités éminentes, il les porpnedltus , easdém cœlCflti ope fretus ^^ ^^^^ '^ secours du ciel sur le siège ad PatriarchatAs locura déférât, atque petriarcal; qu'il s'efforcera avecune arad eatholicA pnesertim religionfs in- deur nouvelle de les faire briller et de crementum, et concrediti sibi populi les employer particulièrement pour l'acmiUlatem majore alacritate et studio croissement de la foi catholique et pour eibibere, atque exereere eoniendat. le bien du peuple qui lui sera confié.

Hlse sant, Venerabiles Fratres, qo« Voilà, nos vénérables frères, ce que VobiB eommiinicanda cenfuimosi dum nous avons cru devoir vous commopro certo hâbemus, Vos unà Nobis- niquer, bien convaincu que vous Piun assidues fervidasqae Deo Optimo adresserez avec nous au Dieu très-bon Maximo preces cum gratiaram actione et très-grand de ferventes et contie»e oblatoros, quo comnunibus nos* nuelles prières avec des actions de ^ votia clementissimè annuens, di- grâces , afin qu'exauçant dans sa misériflâ sué gratié efficere velit, ut in illis ricorde nos vœux communs, il daigne egioBibus, ubi quUi&et ehrisUanus faire, par sa grâce divine» que dans ces imiiiam md Et^ngeUi eognoteendam régions « où chaque chrétien qui y ha- 'triui€m nmt ioiam pagf'narmm eh' « bite ', apprend à connaître la vertu juiiêtseéipsm'mmtoeorwnteitinHmiis «de l'Evangile non-seulement par TuditKr ', catbolica fidea majora in « renseignement des livres» mais en-

' s. Lco, ibiffem.

dief innremenU tuscipiât, ae prospéré « core par les témoignage* dai lien fdicilf rqoe vigeat et floreat. « mêmes, » la foi catholique preaae

chaque Jour de aouTeaiiE accroisie mentSy qu'elle y pousse des ladass vigoureuses, et y flearine lieafiaiement.

Atque hic, Yeuerabiles Fratres, Et ici, vénérables frères « nous dé« elaré aperléque declaramus, tum in clarons clairement et hautement que bAc re, tum in aliis quibusqueNostras dans cette afliiire comme dans tonta omnes curas , cogilationes , studia ab les autres, tous nos soins, toutes nos omni prorsùs oaguslibet humans po- pensées et tous nos efforts^ complétalitices ratione vel maxime aliéna eo ment étrangers à tonte vues d*anepolispectarculsanctisiimaChrislireligio, tique humaine, ne tendent qu'A uns et doctrine ubique terrarum cunctis seulechose, à savoir^quelatrés-sainie popnltfl magis magisque affulgeat. Et si religion de Jésus-Christ et sa doctriae enim exoptemos, ut Yiri Principes, brillent de plus en plus par tonte II quibus à Domino data est potestas, terre aux yeux de tons les ^peuples. avertentes aures suas à fraudulentis et Car si nous désirons que les princes à perniciosis consiliis , et custodientes qui le Seigneur a donné la pnisiaafei justiti» legem , ac secundum Dei vo- fermant leurs oreilles aux conseils luntatcm ambulantes, Ejusque sancts trompeurs et pernicieux , gardaat la Ecclesiœjura, et libertatem tuentes, *<>" ^« la jusUce, marchant seioa te pro eorum religione, ac benigniuie volonté de Dieu, défendant les droits suorum populorum fellcilatem pros- •' la liberté de sa sainte Eglise, ne peritatemque proeurare non désistant, cessent jamais, par devoir de religioB tamcn vehementer dolemus in diversis comme par humanité, de travaillerae locis nonnollos è populo existere, qui bonheur et à la prospérité de leoii Nostro nomine temeré abotentes, et peuples, nous nous affligeonevifemeat gravissimam Person» Noslraî , ac Su- ^e ce qu'en divers endroits il se raapremœ Dignitati injuriam inferentes , «ontre des hommes parmi le peapls debitamergà Principes subjectionem qui* abusant témérairement de noUe denegare, et contra illos turbas, pra- nom, et faisant la plus grande injure à vosque motus concîtare audent. Quod notre personne et A notre dignité n* certe à Nostris consiliis adeô abborrere préme , osent dénier aux princes il consta ,ut in Nostris EncycUcis LU' soumission qui leur est due, aonlem le* .V ad omnes Yenerabiles Fratres contre eux les multitudes , et excilcr Episcopo die nonâ mensis Novembris des moovemens criminels. Ce qui eit super iori anno datis haud omiserimus tellement contraire A tontes nos peainculcare debitam erga Principes , et sées, que dans notre UUre enejfcUfm Potestates obedientiam, è quft joxtA du 9 novembre de Tannée dernière,

chriiliaB» legit piecepUim, oemo dtra adressée à tous nos Ténérables frères les piidihnn deflectere imqiiim potest, éréqnesy nous n'avons pas manqué prsieniiiain seflicel obi forte aliqvid dMnculquer robéissance due aux prinjvbeatar, qaod Dei» et Ecdesis legU ces et aoi pouvoirs, et de laquelle, iMstdfeneCiBr. suivant le précepte de U loi chré-

tienne, personne ne peut Jamais s'écarter sans criine^ $i ce n'est dans le cas où il serait peut-être ordonné quelque chose de contraire aux lois de Dieu et de l'Eglise.

Quid Vobis Yidetur? Qae tous en semble ?...

AnetoritateOmnipotentisDei,Sanc- p„ Tautorilé du Dieu Tout-Puistoram Apostolorum Pétri et Pauli, ac sant, des sainU apôtres Pierre et Piul, NostrA, Dilectom Filium Presbyterum et parla nôtre, nous élevons notre fib JoMphmn Valerga ad Patriarefaatum hïtn^èunélB préirt Joseph ralerga, h Latinam HIerosolymitanum evehimus, |, ^^^^ ^^ patriarche tetin de Jérueimiqvein îllius Ecclesi» Pstriarcham «jem, et nous l'établissons patriarche et Piftorem prsficimus, prout in de- et pasteur de cette Eglise, ainsi qu'il creto et sehedulâ consistorialibus ei- ^^a eiprimé dans le décret et daM P"™™*"'- l'acte du consistoire.

In Domine Patris , et Filii , et ^u nom du Père, et du Fils, et du Spiritûs SancU. Amen. Saint-Esprit. Amen.

FRANCE. PARIS. — Nouvelles des missions catholiques y eitraites du n. 113 des Annales de la propagation de la foi.

I. Mission de la, Mongolie, — Elle ne date que de la 6n du siècle dernier, où elle fut fondée d'abord par les Chinois chrétiens qui fuyaient la persécution de la Chine, et puis par quelques prêtres français qui les y suivirent. Le nombre des néophytes grossissant, Grégoire XVI y érige en 1840, un vicariat apoftollque dont il charge Mgr Mouly, prêtre lazariste.

2. Lettre de M. ffae, laxariste, datée de iV/ocao, 30 décembre 1846.— Détails sar le voyage de MM. Hue et Gabet qui avaient été chargés d'explorer la Tartarie mongole. Ils partent le 3 août 1844, accompagnés seulement d'un jeune lama. — Description de la ville des Tolen^noor^ du Thakhao, etc. — Roicontre d'une vieille ville privée d'habitans à moitié ensevelie dans le aabie.— Entrée dans le pays à'Orlous^ pauvre, stérile» sans eau. — Le lac de sel. —Rencontre d^une réunion de Mongols; ils sont bien reçus, on les appelle lamas du tout puissant Jehovah. — Rhapsodes et chant national. — Montagnes creusées et découpées offrant des traces des eaux du déluge. —

Nolice iur la grande maraille. •— lia séjournent pluada 6 moia dîna la lerie de Koumboun chez les Si'/an^ ou Thibâtains orientauz, pour y apprendre la langae et i*y mettre au courant dei doctrines houddhiqoei. Elle Cit la patrie d'un réformateur bouddhique qui avait étudié soua nn lama i grmid netj venu du ciel d^oeeidenl, c*est'à-dire d*un chrétien. — Ul 7 lOPt iféh bien reçus par les lamas qui y virent au nombre de 3,000. Etudes des lamas, on leur enseigne : l*> les prières ; 2** la médecine ; 3° la faculté mystique; 4o|es formules liturgiques i plusieurs se font instruire des vérités chrétiennes.— Les missionnaires repartent en août ]8i5. Description du lac dit mer B/eae. Mœurs des habitans^ Les lamas professent un panthéisme vague ; poussés de s'expliquer> ils répondent générelement : Lrf lamas d'occident vaas expliqueront tout; nou4 avonifoiaux traditions venues </'or<ef</i;a/. -*- lia parlent pour visiter l^ssa^ capitale du Thibet\ la caravanne qu'ils suivent se compose de 2,C00 hommes, 1,200 chameaux. I,â00 chevaux et de 15,C00.toufr- *- Ils traversent une montagne nommée Borhan-^holta » exhalant de Tadde carbonique, qui asphixie presque les voyageurs. Effroyable détreis^ de toala la caravanna, mourant de froid et de fatigue. M. Gabet tombe m&de; oo l'enveloppe dans des couvertures et on le fiscelle sur un chameau. Renconln des brigands Kolo, qui apprenant qu'il y avait un lama d'occident» ne leur font aucun mal. M. Gabet ^e remet à Tair pur et sain des montagnes de Tanla. l!;nfio, le 29 janvier 1846^ après un voyage de 18 mois les miitionnaires arrivent à Lassa dont Us décrivent ainsi la première vue .- « Le soleil » venait de se coucher, quand nous entrâmes dans une belle et spacieuse » vallée. Lassa était devant nous. Cette multitude d'arbres séculaires qui

• entourent la ville, ces maisons blancheff hautes et terminées en platc4onne»

• ces temples nombreux aux toiture* dorées, mais surtout ce Hoaddha-kf a où s'élève le palais grandiose du Talé-lama^ tout donne à la capitale du » Thibet un aspect majestueux et imposant. »

3. Notice sur la prière bouddhique : Om ma ni palme houin^ par M. Gûiet^ missionnaire lazariste. Elle signiiie en sanscrit : Salut^ précieuse Jlewr du, nénuphar^ mais les Tlybetains y ont attaché un sens mystique plus étenda. Elle est le symbole de la doctrine de la métempsicose p^r la transmigralioa céleste et terrestre^ par celle des esprits et des démons, par celle des hommes et des animaux. Tous les bouddhistes récitent cette prière sur un cbapeiel de 120 graini qu'ils portent au cou» et les gravent partout, sur les rochers^ les arbres, les roues à prières, etc.

4. Mission du Tong-king occidental. Lettre de Mgr Retord de| fuissions étrangères, datée du Tong-king, Janvier 1846, Description de Kcnon » où k trouve la maison d'études où les indigèoei apprennent le latin et les rilet sacrés. Mission h Kedatn où Us réparent le* maux de la peri éçiUion et éUbUf-

KOUVELLES ET MÉLANGES. 823

MDt un monaitért dei AmanUet de la eroix^ consacréêf â Initruire les jeunes filles f^ les femmes» et bipliser les enfsos ibiQdonnës, avec tobui simples et temporeîref . -^ Autres déteils sur les miisioiis laites dans différens Yillages. ^ BoDM dispositîoq du peuple Tong-kioois. — Six collèges sont établis, compreiiaDt 366 élèvei qui apprennent le latin, de plus 54 catéchistes et 100 jeunes geoi, pour aides; il y a aussi auprès des prêtres indigènes, 135 catéchistes et plus de 600 élèves, dont plusieurs ont achevé les classes de latin* «^ Fête célébrée le jour de saint André où assistent plus de 6,000 chrétiens, aqxqueU le prélat donne à satiété i}u pain et du riz. — Fêle pour la réception de M' Charrier y de retour après sa captivité et son voyage en France. — Les payens et les bonzes admirent la science du missionnaire qu'ils appellent le im de la religion, — Tandis quMls prêchent la religion publiquement, un chef s^emparé de M. Titaud^ qui est délivré au moyen de IG barres d'argent, nais les chrétiens défèrent ce chef aux tribunaux qui le fbrcent à rendre 10 barres, dont le mandarin garde 5. — Un missionnaire, M. Caslex, apporte de France du vacein^ on en fhlt Tessai qui réussit, et maintenant la vaccine est propagée dans presque tout le Tong-king, à la grande satisfaction de tous les parens, dont presque la moitié des enflins mouraient de la petite vérole. C'est M. Lnnffl^is, supérieur de la maison de Paris, qui avait fait apprendre à M. Gasiex Fart de vaeelner. Le prélat part pour les tribus sauvages du Tong-king.

6. Lettre de M. Legrand des missions étrangères, datée du Tong-king eeeldental, mars 1846. Détails sur la mission faite dans les montagnes qui fléparent le Tong-king du Laos, Depuis 13 ans aucun évêque n'avait visité ces peuplades; le seul missionnaire qui avait essayé de pénétrer dans ces montagnes mal saines et toujours flèvreusea y avait péri. Us j pénètrent au ■ombre de SO, 6 prêtres et 34 catéchistes. Les populations en masse, chrétiens et payens, viennent les recevoir, et se pressent autour d*eux. ^ Après avoir parcouru ces montagnes riches en arbres et en minéraux, les missionnaires vont évangéliser les pécheurs des côtes, et trouvent partout des populations avides de connaître la vérité.

7. Lettre de Mgr Lefebvre des missions étrangères, datée de Syngapore, \*t mai 1847. Détails sur sa délivrance. Le roi de la Cochinchine, craignant que quelques vaisseaux français ne vinsent lui demander le missionnaire, prend le parti de renvoyer lui-même au gouverneur anglais de Syngapore.

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