DE L*OPLMON DE SAINT THOMAS
4. Ii^iistiff d'un reproche qui nous est adresé ptr Don GtidercM.
Je i^ejeate id qii\nie quettUm : Pir quelle isadr^aiiee inmh éCee-TMi arféU dam voire «jm/^m de ttiat Thames, juste aa Bomeal oà vqm «rriTîei à l\ia des miiie passages où le saint docteur ma ^oniie t^ÊipUitm^mi fmm et cmmt?
n ne fallait pas dire analyse^ mais traduction » car nous avons traduit sans rieo omettre, toot le chapitre 2 de la fufsfidii x , et le commencement dn chapitre 1 de la question xl Noos nous sommes •nrêlfe parce qu*il nous a semblé qn*il y en afait asset ponr 6ire connaître Topinion de saint Thom». D'aillears noos n'avions pas caché les expressions iddea innées, connaissance anticipéCy bien éqnivalentes à ceUesqnedomGardereao reproduit ici De pins, noos les avions expliqnécs , et nons avons prouvé que cette explication est la senle adrabfiùble, puisque seule elle £iit accorder saint Thomas avec luimême. Dom Gardereau ne se donne pas cette peine , il prend deux passasses, il en foit ressortir les mots qui semblent s'accorder avec ses idées* et pots il ne se met pas en'peine nou-senlement de faire accorder ces différents passai • mais même dans la très^conrte citation qn*n va foire « il commet deux inexactitudes : I* il nons accise de n*anwr pi5 fraiinit ce que nous avons traduit ; S* il suppii mc Iniméme les phra»» qui comdamnent son opinion^ lisons; ce qui est entre parenthèses est ce qui a été omis par dom GardereaiL
YiHd k* pailles qui snîTent telles où vous i.%c<rrtm^€i Totie tiadnctîaa : « Les lecuMS natunelles pcéeiKleat rv m^tirnJ^ non r« mfie, ( » dttem q«ei>|u»-iiK\ mais settlecci^cl r« /wV^ix*^, de laqacie Ik • lèduils en acte par l>$«it e&triw^qiie psvkImIb («i non pas aentemcnt » f^fwl prtuiier, tOMBaae te MUtenaît la 5i cptawn. ^ >
Nos kdenrs n*ont qu'a ouvrir mtm Ki/'^e xir. pL 3M, et ik vont qne nons avons or^nil I09t cet niinAeqîiedom GardefOM «K^nse d'avoir 5itf jMm w<^ : or U :$^ trvmve que c*e«t lui même qui pdme cette phrjK<e : « et n^n piais wnlenfeeni par Tarent ps e nag r » * comnae le $«>ttiknt la ^ i>pinion . « qui est p fV< îw me t ceie cpiî
* Vgwr t V», p. Sl\ et ^3»
SUB i'OBIGI^p M MS GOmAISSAHCES. 43
TÊfUam de àom Gardereao. Ea ciirt Toid eecte 9t opimitm pv nnt Thoons :
• S* O'avtres, ao cootnire, oot pensé que ces trois qualitéSp les «léet , les vertus f les sciences nous étaient infusées (indita) et n'avaicat point lair cause dans one chose extérieore; mais senlewêêM qn'clks nous étaient wsamfesUes (indiquées) , par nne caose atérieore. Car, en effet, quelques uns ont soutenu que toutes les imiies natnreHcs étaient en acte cachées (ou à Tétat lateni) dans h nuiière, et que l'agent naturel ne fût rien antre chose que de 1rs tirer de cet état cachée et les mettrç au jour. » CcathceabropiniondedoniGarderean; or que dit samt Thomas decesjrsltee: U est dénué de raison (absquè ration^ J ?
an texte suif ant que nous n'aions pas traduit parce que n'afOBs pas supposé qu'il contint une approbation de Topi^ion àt àom Garderean que saint Thomas fient de déclarer déraisonnable^ ei parce que fl est très-long et que nous ne foulions pas le donner tmnqné, comme fa le Cure dom Garderean.
ff AfVit la esusauiflMliiNi ém vcttai, tons kmkUmies preeMÛImU m ««■#, eerimmet indiaaliens Mtvtnca, Icflfatfics sout rrrlMMy h uk o mtiam s tes wsèmes ftrtM ; maif fiwaile, par Vesçrmtt des «Nifrcf, dks soaC k la f û mâtmmml iem reqoise.*
Eloos avons toujours admis ces habitudes ou dispositians qui pnMvenC que notre ime est faite |NMir la férité, pour la fertu. C'est B en cftc une espèce d'inchoatian de cette f érité, de cette rertu. 9ms acceptons donc tout-à-fait ces lignes; seulement nous ferons ofeMnrerque le mot AoM/tid^ ne signifie pas cette fiMâfité suite d'actions pinninii Ibis répétées, mais seolement être propre d, être disposé 4 /c'est ban reste le sens que lui donnent les philosophes, et dom Gmkra» sans doute arec nous; contfainons :
S. Ce fK faîBt Thoautt entend par Kienccs léniînalcs. — Premièrei conccptient. — EUes ne font connoei qn'Mr wiûyem des objets fcmiblcs.
iltot dire,UNKlMnt fscfuintion de to seisnce, épfiiprtm ^^MÎsU €» 94ms c^iaim€é sememces dti seUmces; Mf oir ; leêpremèrts eem^ • ttftiams de thUtUéct^q^ sont conones soudain par U bunièrc da rintcflcct i XOTESî des cspicts aktiraiUs des oSjets ttntibUs; que ces /i
Uk DE l'opinion de SAINT THOMAS.
• cet soient complexes, comme les axiomes ^wk ineompUxcs^ comme U raison » de Xélre^ de l'iin.et autres Bembiables.qaerintdlect saisit dun seal eoap. •
Voilà le texte que dom Gardereau prétend lui donner complêie^ inent raison^ il oublie d'obserrer 1* que saint Thomas ne dit ici pour YacquUithm de la science que ce qu'il Vient de dire de Vacquiêi' tion de la vertu (similiter etiam dicendum est de scientiae acqulsitione). Or, que vient-il de dire? C'est qu'il préexiste en noua certaines inclinations j dispositions naturelles, qu'il appelle des espèces à'inchoations de la vertu; quand donc, il parle ici de certaines (quœdam) semences ^ il ne fiait que varier les ternies pour exprimer la même chose. Dom Gardereau prend ici au propre le mot semencef il exagère même l'expression en l'appelant simplement germe^ contre le texte exprès de saint Thomas qui a dit que notre âme était une table rase sur laquelle il n'y avait RIEN d*écrit. Dans le sens de dom Gardereau, rien voudrait dire ici toutes choses.
2"* Quant à ces premières conceptions que l'intellect connaît tout d'un coup , il oublie d'observer que cette connaissance ne se fait qu'au MOYEN, notez bien ceci, au moyen des formes abstraites^ extraites t tirées des objets sensibles. Les objets sensibles sont donc le moyen de cette connaissance; elle n'aurait pas lieu, si les objets sensibles ne donnaient pas les formes ; cela est clair comme le jour. Mais les formes étant données, et la forme pour les axi&mes el pour la raison d'être, l'un^ c'est la parole ^ alors la connaissance a lieu tout d'un coup ; or ce tout d'un coup ne veut pas dure dès que l'âme réfléchit, mais dès que le moyen^ la formcy la parole s'est présentée. Ce sont là les premières conceptions, c'est-à-dire les premières choses reçues f que saint Thomas va appeler des principes unù>ersels qui nous servent en effet à connaître toutes nos autres connaisBinces.
3** Nous croyons que c'est là le vrai sens du saint docteur; dans tous les cas, pouvons-nous dire avec certitude qu'il ne se contredit pas ici avec ce qu'il a avancé, et qu'il sera toujours vrai qu'il pense que ceux-là sont sans raison qui prétendent « que les idées, les vertus » ou les sciences nous sont infuses^ innées (indita), et qu'elles n'ont n point leur cause dans une chose extérieure, » comme il vient de nous le dire clairement ci-dessus.