‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 9 sur 103 · Ce que nim Tbonu esteml par prificipef aniTeneb · texte numérisé non relu

Ce que nim Tbonu esteml par prificipef aniTeneb

« Or, iotu iti prineipts dériwenl de ces prineiptê mmveruls. cûmme d€

• €€rêmhus roMON^ lÂMÔMiie/. Lors de«c q«e l'etprit cft tire de ces ctmmmà' » Mmces muweruUef pour conmaitre aetaetUmaU ies dioêti pmrticmUérêi fw

• êUUièi'mipmwmiU connues en pmssûmee^ ei comme dans rmmi9ersalHe\

• e*cft 9L\ofn que Ton «t dit acquérir la scmdm ». {De verii, qu. u, ar. 1.)

Après ce que nous avons dit toot ceb se comprend très-bien. En effet tons les principes particuliers iuivaU (et non dérivent), on viennent après les principes universek ; c'est en effet an moyen des axiomeSt an moyen des premières idées reçues, idées d*être» d'action, de tems, etc. , que les autres sciences sont acquises; ce sont là les première «éminces jetées dans l'intellect au moyen (qu'on ne l'oublie pas) des espèces tirées (qu'on ne l'oublie pas), des objets sensibles ; voilà ce que sont les raisons séminales^ dans lesquelles, en en quelque sorte (et non absolument , qu'on ne l'oublie pas), sont renfermées en puissancet en faculté, en possibilité^ les sciences que l'homme acquerra dans la suite en acte. Donnons un exemple : Le premier jour où l'enfant a reçu la notion de l'im, de l'espace et du leais, ce jour-là cet enfant a en puissance^ en possibilité^ toutes les mathématiques; ce qui veut dire en style non scholastiquequ'au moyen de ces notions que lui a données la parole, il pourra apprendre toutes les mathématiqnes.

Dom Gardereau, au contraire, fait dire à saint Thomas que cette semencCf ce germe^ est înntf, c'est-à-dire qu'il a été mi$ dans l'àme {indiitss\ par la substance séparée, par Dieu , et saps le moifeii des objets sensibles* — C'est-à-dire qu'il fait dire au saint docteur pH< osteeiU le coniraire de ce qu'il dit Au reste les textes sont sous les yeox de nos lecteurs ; ils jugeront eux-mêmes.

7. Si Mlil. de Sallnis et de Scorbiac ont one opinion diflérente de la nôtre f« RètabUnement d*une phraie enentielle omise par dom Gardereau.

l^alllears, dans tontes les écoles de philosophie, on a toujours enseigné, ee me semble, qne laint Thomas admet poar élément mue' dans Tesprit homaln |h» qa*nne skiÊpte/acaite'. Je me contenterai de citer BIM. de Scorbiac et de Salinls^dont M. Bonnetty (leur coUaboratenr dans VUnhersitéemthoUque\ Un rree plaisir le témoignage : « Saint Thomu distingue deai éléments

46 PE l'opinion de saint trouas

» dans les principes de la science ; les termes, qui sont la matière de eei prii- » cipes, et les rapports de ces termes. Ainsi dans le principe, le Unti esipUu m gramd qng im parité, les idées de ioai et de ptirlie, sont les termes dn pria- « eipe : l'idée d'extension plus grande, voilà le rapport.... Partant de eette t distinction, il répond que la connaissance des termes d*àn principe dépend « d'une notion formée par Teipérience; mais que la connaissance de lenn » RAPPORTS ( on oublie ici ces mots: on, pour parler son langage» la eom^ > plexion des termes) ne dérivent pas de Teipérience. De meme^ dit'iltqwê » thahilade d'une vertu pre'exîste d VactCy et consiste dans une inelination -» naturelle qui est comme une incl^oation de celte vertu, laquelte arrive en»

• suite par fexercice d la consommation^ de même t acquisition delà seiente

• implique quUl préexiste dans notre esprit des germes de eomeepliems m»

• tionneUes (il y a dans le texte des espèces de).... Et saint Thomas attrilme d » ces conceptions une râleur objective qui leur est refusée par ILant. • (Précis de f/iistoire de la philosophie , 2' édition, p. 270. )

C'est avec plaisir qac nous citons ce texte de l'écrit de deax de nos amis : nous Tadmettons complètement en y faisant les observations et rectifications suivantes :

1<* Dom Garderean , sans en avertir, supprime après le mot RAP- PORTS ces mots ; « ou pour parler son«langage, la comphxion dei n termes. » Saint Thomas dit en ceT endroit que la complexian des termes^ c'e8t7h*dire l'action de les comparer, de les examiner, de les compliquer en un mot, n'arrive pas' de l'expérience ; nous le disons aussi, c'est le fait de Y activité de rame. L'expérience, comoiele disent nos amis, fournit les termes ^ puis l'intelligence complique^ compare les termes par son activité propre, native, innée (non éme^* née). Qui a jamais nié cela , et n'est-ce pas la condamnation de dom Gardereau, d'après lequel nos idées mêmes, c^est-à-dire le germe même , la matière de notre science seraient innés dans l'âme 7 Ceb n'est il pas clair encore?

2'' Quant aux mots inclination et inchoationde la icieace , qodi venons de les expliquer. *

3" Ce n'est pas tout encore, car puisque dom Garderean a cité nos amis, il me semble qu'il aurait dû ne pas remplacer par des points la ligne suivante, où ils indiquent le danger de ces doctrines et distinctions aristotéliciennes. En effet,après les mots conceptions ralionnellee^ ils continuent : u Cette solution se rapproçhet à certains égardSf d9

SUR L'OBIfilNÊ DE NOS CONNAISSANCES. 47

« rau de KanL Mais le doctcar du moyen-Age et le phiioeophe » allemand diffèrent fondamentalement par rapport à la valeiàr de ces B conceptions* Le premier leur attribue une valeur objective, qui

• leur est refusée par le secoud (/6ÙL)* • — En ne citant qne ce dernier membre de phrase arrangé à sa manière • dom Gardereao ne donne que par moitié la pensée de MH. de Salinis et de Sçorbiac qui, comme nous, ne manquent pas d*insinuer le danger de 'ces mCmes principes.

8. De rintenreniion de la parole et de ion influence dans la furmation de la

parole d'après saint Thomoi .

Bien que cet article soit déjà long, nous avons pensé que nos leclecteurs connaîtraient avec plaisir le texte suivant de saintThomas :

« 11 faut dire qne les formes intelligibles par lesquelles la science, » reçue par rinstruction, est constituée, sont écrites dans le disciple, » immédiatement par l'intellect agissant, mais médiatement par celui » qui enseigne (en effet celui qui enseigne transmet directement k cet » intellect). Car le mattre propose les signes des choses intelligibles, » desquels signes l'intellect agissant reçoit (accipit) les intentions

• intelligibles (il ne les avait donc pas au|)aravant) , et il les écrit 1 dans l'intellect possibte (le papier était prêt , mais il n'y avait » rien d'écrit). D'où Ton voit que lesparo/Mm^m^^ du maître, qnt » sont entendues ou vues dans un écrit, se comportent pour eëuêer la » science (remarquez ce mot causer et non développer) dans l'inlel- 1» lect, coAime les choses qui sont hors de 1 âme. Parce que i*inlellect > reçoit les intentions intelligibles des unes et des autres (des paroles » et des objets) , quoique la parole du maître ait plus d'influedce M {se habeat propinquim) pour causer la science (toujours causer

• et jamais développer) , que les choses sensibles existant hors de

• Tâme, en tant qu'elles sont les signes des intentions intelligibles '. » Rien ne nous semble plus clair que ces paroles de saint Thomas

cmitre Topinion du P. Garderean. Et cependant que Ton se souvienne bien que ce n'est i)oint la méthode du saint docteur que nous conseillons desuivre. Quoique dom Gardereau ait trouvé que nous traitions

' De vcritate q. zi. a. 1 ad zi. oper. I. titi p. 765 antuerp. 1412.

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