‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 85 sur 103 · DE LA PHILOSOPHIE DE SAINT BONAVENTURE · texte numérisé non relu

DE LA PHILOSOPHIE DE SAINT BONAVENTURE

' J'ai dit en 3* lieà, que, idon laint BonaTentare, cet priMipai iànéi, ab- JaethreniaDt préNoSy Tisiblei à notre âme, ne font innés, préieni, tisikilef , que dans une lumière immuable, que tout le reste ne lui esl^ ne imfuljamaiM pré" senl qae par thUermèdiaire de celte lamière anteriemre d lemi le retle. Or, noua YflDona de lire les propres expressions du docteur séraphiqna. •Mens B HÂBST Lueem incommulaèilem siài prasenlem, m qui meminii iinrâiiABiLniH » verikilum,,,, emm mens nostra sil commulMUs , nulUsm verilalem ineam^

• maiaèilem poiest videre, nisi per aUgaam aliam Laeem amnino ineamin»- B tabilUer radianlem,,, iUud est quod prias videl^ et sine quo nihil poUsù

• eognoseere,... quodprùnà ocearril menli, et per ipsum alia (L).

J*ai dit encore 4* que cette lumière est, selon l'opinion du même saint doc« leur, eeUe de CElre suprême , de l'Etre au dessus de tous les genres et de toutes les espèces, et que c'est dans cède lumière suprême que Tentendement ▼oit tous les genres, ioutès les espèces, qu'il roit lent ce qvCil est capable de voir et de comprendre. U me suffit encore de citer ses paroles : « Esss bxtma » OMNB GBII08... csl quod primo cudit in intelleclu.,, quod prias videl^ et » sine quo nihil poiest cognoseere.,, quod primo ocearril menltet per ipsmn » alia entia,,, parlicularia, universalia, etc. « (M).

JTai dit en 5« Heu : « Cette lumière innée est {dit sainl Bonavenlaré), la » lumière ÉMANÉE de t Etre infini, • On voudra bien remarquer qu'en In» sérant cette parenthèse (dit saint Bonaventare)^ dans un passage qui tout en tier ne foisail déjà que mentionner ce que dit sainl Bonaventare^ J'ai entendu

une explication de cette doctrine, qui, dans ces termes, est exactement la leur. — Le saint docteur a donné plusieurs explications ; il a dit qu'il s'agissait en tout cela d'une opération mystique et opérée par la grâce : et yous , tous donnez cela pour de la philosophie pore.

(L). NoDS avons réfuté déjà tonte cette théorie ; et nous reprochons à dom Gardereau de cacher que le saint docteur parle ici d'une lumière qoi ne reluit que par le secours de la grâce, que Ton ne voit pas à cause de sa clarté même, que nous ne trouYons pas , précisément parce qu^ elle Mm$ est présente t etc. : toutes choses qui excluent la philosophie on la connaissance^ on vision naturelle.

(M). Oui, ooi| le saint docteur dit tout cela de cette lumière; mais il ajoute aussi que, si nous n'avons pas la grâce du Christ^ nous ne voyons plus rien , cette lumière ne sert de rien et ne peut que noos aven{^. Pourquoi ici caches-voos les expressions et les conditkms sine quâ non posées par le saint docteur!

&10 XBTTBB DE DOM 61BDBB8AU.

plus ptrticiilièr«neDt laùaer an docteur séraphiiiiie Unie la rêtpauMUi de son assertion. Saint Bonayentorey IL EST VRàl, ne se sert pu en eat oh droit da mot à' émanation ; ce mot aurait été. équivoque dans le laiMS de réoole» et ehei lui en particulier, qai ne remploie pas tonjonn dans U sent strid, quoique tous en disiez. Mais P£U IMPORTA; car ici son eipranoii est encore plus forte % elle dte toute ambiguïté (N).

Cette lumière dont il nous parle> cette lumière prdsmUe d tâme avant l0mt le rettt, cette lamére de Cétemelle vèfité (o^f'eeiivemeni) CNIK a VtntendemerU humain n*€st ni ne peut être la ere'atare moàile, L homme sait sa icienee dans cette lumière qui iUumine tout homma venant en ee monde, lumière qui est la vraie lumière et le VERBE au commeneement en I>ieu{Oy

D. GABIOBBàV.

(N). Notons quelques mots de ce paragraphe : 1« Nous croyions que , lorsqu'on dte on anteur et qu'on n'avertit pas du contraire, c'est qu'on l'approuve. Mais non , dom Gardereau dte avec éloge , comme un modèle , et laissé à l'auteur toute la respomabiUte de la dtation. 2° De plus» il se rencontre qu'ils lui attribue une eâ^resiîoii panthéiste, celle d*émanaiionf qui n'a pas été employée par l'aoteun S"" Il assure que peu importe qu'il se soit servi oui ou noo d'une expression panthéiste lorsque c'est là le fond môme du débat h^ Et il dit cela avec d'autant moins de raison que nous avons vu que le saint docteur a dit expressément qu'en Dieu les émiÊMUiom m PEUVENT être qu'intrinsèques et personnelles t etc.

(0). Nous avons déjà expliqué ce passage ; nous l'expliquerons eacore quand dom Gardereau voudra excuser ce qu'il y a de rationaliste. Notons seulement id qu'il y ajoute le mot objectivement^ qji représente un système récent tout rationaliste, celui de la vérité objeC' tive et de la vérité subjectivct et dont le saint docteur ne dit pas «a mot. A. B.

(La suite et la fin au prochain cahier).

* « Mens nostra nuUam veritatem incommutabilem potesl videra nisi per » aliquam lucem omnino incommutabiliter radiantem quam impossibile flM » esse crcaturam mutabilem. Scit igitur in illa luce qu» iUuminat omaca » liominem venientem in bunc mundumi quœ est lux vera^ et verbum in pria- » cipio apud deum... Eiquo manifeste apparet quod GONJUNGTUS sit inld- »» leclus nosler ipsi œta^œ veriiati, »

MCEURS BT GOUTCMeS DBS TRIBUS KOURIES. 611

Page 1