DES COUTUMES DES TRIBUS KOUKIES
{Suite et fin ^).
Les Koukiei sont d'une belle complexkm , et ils ont beaacoop de rapports dans les traits STec les Burmêsei : figure ronde /nez plat, oreilles largement percées, longs cheveux qu'ils attachent sur le front à la façon des Burmèses ou derrière la tête comme les Mugs qui habitent dans la campagne^
Ils sont fortement constitués, mais moins grands que les Burmèses» Les hommes et les femmes sont légèrement Têtus , les premiers portent par devant une pièce de toile d'un pied carré envhron; mais les femmes sont entièrement enveloppées d'une ceinture qui s'arrête au-dessus des genoux. Quelques jeunes femmes portaient une couverture noire de la même grandeur, ornée d'une espèce de fruits, attachés par manière de broderie , et disposés avec goût, dans les limites de leur savoir faire* Le teint de quelques-unes de ces femmes était très-clair et leur physionomie portait l'expression de la douceur» Elles se parent de grains de verre disposés en collier autour du cou ; elles préfèrent en général ceux de couleur rouge. Les jeunes gens portent des bracelets d'argent, et au-dessus du coude des cercles de fer poli qui ont près de deux pouces 1;2 d'épaisseur ; ils paraissent pleins de force, j'adoiirais la vigueur de ce peuple, l'activité et l'énergie des femmes, surtout quand je voyais de jeunes filles de 8 à 10 ans, mon* ter par ces pentes escarpées, en portant sur le dos et maintenant au moyen d'une courroie passant sur le front, ces paniers de forme conique particuliers au pays, remplis jusqu'au bord de fruits et de l^umes. Je remarquai aussi un couple de deux vieillards âgés l'un et l'autre de 80 ans ; ils marchaient avec toute la légèreté du jeune
' Voir au n« précédent ci-de»u9, p. 304.
h\2 IMŒURS ET GOUTUlf BS
âge portant sur leur dos une charge qoî fatiguerait des jevnes gen non habitués au travail.
Mais les Koukies ne jouissent pas toujours d'une aussi ^rigoureuse santé; je m'en convainquis dans la visite que je fis, l'an dernier, an Burracouly sur le gYand lac^ où j'appris par des gens que j'arais envoyés chez les Koukiesy qu'ils paraissaient forts maladifs. Beaucoup d'enfans étaient affectés aux bras et aux jambes de tumeurs hydropiques, et la plus grande partie des grandes personnes étaient atteintes de la gale. Il n'est pas douteux que ces hauteurs sont fort malsaiiies quand elles ne sont pas défrichées, les feuilles mortes qui tombent dans l'eau se corrompent, et telle est, au dire des habitans, la principale cause de leurs maladies. On prétend qu'il existe des mines de cuivre dans les montagnes voisines ; si cela est, l'eau qui en descend, est saturée de particules de ce minéral, et se trouve par-Ui même, malsaine.
Après leur repas , les hommes vinrent s'entretenir avec moi tt mirent d'abord la conversation sur la religion; mais je ne pouvab pas me faire bien comprendre, ni leur expliquer churement les vérités du Christianisme, car le Mug qui me servait d'interprète savait très-peu leur langue. Quelques-uns des Koukie$ ne comprennent le dialecte mug que juste assez pour traiter les questions d'échanges qu'ils veulent faire.
Us apportèrent ensuite un grand vase de terre nommé ehaiUiki rempli de riz qu'on avait fait bouillir l'année précédente et qui ayant été exposé au soleil , s'était conservé parfaitement sec. Us y mêlèrent certains ingrédiens dont je ne connais pas les propriétés, et versèrent de l'eau qui produisit la fermentation. Après cette opération, ils sontirèrent le liquide dans l'autre chattdhj au moyen de deux bambous réunis par l'extrémité et formant une sorte de triangle; une des branches fut placée dans le chattah plein, et en aspirant, ils attirèrent le liquide dans l'autre. Us m'en offrirent que j'acceptai pour ne pas les offenser. La liqueur était insipide et paraissait sans force, mais je pus m'assurer que prise en grande quantité , elle cause une ivresse complète. Tous ceux qui étaient présens burent après moL Pendant ce tems, la musique conmiença; elle se composait de trob instrumens différons, un grand tambour, une courge dans laquelle se trouvaient fixés six tuyaux de bambou qui produisaient, quand ob
DES TBIBUS KOURIES. /il S
soDfllait dedans, on son mélodieux, et deux cornes de vache sauvage qo'on frappait comme des cymbales. Alors un des plus considérables de la tribu commença une danse semblable ï celle des Burmèses. A minuit y tout le monde se retira, 2i l'exception de quelques jeunes gens qui dormirent dans la maison où j'étais. Le lendemain matiUi les enfans et les adultes, hommes et femmes , armés de leurs lances, partirent de bonne heure tous ensemble pour se rendre à leurs travaux quotidiens.
Les deux chefs du village, accompagnés de quelques personnes, m'apportèrent des volailles,du riz et différens fruits. Je profitai de l'occasion pour leur parler de l'existence et des attributs du seul vrai Dieu, mais j'en fus très-imparfaitement compris. Ils promirent de venir me voir à Chittagang le mois suivant, après leur moisson. S'ils tiennent leur promesse, je voudrais qu'on pût en garder quelques-uns pour les instruire de la Religion , et au cas où ils refuseraient de demeurer, que votre Grâce ' leur envoyât un prêtre, lequel , après avoir appris leur langue , qui n'est pas difficile, leur enseignerait la salutaire doctrine du Christianisme. J'ai pris note de 80 mots de la langue koth it>, dont le quart est burmèse * ( Voir ^ la fin).
Ces tribus de montagne ne connaissent pas l'écriture ; ils comptent le tems en calculant le nombre des récoltes successives qu'ils ont faites sur la montagne. Ainsi , m'enuretenant un jour avec un homme qui me disait qu'il avait 35 ans , je lui demandai comment il pouvait savoir au juste son âge? Je suis né, répondit-il , sur une montagne où nous avons fait cinq moissons ; de là, nous sonunes venus sur une antre où nous en fîmes trois, et ainsi de suite. Réunissant de cette sorte les récoltes, il arriva au nombre d'années qui formaient son âge.
Deux des plus respectables habitans m'accompagnèrent à ma barque, où je leur offris , en échange de leurs politesses, de la poudre , des médicamens, etc. Voilà les indications qu'ils me fournirent sur leur religion : Ils admettent l'existence d'un Etre suprême, mais sans l'adorer, autant que j'ai pu le comprendre , et cela par le motif que cet être, étant bon, ne leur fera pas de mal, et que, par consé*
'{On se rappelle que la lettre eit adressée à;!*archevdqae(note du tradactear). t Un Eoropéen ne pourrait pas résider sur ces montagnes plus de quelques mois de suite, dans la saison d'hiver, sans y tomber malade.
hiU MCBVRS ET GOmUMES
quent, il est inutile de Tadorer. C'est aussi ce que oroient les Kmim de la côte de Tenasnerimf qui n'adorent pas Dieu, mais oAent des sacrifices au Démon. Ils disent que TÊtre-Suprôme est deseenda dn ciel et a convoqué tous les peuples pour leur donner une loi rdfgieoBe sur une haute montagne. Les iSTamn», occupés de la culture de lerni terres, ne purent se trouver au jour fixé ; ils y vinrent le lendeouda, mais ne trouvèrent plus Dieu , qui s'était retiré de la montq;iie. Ib lui demandèrent sa loi; Dieu entendit leur prière et la déposa sur h montagne ; mais la pluie étant venue à tomber la gâta : alors, ib l'exposèrent au soleil pour la sécher , mais les oiseaux du dd h déiortrent. Les Koukies adorent aussi le Démon. Dans la crainte du nul qu'il est porté à faire, ils l'apaisent par des offrandes d'oiseaux , eiCi Ils reconnaissent deux états futurs bien distincts ; ib placent Tni d'eux sur le sommet d'une très-haute montagne, d'où l'on peut voir toutes les beautés de la nature; pour être admis à jouir du bonheur de cet état , ils offrent à Tange gardien de la montagne les têtes dei singes, des daims , des cochons et des autres animaux qu'ils ont tnés dans leurs chasses ; c'est pour cela qu'ils gardent avec tant de soin ces têtes d'animaux que je vis dans leurs maisons ; mais celui qui n'a p» le bonheur de posséder une de ces têtes est envoyé en enfer , cooune n'étant bon à rien. Leur ayant demandé si ceux qui avaient oommii des meurtres, des vois, etc., seraient admis au séjour du bonheur ea présentant à l'ange les têtes des animaux, ils ne surent que répondre.
En se mariant , le jeune homme est obligé de donner aux ptreis de la jeune fille une vache sauvage ou 50 roupies. En cas de divorce, quand c'est la femme qui vent la séparation, elle doit rendre an mari ce qu'il a donné ; mais si c'est celui-ci qui renvoie sa femme, il a'i rien à réclamer. Si la femme se rend coupable d'adultère , son Gomplice doit payer au mari la valeur que celui-ci avait donnée en se mi* riant. Dans tous les cas de divorce, tous les enfans, garçons et filles, restent avec le père. Celui quia dérobé est condamné, par le chef di village, à payer à celui qui a été volé le double de la valeur enleréei Quand un médecin ne peut guérir son malade par les remèdes qv lui sont connus, il conclut que celui-ci est sous la puissance du démoli} qu'où cherche alors à rendre favorable par les offrandes accoutumées.
Quand une personne meurt , les Koukies en usent de différentes
DBS TRIBUS KODKIES. US
manières k Tégard du corps. Dans quelques villages , ils font plusienrs ODTàtnres dans le yentre, et, plaçant le corps sur le feu, ils marchent k l'entonr Jusqu'à ce que toutes les humeurs aient été dévorées par le fen , et que la chair s'y soit complètement desséchée. En cet état , Os le gardent au 1<^ pendant un an ; dans d'autres villages, ils creusent le tronc d'un arbre et y placent le corpS; ayant soin d'établir une dAtore k l'entonr pour empêcher les bêtes sauvages d'en approcher. Un an après le décès , ib élèvent un appentis ou hangard à côté de l'endroit où le corps est conservé, et les parens et amis du mort s'y réanissent pour se livrer aux lamentations , aux chants, à la danse , pendant l'espace de quatre jours , après quoi ils transportent les os 80 sonunet d'une montagne où sont déposés les restes de ceux de la même tribu, déposant avec eux les armes, l'or, l'argent , les toiles et tout ce qui appartenait au mort, ainsi que les têtes des animaux qu'il a tués pendant sa vie; ses amis même les plus chers ne se réservent pas la moindre chose : tout est laissé là, et le plus hardi voleur n'oserait y toucher ' .
Toute personne familiarisée avec les usages des Burmêses et des KarianSf les reconnaîtra aussitôt dans ceux des Koukies. La coutume de conserver les têtes des animaux est ordinaire parmi les tribus voisines , dans l'empire Birman. Les Kariam ne conservent pas seulement les têtes d'animaux, mais même celles des personnes qu'ils ont tuées k la guerre. Celui qui possède cent têtes d'hommes et de bêtes a, par là, acquis des titres à devenir chef de tribu ; c'est l'usage chez les Karians. Les Diacks, tribu sauvage qui vit dans l'intérieur de Bcmeo, conservent avec un soin scrupuleux les têtes des personnes tuées par eux ; et quand un jeune homme veut se marier, la première question est celle-ci : combien possède-t-il de têtes ? Si le nombre est inférieur à la moitié de celles que possède son père, il doit retourner à la guerre et augmenter sa provision quand le succès couronnera ses efforts. Je montrai aux Koukies un échantillon de charbon , et je
* Im Kartans ont une coutume semblable à celle des Koukies ^ dans la manière de disposer leurs morts; mais eux rédaisent tout le corps en cendres à l'exception d'un os qu'ils conservent pendant une année, et ensuite, après une fête de plusieurs jours, ils font de cet os ainsi que des objets ayant appartenu an mort^ la même chose que les Konktcs.
ti\() MOEURS ET COUTUMES.
leur demandai s*ils en avaient jamais va ? ils me dirent que souveit ils en avaient remarqué sur les montagnes, mais qu'ignorant son usage, ils ne s'y étaient point arrêtés. Si le Gouvernement les gagnait par sa bienveillance, je pense que ces peuples indiqueraient les points oA on pourrait en trouver, et peut-être même en grande quantité '.
Les Koukies du village que j'ai visité, sont une tribu indépendante; mais ils fournissent ordinairement de l'ivoire au Botnangie ou chef des Mugs. Les autres Koukies ont leur Rajah ; mais je ne sannis dire jusqu'où s'étend son autorité.
L'année dernière» pendant mon voyage, j'ai appris qu'il y avait nr les montagnes deux espèces de chiens ; la plus petite a les oreilles poiitues et droites ; ils rôdent en troupes de 15 à 20 ; cette espèce eM commune sur la côte de Tenasserim. L'autre espèce est beaucoup plus grande, et on ne les a jamais vus plus de deux ou trois ensemble. Les mugs et les shamma m'assuraient qu'ils ont des oreilles loagués et pendantes. Les Koukies me les ayant dépeint de la même manière, je ne puis pas douter qu'il existe là une nouvelle espèce de chiens encore inconnus aux naturalistes. On m'a dit aussi sur la côte de Tenasserim qu'il y existe une espèce de gros chiens d'une conleur gris-noire ; mais comme je n'ai jamais eu l'occasion de savoir quelles sont les formes et la grandeur de leurs oreilles, je ne puis dire si cette espèce est la même que celle du district des Koukies.
Les peuples qui vivent sur les hauteurs au pied desquelles coule h rivière de Ckitiagong sont les Daino , les Shamma, les LangtU^ les Shiamdou, les Benzoo et les Rian.
Voilà un court exposé des mœurs et du caractère des Koukies. Je serais allé plus tôt les visiter, si dans mes excursions de Tannée de^ nière, les habitans d'un village que je visitai , ne m'avaient dit qal serait imprudent d'aller chez les Koukies, qu'ils me prendraient pour un espion anglais et me traiteraient en conséquence.
Gomme ils connaissaient peu leurs dispositions I
L'abbé J. Barbe,
Missionnaire apostolique de la maison des Wsàm
étrangères.
' Le charbon serait peu utile à moins qu*on ne le trouvât dans lieux d'où I pût-être focilement transporté par eau.
NOUVELLES ET MÉLANGES. ftld
gttkm de U Propagande, afin qu'elle donne mr tons lei pointi une décinon convenable.
» La facrée Congrégation n'ignore pas de quelle Importance il eit de ponrimr à rinstmcUon acientifiqne de la jeunene, lortout de la dasM élevée; elle engage en conséquence Votre Grâce et ses suffiragants à prendre toutes les dispositions légitimes pour propager cette instruction. H sera de votre devoir de veiller à ce que les collèges catholiques déjà établis deviennent encore plus florissants, en leur donnant des chaires nouvelles et utiles, surtout de philo- Sophie, dans le cas où ils en manqueraiMilt. Il faudrait prendre dans ces collèges des dispositions qui les rendissent accessibles à un plus grand nombre d'élèves, suivant les beaoins des divers districts. Par-dessus tout, la sacrée Con* grégation croirait avantageux quelesévéques, unissant leurs eflbrts, érigeassent en Irlande une Université catholique semblable à celle que les évéques de Belgique ont fondée dans la ville de Louvain.
» Afin que ces dispositions puissent avoir Theureui résultat désiré, la sacrée Congrégation eihorte les évéques à conserver entre eux Tunion et la plus grande concorde. U ne fliut pas qu'ils se laissent entraîner par un zèle de parti dans des affaires ne regardant pas le ministère sacré qui leur est confié, afin qu^il soit évident pour tout le monde qu'ils n'auront autK chose en vue que le culte de Dieu, le bien delà religion et le salut des âmes.
» Nous sommes surs que vous vous conformerez â toutes ces choses avec le plus grand empressement, attendu qu'eUes sont en parfaite conformité avec le Jagement de notée ^ès-saint Père le Pape Pie IX, qui, après avoir pris les informations les plus minutieuses sur toute cette affaire, a sanctionné de son approbation la décision de la sacrée Congrégation et lui a donné le poids de son autorité.
» En même tems, nous prions Dieu d'accorder à Votre Grâce une longue et heureuse vie.
y De Votre Grâce, etc. Au palais de la Propagande le 9 octobre 1847.
» J. Phil. cardinal Fainsoifi, préfet.
> Alex. Barnabo, pro-secrétaire. »
Bref de Sa Sainteté Pie IX adressé au fi. P, P erroné, — PIE IX, PAPE, Tcligicux et cher fiis^ salut et bénédiction apostolique*
» Rien ne saurait, sans contredit, nous être plus agréable, et nous ne souhaitons rien autant que de voir s'étendre partout le culte, la piété et la vénération envers la très- sa in te Mère de Dieu, notre tendre mère â tous, Tiounaculée Vierge Marie^et que de voir tout le monde célébrer dignement su louanges et ses mérites, De là vous pouvez juger, cher fils, avec quelle satisfaction de Notre cœur Mous avons accueilli la Dissertation théologique sur l'inmiacnlée Con-
(l20 NOUVELLES ET MÉLAI4GES.
eeption de la bienbeareiise vierge Marie, composée par vous en latin, réeai* ment sortie des presses de Rome, et qui nous a été dédiée.
» Nous nous empresserons ayce on grand plaisir de lire cette dissertatioD, aussitôt qu'un moment de loisir Noos sera donné an milien des trannix inportans et multipliés da pontificat suprême qui Nous assiègent contiBUcUe* ment. Nous arions déjà des preuves suffisantes de yotre science reUgieuseet de votre piété; les autres ouvrages que vous avez mis au jour font foi dn qualités distinguées de votre esprit, de votre érudition, de votre doctrioe, et surtout de l'étendue de vos connaissances théologiques.
» Un td mérite ne nous étonne pas chez un membre de cette Société iUaitre qui éleva dans son sein tant dliommes honorés par Tintégrité de leur vîe,|Nr la gloire de leur sainteté, par leur dévouement à la religion catholique, p» tous les genres de savoir, par leurs services et leurs mérites envers la sociéié chrétienne et la société civile.
» En vous remerciant de votre don, très-cher fils. Nous vous exhortons, de la manière la plus pressante, à continuer avec une ardeur nouvelle d'a[^ctquer vos soins et vos pensées à l'exécution de ces ouvrages qui doivent tovner à 1* utilité, à Thonneur de la religion et des lettres. Nous terminersiis ca vous envoyant du plus profond de Notre cœur^ pour gage de Notre bienveillance toute particulière, cher et religieux fils. Notre bénédictiott apostoliqiie, avec tous Nos souhaits pour votre véritable félicité.
Donné à Rome, prés Sainte-fifarie-MaJeure, le 25 octobre 1847, la deuièiie année de notre pontificat. PIE IX, PAPE.
ANNALES
numéro 96. — IDicmbre 18A7.
llaltonaUdtne Contemporain.