Eloges donnés aux Missionnaires catholiques
Au reste, tandis que nous poussons ces lamentations^ nous adressons dm plus humbles actions de grâce au Dieu de toute consolation qui, dans la multitude de ses miséricordes , ne cesse de nous soutenir parmi toutes nos tribulations. En effet, au milieu de si grandes angoisses, ce n*est certainemeat pas pour nous uoe faible consolation que de voir les heureux succès des missions saintes, et les courageux travaux des ministres de TEvangile qui, enflam- Biés du zèle apostolique > méprisant vaillamment les périls les plus graves, vont dans les plus lointaines régions , arracher Les peuples aux ténèbres de Terreur et â la férocité des mœurs pour les amener à la lumière de la vérité catholique et aux bienfaits de la vertu et de la civilisation, et qui ne cessent pas de combattre avec énergie pour la gloire de Dieu et le salut des âmes; comme aufsi ces touchants et admirables efforts des populations catholiques qui, secondant merveilleusement Nos désirs, se sont empressés de fournir d*abondants secours à la nation désolée des pauvres d'Irlande, et qui, tant par les offrandes qu'elles Nous ont envoyées à Nous-même, que par les prières assidues qu'elles adressent à Dieu, ne cessent de faire tous leurs efforts pour que la saine foi et la sainte doctrine du Christ se propagent de plus en plus , parmi toutes les nations, sur toute la surface du globe , avec les plai heureux et let» plus salutaires progrès. Tandis que Nous accueillons, par un
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icmnigntgn partîMlier éê la le wiwMi M m ee de Nolra comt, cm ceafres dignes de toate loanige et de Unit éloge , noof demandons homblement au Diea trèa-dément, dispensateur de tons les biens> de rendre à ses fidèles, poor prii de ces oeuvres, les plus riches récompenses dans Tétemité.
S. EikorUtioB am et éques à rester «nis à la ckaire de nint Pierre.
Telles sont. Vénérables Frères, les communications que Nous avons cru deroir vous faire aujonrd'huL EX eomoie Noua avons jugé convcaable de faire publier la présente allocution , Nous adressons maintenant la parole avec tom réian de Notre eœur à Nos autres Vénérables Frères les patriarches, les ^rcheféqoes, les évéques de Fànivers catholique. Nous les eenjurans tous et chacun, et Nous les eihonons daus le Seigneur à demeurcry4?»JMPca< mmis entre eux par la eomcorde el la ekarilé^ à rester attachés par Ici liens étroiU de k foi et de la soumission I Nous et à cette chaire de Pierre, afin que se confaudaut dans le même sentiment et la même doctrine, éf ariant toute cenaidération humaine, et liiant leurs regards sur Dieu seul, implorant sou secours par de constantes et d'ardentes prières, ils n'^rgnent ni fat^^e ni vigilance pour combattre avec le courage , la fermeté et la prudence épucopales, les combats du Seigneur ; pour écarter avec un zèle plus ardent, loin des pâturages empoisonnés, les chères brebis confiées à tours aoiaa, pour le* conduire aui prairies salutaires, et pour ne jamais les laisser tromper par les doctrines opposées et étrangères^ mais, au contraire, pour les défendre des embûches et des attaques des loups ravissants, et en même tems pour s^efTorcer avec bouté, avec patience et avec «voir, de raaumer dans le sentier de lu vérité et de la justice celles qui se sont égarées, de telle aorte qu'eumêmes se rencontrant, par la grâce divine, dans Tunité de la foi et dans la reconnaissance du Fils de Dieu, ils fassent avec nous un seul bercail et un aeul pasteur.
/iSS COMPTË*RÈNDU
€ompU-r^nî^u à nos Tibonnée.
Etat dtB annales» — Travaux exécutés. — Travaux à publier. — Décoavertcf
importantes.
La longueur des précédens articles nous oblige à être très-court dans ce compte rendu; mais nous ne saurions ne pas nous féliciter et féliciter nos lecteurs, d'avoir enfin terminé le publication de la kitre apologétique de dom Gardereau. Nous savons que quelques-uns de nos lecteurs ont trouvé beaucoup trop longues ces explications , qd toujours avaient besoin de rectifications. Mais qu'ils nous permettent de le dire, nous ne pouvions faire autrement; nous avons voulu donner toute latitude à dom Gardereau, parce que nous désirions mettre sous les yeux de tous, h profonde détresse de cette école mixte, qui exclue de presque toutes les écoles et de presque toutes les philosophies que Ton enseigne en France, voulait inaugurer de nouveau toutes les vieilles méthodes à^idées innées, émanées, de lumière divine, etc. , sons l'égide de deux personnes aussi respectables que celles d'un professeur de dogme à la Sorbonne et d'un membre de la bmille des bénédictins.
Nos lecteurs ont pu voir le vice radical et fondamental de cette école, qui, sur V origine de nos connaissances ^ sur la raison, sur Came y sur l'enseignement^ sur la tradition, est obligée, pour ne pas enseigner des erreurs avouées, pour ne pas être rationaliste on panthéiste f de soutenir qu'il ne faut pas prendre ses paroles dans leur sens propre, qu'elle parle par figures et par métaphores, et qu'elle laisse à la sagacité de ses lecteurs à assigner le vrai sens â ses expressions , c'est-à-dire un sens diamétralement opposé à celui que leur donnent l'usage et les dictionnaires. — Nous le disons, sans crainte, quand une école philosophique en est arrivée là, elle est vaincue et près de sa fin ; et c'est là qu'en est arrivée Vécole mixte. Nous ne voulons pas dire qu'ellereconnaisse en ce moment sa défaite, mais nous pouvons du moins assurer que dans ses pubhcatioQS futures, elle sera plus circonspecte et plus exacte. Déjà plus d'un ouvrage a été remis sur le métier, et subi d'améliorations sensibles. Ouaud '^ous n'aurious obtenu que cela; ce serait cucorc un précieux rcbului.