‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 102 sur 108 · DE THÉOLOGIE ET DE PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

DE THÉOLOGIE ET DE PHILOSOPHIE

dans nos prëcédens apologistes certaines expressions qui, peu appereues alors, devaient dans ce moment être éliminées de la langue philosophique catholique. Ce sont celles à^écoutement divin, i*émanatioUt d'union diviney directe et immédiate dans Vordre natu« rel, etc., etc. Quel que soit le nom de ceux qui ont employé ces expressions, il faut les abandonner ^ parce que, par leurnature, elles expriment des erreurs qui nous envahissent^ et contre lesquelles nous avons à nous garder ; mais auparavant nous aurons à examiner si ces expressions sont réellement dans les auteurs auxquels on les attribue. Si elles leur appartieîment , tout en les excusant d'intention et de foi , il faut les abandonner, que ces auteurs s'appellent Malèbranche, Féne- Ion, Bossuet, ou Maret et Noget.

Telles sont les questions que nous allons traiter de nouveau dans les Annales. On voit qu'il n'en est pas de plus importantes, de plas vivantes; et il faudra bien que certains journaux qui paraissent en ce moment les dédaigner arrivent à les traiter, sous peine de déserter le champ de bataille catholique. Mais non, ils ont trop de foi pour faire cela, et lorsque certaines préoccupations, que nous connaissons bien, seront passées, alors ils entreront, nous en sommes sûr, dans la même voie que nous.

Au reste, nous n'avons pas besoin de faire observer que la place donnée à la polémique catholique ne nous a pas fait négliger les travaux de recherche et d'érudition. Les articles sur Tort^me des tra^ ditions bibliques trouvées dans les livres indiens ont été Jugés du [dus grand intérêt, et surtout venir tout à propos pour jeter un jour nouveau sur toutes les éludes indiennes, que quelques savans poursuivent avec beaucoup de^fruit^ite wig aeit ét mais que d'autres, écrivains superficiels, peu instruits, ne connaissant qu'un côté isolé de cette science, s'efforcent de jeter dans l'erreur, en la tournant contre les croyances bibliques. Nous ne croyons pas qu'ils aient rien de fondé à répondre aux découvertes que nous avons mises sous leurs yeux. Ces travaux vont être continués s nous allons publier dans le prochain cahier les documens historiques sur l'introduction du Christianisme dans l'Inde dès les premiers siècles de notre ère ; travail où nous avons essayé de compléter les indications données par le capitaine Wilford.

Nous ne ferons pas ressortir non plus le mérite du beau travail de M. le vicomte de Rougé , publié dans le présent cahier , sur Vétat actuel des études égyptiennes. Plusieurs articles vont suivre celui-lli. Nous dirons seulement que ces articles sont destinés , comme nous Tavons souvent promis, à tenir nos lecteurs au courant et à la hauteur de tous les travaux qui se font sur cette belle découverte de la langue égyptienne. Les Annales y recueilleront, comme c'est leur devoir et leur habitude, tout ce qui peut être avantageux à notre cause. Elles feront la môme chose pour les monumens ninivites qui vont arriver en France. Elles y ont préludé déjà dans le travail de M. de Paravey, sur ces monumens.

Enfin nous essayerons toujours , selon nos forces, de signaler tout ce qui peut être utile ou désavantageux à nos croyances, fallût-il pour cela froisser quelques-uns de nos amis : Amicus Pluto, sed magis arnica veritas , disait un payen.

Le directeur propriétaire ^

A. BONNETTY.

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