LEHRE CRITIQUE DE M. SÉGUIER DE SAINT -BRISSON
Sar quelques assertions des Annales, AVEC LA RÉPONSE DU DIRECTEUR.
L'enseignement de la philosophie catholique se trouve dans un de ces moipens décisifs où un changement est nécessaire. Aussi ce changement se fait lentement mais sûrement. Nous en avons donné de nombreuses preuves, et nous en donnerons encore. Mais comme cela arrive toujours , le passage d^un système à un autre ne se fait pas sans secousse, sans résistance. Il est dii&cile de voir décrier ou seulement oublier des armes que Ton a maniées dans son enfance et que l'on a cru bonnes; il est plus difficile encore de renoncer à des principes que Ton a enseignés et que Ton enseigne encore. De là, la polémique que soutiennent en ce moment les Annales» Elles sont obligées de montrer d'un côté que certains auteurs, après avoir changé les principes de l'ancienne philosophie^ veulent cependant en faire encore l'application dans certaines parties de leur cours; c'est l'objet de la polémique que nous soutenons contre M. l'abbé Noget. Ou bien , que les anciens principes ne sont plus suffisans contre les erreurs nottvdles, et c'est l'objet de notre polémique avec M^ l'abbé Maret. Ou bien^ enfin, que la science a fait des progrès qui doivent faire vc4r l'histoire sous ua nouveau jour^ et c'est l'objet de la présente discussicm avec M. Séguier de Saint-Brisson, Nous Irions nos lecteurs de vouloir bien nous suivre dans ces différentes voies avec intérêt et indulgence ; ces discussions sont nécessaires pour faire faire un pas à notre cause. A quoi sert d'avoir long-tems étudié , long-tems combattu, long-lems souffert, si l'on ne profite pas de ses découvertes, de ses victoires et môme de ses défaites ?