‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 25 sur 108 · AVEC LA RÉPONSB DU DIRECTEUR. SIS · texte numérisé non relu

AVEC LA RÉPONSB DU DIRECTEUR. SIS

serté lears erreurs. Nous avans soutenu explicitement le contraire en dix passages. Nous avons même dit positivement qu'en rece^ vant le Dieu des Juifs ^ ils ne firent qu'ajouter un Dieu à leurs autres dieux \ Cependant nous refusons de croire que les rapports des Juifs avec les autres peuples^ aient été sans influence sur les opinions religieuses de part et d^autre. Du edté des Juifs , les rapports avec les nations les ont fait souvent tomber dans Fidolâtrie ; du côté des Gentil ^ il nous est impossible de croire que ](»sque Nabuchodooosor, àssuérus, Darius, Artaxerxès, Gyrus, faisaient des décrets pour honorer le Dieu des Juifs et ne pas en reconnaître d'autre dans tout Tempire ^, cela ait été sansauctme influence. Pour qui sait ce que c'était que Tautorité du grandroij la ctiose n'est pas douteuse. Après cela^ nous cou* iFiendrons que ces conversions n'étaient probablement ni com plètes ni durables. Mais les peuples ont connu on pu connaître le vrai Dieu» C'est tout ce que nous avons voulu prouver.

«Fourmont, dans ses Recherches historiques, et Huet, dans sa Démonstration évangélique^ ont outré toutes les vraisemblances dans leurs rapprochemens de Thistoire des Juifs avec celles des autres peuples. M. Lavaur , que vous citez et que je ne connais pas , n'a pas plus de mesure qu'eux , lorsqu'il fait de Samson V Hercule grec. Si vous retranchez l'Hercule des tems héroïques de la Grèce , que ferez-vous des fféraclides, qui, postérieurement à ces tems, se sont prévalus de leur origine pour revendiquer la souveraineté du Péloponèse à l'exclusion des Péloptdes? à quoi rattachez^vous la descendance des rois de Sparte? D'ailleurs, outre {'Hercule grec, nous avons l'Hercule phénicien, fondateur de Gadès qui y avait un temple ; l'Hercule égyptien, nommé Chon dans la langue égyptienne ; enfin, l'Hercule gaulois; sont-ce autant de représentans de ce juge des Juifs ?

» M. Lavaur veut que l'immolation à*Iphigénie ne soit qu'une parodie de celle de la fille de Jephté; l'acte inhumain de Jephté, formellement défendu dans l'ancienne loi (v. le ch. xix, v. 31 du iv« livre des Rois), ne méritait pas Ihonneur d'une revendication, et les immolations de ce genre, dans l'antiquité païenne, ont eu trop de célébrité pour être révoquées en doute. Qu'on lise un juge irréprochable, Porphyre, l'ennemi juré des Chrétiens et des Juifs, au second livre de V Abstinence, p. 197, copié par Eusèbe, Prép. évangélique, l. iv, c. 16. Les premiers apologiS'

* Voir au cahier de noTembre dernier , t. xii, p. 387. 2 Voir ces décrets, ibi(L, p. 386, 387, l^%9, 481 eï 482.

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