REFUS DU CORRESPONDANT
» franchise. Nous cherchons la vérité de bonne foi> et je me plais »à vous dire que je suis émerveillé de la manière si généreuse^ si » modérée^ si sage^ avec laquelle vous exposez vos sentimens et » vous combattez vos adversaires.
» Agréez, je vous prie, les sentimens de respect et de recon- 9 naissance avec lesquels^ etc., etc.
»)P. S. — Bientôt, je Tespère, nous parviendrons à tout conci- »lier, et à nous garantir à la fois des Cartésiens et des Lamennai- 9 siens ; et par conséquent à faire un ensemble de toutes les vérités » présentées. çà et là dans une foule d*ouvrages qui ne manquent »pas de mérite^ mais qui sont incomplets. Pour vous, monsieur le «directeur, vous y aurez contribué plus que personne; et vostra- » vaux me servent singulièrement pour mon cours de théologie. Je vies ai mis à contribution plus d'une fois, et je renvoie souvent »mes élèves aux Annales,y>
Un professeur de philosophie du petit séminaire d'une des villes les plus importantes de la France , nous écrivait encore :
Petit séminaire de ***^ 1*' novembre 1845.
« Monsieur,
» Permettez-^moi de vous exprimer ici toute la satisfaction que »j'ai trouvée dans la lecture des derniers numéros de votre ex- B collent journal. Outre que les articles qu'ils contiennent ont tous »un grand intérêt par eux-mêmes, j'ai eu le plaisir de les voir ac- » cueillir avec éloge par beaucoup de personnes qui, je ne crains » pas de le dire, ne manquaient pas de préjugés.
«La part plus grande que vous avez cru devoir accorder à la • polémique contemporaine dans les derniers volumes, n'a pas été » également approuvée par tous. Plusieurs auraient voulu que les y> Annales ne quittassent pas aussi souvent le terrain des traditions » antiques pour entrer dans le champ de discussions qui ont plus »ou moins d'intérêt, et où, d'ailleurs, la vérité a ordinairement » peu de conquêtes à faire. Ces personnes m'ont paru ne pas » comprendre l'importance et le but véritable des questions traitées » dans vos articles de polémique catholique, et ne voir dans le rap- » port , pourtant bien réel , des deux catégories qui partagent vos
«travaux, qu'un défaut de matières aux recherches sur l'antiquii>iéf qui semblaient avoir fait jusqu'ici la spécialité des Annales. » Gela tient^ je le crois, à cet esprit de pure curiosité intellectuelle »que beaucoup apportent dans l'observation des choses antiques^ » à défaut d'un véritable intérêt moral.
]>Dans l'intérêt du journal et de la cause que vous servez avec
> tant de zèle et de talent^ monsieur, j'ai cru pouvoir vous présen* nter ces observations. J'ai lieu de croire qu'elles ne sont point » nouvelles pour vous; mais je tenais à vous prouver combien j'ai
> à cœur le succès de l'œuvre que vous poursuivez depuis 15 ans. »I1 y a encore bien des choses à dire sur le passé ; il s'en faut de «beaucoup que Ton ait soulevé toutes les ruines, et la Providence 9 tient en réserve sur tous les points du monde, on peut le dire^ »bien des témoignages qu'elle saura produire quand le moment »sera venu; les Annales ne manqueront pas à la noble mission «qu'elles se sont donnée de nous les faire connaître à mesure ]> qu'ils apparaîtront. En attendant, la lutte dès long-tems en- «gagée entre la religion et la philosophie se continue, et il est bon »que les défenseurs de la vérité soient nombreux.
» Agréez, monsieur, etc. » A. G***
Enfin , voici ce que nous écrivait un laïque éminent , M. le marquis de *^*9 un de ces hommes bien plus nombreux qu'on ne pense, qui sont fatigués des obscurités amoncelées dans nos écoles et dans les livres de certains professeurs, et qui» mêlés au monde et chrétiens par le fond de leur âme» sentent ce qui manque à notre polémique, et savent voir juste et vrai dans les remèdes dont ils ont besoin. Au reste» nos lecteurs seront juges de la justesse de ses vues et de ses pensées :
Du château de ***, ik juin 1845.
« Mon cher ami ,
«Enfin vous coupez le mal à la racine. Je viens de lire votre » dernier article sur l'ouvrage de M. l'abbé Maret {Des rapports iKle La religion et de la philosophie *), et je suspends la lecture de » votre excellent recueil pour vous remercier d'apporter les pures 9 lumières de la foi dans cette obscurité ^ que le digne professeur
* Voir cet article dans notre t. xi, p. 335. A cette époque, la lettre de M. Maret et ia réponse que nous y avons foite, n'avaient pas encore paru.