‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 51 sur 108 · SUR DIEU ET SA TRINITÉ · texte numérisé non relu

SUR DIEU ET SA TRINITÉ

N'est-ce pas là Fêtre indéterminé, la puisêonce réalisant ta substance de M. Maret 7 Voyons ^core la conception de Dieu, se* km Hegel; toiiyoarsd'sprès M. MÉvet :

« Par un iMt)cédé d'élimination, qui consiste k dépouiller tueeeê» » sivement la pensée de tons les concepts, qui, ayant des relations 9 mutuelles, s'affirment et se nient réciproquement, Hegel cherché » ridée la plus générale, et contenant toutes les autres. Cette idée » est celle de VêtrCt qui seule résiste à sa dissolvante analyse. Aussi » est-ce la seule qu'il retienne et dont ensuite il veuille tirer tout le » système de la raison.... J'arrive donc à Vidée d'être^ qui n'est ni. » fini ni infini^ et qui peut dtvenir l'un et l'autre. . • Cet être nu est le » néant lai-même... Toutefois, cet Être-néant n*est pas le néant eb>» » sohi ; c'est un néant fécond, c'est un milieu entre le néant absolu » et l'être développé; c'est le devenir (das vrerden). Ce devenir est » ce qui n'est pas, mais qui peut être ; ce qui se fait \ »

Que nos lecteurs jugent eux-mêmes si cet être dont on a éliminé l'affirmation et la négation n'est pas Vétre indéterminé de M. Maret, qui possède toutes les perfections, mais en qui on ne peut en discer-* ner aucune; enfin, si cet être qui n'est pas, mais qui peutitre^ n'est pas cette première conception sous la forme de pouvoir être, de puissance d'être, laquelle puissance réalise la substance de Dieu , comme va te dire M.* Maret Je crois en avdr assez dit pour prou* ver à M. Maret qu'il lui est impossible , absolument impossible , de • retenir cette première conception de notre Dieu, cfui est un acte pur, un être déterminé , complet, pour lequel la puissance d'être n'a jamais existé, comme va nous le dire saint Thomas, et qui ne doit jamais être conçu sous un autre aspect.

3. S*il peut exister une énergie première , une activilé, une causalité, une

puissance qui réalise Dieu.

M. l'abbé db la Menniis. M. l*abbé Maret.

Que si, contemplant TÊtre infini, Je trouve que la première propriété nous essayons de déeouvrir ses pro-* de Têtre infini est la puissance. Avant priétéi nèeessaires, nouB/^0iit;(m/<jtte d'être il îsvX pouvoir être \ Véittsap^

' fhid,, p. 396, 98, 99,

30ft CRITIQCE BE QUELQUES EXPHESSIOXS DE M. UAEET

ridée de rftlre renferme première- /m?/^ une force >Diie' énergie ment celle de force et de paiisémrf; me actmté,iraera«j»6Yr,qiii leiooeût pour étre^ il fêui poavoiréire, et tient, le porte et le rééUisetuu ceve. rcijslence implique la notion d'une Cette force, cette énergie première, énergie PAR LAQUELLE eDe est nonsla concefo■•eell•leMn4e|MÛ' perpélneIlemeBt réalisée. sanee, Diea oit donc premièrement et

radicalement force infinie, paûsance infinie (p. 290).

VinUlligenee eit, en second lieu. En second lien, VinUUigenee est eonUnue dans ridée de CÉlte infini, renfermée ùui&Yidée de VÊtre infni, poîsqne fisiblement quelque chose S' "^^^ °® ^ connaissait pas, 8*0 ne qaipeul être et qui est loi manque- connaissait pas tout son être, toute sa rait, on il ne serait pas infini, s*U né- puissance, il lui manquerait qadque taU pas inUlUgenl {iàid., p. 48.) «hose, û ne serait pas partoit, U ne se-

rait pas infini. Dieu est donc inieliigence {ibid.)»

L'amour est encore essenliellement Mais quel peut être le terme de compris dans la notion de Tèlre, puis- celte puissance infinie, de cette intelque l'être, évidemment, serait incom- ligence infinie? Il ne peut être quels plet sans l'amour... Dieu ne serait possession de soi, la jouissance de soi, pasun sises propriétés essentielles n*é- Tamour de soi. Il faut qu'il y ait un talent pas ramenées, sans cesser d'èlre rapport, un /.Vn entre la ;>i««aiMf^ qm distincles,àruniléde la substance; si REALISE /« «^/te^c^etrinteUJgence UpaissanceqailaYitkUSEincessam. qui la i/^V^iW. Ce rappor^ ceLen

m.«^,laformequilai/rZ.min^,n'é- »" P^"^ ^*'* ^ï'*' *'^"'""''- ^f^

«•:•«» ^1^.-^11 * it i donc une troisième Prcpn^^tf en Dieu

taient élernellement unies lune à '^ ^

rautre par un Indissoluble lien. D'où ^^' ^^^^*

nait la nécessité d*une énergie spé-

ciale, ou d'une nouTcUe propriété qui

opère par son efficace, cette union

infinie i et cette énergie, cette pro»

priété qu'implique la substance, c'est

Vamour {ièid,, p. 49).

Ayant une fois conça Dieu sous la fausse notion de |>out>otr êire, d'être indéterminé, il faut que M. Maret invente forcément quelque chose qui RÉALISE Texistence de cet être et en détermine les attributs. Or, pour cela, il est conduit à de nouvelles erreurs sur h na-

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