‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 54 sur 108 · CRITIQUE DE QUELQUES EXPRESSIONS DE ^ MARET · texte numérisé non relu

CRITIQUE DE QUELQUES EXPRESSIONS DE ^ MARET

4. Si Ton peut dire qu'il n'y a «o Dieu que trois propriétés, trois facultés

nécessaires.

M. l'abbé de la mbnmais. ta. l'awé haiust.

11 y a donc dans TËtre infini lrpi$ Il y a done en Diau Iroû propriétés ,

propriétés néâcssairci^ et il ny en a trois faauUét nécessaires , et il n'y

que traisi car toutes les autres qu'on ^n a que trais i, car toutes les autres

essaierait de nommer ne sont que ces qu*onpq^rraitconc^votV*ne8ontqueces

propriétés essentielles conçues sous des propriétés primordiales , sous d'autres

irapports particuliers, selon leurs opéra- rapports, sous d'autres aspects. Ainsi

lions propres. Ainsi la bonté n*est que la sagesse est Tinteltigence manifestée

Tamour agissant au dehors; la sagesse par Tordre ; la bonté est Tamour se

B^est que nnteHigence manifestée dans communiquant au-dehors.. . . certains actes; la cause n'est que la puisance prodaisant hors de soi.

- Distinctes parleur essence, ees/ir<^. Ces propriétés «listant simuUgnê'

priétés également nécessaires , et qui menti IHine o*agit pas sans Tantie» et

dès lors ont eiisté toi^jours simullané' cependant il y a entre elles un ordre ,

ment, sont liées entre elles suivant uon pas de successions tnais de priu"

un ordre, non de succession^ mais de cipe,,., principe.,,»

Puisqu'il faut connaître pour aimer, Pour aimer, il faut être, il faut con-

r intelligence pi^'cède Tamour, qui dé- ■«Hre. La puissance, la force est donc

rive à la fois et d'elle et de la puis- ^* première par une priorité de rai-

sance(p. 49 et 50). *on, et tintelligenee précède ramour

Sur ces citations nous ferons remarquer d'abord cette impropriété des termes con(;i/«s, concevoir^ qui, impliquant que ces notions sont une production de Tinteiligeuce humaine, sont erronées, comme ledira bientôt saint Thomas, et ne peuvent que donner de fausses idées sor la Trinité. En efiTet, les deux auteurs en concluent qui! n'y a en en Dieu que trois propriétés nécessaires ; or, comme Font déjà fait observer les Annales^ il y a plus de trois propriétés en Dieu, et toutes ses propriétés sont nécessaires; bien plus, il n'y a pas en Dieu de facultés^ comme le dit M. Maret» Tout en Dieu e^t en acte, est accompli et complet; il ne saurait donc y avoir de facultés d'être, ou de recevoir quelque chose. Au reste, il est si vrai qu'il y a plus de trois propriétés en Dieu, que M. Maret en compte plus loin quatre et même cinq : « Comme toute l'essence divine se retrouve dans cette

SUR DIEU ET SA TRINITÉ. pU

» communion (dansFamour mutuel du Père et du Fils), comme ^He y » e8t avec toute^ ses propriétés esseûtielieSj àe puissaUcey d'inteWt- » gencCf de volonté et d'activité, etc. » (p. 297). Et ailleurs : « Dans » cet état nouveau, se retrouve la substance divine toute entière, la M substance divine avec tous ses attributs avec toutes ses propriétés: » avec sa puissance, avec son intelligence , avec sa volonté, avec son » activité et sa vie essentielle (p. 295),

5. Si on peut dire qu'il eitste trots principes danff la Trinité chrétienne;

Exposons d'abord les paroles de M, Maret^ afin d'être sûr de ne pas dénaturer sa pensée :

« Le baptême est conféré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit; il est donc nécessaire que ces TROIS PRINCIPES existent dans YunUé divine, e^ que cette unité soit une trinlté. » ( p. 244. )

• L'Ëvàngile nous manifeste donc un Verbe en Dieu, une parole étemelle e substantieUe, qui exprime tout ce que Dieu est, un Fils, image parfaite du père, un second principe subsistant et agissant dans Tunité divine. Les écritures divines noua révèlent encore un troisième principe, à qui le nom de Dieu, les perfections divines, Torigine divine, rhonnéur et le culte divins sont attribués'» (p. 247).

«Il est des textes oi les (rais principes se trouvent réunis et mis et rapport... Evidemment il y a dans ces paroles trois principes parfaitement dis* tingués entre eux et cependant unis* » (p. 248).

« Trois principes nous sont révélés comme existant dans la Divinité : />/>• Hngtte's entre eux; ayant une action qui leur est propre; véritablement subsbtant en eux-mêmes, ils forment trois personnes. Mais d*un autre côté , comme l'unité divine est le fondement de toute la doctrine biblique > il est nécessaire que ces trois principes divins subsistent dans une seule nature i

dans une seule substance divine ; et qu'ainsi il y ait entre eux une parfaite égalité. » {ibid. ).

« La raison peut rechercher la nature de ces trois ptindpes manifestés parla révélation divine. Ces trois principes sont^ils ttois existences réelliement subsistantes, et ayant une véritable et réeUe personnalité?... Si Ton admet que ees trois principes sont réeUement des personnalités diverses, existe-t-il entre eUes quelque subordination? ou bien y a-t-il entre eUes une parfaite égalité?» ( p. 261-62 ).

* C'est sans doute UIN, iinum, que M. Maret a voula dire.--* De mâmeil dit encore :

« Essentiellement distinctes, ces proprie'te's sunt cependant cssentielleiaent UNES. ■

ip* ^9^*) Les trois personnes ne sont pas unes ; elles sont ununt^ c'est-à-dire une seule ttbstance«

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