CRITIQUE DE QUELQUES EXPRESSIONS BE M. MARET
Ainsi rien ne peut nous faire comprendre pleinement ee qui se passe en Dieu.
la Foi Chrétienne nous en donne seulement une ressemblance, une image incomplète.
« Voyez ce qui se passe dans l'inteUigence. Son action, c'est-à-» » dire penser, demeure dans celui qui pense. Or quand un homme » pense , par là môme qu'il pense, il se passe quelque chose m lui, » quelque chose procède en lui, qui est la conception de la chose » pensée, et provenant de la connaissance qui en a*. »
» Dans la nature spirituelle de Dieu, il ne peut y avoir que deux sortes d'actions, comprendre et vouloir ^ qui ne peuvent produire » que le verbe et Vamour*.
» L'objet aimé sera dans le sujet aimant , comme par la proces- » sion du Verbe la chose nommée ou connue est dans l'être nommant » ou connaissant^
C'est là ce qu'on appelle les relations divines.
Ces relations sont réelles, elles forment des réalitis.
Ce sont ces réalités qu'on appelle personnes.
11 n'y a donc de relation en Dieu que celle qui se fonde sur l'action divine intérieure. « Or il n'y a que deux de ces sortes de pro^ » cessions : la première est celle de Vintelligence active ; ell enous » donne le F'erbeslà seconde est celle de la t^o/onl^; elle nous • donne VAmourj et dans l'une et l'autre de ces deux processiims , » il faut voir deux relations distinctes et opposées : l'une, celle qui » s'établit du principe à celui qui procède, et Tautre de celui qui pro- » cède au principe.
» La procession du Verbe est appelée génération ; ce mot est pris » dans le même sens qu'on lui donne pour les êtres vivans. Or, dans » l'humanité, la relation du principe générateur s'appelle paternité^ » et celle du sujet engendré s'appelle /î/ta^ion. Quant à la procession » de l'Amour, elle n'a pas reçu de nom particulier, non plus, par « conséquent, quâ les deux relations spéciales qui en dérivent. Ce-
' Dans la trad.,p. 107. q. xxvii, art. 1 du texte p. 702« » Ibid.y p. 109. — Ibid. art. 6, p. 708.
3 nid,, p. 109.- nid. art. 3, p. 706.