SUR BIEU ET SA TRINITÉ
& pendant on dit spiralion pour marquer celle du prmdpede la pro^ » eessioUt et procession pour désigner celle du sujet procédant; mais » au fond ces deux mots ne signifient'que l'origine ou les processions » proprement dites, et non pas les rehtions, si on veut ne pas tenir » compte de l'usage*. »
6. Si Ton peut connaître on démontrer les relations divines par la raison.
Enfin, il reste une dernière question, celle de savoir jusqu'à quel point, la Trinité étant connue par la Révélation, il est permis à la raison humaine d'en sonder la profondeur et d'en démontrer l'ordre et la constitution. Sur cette matière délicate, nos lecteurs nous sauront gré de mettre sous leurs yeux les sages paroles de V^nge de l'école :
» Désormais, celui qui s'obstinera à démontrer la Trinité des périt sonnes par les forces de la raison pure, péchera doublement contre » la foi. Il péchera, d'abord, en compromettant la dignité de la foi^ » qui se fonde précisément sur ce qu'elle a pour objet des choses in- » visibles, qui sont au-dessus de la raison humaine ; ce que l'Apôtre » dit en ces termes : « La foi est de ce qu*on ne voit pas. » Et ail- » leurs : « Nous prêchons la sagesse aux parfaits^ non la sagesse » des sages de ce monde ni des princes de ce tems\ mais bien la >» sagesse de Dieu dans son mystère, et qui est cachée. >» Il pé« n chera ensuite quant à l'utilité d'attirer les autres à la foi ; car, lors» » que quelqu'un donne, pour prouver sa foi, des raisons qui ne sont » point probantes, il devient la risée des incrédules. Car ils se per- »> suadent que nous nous appuyons sur ces raisons et que c'est à cause » d'elles que nous croyons. Il ne faut essayer de prouver les choses » qui sont de foi que sur les autorités (saintes), et la tentative des 9 preuves n'en doit être faite qu'à ceux qui admettent ces auton rites. A l'égard de ceux qui les nient, il faut se contenter de la » défensive, et prouver fermement que ce que la foi enseigne n'est » pas impossible ^ »
• /5eV/.,p. 112. — Q. XXVIII, art. 4, iôtd. texte p. 714.
^ Qui autem probare nititur Trinitatem per$onarum naturali ratione , fidei
dis CBITIQUE OE QtJELQtJES ÈXPBtSAOfïS DE M. IIARET.
TotB tes chréttens sentiront la sagesse de ces conseils et la nécessité de les snîyrey dans nn t^ns comme le notre, où le rationalisme a fidt irruption pour ainsi dire dans nôtre Trinité, où sans façon, comme M. l'abbé de la Meamais, Hegel, Schelling, Leront, on s'empare de notre Trinité, on la fait et refait, manie et remanie, chacun à son usage ^ et toujours d'après sa conception personnelle, sa propre portée, sa propre yoe. H ne faut pas venir leur faire, leur annoncer une Trinité d'après notre conception, comme le fait M. Tabbé Maret ; il faut s'effacer et annoncer purement, simplement, uniquement, la Trinité traditionnelle et révélée ,
Dans un autre article nous examinerons encore quelques notions de l'honorable professeur de Sorbonne «tir la création.
Un théologien.
dapliciter derogat. Prima quidem quantum ad dignitatem ipiius fid«i, qus «f l ut «it da rébus inyisibilibus, quœ rationem bamanam excédant { unde apoftolusdicitquod^id^Af est de non appareniiàut {Heb, xi» i.)a et idem apostobif dîcit : Sapientiam loquimur inUr perfeeùoi ; sapicntiam ver à non ha/us secub\ neque principumkujus seculi; sed loquimur Dei sapientiam in mysterio,qaœ abscondila est.{\ Cor, ii, 6. } — Secundù quantum ad utilitatem trahendi alios ad fîdem. Cùm enim aliquis ad prob^ndum fidem indacit ratîones quœ non sunt cogentes, cedit in irrisionem infîdelium. Credunt enim qnôd hiijusmodi rationibus innitamur, et propter eas credamus. — Qus igitur fideiaunt non éunt tentanda probare nisi per auctoritates bis qui auctoritAtes aaicipiant;apttd alios ver6 sufflcit defendere non esse tmpossilnla qnod prsdtcat fidds. (2a<7//. xx«i, art. i, ihid., p. 740.
NOUVELLES ET MÊLANTES. 319
ÏUmdU^ et illélanjgfd.
EUROPE
FRANCE. — PAniS. — Nouvelles des Missions cathoUqtMS^ extraites da no 105 des j4 finales de la Propagation de la Foi.
1« Mùthnsde U Chine. Lettre de M. Tabbé Pichon des Misions étrangèref, datée du Détroit de la Sonde, 26 août 1845. Détails sur laa Malais de Sumatra et de Java » et fur la ceaversion complète du capitaine et de tout Téquipage du navire COrienty qui portait les missionnaires.
2^ Lettre de M. CAtfitvdaii^ des Missions étrangères, datée de Maeaù^ 30 no* Tembre 1845. II est destiné à la mission du Yan-nan, Obstacles à la conver* sion des Chinois; leur exee^sif amour de Targeot; leur orgueil: ils sont pourtant des hommes capables. Précautions pour traverser Canton ( dispositions des missionnaires: — « Ou les Chinois» disent-ils» nous écouteront» ou ils » nous chasseront» ou ils nous tueront, S*ils nous écoutentt ils se convertiront; » s^ils nous diassenti nous rentrerons; s*ils nous tuent» d'autres tiendront. »
3i Lettre de M. de la Bruniêre^ des Missions étrangères, datée de TVichouan-koUf 32 octobre 1845* Le missionnaire accompagne la Favorite^ chargée de visiter les côtes de Leao-long avec un interprète et un Coréen. Il espère» de là» entrer en Corée^ Quand le navire retourne» il se fait débarquer seul avec son catéchiste, muni d'une lettre au nom de Tamiral français pour les mandarins. U passe sur une corvette anglaise pour aller joindre son évoque, monseigneur Besit dans la province de Nan^king^ où se trouvent environ 40,000 chrétiens dirigés par des jésuites. U arrive à Chang-hai ^ un des ports où les Anglais ont une factorerie ; il y a un assez grand nombre de chrétiens , et les missionnaires y Jouissent de beaucoup de liberté. Âprèi quelques jours de navigation sur une barque chrétienne, il arrive à Ltao» ton^, terre dure et misérable, mais où se trouvent des chrétiens» et où il est dans le voisinage de la Corée.
4. Mission da Chang-si. Lettre de Mgr Alphonse^ mineur observantin , donnant des détails sur la chrétienté de Su-gan-fou , composée de 2,985 chrétiens, dispersés en quarante-une chrétientés. Plusieurs de ces chrétientés
ont conquis par leurs vertus le droit de cité ; elles ont des chefs qu'elles élisent elles mêmes et reconnus par Tétat. Il y existe un vieillard qui » depuis vingtdeux ans , porte la cangue pour la fol. Les néophytes^ et même les païens» sont bien disposés: ce sont les prêtres qui manquent.
5. Mission de Madagascar, Mémoire de M. Dalmond, préfet apostolique*
Notice sur Die et sur les missioiis qui y ont été établies. Heureuses dispositions des babittns. Indication des côtes de nie où le terroir est fertile et Tair très-sain. C. Lettre du P. Cotain Jésuite, datée de La ressource (Ile de Madagascar), 38 août 1845. Réception des missionnaires sur la côte de Sainl-Auguslin. Ils font amitié et un traité d'alliance avec deux des principaux rois ou chefs . qui les accueillent arec la plus grande Joie; mais un baleinier américain arriye, et par présent et calomnies, persuade au peuple de ne pas les recevoir. Us quittent Saint- Augustin et se rendent à Tollia^ où ils parviennent à s'établir. Espoir du missionnaire.
I, Mission de la Nouvel! e^ZéUmàe, Lettre de lAgt PompaUiert datée de Kororareka^ mai 1845. Quelques détails sur la guerre entre les Anglais et les naturels, qui s'emparent de la ville et en chassent les Anglais.
8. Lettre du méme^ 31 janvier 1845, écrite au chef Jean Heke, pour lui persuader de ne pas faire la guerre, mais d'adresser des réclamations an gouvernement anglais.
9. Lettre du même^ datée de Lu Baie des îles, 1" avril 1845, au commandant anglais, pour le remercier de Toffre qu'il lui a faite de le transporter en un lieu de sûreté. Il lui déclare que sa place est toujours au milieu de ses fidèles, quelque danger qu'il y ait pour lui.
10. Mission du Ton^king. Lettre de Mgr Retord, des missions étrangères, du 16 mai 1845, annonçant que la persécution est un peu ralentie, et donnant la stastique suivante de l'état de l'Eglise Tonquinoise : > 1 évèques,
• T- 2 provicaires, — 4 missionnaires, — 84 prêtres indigènes, — 3 diacres,
• — 3 sous-diacres, •— 4 minorés, ~ 2 tonsurés> — 26 théologiens, — » 217 élèves en latinité, dans 7 collèges placés dans autant de villages,— a 146 catéchistes gradués, — 636 élèves catéchistes, — en tout 1131 personnes » qui vivent- aux frais de la mission. — Nous avons 28 couvens de > scturs amantes de la Croix, qui contiennent 506 religieuses ; — enfin » 48 paroisses qui s'élèvent, d'après les catalogues les plus récens, au chiffre » de 182,576 âmes, en y joignant le nombre des prêtres, des catéchistes, des » élèves et des religieuses, vous aurez 184,014 âmes pour la population ca- ■ tholique du Tong-king occidental. «
II. Lettre de Mgr Ôaulkier, des Missions étrangères, datée du 25 janvier 1845j annonçant que le gouverneur du Tong-king occidental s'est déclaré pour les chrétiens, et que depuis lors plusieurs mandarins chrétiens se sont déclarés et assistent publiquement aux officei, entourés de leurs soldats.
12. Lettre de Mgr Cuenoly du 25 avril 1845, annonçant que la persécution continue en Cochinehine^ plutôt par le zèle des mandarins que par Tordre du roi. Deux missionnaires ont été arrêtés ; mais l'un a été relâché au prix de 1,280 fr.j et Tautre, M. Chamaison^ est dans les prisons de la capitale.
13* Lettre du P. Ploughe, capucin, datée de Beyrouth, 16 décembre 1845, racontant les nouveaux malheurs de la Syrie. Le gouverneur envoyé de Gonstantinople, bien loin de calmer les maux existans, y a ajouté des cruautés nouvelles exercées contre les chrétiens seuls. Les Maronites sont brutalement écrasés. Un cri de détresse s'échappe du fond du cœur du missionnaire et de tout son peuple, qui se demandent : « Où est maintenant cette France, qui, > pendant silongtems,a défendu les chrétiens contre le glaive musulman? *
6tbU0i9vapl)ie.
liÀ PRÉPARATION EVANGELIQUE, traduite du grec d'Eusèbe Pamphyle, Evêque de Césarée en Palestine, au IV' siècle de Tère chrétienne, avec des notes critiques, historiques, philologiques,
PAR M. 8EGUIER DE SAINT-BRISSOll ,
MEMBRE DE l'iiistitut (Académic des inscriptions) '.
L'ouvrage que vient de publier M. Séguier de Saint-Brisson est un de ceux qui honorent la science française et qui, aussi, ne peuvent qu'être utiles à la cause de la religion. On attaque en ce moment la religion du Christ dans son origine et dans sa base, c'est vers son origine et sa base que doivent se tour-» ner nos études pour y ramener nos adversaires. Aucune de leurs attaques n'est nouvelle, elles ont déjà apparu dans le champ de la polémique, et elles ont été vaincues. Eludions donc les sources de la religion et de la philoso* pbie, et nous serons de nouveau vainqueurs. Mais laissons M. Séguier exposer lui-même son œuvre et celle d'Eusèbe, en transcrivant ici la courte et modeste préface qu'il a mise en tête de sa traduction :
n La traduction française de la Préparation évangelique d'Eusébe, que R Ton offre au public, n'est que la partie la moins importante d'un travail » plus considérable, entrepris sur cet écrivain^ et qui devait en reproduire » le texte original^ revu sur les manuscrits de )a Bibliothèque royale, accom- » pagné de cette traduction et des notes qui la suivent.
» L'importance religieuse et littéraire tout à la fois de ce monument chré- » tien échappé en entier aux ravages delà barbarie et du tems, avait paru au » traducteur eu français un titre suffisant pour réclamer le concours du gou- » remement dans celte publication dès 1842, époque où aucune traduction » n'en avait été imprimée en langue vulgaire et où aucune réimpression du * texte grec n'avait été faite depuis 1688.
>» Les lenteurs apportées par le comité des impressions gratuites à l'examen » de cette demande, et son refus définitif d'admettre, pour aucune parl^
■ 2 fort vol. in-8, à Paris chez Gaume« prix 12 fr.
« l'£tat dans les frais de cette publication, en avaient déterminé Tabandon
» jusqu'à ee jour, à cause de ta dépense considérable qu'on ne pouTait réca-
» pérer que dans un tems tellement éloigné qu'elle était à peu près en pure
» perle pour Téditeur qui en ferait Tayance.
» Pendant cet intorvallef une traduction en français de ce même ouvrage
» a paru dans un des volumes de la collection des apologistes de M- Tabbé
« Migncj et deux éditions du texte grec, Tune en Allemagne et l'autre en An-
• gleterrre, ont vu le jour. On aurait dû croire que ces circonstances étaient
» des motifs sufBsans pour persévérer dans l'abandon de' ce travail auqiid
» son auteur avait consacré bien des veilles. Il en a été autrement, et rafTec-
n tion paternelle d*un écrivain pour ses productions l'a emporté sur le parti
t du silence. L'auteur s'est flatté que le public, moins sévère que le comité
« des impressions gratuites^ accueillerait encore eette traduction d%usèi>e
» dont les conditions diffèrent beaucoup de celle publiée par M. Tabbé Mi-
» gne, qui n^est appuyée d'aucune discussion critique, tant du lexte (qui n*a
» point été soumis à une révision nouvelle), que des nombreuses difficultés
» mythologiques, historiques et philosophiques que cet ouvrage présente.
*• La traduction actuelle est suivie d'un vaste appareil de notes dont quel- » qucs-unes, principalement destinées à éclaircir le texte, paraîtront ici un
» peu déplacées ; mais dont le plus grand nombre, appliquées à la critique historique, serviront utilement à l'intelligence de la traduction. Si l'on n*a pas écarté les notes grammaticales, c'est dans l'espoir de publier un jour le texte grec qui trouvera sa justification dans ces mômes notes, pour les changemens qui dépasseront ceux des textes récents publiés en Angleterre et en Allemagne. J'ai cru devoir rendre un compte sommaire des motifs de cette traduction qui mettra à la portée d'un grand nombre de lecteurs, qui en seraient privés sans ce secours, un des plus savans apologistes de la religion chrétienne parmi les Grecs. Son plan est clairement tracé, sa marche est méthodique, et s'il est moins savant que Clément d'Alexandrie, il est moins diffus, tend à une conclusion plus évidente, et renferme en plus grand nombre des fragmens d'auteurs perdus.
» Je n'ai pas jugé nécessaire de faire précéder celte traduction par une no« tice historique d'Eusèbeetde ses ouvrages; on la trouvera soit dans Dupin, soit dans Dom Ceillier ou dans la bibliothèque grecque de Fabricius. Ces deux voIumes> déjà assez remplis par les notes, auraient dépassé la quantité convenable de pages des volumes in -S**. Vigieretles derniers éditeurs du texte n'ont pas cru non plus que cela fût à propos : j'ai suivi leur exemple, d'autant plus que ces détails biographiques ont dans Dom Ceillier un développement qu'on ne pourrait pas admettre ici, et qui ne tendrait pàs au double but qu'on s'est proposé par cette publication, d'édifier ei d'ioa-
» truire.
NOUVELLES EX MÉLANGKS. 323
> Parmi Ie« fragmens renfermés dans la vaste compilation d-Ëusèbe» il en » est qui ont surtout fixé rattention des éruditsdes 17* et 18» siècles, je v^ux
• parler des extraits de la traduction en grec par Philon de ByMoadu Mydio« » graphe phénicien Sanchoniatbon.
» Uéloge pompeux etle dénigrement, la conGance entière dans Tauthen* » ticité de ce monument dont on a tiré des aperçus nouveaux et la pseudony*
• mie dont on l'accuse, ont partagé les antiquaires ^ soasm'et «une discu»* « sion approfondie de cette question a semblé digne d'être ofterta aux leoteura » de la Préparation évangelique; mais, comme le développement qu^elle • » exigé dépassait les bornes d'une simple note, le traducteur d'Eusèbe s'est » décidé à la faire Imprimer séparément et à la mettre en vente chez le même » éditeur qui a reçu Touvrage principal. Pour un prix minime^ on complétera » en Facquérant tout ce qui peut fixer Tattention dans l'œuvre du docte évê-
• que de Gésarée*. >
II nous reste à dire peu* de chose de Texécution de Tœuvre en elle-même^ qui ne feit que de paraître. La traduction est très-fidèle, sans être dépourvue de fiicilité et d'élégance. Ce n*est pas une de ces traductions à la façon du président Cousin^ qui, sous prétexte de goût, réduisait une page d'Eusèbe i dix à douze h'gnes de français, ou à Ta façon d*Àrnauld, qui délayait son auteur dans Tinterminable phrase d'un français d'académie. Ce n'est plus là ce qu'il nous faut ; nous voulons connaître ce que les auteurs ont dit, et la manière dont ils l'ont dit ; car avant tout, c'est la vérité qui nous platt et que nous cherchons. On trouvera cela dans la traduction de M. Séguier ; et il Ikut lui en savoir gré, car ce n'était pas chose facile de rendre clairs et intelligibles tant d'extraits de philosophie grecque et chaldéenne.
Quant aux no^<?^, elles sont nombreuses et savantes; elles complètent celles du P. Yigier, et initient les lecteurs à toutes les découvertes ou à toutes les observations que la science récente , surtout celle de rAIIemaghe, a' publiées sur les nombreuses questions d'histoire , de mythologie, et de philologie, et auxquelles le texte d'Eusèbe donne une si large occasion de se livrer.
Nous aurions bien quelque chose à dire sur fexéculion matérielle en ellemême; nous aurions désiré que les notes courtes fussent placées au bas des pages; que chaque citation d'un auteur fût suivie du lieu où elle est prise: cela se trouve dans la traduction de Yigier, et celle publiée par M. Migne n'a ei garde d'y manquer. Ces recherches sont faites en ce moment ; il fallait les conserver, car elles aident singulièrement les études; enfin, nous auriona Youlu que les chiffres qui renvoient aux notes ftissent plus exacts. 11 est vrai
' Cette Disserlalion sur ^anchonialhon a déjà été inséré^ dans les tomes xviii, XIX (3* série) et \ et n (3* série) des ÀuntUest où Ton a pu remarquer la vaste érudition et la critique sûre de son auteur.
que le tradacteur a mis un excellent errata. Nous conseillons aux lecteurs de faire ce que nous avons fait nous- môme, de reporter dans le texte les correclions de Verrata; et alors, la lecture ne sera plus embarrassée dans sa marche. NousaTons reçu, en outre, de M. Séguier une lettre en réponse aux observations insérées à la suite de la lettre eritiqae de notre dernier cahier; nous la publierons dans notre prochain numéro , et nos lecteurs yerront comment on s*aceorde facilement arec nous quand on porte dans la discussion l'amour delà térité, jointe la résolution de la reconnaître quand die 8*offre à nos yeux. A. B.
HISTOIRE DU COMTÉ ET DE LA VICOMTE DE CARCASSONNE.— Par Cros-Mayrevieille, docteur en droit , inspect.-ciyil des monumens historiques. — Paru. — Dumoulin. ^Quai des Augustins. 13. La tendance, de plus en plus prononcée, des esprits vers les études historiques indique, à notre avis, une recherche de la vérité qui est de bon augure, et qu'il importe d'encourager. Jusqu'ici» à peu près, on a fait des livres d'histoire avec d'autres livres ; on a réduit ou augmenté, analysé ou paraphrasé : voilà tout. Ceux qui, depuis quelques années, sont entrés dans cette belle carrière semblent procéder autrement, et mieux. Ils recourent aux documens originaux, compulsent péniblement, dans la poussière des vieilles archives, toutes les chartes nationales et religieuses ; et Ton doit à leur infatigable recherche la découverte de plusieurs titres précieux, entièrement inconnus jusqu'à présent. Mais le genre de travail qui doit profiter un jour à une histoire de France bien faite ne peut utilement s'appliquer, en ce moment, qu'à des histoires particulières de villes ou de provinces ; il faudrait plus qu'une vie d'homme pour l'étendre à toutes les antiquités d'un pays, composé, comme la France, de plusieurs provinces qui ont eu, pendant longiems, leurs propres événemens, leur propre histoire.
Aussi nous empressons-nous de signaler à l'attention de nos lecteurs un nouveau travail historique, conçu dans cet esprit d'érudition et de vérité, que publie en ce moment M. Cros-Mayrevieille. C'est l'histoire du comté et de la vicomte de Carcassonne.-— L'invasion visigothe et sarrasine et, plus tard, la guerre des Albigois, qui entrent naturellement dans le cadre de l'auteur, donnent à son travail un vif intérêt. Le premier volume, le seul mis en vente à présent, relève bien des inexactitudes, rétablit la vérité sur plusieurs points, jette entin quelque lumière dans certaines obscurités historiques , où les Bénédictins et dom Vaissette lui-même s'étaient parfois égarés. C'est uo double service rendu à la science et à la religion. Nous nous réservons, quand l'ouvrage entier aura paru, de l'examiner avec plus de soin ; et nous nous bornons aujourd'hui à demander à l'auteur de redoubler de zèle et de travail : car à l'époque où nous sommes , toute palme honorable doit être conquise à ce prix.
ANNALES
ttumér0 77. — MUi 1846.
Mimom €ati)oU()uts.