B2 NOUVELLES NOTES DE M. DE PARÀVEY
lis vinrent enltiver les terres de ee roi de Tekmfi; mais m 70&t les trouvant trop turboieas, deux tribus, nommées Metm et Hiang^ furent rendues par loi au roi des rois, /Tfien^van^i qui alors les envoya au pays de |I^ Kia '•
Tout ceci est d'accord avec la Bible , qui parle d'abord des dix tribus enlevées sous Salmanasar^ vers 718 avant notre ère » ou 722 , suivant M. Héeren , et qui fait encore ravager la Judée , peu après , par Senn^chérib, un des princes ou généraux des rois d'Assyrie peut-être, si ce n'est le roi Buen-vang lui-même.
De 718 à 713, il n'y a que cinq ans de différence, et la chrono* logie, même dans la Bible, ne va jamais , on le sait, au-delà de cette exactitude ; tandis qu'avec les cycles de la Chine, elle est sûre et po« sitive.
£n échange des dix tribus d'Israël enlevées, Salmanasar, ou Ping-vang^ avait envoyé des peuples de Cutha^ ^vahtf Emaih et Sepharvaïm, à Samarie et, à la même époque, nous l'avons dit , la prétendue histoire de la Chine ou des TcheoUf parle de l'échange des SoU'fen-seng avec quatre villes ou peuples du pays de Tching , identité bien frappante.
Tout montre donc, sur ce'point de l'histoire chinoise, d'importantes recherches à faire dans les anciens livres emportés et conservés en
payf de Tehinê^f dan# le Chen-sy^ c*eft-à-dire dans le nord de l'empire; et cette principauté fut fondée en 806, avant Jésug-Christ , par un oncle de VeoU'vang^ nommé Pan^ qui périt dans ce grand désastre, où Veou^vanç et Pao'fse, sa concubine^ perdirent la vie. (Voir Mailla, t. ii, p. 50, et de Guignes^ t. i, Histoire des Huns, p. 106). II est aussi question , dans le Chykingf des chants dissolus qui avaient lieu dans.ce pays , chants que blâme "Confucius.
Or (ly Rois y xvii, 6), c*esten Média ou dans le nord deV^sjyrie^ empire central, que sont déportées les dii tribus, dans ffhala et Hhabor, tur le fleuve Gozan.
Les noms des quatre villes de Tching^ dont les peuples furent échangés pour les Sw:fen^engy sont d'ailleurs cités dans le Ly^tay-ky-s^e, et peuvent se comparer avec ceux des quatre peuples, outre ceux de Babylone, envoyés d'Assyrie, à Samarie.
' Voir V Histoire d4 (a Chine du p. Mailla, t. if, p. 7«.
BELATIVEft AUI MINES PE RHORSABAD OU MINIVE. 38S
Chine, et les Atmahi d^ phihiophie ehrUiennet en appelant , sur ce point bien précis, Vattention des mistionnaires de la Chine ae^ fifetfe, contribueront, peut-être, à édaircir tous ces points encore si obscurs, même dans les livres saints.
Quant an pays de Sou, pays de ce peuple Sou-fen-seng^ M. de Paravey observe , en outre, que, dans le Chou-king ', on cite, vers l'an 1100 avant notre ère , le célèbre Sou-kong ou prince de Sou , dit Sse^keou ou juge-criminely comme ayant donné des lois trèssages, reçues dans l'empire des Teheou ; mais ces tems sont précisément ceux de Samuel, juge d'Israël pendant toute sa vie; et ce nou«> veau rapport est encore fort remarquable *.
Enfin, ce même nom de paysiV>t^ est aussj, dans r^^ncyc^qpMîe japonaise analysée par M, Remusat > , le nom du Styrax , baume célèbre chez les anciens et qui se trouvait surtout en Judée , suivant PlineK
On le nomme en ce jour Sou^ho-yeou ou Ho^yeau^ huile con* centrée f du pays de Sou^ c'était donc le Styrax liquide. Et le Baume de Judée lui-même t en chinois Fan^^hoen^hiangt c'est-àdire par/i«m qui rapp^Ue à la t)te, a dû aussi être appelé également 5ou
ffiang :g^ ou parfum de Sou, parfum qui fait ressusciter : or
ce baume fameux n'était propre aussi qu'à la Judée.
Un emploi judicieux de l'histoire naturelle , d'après les noms conservés dans les livres d'Assyrie que. possèdent les Chinois, pourrait ainsi rétablir toute la géographie antique , et M. de Paravey, depuis plus de vingt ans, prépare en silence des matériaux indispensables» dans ce grand but.
Il avait cité , quant à ces douze tribus déplacées , V Histoire de la Chine du P. Mailla, compilation trop abrégée et trop peu littérale; mais il a vérifié depuis que ce docte jésuite ne parle que des deux
• Traduction da P. Gaubil, p. 254.
• I Rois, ch. Tii, V, 15.
' Notices des manuseriiSy t. it, p. îTl, n* 45. M HisI, nat.t 1. xii, ch. 40, n. 2.