U L*AMÉRIQUE DÉSIGNÉE
connue» dans les livres chinois» sous le nom de pays de Ta y^
han i^ ou des grands ffans, nom appliqué déjà auparayant à la dynastie chinoise des Hans, établie en 206 avant notre ère après celle des Tsin.
Mais , d*après les relations chinoises , sur ce pays de Ta-han , où Ton pouvait aller, soit par nier, en partant du Japon et se dirigeant au nord-est; soit par terre , en partant du coude très prononcé vers le nord , que fait le grand fleuve Hoang-ho » dans le pays des Mongols, et passant au sud du lac Bàikal, et se dirigeant ensuite également au nord-est, ce pays, très éloigné de la Chine, ne peut être que le Kamtchatka , aussi nommé pays de Ueou-kouej^^ ou
Lieu d'exil {licou y^) des hommes pervers {kouej^ ^)t dans d'autres Géographies chinoises.
Le père Gaubil, dans ces lettres mêmes publiées par M. Klaprotli , l'admet pour le pays Licou-kouey; car on dit ce pays entouré de trois côlés par la mer, comme l'est le Kamtchatka ; et la distance où on le met , dans la géographie de la dynastie des Tangs ^ publiée aussi par ce savant missionnaire » ne peut convenir qu'à celte pointe extrême de l'Asie nord-est.
D'une autre part , discutant la position du pays de Tahan , M. Klaproth lui-même , dans le mémoire que nous réfutons, p. 12"*.*", déclare que ce pays de Ta-han a aussi été nommé pays de Lieor/kouej-; et puisque ce lieu est le Kamtchatka^ d'après le P. Gaubil , le pays de Ja-Z^an répond donc aussi au Kamtchatka du sud , et non pas à la grande île Saghalien ou Taràikaï, qui existe à Test de la Tartarie et à l'embouchure du fleuve Amour , île où le veut mettre M. Klaproth, dans ses Recherches sur le Fou-sang.
C'était aussi dans le Kamtchatka que le célèbre M. de Guignes plaçait le pays de Ta-han^ où les livres de la Chine, tels que le Pian-jr^tîenj vaste Géographie des peuples étrangers ^ précieux ouvrage que possède la bibliothèque du roi à Paris , figurent (los hommes sauvages fort grands et à cheveux très longs et en désordre.
Et , quand le samanéen Hoeï-chin , venu du pays de Fou-sang, en Chine, et débarqué à King-tcheou^ dans le ffou-pe, sur la rive gauche du grand fleuve Kiangj dit : que le Fou^sang est à la fois