‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 5)Chapitre 41 sur 135 · L'AMÉRIQUE DÊM&NÊB PAR PAYS DE FOU*SANG · texte numérisé non relu

L'AMÉRIQUE DÊM&NÊB PAR PAYS DE FOU*SANG

n des Soung (A58 de J.-G.) que cinq Pi-khieou ou religieux du » pays de Ki-pin (Gophène) allèrent au Fou-sang et y répandirent » la loi de Bouddha ; ils apportèrent avec eux les livres et les images » saintes, le rituel et instituèrent les habitudes monastiques', ce » qui fit changer les mœurs des habitans ^ »

KLÂPROTH.

A l'appui de ses idées, M. De Guignes a aussi traduit un auU'e passage du Aan-s:u, oui donne la route, par mer, de la Cône au pays de Ta-han. M- Klaproth traduit également ce passage, et il dit , en le rectiliant sur quelques points : -On partait alors de Ping-ynng^ ancienne capitale des Coréens, sur » la côte ouest de ce royaume i on côtoyait celle presqu'île, et après une navi- » galion de 12,00 lys, on arrivait au Japon. De la , unu route de 7,^00 lys vers

* le nord amenait au pa^rs de ffen-chitit ou des hommes peints, tatoués; et

• enfln, après une navigation de 5,0' lys vers TOrient. on atteignait le pays » de Ta-nart, » pays où M. Rlaproth> à tort avons-nous dit. voit seulement la grande île Sai^halten.

Mais en appliquant h ce routier par mor la même échelle de lys que lui a donnée la dislance de Persépolis à by-Dgan-rou,M. de Paravey trouve en effet 5,0 X) lys au nord -est, entre les Boucfies de CAmoar. ou la lin de l'île Sauhd^ lien, pays de IVen-ehin de ce routier, et la pointe sud du Kamtchatlva , oli du Ta-han; et il trouve également T/KK) lys au nord entre /«<^<i, capitale du Japon, et ces mêmes Bouches de C^moar,

Le routier est donc exact en ces deux parties*, et s'il compte d'abord 12,00 lys par mer entre le Japon et la capitale de la côte ouest de la Corée (ce qui est évidemment une trop grande distance), c'est qu^en allant au Japon on allnit d'abord toucher aux îJes Licou-kirou , qui sont en effet situées à 5,^ 00 lys du Japon, et 7 000 de la Corée; on faisait ce détour ou bien on comptait ici de très petits lys; mais le Ta-han , n'en est pas moins le Kamtchatka- Et. dans toutes les hypothèses, le Japon ^ ici indiqué par son nom, pays parfaitement connu, n a pu renfermer le Fowfang comme le veut M. Klaproth\

7 mars IBi4. Ch" de PAllAYEY.

' Dans roriginal teku-h'a, c*est à-dire < quitter sa maison on sa famille > ^u «.embraaser la vie monastique. » — De Guignes n'a traduit que le commencement de ce paragraphe.

* Extrait du n« de iuillet-aoùt 1891 des Nouvelles annales des voyages, 2* série, tome xxi, p. 5-i.

' Un mot seul, quand il est bien choisi, vaut parfois une démonstration. Dans le dictionnaire de la langue du Mexique, pat le P. Molinn , dictionna'rc conservé au B^itisk muséum à Londres, nous avons trouvé que le mot Lam ^, ou Llama, exprimait le nom des médecins chez les Mexicains ; et personne nignorequ'auThibetet enXartarieles Lamas, on prêtres bouddhistes, sont en même tems les médecins de ces contrées si peu connues , par où l'on devait, des Indes, se rendre au Fou-sang, ( De Pantrey.)

THÊODICtB CHRtTIBNNE. 121

palmique Catl]oUqur.

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